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Uvira : le manque d’eau potable compromet l’éducation des enfants et fragilise l’économie des ménages

L’accès à l’eau potable demeure un véritable casse-tête pour de nombreuses familles d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Déjà éprouvées par les conséquences de la crise sécuritaire et humanitaire, les populations locales font face à d’importantes difficultés d’approvisionnement en eau, avec des répercussions directes sur la scolarisation des enfants, la santé publique et les conditions de vie des ménages.

Pour certains habitants, la surfacturation des services de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) constitue l’un des principaux obstacles à l’accès à cette ressource vitale. Pour d’autres, c’est l’éloignement des points d’approvisionnement, notamment des rivières, qui complique davantage leur quotidien.
Une habitante d’Uvira, ayant requis l’anonymat, témoigne que de nombreux enfants consacrent plusieurs heures par jour à la recherche de l’eau. Cette situation entraîne des retards répétés à l’école et, dans certains cas, des absences prolongées. « Les enfants passent beaucoup de temps à chercher de l’eau. Ils arrivent souvent en retard à l’école et certains manquent même les cours parce qu’ils doivent parcourir de longues distances pour atteindre les points de puisage », explique-t-elle.

Le coordinateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) dans l’axe sud du Sud-Kivu indique que son organisation a déjà entrepris plusieurs démarches auprès de la REGIDESO afin de plaider pour une révision de la tarification, jugée inadaptée aux réalités économiques de la population.Selon Mafikiri Mashimango Martin, de nombreux ménages renoncent à l’eau distribuée par la REGIDESO en raison des coûts qu’ils considèrent excessifs. Faute de moyens financiers suffisants, ces familles se tournent vers des sources alternatives, notamment les rivières et d’autres points d’eau non sécurisés.

Cette situation n’est pas sans conséquences sur la santé publique. L’infirmier titulaire du Centre de santé Tanganyika, Jérémie Sosthène, alerte sur les risques sanitaires auxquels s’exposent les habitants d’Uvira en consommant de l’eau non traitée. « Cette problématique touche plusieurs quartiers de la ville. Les maladies diarrhéiques figurent parmi les principales pathologies liées à la consommation d’une eau impropre », souligne-t-il. Face à cette réalité, le professionnel de santé recommande à la population de traiter l’eau avant toute consommation, notamment à l’aide de comprimés de purification ou en la faisant bouillir.

Pour répondre durablement à cette problématique, plusieurs acteurs plaident pour des actions concrètes visant à améliorer l’accès à l’eau potable dans la ville. SETY Buyonde, président de la Croix-Rouge RDC, sous-délégation d’Uvira, insiste sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation afin de promouvoir de bonnes pratiques en matière de consommation d’eau traitée. Selon lui, la lutte contre les maladies liées à l’eau ne relève pas uniquement de la responsabilité des organisations humanitaires. Les autorités locales ont également un rôle essentiel à jouer dans l’éducation et la sensibilisation des communautés sur l’importance de l’eau potable pour la santé et le développement.

Article rédigé dans le cadre du projet « Habari za Mahali », financé par La Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

Kabare : les partenaires humanitaires renforcent la riposte contre Ebola dans la zone de santé de Miti-Murhesa

Face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Miti-Murhesa, plusieurs organisations humanitaires et institutions sanitaires intensifient leur accompagnement afin de prévenir la propagation de l’épidémie dans cette partie du territoire de Kabare.

Parmi les principaux acteurs engagés dans la riposte figurent l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, la Division Provinciale de la Santé (DPS), Médecins du Monde ainsi que le Réseau des Médias pour le Développement (REMED). Ces partenaires apportent un soutien technique, logistique et communautaire aux autorités sanitaires locales.

Médecins du Monde, en collaboration avec la DPS et le Bureau Central de la Zone de Santé de Miti-Murhesa, organise plusieurs séances de briefing sur la maladie à virus Ebola à l’intention des infirmiers titulaires et des relais communautaires des aires de santé de Kahungu, Lwiro, Cahoboka et Kavumu.

Ces formations visent à renforcer les capacités des acteurs de terrain en matière de surveillance à base communautaire, afin de faciliter la détection précoce et la remontée rapide des alertes vers les structures sanitaires compétentes.

Dans le domaine de la communication, le Réseau des Médias pour le Développement (REMED), avec l’appui de l’UNICEF, collabore avec plusieurs radios locales de la zone pour diffuser des messages de sensibilisation destinés à informer les populations sur les mesures de prévention et les comportements à adopter face à la maladie.

