Sud-Kivu: dans la course électorale, la réussite et l’échec sont des choses possibles, évitez de recourir à la violence si vous avez échoué

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Uvira, Sud-Kivu:- Les acteurs politiques engagés dans les élections du Gouverneur et sénateurs dans la province du Sud-Kivu doivent comprendre que dans un système démocratique il est possible de réussir ou d’échouer. Si l’échec arrive il faut savoir comment le gérer et étudier des stratégies pouvant vous aider à surmonter ce défi aux prochaines élections au lieu de recourir aux violences parce que vous n’avez pas gagné les élections.

Madame Neema Feza Justine habitant du quartier Mulongwe pense que les politiciens devaient penser aux intérêts de la population en général et non leurs intérêts personnels. Ces politiciens ne cessent de manipuler certains jeunes et celà est à la base de la dégradation de la cohésion sociale et la cohabitation pacifique entre les communautés d’Uvira, s’indigne notre source.

Selon elle, dans la période électorale, les échanges entre les membres des partis politiques dans les réseaux sociaux sont inquiétants. Ces échanges montrent qu’il n’y a plus la culture de la tolérance entre les acteurs politiques.

De son côté Me CHAKO CHANGU Bonne Année EBAMBE, président du conseil urbain de la jeunesse d’Uvira demande aux jeunes de ne pas aller au-delà du respect mutuel lors des échanges sur des questions électorales car déjà le Gouvernement Congolais a mis en place une loi sur le numérique et cette loi peut frapper des gens qui veulent injurier, calomnier et lancer des messages de haine contre les autres.

Dans cette période électorale, la montée de la propagation des messages deshumanisants et discriminatoires inquiètent plus d’une personne. Les acteurs de la société civile du territoire et ville d’Uvira s’indignent de voir que quand certains acteurs politiques ne gagnent pas la compétition dans des courses électorales ils cherchent à soulever la population et celà dans l’objectif de se créer un nom d’une manière ou d’une autre.

Le coordinateur de la nouvelle société civile congolaise dans la partie sud du Sud-Kivu, tire l’attention des acteurs politiques engagés dans les élections du Gouverneur et des sénateurs au Sud-Kivu afin qu’ils puissent comprendre que la démocratie c’est aussi d’accepter l’échec quand on a échoué. Mafikiri Mashimango Martin, ajoute, les hommes politiques qui réussissent et ceux qui échouent dans les élections doivent comprendre que la priorité est de travailler pour l’intérêt de la province en général, promouvoir la cohésion sociale et la cohabitation pacifique entre les communautés.

De son côté le coordinateur de l’organisation Initiative pour la Réconciliation Communautaire INIREC” demande aux élus sénateurs et Gouverneur de travailler dans l’union et pour l’intérêt de tout le monde. Dans une interview avec Kivutimes, Georges Bani Bibenga s’indigne du fait que certains acteurs politiques ne considèrent plus la volonté du peuple au détriment de leurs autorités morales qui donnent des injections selon leurs intérêts propres.

Selon lui, la province du Sud-Kivu en particulier et la population de la RDC en général traverse le moment difficile suite à la mauvaise Gouvernance qui est à la base du sous développé. Il demande aux sénateurs élus et Gouverneur de travailler en faveur de tout le monde sans discrimination aucune.

La province du Sud-Kivu est parmi les entités qui ont été caractérisées par les violences lors des élections. Des échanges dans les réseaux sociaux entre les jeunes militants des partis politiques ont accouché des violences en Février 2023 lors de l’enrôlement des électeurs.

Certaines personnes ont été blessées par les jeunes membres des partis politiques qui pensaient que ces victimes n’étaient pas autorisées de prendre des cartes d’électeurs comme d’autres nationaux. Une situation qui a nécessité la présence des services de sécurité pour remettre les choses en ordre.

À cette époque au centre d’enrôlement de l’institut Kitundu au quartier Songo deux jeunes d’une même communauté avaient été blessés avant que les auteurs soient arrêtés par la police. La même situation était signalée à l’institut Hekima et à l’EP Mazala tous au quartier Kabindula où au moins 3 jeunes qui empêchaient aux autres d’accéder au centre d’nrôlement et prendre leurs cartes d’électeurs ont été arrêtés et emprisonnés quelques jours avant d’être libérés.

Cette situation avait été à la base d’une méfiance entre différentes communautés d’Uvira. Certaines personnes se sentaient discriminées et privées de leurs droits par des jeunes, une frustration totale était au rendez-vous.

Plusieurs analystes n’avaient pas hésité de confirmer que ces jeunes étaient utilisés et manipulés par les hommes politiques qui voulaient intimider et décourager leurs adversaires dans la course électorale.Ce comportement avait débordé jusqu’à Kamanyola et Nyangezi dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu. Des cas des blessés étaient enregistrés dans enregistrés dans certains centre d’inscription des électeurs de la place après une altercation entre les jeunes des différentes communautés.

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