L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne a doté quatre structures sanitaires de la zone de santé de Bunyakiri, dans le groupement de Ziralo. Ces kits sont destinés à la prise en charge des survivantes de violences sexuelles. Cet appui vise à pallier les difficultés d’approvisionnement rencontrées par les prestataires de santé, dans un contexte d’affrontements armés ou des femmes et des filles déplacées sont exposés aux violences.
Les structures sanitaires bénéficiaires sont les centres de santé de Tushunguti, Matutira, Mianda et Kusisa, selon le témoignage d’un infirmier titulaire recueilli par Habari za Mahali.
D’après Katabana Monde, infirmier titulaire du centre de santé de Matutira, les structures de santé enregistrent des cas de violences sexuelles parmi les populations de leurs aires de santé, notamment dans le contexte des déplacements provoqués par les affrontements.
Il explique que les prestataires éprouvaient des difficultés à obtenir les kits PEP nécessaires à la prise en charge des survivantes dans les délais requis. Face à cette situation, ils ont sollicité l’accompagnement du bureau central de la zone de santé afin de mener un plaidoyer auprès de MSF Bunyakiri.
« Nous avions des difficultés à avoir des kits PEP. Nous sommes partis au bureau central pour demander au médecin-chef de zone de nous accompagner dans le plaidoyer auprès de MSF Bunyakiri, qui a accepté de nous en faire don », explique Katabana Monde.
Pour les prestataires bénéficiaires, cette dotation constitue un soutien aux structures sanitaires confrontées à des besoins de prise en charge des survivantes de violences sexuelles.
« L’accès rapide aux soins est essentiel pour les personnes ayant subi de telles violences », renchérit un prestataire de santé.
Les kits PEP peuvent notamment contribuer à prévenir une infection par le VIH lorsqu’ils sont indiqués et administrés dans les délais recommandés par les professionnels de santé.
Toutefois, les besoins sanitaires des personnes déplacées dans cette partie du territoire restent nombreux.
L’infirmier titulaire de Matutira appelle ainsi d’autres organisations humanitaires à soutenir les structures de santé afin de leur permettre de répondre aux difficultés rencontrées par les communautés.
Les prestataires de santé espèrent que d’autres partenaires pourront répondre aux besoins encore présents dans leurs aires de santé, notamment en matière de médicaments, de matériel médical et de prise en charge des personnes vulnérables.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.

