Les femmes déplacées par les récents affrontements armés et installées au centre commercial de Miti ainsi que dans ses environs, en territoire de Kabare, vivent dans des conditions particulièrement précaires. Cette situation menace directement leur santé et leur dignité.
La plupart de ces femmes ont fui les violences survenues dans les villages situés à proximité du Parc National de Kahuzi-Biega, notamment à Cibumbiro, dans le groupement de Mudaka, et à Cibinda, dans le groupement de Miti.En arrivant à Miti. Elles ont été confrontées à de nombreuses difficultés liées aux conditions de survie.
Plusieurs déplacées témoignent du manque criant d’abris, de nourriture, de vêtements et d’autres biens essentiels. Elles expliquent que ces carrences les plongent dans une situation de grande vulnérabilité et compromettant leur capacité à répondre à leurs besoins les plus élémentaires.
Elles expriment également leur inquiétude face aux risques sanitaires auxquels elles sont exposées. Le manque d’eau potable, l’insuffisance des produits d’hygiène et les conditions de vie précaires favorisent l’apparition de maladies hydriques ainsi que de diverses infections.
« Nous sommes exposées aux maladies hydriques et à de multiples infections alors que notre accès aux soins de santé reste très limité. Les affrontements nous ont contraintes à fuir précipitamment, sans nous laisser le temps de récupérer nos kits hygiéniques et nos effets personnels », expliquent-elles.
Les besoins en santé reproductive figurent parmi les préoccupations majeures. Les déplacées signalent que l’absence de protections hygiéniques adaptées pendant les périodes menstruelles les expose davantage aux infections urinaires et gynécologiques.
La situation est particulièrement préoccupante pour les enfants et les femmes enceintes, qui souffrent d’un accès insuffisant à une alimentation adaptée à leurs besoins nutritionnels. Selon les témoignages recueillis, la pénurie de nourriture, de médicaments et d’eau potable accroît les risques sanitaires dans un contexte marqué par des menaces épidémiques.
Face à cette situation, les déplacées lancent un appel urgent aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin qu’une assistance soit apportée aux ménages affectés, notamment en matière d’abris, de vivres, d’eau potable, de soins de santé et de kits d’hygiène
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.

