Hauts-Plateaux : la société civile alerte sur les conditions de vie précaires à Itombwe

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Suite à la détérioration de la situation sécuritaire dans les hauts plateaux des territoires de Mwenga, Fizi et Uvira, les conditions de vie des populations dans cette partie de la province du Sud-Kivu demeurent extrêmement précaires. Selon les sources de la société civile contactées, plusieurs décès ont été enregistrés dans différents villages du secteur d’Itombwe, principalement en raison du manque de médicaments, après le probable pillage de l’hôpital général de référence d’Itombwe par les rebelles lors de leur entrée dans le village de Mikenge.

Le président de la société civile dans le secteur d’Itombwe, Abakwa Abisha, affirme que les récents affrontements entre les Wazalendo et les Twigwaneho à Mikenge ont aggravé une situation déjà dramatique. Il dément les rumeurs faisant état de la reprise de Mikenge par les Wazalendo et leurs alliés, affirmant que le village reste sous le contrôle total des rebelles.

« Le front des Wazalendo est actuellement positionné à Bukundji, un village situé à 8 km au nord de Mikenge, en direction de Lwemba, sur la route qui mène vers Kipupu, chef-lieu du secteur d’Itombwe. Mikenge reste totalement occupé par les rebelles », a-t-il précisé. Face à cette situation, la société civile lance un appel pressant au gouvernement ainsi qu’aux organisations humanitaires afin de venir en aide aux populations déplacées, qui n’ont actuellement aucun accès aux soins de santé ni aux produits de première nécessité.

« Depuis que Mikenge, le principal centre du secteur d’Itombwe, est sous contrôle des rebelles, la population traverse des moments très difficiles. Il n’y a ni médicaments, ni nourriture, et aucun espoir pour la rentrée scolaire de nos enfants », a déploré M. Abakwa.

Par ailleurs, de nouveaux déplacements massifs de populations sont signalés dans le secteur d’Itombwe à la suite d’affrontements récents entre les rebelles de l’AFC/M23 et d’autres groupes armés dans la localité de Magunda, à la limite entre les territoires de Mwenga et d’Uvira, dans le groupement de Bashimukindje 2.     De l’autre côté on observe la crise humanitaire silencieuse, les habitants de Minembwe se retrouvent isolés et livrés à eux-mêmes. Les denrées alimentaires de base, telles que, le sel, l’huile ou encore les médicaments, se raréfient de jour en jour, provoquant une flambée des prix que peu de familles peuvent supporter. Les enfants souffrent, les malades ne peuvent plus être soignés comme il se doit, et certaines écoles fonctionnent à peine, faute de moyens et de sécurité.

La fermeture des routes commerciales a non seulement paralysé l’économie locale, mais elle a aussi aggravé les tensions entre communautés. Les rares convois qui tentaient encore de ravitailler la zone ont suspendu leurs mouvements, poussant les transporteurs à suspendre toute activité. Les tentatives d’acheminement de l’aide humanitaire sont elles aussi bloquées par l’insécurité grandissante. Dans ce contexte, la population lance un appel pressant aux autorités nationales et aux organisations internationales pour qu’une solution durable soit trouvée. Le retour de la sécurité, la réouverture des voies de communication et l’accès à l’aide humanitaire sont devenus des priorités urgentes pour éviter une catastrophe humanitaire à grande échelle.

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