La hausse généralisée des prix des denrées alimentaires demeure un casse-tête pour les populations vulnérables de la ville et territoires d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
Cette situation est observée dans plusieurs marchés depuis la genèse de ces dernières vagues de crise securitaires et humanitaires, laissant plusieurs ménages dans l’incapacité d’accéder à certains produits alimentaires utiles pour leur santé.
À kiliba, Une femme de ménage temoigne de leur impossibilité de se procurer certains produits eu égard de leur faible revenu
« vraiment nous souffrons beaucoup du fait qu’il y a une hausse de prix des denrées alimentaires sur le marche et celà fait à ce qu’on ne soit pas en mesure de garantir régulièrement l’alimentation de nos familles suite au manque de moyens suffisants » témoigne-t-elle en précisant que leurs maigres revenu ne les laisse le choix de recourir qu’au légumes, une situation qui expose leurs enfants à la malnutrition.
Elle appelle par ailleurs les organisations humanitaires à intervenir à leur faveur en leur apportant le haricot et la farine pour alléger cette calvaire qu’elles traversent.
Pour Philippe Bahunde, la rareté de produits maraîchères constitue l’un des facteurs principales de cette flambée et nécessite l’implication des agronomes pour y remédier
« avant tout nous devrions construire un cadre ou nous aurons à conseiller les agronomes pour savoir de culture adaptée dans nos zones pour prévenir des problèmes de pourriture et espérer à une forte production des cultures diversifiés. » a-t-il indiqué
Celui-ci estime que l’abondance des produits maraîchères contribuerait à ce fléau qui gangrène les populations de classe moyenne.
Monsieur Mapenzi Manyebwa, expert en développement communautaire et acteur humanitaire, estime de sa part que pour répondre à efficacement à cette situation, il faut l’intervention des différents organes sociaux
” Pour arriver à une réponse qui doit permettre au ménage qui n’arrive plus à couvrir leurs besoins alimentaires, parmi les réponses nous avons notamment : l’assistance alimentaire qui se font par les ONG humanitaires, les renforcements de capacités pour l’agriculture intelligente, l’appui financier pour des ménages qui n’arrivent plus à répondre à leurs besoins alimentaires, les plaidoyer qui se font auprès du gouvernement congolais qui devraient permettre à ce que les organisations humanitaires puissent contribuer aussi à l’état de maintenir et de faire l’équilibre du prix sur les marchés “
Par ailleurs, il salue l’utilisation de méthodes avec des enquêtes appropriées en mettant en place des mobilisateurs communautaires et l’équipe des assistants sociaux, permettant aux acteurs humanitaires d’identifier les familles les plus vulnérables et déterminer leur forme d’assistance appropriée.
Face à cette situation constituant un vecteur pour l’insécurité alimentaire, les autorités, ainsi que les organisations humanitaires sont appelés à envisager des mesures qui vont dans le cadre d’appuyer économiquement et financièrement cette population vulnérable déjà fragilisée par des crises sécuritaires et humanitaires.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

