Ce message de l’archevêque François Xavier Maroy:«Il est responsable d’éviter les affrontements dans les grandes agglomérations et au milieu de la population civile»

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Bukavu, Sud-Kivu : Le peuple a les yeux et les oreilles tendus vers le sommet en Tanzanie qui se tient aujourd’hui et demain. Que nos dirigeants, qui sont nos frères africains, prennent des décisions utiles pour arrêter la guerre au lieu de prolonger les discussions qui laissent le peuple meurtri dans l’agonie.

Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Il est par ailleurs responsable d’éviter les affrontements dans les grandes agglomérations et au milieu de la population civile.

C’est contenu dans un message de cris d’alarme que l’Archevêque métropolitain François Xavier MAROY RUSENGO vient d’adresser aux dirigeants spécialement au gouverneur du Sud-Kivu ce Vendredi 07 Février 2025.

Il indique que depuis le Nord-Kivu jusqu’ici (Sud-Kivu), le peuple subit une guerre aux conséquences multiples dont le motif lui reste inconnu.

« Dans tous les rangs, civils et militaires, des pertes en vie humaines, en matériels divers et en temps, sont incalculables. Excellence, ce peuple innocent vous supplie, avec toutes les autorités tant civiles que militaires au niveau provincial, national et international qui peuvent nous entendre de lui éviter un autre bain de sang qui ne profite à personne, humainement parlant. » dit François Xavier MAROY RUSENGO

Et de poursuivre qu’en date du 22 Janvier 2025, il avait adressé un message au Peuple de Dieu de l’Archidiocèse de Bukavu, en particulier, et de la Province ecclésiastique, en général, dont il a la charge pastorale par la grâce de Dieu, la miséricorde divine et la bienveillance du Siège apostolique.

Ce message avait pour titre : « Que devons-nous faire ? » (Lc 3,14). « L’unique mobile était de prévenir le pire en vue de nous éviter les expériences douloureuses du passé dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées. »

Tout en encourageant les vaillants militaires pour qui il ne Cessons de prier, François Xavier MAROY déplore cependant que certains de ses frères qui vont ou qui reviennent du front, semblent assimiler en leurs ennemis en pillant et en tuant pour rien.

« Et on entend dire que certains commencent à vouloir installer leurs armes dans les parcelles des paisibles citoyens, comme pour transformer Bukavu, cette ville martyre de plus de trois décennies, en un champ de bataille. Il faudrait y penser par deux fois, tenant compte, entre autres, du récent carnage de Goma. » souligne François Xavier MAROY RUSENGO

 

 

 

 

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