Cinq personnes ont été tuées lors d’un affrontement signalé ce mercredi 11 décembre 2024, dans la localité de Lwiko, située dans le groupement de banyebemba, secteur de Babuyu, en territoire de Kabambare dans la province du Maniema.
Selon les sources de la société civile locale, renseignent que ces violences ont opposé un groupe armé basé à Lwiko, en majorité babuyu, à un groupe soupçonné de CNPSC venu de la partie du sud-kivu en territoire de Fizi. Cet affrontement a causé des pertes en vies humaines et suscité une vague d’indignation au sein de la société civile, qui appelle à des actions urgentes pour rétablir la paix.
Cette information est confirmée par Monsieur Elie Kalunga, vice-président de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NDSCI) Chunvi ya Congo, dans la localité de Lwiko, qui a exprimé sa consternation face à ces violences.
«dans la journée du mercredi, les Maï Maï de yakotumba venus du village lumbwe dans le territoire de Fizi, ont attaqué un groupe armé basé à Lwiko. Toutes les activités ont été paralysées, mais les enfants étaient encore à l’école. Nous avons encore un bilan provisoire de 5 morts suite à cet affrontement. Ce type de conflits ethniques n’a jamais apporté de solution. Au contraire, il détruit des vies et compromet le développement de nos communautés », a-t-il déclaré, tout en exhortant les autorités à intervenir rapidement.
Celui-ci a également dénoncé les pratiques des groupes armés actifs dans la région qui ont défailli à leur mission, au contraire, ils sont devenus ennemis de la population.
« Ceux qui se présentent comme protecteurs des civils deviennent souvent des bourreaux, semant la terreur par des vols, des harcèlements et des assassinats. » Nous appelons à une action urgente pour empêcher la répétition de tels actes inhumains » a-t-il dit
Tout en rappelant que ces violences ethniques rappellent les sombres périodes de 1996 à 2004, où des milliers de vies avaient été perdues et les infrastructures détruites, cet acteur de la société civile insiste sur la nécessité d’une médiation rapide et de la mise en œuvre de solutions durables afin de garantir la sécurité des habitants et d’éviter que la zone ne sombre dans un cycle de violence.
Cependant, les autorités locales et nationales sont invitées à travailler en étroite collaboration avec les organisations communautaires pour restaurer la paix et promouvoir le développement, et aux groupes armés à cesser les hostilités, car la stabilité est essentielle pour assurer un avenir prospère dans la zone.

