Un calme relatif est observé sur les différentes lignes de front dans la localité de Makobola et ses environs ce Mardi 23 décembre 2025.
C’est après plusieurs jours de violents combats opposant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles de la coalition AFC-M23, la population locale vit dans une incertitude pesante.
Après un début de semaine marqué par des affrontements nourris entre dimanche et lundi, la situation semble s’être stabilisée dans le groupement des Babungwe Nord, secteur du Tanganyika. Selon Monsieur Prince Wilondja, président de la société civile forces vives de la localité de Bakeci (Swima), aucune nouvelle confrontation n’a été signalée depuis le lever du jour.
Cependant, ce retour au calme reste fragile. Si les activités reprennent, elles tournent encore très timidement dans les villages périphériques tels que Munene, Kashekezi, Ilakala, Swima, Lusambo, ainsi qu’à Mboko, le chef-lieu du secteur.
La psychose s’est installée suite à une attaque maritime audacieuse de la part des rebelles.
« Un hors-bord des rebelles en provenance d’Uvira, via le lac Tanganyika, a pilonné les zones de Munene et Swima. En réaction, nous avons vu des unités militaires prendre la direction de Mboko, ce qui a créé une vive panique au sein de la population. Fort heureusement, après le retour de cette unité dans la soirée, les militaires ont réoccupé leurs positions initiales », explique Prince Wilondja.
Malgré l’absence de combats directs avec les rebelles cette nuit, la tranquillité des habitants a été de courte durée. Des coups de feu d’origine inconnue, tirés par des éléments des FARDC, ont perturbé le sommeil des résidents durant toute la nuit.
Plus inquiétant encore, des sources locales rapportent des exactions commises au sein de la communauté.selon notre source des militaires auraient fait irruption dans une polyclinique locale, emportant une somme d’argent et divers matériels médicaux.
Notre source signale l’enlèvement temporaire de l’épouse du responsable de cette structure de santé qui a été enlevée aux environs de 20h, avant d’être libérée tardivement vers 23h.
Si la menace directe de l’AFC-M23 semble s’être éloignée des centres habités pour l’instant, le comportement de certains éléments des forces de défense inquiète la société civile. Les habitants de Makobola et de Mboko restent sur le qui-vive, craignant à la fois une reprise des hostilités et une dégradation du climat sécuritaire interne.

