Dans un message d’alerte adressé au député national, l’élu du territoire de Fizi nyamangyoku Ishibwela OBEDI, cet activiste des droits humains, présente un tableau sombre sur la situation sécuritaire des réfugiés congolais dans le camp de Rutana dans la commune de Giharo.
Ce camp héberge plus 15.000 réfugiés venant essentiellement de la province du sud-kivu,à l’est de la république démocratique du Congo. Il s’agit de leurs enfants qui n’ont pas accès à l’école sauf un petit nombre d’enfants de maternelle soumis au programme Burundais.
Notre source souligne qu’ils reçoivent 3kg du riz et 3kg de petits poids par tête comme ration mensuelle. Ils sont interdits de circuler en dehors du camp dans un contexte où l’assistance est très limitée. Et de poursuivre que les autorités Burundaises développent un discours caractérisé par des intimidations et menaces à l’endroit de quiconque se trouverait en dehors du camp sans autorisations qui, d’ailleurs ne sont pas livrées facilement.
Cet activiste poursuit que cette situation crée une psychose généralisée dans le chef des réfugiés qui manque la prise en charge médicale et dont un bon nombre sollicite de rentrer au pays suite à toutes ces conditions mais le gouvernement Burundais ne semble pas être favorable à cette demande.
Masumbuko Rajabu activiste de droits humains sollicite à cet élu de s’impliquer pour le retour au pays de ces réfugiés qui mènent une vie très précaire.
« Je vous présente ce tableau à votre qualité d’un élu afin de voir comment vous pouvez peser de votre poids envie de plaider leur cause auprès des autorités compétentes et surtout permettre à leurs enfants d’étudier le programme congolais comme c’est le cas dans d’autre camps abritant les réfugiés congolais ici au Burundi. Cette attitude des autorités Burundaises non seulement viole les droits élémentaires des réfugiés internationalement reconnus mais aussi elle est contraire au climat de bonne relation qui existe entre la RDC et le Burundi” peut-on lire dans ce message.
A part l’implication du député nyamangyoku Ishibwela,ces réfugiés sollicitent la descente de de l’ambassadeur congolais au Burundi dans ce camp pour d’acquérir de la situation.
Notre source plaide que comme la majorité souhaite de rentrer à Uvira suite à ces conditions difficiles, le gouvernement Congolais via le ministère des affaires étrangères ou son ambassade devrait travailler avec les autorités Burundaises pour organiser le retour à de ces congolais qui sont bloqués dans ce camp.

