L’épidémie à virus Ebola est une réalité qui continue d’affecter les vies humaines dans la province du Sud-Kivu.
Dans une communication à la presse ce vendredi 5 juin 2026, M. Freddy Kaniki, coordonnateur de la cellule de riposte contre le virus Ebola dans la province, a précisé que cette épidémie a déjà occasionné la mort d’une personne. Deux autres malades confirmés suivent actuellement un traitement, tandis que 46 cas suspects à haut risque sont sous observation médicale, dont 14 personnes à Nyakadaka et 32 autres à l’Hôpital général de référence (HGR) de la Fomulac Katana, à Kabare.
Devant la presse, M. Freddy Kaniki a indiqué que sa structure a déjà élaboré et mis en application un plan de riposte. Ce dernier comprend :
La création d’un centre d’isolement d’une capacité d’accueil de 70 personnes ;
La création d’un centre de traitement d’une capacité de 30 personnes et la mise en place d’un laboratoire de biologie moléculaire de dernière génération, destiné à éclairer les décisions épidémiologiques et médicales.
Parmi les défis majeurs de la riposte figurent la fluidité des mouvements des populations des zones affectées vers les zones saines, la forte densité démographique, ainsi que la désinformation et les rumeurs.
Pour briser la chaîne de contamination au sein de la communauté, le coordinateur a annoncé plusieurs mesures restrictives :
« Nous avons opté pour le renforcement de la surveillance de la mortalité. Chaque décès survenu dans la communauté doit être investigué pour savoir s’il y a un lien avec Ebola. Au besoin, un prélèvement doit être fait dans les meilleurs délais pour une analyse en laboratoire, afin de garantir une inhumation digne et sécurisée. Nous imposons également une restriction temporaire des mouvements en provenance du village de Kahungu, qui est l’épicentre de l’épidémie. Enfin, il y a interdiction de tout rassemblement, meeting populaire, événement social ou réunion dans les lieux de prière, afin de diminuer la transmission de la maladie », a-t-il insisté.
M. Freddy Kaniki a salué l’implication des partenaires techniques et financiers, déjà présents sur le terrain pour faciliter les opérations de riposte.

