Uvira, Sud-Kivu:- La société civile citoyenne exige le remplacement de l’administrateur du territoire d’Uvira qu’elle accuse de la mauvaise gestion du territoire. Son coordinateur provincial au Sud-Kivu, l’a fait savoir dans une interview accordée à Kivu times. Monsieur John MAYABISHI demande aux autorités provinciales et nationales de prendre cette question avec considération.
Pour montrer sa colère la société civile citoyenne, avait projeté un sit-in au bureau du territoire d’Uvira à Sange afin d’exiger le remplacement de l’administrateur du territoire. Ce Mardi depuis la matinée les membres de cette structure citoyenne se sont rencontrés à Sange pour s’organiser et aller vers le lieu du Sit-in. La situation n’a pas été facile pour eux, car les services de sécurité étaient tous aux aguets et personne n’a été autorisée de manifester ou faire même faire ce Sit-in annoncé.
Aux environs de 15h00 de ce Mardi, le coordinateur de cette société civile, joint au téléphone par Kivu Times fait savoir que le chef de cité de Sange accompagné des services de sécurité dans l’ensemble ont proposé un dialogue pour trouver des solutions pacifiques.
Pour John Mayabishi, le dialogué a eu lieu et sa structure a donné un délai d’une semaine pour que les solutions soient trouvées, faute de quoi ses membres vont regagner la route pour exiger le départ de SELEMANI MABISWA administrateur du territoire d’Uvira. Nous avons accepté de dialoguer ils nous ont proposé. Mais nous déplorons le comportement du chef de cité qui a mobilisé les jeunes qui semblaient à une milice. Heureusement nous ne sommes pas partis pour nous battre, nous avons privilégié la paix. La police et les éléments de l’armée burundaise déployée sur la route pour nous empêcher de faire le sit-in ont usé la sagesse. Nos membres n’ont pas été brutalisés, nous saluons ce professionnalisme, mais nous vous informons que nous avons donné juste une semaine pour que la solution soit trouvée dans le cas contraire nous allons reprendre nos actions citoyennes jusqu’à obtenir le gain de cause, a dit John MAYABISHI, coordonnateur de la société civile citoyenne.
Des sources proches des autorités du territoire de Sange font savoir que certains manifestants seraient arrêtés par les services de sécurités puis relâchés peu après.Contactés à ce sujet, l’administrateur du territoire d’Uvira fait savoir que la société civile est manipulée par certains politiciens du milieu. MABISWA SELEMANI confirme que ces politiciens ne veulent pas que les membres des autres tribus viennent travailler à Uvira. Il demande à ces politiciens de laisser cette manipulation qui met en danger la vie de la population.
Cette crise de confiance entre certains acteurs de la société civile et les autorités territoriales éclate quelques jours après d’autres situations malheureuses à Sange où les couches de la population se sont affrontées avec des conséquences négatives. Des maisons ont été incendiées et certaines personnes bléées lors de cette altercation. Des sources depuis Sange font savoir que tout à commencer quand certains propriétaires des parcelles se sont opposés à la mesure cherchant à le ravir les concessions afin de les céder au projet de modernisation de Sange.
A travers ce projet, les ressortissants de Sange vivants à l’étrangers en Europe et USA ont financé ce projet pour construire des maisons modernes pour développer leur milieu natal. Certaines personnes se sont opposées à cette mesure et font savoir qu’il y’aurait une complicité et corruptions de la part de certains leaders et autorités du milieu.