De son côté, l’Organisation Mondiale de la Santé soutient les activités de suivi des cas contacts à travers l’appui aux relais communautaires. L’OMS contribue également à l’approvisionnement de la zone en équipements de protection individuelle (EPI) et participe à l’encadrement technique des prestataires de santé lors des différentes sessions de formation.

Par ailleurs, un pilier dédié à la Communication sur les Risques et à l’Engagement Communautaire (CREC) a été mis en place dans la zone de santé. Sa mission consiste à mener quotidiennement des activités de sensibilisation dans les villages et quartiers afin de renforcer l’adhésion des communautés aux mesures de prévention et de lutte contre Ebola.

Les autorités sanitaires et leurs partenaires rappellent que l’implication active des communautés demeure essentielle pour limiter la propagation du virus et protéger les populations exposées.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.

Bunyakiri : les déplacés et retournés lancent un appel urgent pour des kits d’hygiène contre Ebola

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Les déplacés et retournés vivant dans les groupements de Ziralo et de Mubuku, dans la zone de santé de Bunyakiri en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, alertent sur le manque de kits WASH (eau, hygiène et assainissement) nécessaires à leur protection contre la maladie à virus Ebola, alors que la province demeure en état d’alerte  face à cette épidémie.

Cette préoccupation a été exprimée lors des séances de sensibilisation organisées par les infirmiers locaux. Ces activités visaient à promouvoir le respect des mesures barrières contre Ebola et à lutter contre les fausses informations entourant la maladie.

Au cours des échanges, plusieurs déplacés ont souligné leur incapacité à appliquer les recommandations sanitaires faute de moyens matériels. Selon eux, l’absence de savon, de dispositifs de lavage des mains, de cache-nez et d’un accès suffisant à l’eau potable les expose davantage aux risques de contamination.

« Si Ebola arrivait aujourd’hui à Bunyakiri, les déplacés seraient parmi les premières victimes, car nous ne disposons d’aucun moyen de protection. Nous manquons de lave-mains, de savon et même de masques. Nous demandons aux organisations humanitaires de nous appuyer afin de protéger nos enfants et nos familles », témoigne Bwale Kisoo, président des comités des déplacés de Ziralo.

La même inquiétude est partagée dans les villages de Ramba et Kachiri, situés dans le groupement de Mubuku. Gentil Majibu, l’un des responsables des déplacés de cette zone, affirme que les conditions de vie restent extrêmement précaires, aggravées par l’insuffisance de l’assistance humanitaire.

Au-delà des besoins en kits d’hygiène, les déplacés évoquent également les difficultés liées à l’alimentation et à la santé des enfants. Selon leurs témoignages, de nombreux ménages déplacés vivent depuis plusieurs mois sans assistance suffisante, entraînant une hausse des cas de malnutrition infantile.

« Beaucoup d’enfants souffrent de malnutrition à cause du manque de nourriture. Les familles traversent d’énormes difficultés et les besoins restent considérables dans les sites de déplacement », explique un responsable communautaire de Kachiri.

Face à cette situation, les communautés déplacées et retournées appellent les organisations humanitaires, les partenaires de santé et les autorités compétentes à renforcer leur soutien en distribuant des kits WASH adaptés aux mesures de prévention contre Ebola.

Les bénéficiaires estiment qu’une intervention rapide permettrait non seulement de réduire les risques de propagation de la maladie, mais aussi d’améliorer les conditions de vie déjà fragilisées par les déplacements prolongés et les crises humanitaires qui affectent la région.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.

Kalemie : L’AFTTCC met en avant le rôle stratégique du Corridor Central lors de la 11ᵉ édition d’Expo-Béton 2026

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Le Secrétaire Exécutif de l’Agence de Facilitation de Transport de Transit du Corridor Central (AFTTCC), Maître Flory Okandju Okonge, a pris une part active à la 11ᵉ édition du Forum Expo-Béton 2026. Tenue à Kalemie (Province du Tanganyika, RDC) le 31 Mai 2026, cette édition a mis en lumière l’impact crucial des infrastructures multimodales sur l’intégration régionale et le développement économique congolais.

La 11ᵉ édition du Forum Expo-Béton 2026 s’est déroulée sous le haut patronage du Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, représenté pour l’occasion par l’Honorable Jean-Michel Sama Lukonde, Président du Sénat.

