RDC : L’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) a documenté au mois de septembre 10 nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias en RDC.
Dans son feuillet de monitoring du 1er au 30 septembre 2023, PPI souligne qu’il publie chaque mois un feuillet de monitoring qui est non seulement l’un de ses outils de plaidoyer pour l’amélioration des conditions de travail des DDH mais également une preuve des différentes violations afin que tôt ou tard, les auteurs en soient punis.
Il s’agit de la ville-province de Kinshasa ou un (1) journaliste été arrêté à l’aéroport international de N’djili pendant qu’il se rendait à Lubumbasi pour une mission de service alors qu’à Goma un (1) autre a été arrêté et détenu pendant plusieurs jours dans les installations des services de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR).
Au Sud-Kivu, PPI souligne qu’un (1) journaliste est poursuivi en justice par un opérateur politique. Toujours dans la province du Sud-Kivu, un (1) défenseur judiciaire a été victime d’une attaque d’hommes armés à son domicile à Bukavu tandis qu’à Kalehe, le domicile d’un (1) autre DDH a été attaqué par des personnes se faisant passer pour des combattants de l’UDPS/Kalehe qui l’obligent de se retirer du dossier dans lequel il intervient au tribunal de grande instance de Kavumu.
Dans le territoire de Walungu un (1) autre DDH a été arrêté à Kamanyola puis transféré au parquet général à Bukavu. Toujours dans cette province et dans la ville de Kamituga précisément, un (1) DDH a été arrêté au parquet puis transféré à la prison de cette ville où il est détenu jusqu’à ce jour.
Au Nord-Kivu, un (1) DDH de Kiwanja dans le territoire de Rutshuru vit sous les menaces des rebelles du M23 pour avoir adressé une correspondance aux responsables de ce mouvement rebelle et dans laquelle il dénonce les arrestations arbitraires à l’égard de la population civile.
Dans la même province, un (1) activiste a été arrêté par la police nationale Congolaise à Goma pendant qu’il donnait une interview aux Médias de la ville volcanique au sujet des massacres des civiles dans une secte à Goma.
Suite à ce tableau sombre, l’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) condamne ces violations et abus à l’égard des défenseurs des droits humains.
Cette structure demande au gouvernement d’ordonner la libération pure et simple du journaliste Stany Bujakera et l’abandon total des poursuites contre lui.
D’ordonner la libération pure et simple de tous les manifestants arrêtés le 30 août à Goma qui continuent à croupir injustement en prison et Favoriser l’ouverture de l’espace civique, socle de la démocratie, afin de permettre aux citoyennes et citoyens congolais de s’exprimer librement sur la gestion de leur pays et de jouir de leur droit de manifestation, d’association et des réunions.

