Sange : l’hygiène menstruelle, un défi pour les adolescentes et les femmes déplacées et retournées

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À Sange, dans le territoire d’Uvira, l’accès aux protections menstruelles, à l’eau potable et à des installations sanitaires sûres demeure une préoccupation pour certaines adolescentes et femmes déplacées internes et retournées. Face à ces difficultés, des acteurs de santé et des organisations communautaires soulignent la nécessité de renforcer l’accès aux produits d’hygiène menstruelle et de garantir des conditions respectueuses de la dignité et de l’intimité des bénéficiaires.
La gestion de l’hygiène menstruelle constitue un défi quotidien pour certaines adolescentes et femmes déplacées internes et retournées dans la localité de Sange. Les difficultés d’accès aux protections menstruelles, le manque d’eau et l’insuffisance d’espaces sanitaires propres, sûrs et privés compliquent leur quotidien.
Pour ces femmes et ces jeunes filles, ces obstacles peuvent affecter leur santé, leur bien-être et leur dignité, notamment lorsqu’elles ne disposent pas de moyens adaptés pour se changer, se laver ou gérer leurs menstruations dans de bonnes conditions.

Face à cette situation, les adolescentes concernées expriment auprès de notre consoeur Kituza Fidélité leurs difficultés, les risques auxquels elles peuvent être exposées ainsi que leurs besoins prioritaires en matière d’hygiène menstruelle.
Sur le plan sanitaire, une bonne gestion de l’hygiène menstruelle nécessite notamment des protections adaptées, de l’eau propre, du savon et des installations sanitaires garantissant la sécurité et l’intimité des utilisatrices.
Espoir Malenga, infirmier titulaire adjoint du centre de santé Kabindula État et expert en santé reproductive, revient sur les conditions indispensables à une bonne hygiène menstruelle. Il évoque également les risques liés au manque de moyens adaptés ainsi que l’importance de renforcer l’information et la sensibilisation, dans le respect des pratiques culturelles et des choix des femmes et des adolescentes.

De son côté, Mapenzi Manyebwa, coordinateur de l’organisation Ubuntu Grand Lac, à présenter les mécanismes susceptibles de faciliter l’accès des femmes et des filles déplacées ou retournées aux produits d’hygiène menstruelle.
Il insiste également sur l’importance d’associer les bénéficiaires à l’identification de leurs besoins prioritaires afin que les interventions répondent réellement à leurs difficultés. L’amélioration des mécanismes de distribution des protections menstruelles, l’accès à l’eau et l’aménagement de toilettes sûres et privées figurent parmi les besoins à prendre en compte.
Au-delà de la distribution des produits d’hygiène, la promotion de l’hygiène menstruelle nécessite ainsi une approche globale intégrant l’accès à l’eau, l’assainissement, l’information et la participation des communautés concernées.

À Sange, dans le territoire d’Uvira, améliorer les conditions d’hygiène menstruelle des adolescentes et des femmes déplacées internes et retournées représente un enjeu de santé publique, de protection et de dignité humaine. La prise en compte de leurs besoins spécifiques demeure essentielle pour leur permettre de gérer leurs menstruations dans des conditions sûres, dignes et respectueuses de leur intimité.

Article redigé dans le cadre du programme Habari za Mahali exécuté par le consortium UFMP-COMEL-UNPC sous le financement de la Benevolencija.

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