L’événement a réuni un parterre de choix, parmi lesquels :Le Gouverneur de la Province du Tanganyika,le Commissaire régional de Kigoma (République-Unie de Tanzanie), l’Ambassadeur Simon Sirro ,des officiels des gouvernements tanzanien et congolais et les partenaires techniques et financiers, des investisseurs, ainsi que des opérateurs du secteur privé.

Intervenant lors du panel consacré à l’état des infrastructures multimodales dans la région du Tanganyika , sous le thème « Le Corridor Central et son impact sur la République Démocratique du Congo » , Maître Flory Okandju Okonge a salué le leadership de l’Honorable Jean Bamanisa, président d’Expo-Béton, pour avoir instauré cet espace majeur de dialogue et de promotion des investissements.

Le Secrétaire Exécutif a rappelé le rôle névralgique du Corridor Central. Cette plateforme multimodale intégrée relie le port de Dar es Salam aux pays de l’hinterland, notamment :la RDC, le Burundi, le Rwanda,l’Ouganda,le Malawi et la Zambie

La RDC demeure le principal utilisateur du Corridor Central et le plus grand marché générateur de fret pour le port de Dar es Salaam. Au cours de l’exercice 2024/2025, près de 6 millions de tonnes de marchandises destinées à la RDC y ont transité, représentant environ 60 % du trafic total de transit.

Le Secrétaire Exécutif a mis en lumière les progrès significatifs enregistrés depuis la signature, en juillet 2022 à Kalemie, du Protocole d’Accord bilatéral entre la Tanzanie et la RDC.

Il a signalé le développement du nouveau port de Kalemie à Mutowa, la modernisation du port de Kigoma et le déploiement des ports secs de Kwala, Katosho, Kasumbalesa et Kalemie.

Il y a aussi la modernisation du transport sur le lac Tanganyika, portée par les efforts de la Tanzania Shipping Company Limited (TASHICO) et du Gouvernement de la RDC pour réhabiliter leurs flottes respectives.

Pour le Secteur ferroviaire et routier, le secrétaire exécutif du corridor central a signalé le déploiement du chemin de fer à écartement standard (SGR), la réhabilitation des infrastructures de la SNCC, ainsi que les grands projets routiers connectant Kalemie aux zones minières et économiques stratégiques de la région.

En conclusion, Maître Flory Okandju Okonge a insisté sur l’urgence d’accélérer le financement des infrastructures stratégiques et de renforcer l’implication du secteur privé. Pour l’AFTTCC, l’harmonisation des politiques de facilitation des échanges et la multi modalité restent les leviers indispensables pour soutenir l’intégration régionale et maximiser les opportunités de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

Il a enfin réaffirmé l’engagement indéfectible de l’AFTTCC à accompagner les États membres dans la promotion de corridors compétitifs, efficaces et capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations africaines.

Le dialogue intercommunautaire, un levier pour la cohésion sociale et une paix durable à Uvira

Depuis le début de la crise sécuritaire, les relations entre les communautés se sont détériorées à Uvira,entraînant une perte de confiance et des divisions ausein de la population.
Dans un entretien a ccordé à notre rédaction, Claude Watuna, président du Barza intercommunautaire des jeunes d’Uvira, identifie l’insécurité causée par les porteurs d’armes comme l’un des principaux facteurs à l’origine des tensions entre les communautés.

Selon lui, l’absence de dialogue entre les différentes ethnies vivants à Uvira et dans ses environs constitue une menace pour lacohésion sociale.Ilappelle les communautés ainsi que les acteurs de paix à privilégier le dialogue afin de réduire les tensions existantes et de renforcer le vivre-ensemble.

Dans la cité de Kagando à Kiliba, une localité située dans la plaine de la Ruzizi, les leaders communautaires et religieux jouent également un rôle important dans la prévention et la gestion des conflits.

Le pasteur Kimimbi Musuma Mathias explique que les responsables religieux s’appuient sur la parole de Dieu ainsi que sur des séances d’échanges communautaires pour rapprocher les populations et favoriser la résolution pacifique des différends.

Selon lui, les accusations infondées liées à la sorcellerie figurent parmi les conflits qui menacent aujourd’hui la cohésion sociale dans la plaine de la Ruzizi.Il estime que le dialogue et la sensibilisation demeurent des outils essentiels pour prévenir cestensions.

Deson côté, Dr John Kabonderwa Cléophas, membre du Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu(CPJ), souligne les efforts entrepris pour lutter contre les discours de haine et les conflits entre les jeunes issus de différentes tribus.
Dans cette optique, le CPJ a organisé un tournoi de foot ball intercommunautaire visant à rapprocher les communautés et à promouvoir la paix ainsi que la cohésion sociale à Uvira.
Selon lui,cette initiative démontre que les activités sportives constituent un puissant facteur de rapprochement entre les populations.

