SUD-KIVU :-Les affrontements violents qui ont eu lieu la semaine dernière entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et le groupe Twirwaneho ont plongé Minembwe, une localité située dans le Sud-Kivu, dans une crise humanitaire grave.
Ces combats ont provoqué un déplacement massif des populations, désertant plusieurs villages. Des localités comme Runundu CEPAC, Gisoke, Mu Basanganya, et même Madegu Centre, ont été abandonnées par leurs habitants fuyant la violence qui secoue la région.
Dans une interview accordée à Kivutimes, ce Jeudi 23 janvier, une femme résidente de Kabingo Nyawalimba, leader communautaire, a partagé la situation désastreuse à laquelle sont confrontées les personnes déplacées.
Elle a précisé que ces déplacés ont trouvé refuge dans le village de Kabingo, particulièrement dans le milieu appelé Kwa Gasare. Mais les conditions de vie y sont extrêmement difficiles. « La population déplacée est sans assistance. Ils n’ont ni nourriture, ni savon, ni sel, et ils sont sans abri. Ils passent la nuit sous la balle », a-t-elle indiqué.
L’impact de cette crise est encore plus lourd pour les femmes et les filles. Ces dernières rencontrent des difficultés spécifiques, comme l’accès aux kits d’hygiène, car elles ne peuvent pas se rendre à Medegu centre pour se procurer des produits de première nécessité. Cette situation aggrave leur vulnérabilité, notamment en raison des risques accrus liés à leur sécurité et à leur santé.
Le témoignage poignant de cette femme de plus de 50 ans souligne l’urgence de la situation. Elle a imploré les organisations humanitaires de se mobiliser rapidement pour apporter une aide vitale à la population avant que la situation ne devienne encore plus dramatique.
Les conditions de vie des déplacés à Minembwe sont extrêmement précaires. La population locale, déjà fragilisée, se retrouve dans une grande détresse, sans ressources pour répondre à ses besoins essentiels. Alors que les appels à l’aide se multiplient, les moyens d’assistance restent difficiles, exacerbant ainsi la crise humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu.