Ilsefélicite des résultats obtenus dans la lutte contre les tensions et les conflits intercommunautaires.

Article rédigé dans le cadre du projet«Habari Za Mahali», financé par La Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,COMEL-RDC et UFMP.

ITURI : Réouverture immédiate de l’aéroport de Bunia après une accalmie sur le front d’Ebola

Bunia: Ouf de soulagement pour le secteur aérien et les opérateurs économiques de la province de l’Ituri. L’aéroport national de Bunia rouvre ses portes avec effet immédiat. L’annonce a été faite par le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement, à travers un communiqué officiel publié le lundi 1er juin 2026, suite à une évolution positive de la situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola dans la région.

‎Selon le document officiel, cette décision fait suite aux dernières évaluations sanitaires menées sur le terrain par les services compétents, notamment le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Les autorités sanitaires estiment que le processus de surveillance a porté ses fruits et que les conditions de sécurité épidémiologique sont désormais réunies pour garantir une reprise progressive mais hautement sécurisée des vols.

‎Si les avions peuvent à nouveau atterrir et décoller de Bunia, les autorités ne comptent pas pour autant baisser la garde. Afin de barrer définitivement la route à une éventuelle résurgence du virus, le gouvernement impose un protocole sanitaire strict. Les voyageurs et les compagnies aériennes devront se plier à trois mesures non négociables :

‎Le contrôle systématique de la température : Le thermoflash sera obligatoire pour chaque passager, aussi bien au départ qu’à l’arrivée.

‎L’hygiène rigoureuse des mains : Des dispositifs de lavage des mains (eau et savon) ou des gels hydroalcooliques seront déployés et d’usage obligatoire avant l’embarquement.

‎La gestion des cas suspects par le PNHF : Tout passager présentant un état fébrile se verra interdire l’accès à l’appareil. Il sera immédiatement pris en charge par les équipes du Programme National d’Hygiène aux Frontières (PNHF) selon les protocoles en vigueur.

‎Le ministère des Transports insiste sur le fait que la réussite de cette réouverture repose sur la discipline de tous. Il invite les compagnies aériennes, la Régie des voies aériennes (RVA), les personnels navigants ainsi que les passagers à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité et de coopération.

‎Le respect scrupuleux de ces consignes sanitaires est le prix à payer pour désenclaver de nouveau l’Ituri tout en protégeant la santé de sa population.

Sud-Kivu : entre déplacements, pauvreté et insécurité, les parents luttent pour préserver leurs familles

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A l’occasion de la Journée mondiale des parents célébrée chaque 1er juin, de nombreux ménages du Sud-Kivu témoignent des difficultés croissantes auxquelles ils font face pour subvenir aux besoins de leurs familles. Entre déplacements forcés, perte des moyens de subsistance, insécurité persistante et crise économique, des milliers de parents tentent malgré tout de faire preuve de résilience afin de protéger leurs enfants et préserver leur dignité.

Dans le territoire de Kabare, plusieurs parents déplacés expliquent avoir été contraints d’abandonner leurs activités génératrices de revenus à cause des conflits armés. L’accès limité aux terres agricoles, la perte du bétail et l’insécurité qui règne dans certaines localités ont profondément affecté leur capacité à nourrir et prendre en charge leurs familles.

Pour survivre, certains transportent des charges lourdes ou exercent des travaux occasionnels, souvent insuffisants pour couvrir les besoins essentiels du foyer. Ils lancent un appel aux organisations humanitaires afin de renforcer l’assistance alimentaire, les abris et les moyens de relance économique destinés aux ménages déplacés.

La situation est tout aussi préoccupante dans le territoire de Kalehe où la crise économique compromet l’accès à l’éducation. En cette période d’examens de fin d’année scolaire, de nombreux parents peinent à payer les frais scolaires de leurs enfants. Plusieurs sollicitent des dérogations auprès des établissements afin de permettre aux élèves de poursuivre les évaluations.

A ces difficultés financières s’ajoutent l’insécurité alimentaire, les conditions précaires de logement et l’accès limité aux soins de santé. Malgré ces obstacles, les élèves déplacés continuent de fréquenter l’école et de passer leurs examens avec détermination, illustrant une volonté remarquable de poursuivre leur parcours éducatif.

Dans le groupement de Karhongo, à Nyangezi en territoire de Walungu, certains parents affirment avoir développé des mécanismes d’adaptation pour faire face à la crise. Ils se tournent vers de petites activités commerciales, les travaux champêtres ou encore la fabrication de briques afin de générer quelques revenus.

Cependant, la fermeture de plusieurs coopératives, la perte des semences agricoles, l’abandon des champs et les restrictions de déplacement liées à l’insécurité limitent considérablement leurs possibilités de relance économique. Malgré cela, ces parents   refusent de céder au découragement et continuent à chercher des alternatives pour soutenir leurs familles.

A travers ces témoignages, une réalité commune se dessine : les parents du Sud-Kivu demeurent au cœur de la résilience communautaire malgré un contexte humanitaire particulièrement difficile. Leur engagement quotidien pour nourrir, éduquer et protéger leurs enfants souligne l’urgence d’un soutien accru en matière de sécurité alimentaire, de moyens de subsistance, d’éducation et de protection sociale.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija

BAGIRA : La Dynastie Signature-Solution préoccupée par le développement communautaire

La Dynastie Signature-Solution solution, sous le leadership du notable et Président honoraire de la société civile du Sud-Kivu, Cyprien B. Mugabo, ne cesse d’agir aux côtés de la population de Bukavu.

Ce samedi  30 mai 2026  cette structure citoyenne et de développement a remis officiellement un don de 30 sacs de ciment  pour la poursuite des travaux d’intérêt général dans le quartier Mulambula kasha dans la Commune de Bagira.

Ces sacs de ciments vont être investis dans le projet de construction des escaliers de chez MPURUTA mais aussi  pour le lancement des travaux de construction  d’un autre pont  sur  l’avenue Pharmakina dans le Quartier Mulambula sous la satisfaction de la population.

Cette action se situe dans un large plan d’action visant d’autres projets déjà réalisés et en cours de réalisation en faveur de la population.

Selon Messieurs  ISHARA  charles et Julien NAMEGABE membres influents de la Dynastie Signature-Solution, le bilan social de la DSS-BG entre 2025 et mai 2026 est largement positif et présente un tableau richement fourni de plus  60 interventions sociales et humanitaires dans plusieurs  quartiers de la ville de Bukavu et particulièrement dans la Commune de BAGIRA.

Il s’agit de 15 familles endeuillées qui ont bénéficié de l’assistance financière, morale et logistique, plus de 6 écoles ayant bénéficié   de l’appui pour l’encadrement des élèves, le paiement des frais aux enfants issus des familles vulnérables et sinistrées, y compris l’appui aux finalistes.  

Les églises et les chorales et même les choeurs des petits chanteurs ne sont pas passés inaperçus à la générosité du leadership de la Dynastie Signature-Solution.

Ces structures et initiatives ont reçu des soutiens pour la continuité de l’œuvre de  Dieu ici sur terre.

Dans le cadre des infrastructures socio-économiques de base, la DSS-BG a libéré sa participation financière et matérielle aux travaux de construction de plus de 3  ponts dans le Quartier Mulambula. Plusieurs groupes des jeunes et personnes de 3ème âge ont été accompagnées dans dans leurs initiatives d’ autonomisation économique pour les uns,  sportives pour les  autres et huit (8) techniciens locaux qui ont mis leurs intelligences en commun pour la construction du pont Kanjala à Mulambula ont vu leur prime payée par le leadership de la DSS-BG en appui aux efforts préalablement consentis par la population afin de les encourager.

A en croire le speech de Mr ISHARA   charles,  une somme importante d’argent a été mise  en mouvement pour ces interventions  entre janvier 2025 et mai 2026 pour faire sortir la population résiliente de sa vulnérabilité sociale,
économique et environnementale.

Sur un autre chapitre,  en toute modestie, le Président et Coordo-pays de la Dynastie  Signature-Solution reconnaît que ces actions ne constituent qu’une petite goûte dans un océan caractérisé par l’immensité des besoins sociaux réels  exprimés par la population dans un contexte particulier et promet malgré  toutes les difficultés de poursuivre l’accompagnement communautaire sans relâche pour le bien de la population.

Aide à ceux qui ont besoin de l’aide est le principe humanitaire de la Dynastie Signature-Solution pour la bonne gouvernance. Ce principe reste soutenu par des enseignements liés à la résilience et à l’autoprise en charge individuelle et collective par l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes, le renforcement des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit ou AVEC pilotées par les femmes, la promotion des initiatives visant le renforcement de la convivialité et la solidarité au sein de la population, l’appui aux initiatives  de promotion des droits humains et particulièrement ceux des personnes vulnérables comme les enfants, les femmes et les vieillards, l’accompagnement des structures éducationnelles de base et d’apprentissage des métiers et l’amélioration des infrastructures communautaires de base.

Pierrot Ganywamulume

Communication
DSS-BG

Goma : Une maison de charge et d’édition victime d’un cambriolage à Nyabushongo

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Goma, 31 mai 2026, Les cas de vols à répétition continuent d’inquiéter les habitants de la ville de Goma. Dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, une maison de charge et d’édition située dans le quartier Garamba, sur l’avenue Nyabushongo, a été la cible d’un cambriolage perpétré par des individus non encore identifiés.

Selon Nathanaël Muvunga, premier responsable de cette structure, les malfaiteurs ont emporté plusieurs biens de grande valeur.

Parmi les objets volés figurent plusieurs téléphones appartenant à des clients qui étaient en cours de recharge, un disque dur contenant des données d’édition ainsi que divers matériels et accessoires destinés à la vente.

« Nous avons constaté avec regret que plusieurs équipements essentiels à notre travail ont été emportés. Les téléphones de nos clients qui étaient à la charge figurent parmi les pertes enregistrées », a déclaré Nathanaël Muvunga.

Cet acte de banditisme vient s’ajouter à une série d’incidents similaires signalés ces derniers temps dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, alimentant ainsi les inquiétudes de la population quant à la sécurité de leurs biens.

Les victimes lancent un appel aux autorités compétentes afin de renforcer les mesures de sécurité et d’ouvrir des enquêtes pour identifier les auteurs de ce cambriolage et les traduire en justice.
Une enquête serait en cours pour faire la lumière sur les circonstances de ce vol.

Par Aimé Hamuli

Uvira : le faible accès aux formations professionnelles, un frein humanitaire majeur à l’emploi des jeunes

L’accès limité aux formations professionnelles dans la ville et le territoire d’Uvira constitue un véritable défi humanitaire, impactant directement l’employabilité des jeunes et la stabilité économique des ménages.
Selon Bisimwa Fundiko, sociologue et président de l’Association des jeunes pour le développement endogène dans la cité de Kagando-Kiliba, plusieurs obstacles majeurs entravent l’accès des jeunes et des femmes aux formations professionnelles. Parmi eux, le coût élevé de ces formations figure en première place, rendant leur accès difficile pour de nombreuses familles aux ressources limitées.

A ce défi financier s’ajoute l’insécurité persistante liée aux conflits armés qui touchent l’ensemble de la province du Sud-Kivu, et particulièrement la ville et le territoire d’Uvira. Les jeunes, souvent premières victimes de cette instabilité, se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre des formations dans un environnement sécurisé.
Un autre facteur aggravant est l’engagement massif des jeunes dans les groupes d’autodéfense locaux, communément appelés «Wazalendo», dans le but de protéger leurs communautés. Cette mobilisation réduit davantage les opportunités d’accès à l’éducation professionnelle.

Par ailleurs, les infrastructures de formation restent insuffisantes et inégalement réparties. Dans les milieux ruraux, leur absence limite fortement les possibilités d’apprentissage, tandis que dans les centres urbains comme Uvira, leur capacité d’accueil demeure largement en deçà des besoins. De plus, certaines formations offertes sont de courte durée et parfois dispensées par un personnel insuffisamment qualifié.
Bisimwa Fundiko souligne que ces différentes contraintes contribuent au sous-emploi des jeunes et accentuent la précarité économique, déjà aggravée par les pillages et pertes de biens enregistrés dans la région.

Pour sa part, Gloria Mufula, du Boust Global Training Center (BGTC), souligne que le manque d’accès à la formation professionnelle pousse de nombreux jeunes à se limiter à leurs études académiques, sans chercher à développer des compétences complémentaires.
« _Beaucoup se contentent de leur diplôme, par exemple une licence en droit, sans envisager une spécialisation ou une formation technique. Pourtant, la formation professionnelle offre des opportunités d’épanouissement dans plusieurs métiers_ », explique-t-elle.

De son côté, Bushambale Majolera, chef du bureau de liaison de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) à Uvira, évoque certaines initiatives en cours pour améliorer la situation. Il cite notamment l’implantation de centres de formation professionnelle, dont l’INPP, chargé de la qualification de la population active, ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux en faveur des publics vulnérables.
D’après les études du marché local, plusieurs catégories de métier.

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,  COMEL-RDC et UFMP.