LUVUNGI/KAMANYOLA, SUD KIVU: De violents affrontements ont de nouveau secoué la plaine de la Ruzizi, opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo et des éléments de l’armée burundaise, aux rebelles de l’AFC/M23, soutenu par l’armée rwandaise.
Selon des sources locales, des morts et des blessés continuent d’être enregistrés dans cette escalade des violences, principalement du côté de Luvungi, Katogota et Kamanyola. Les victimes de ces attaques sont des populations civiles.
D’après les informations recueillies sur place, des bombes ont été larguées par les deux parties en conflit au cours de la journée du vendredi. Ces frappes ont provoqué des pertes en vies humaines et fait plusieurs blessés.
Des images circulant dans la zone montrent notamment des corps gravement touchés par les explosions, certains entièrement calcinés, des scènes qualifiées d’insoutenables par des témoins.
Face à l’intensification des combats, les populations civiles continuent d’abandonner leurs villages pour se diriger vers des zones jugées encore sûres.
À Kamanyola, plusieurs familles traversent la frontière en direction du Rwanda.
À Luvungi et Bwegera, les habitants prennent la route vers Sange cherchant refuge loin des bombardements.
D’autres populations se dirigent vers la ville d’Uvira, espérant y trouver un minimum de sécurité.
Les mouvements de déplacement s’accélèrent, tandis que les acteurs humanitaires s’inquiètent d’une situation qui pourrait rapidement devenir critique.
Dans une déclaration faite le même vendredi, le sous lieutenant Mbuyi Kalondji Reagan, porte-parole du secteur opérationnel Sukola 2 Sud du Sud-Kivu a affirmé que les FARDC avaient réussi à neutraliser un drone ainsi qu’un char de combat appartenant aux rebelles de l’AFC/M23.
Alors que les combats se poursuivent, les habitants de la région font face à une forte incertitude. L’intensification des bombardements laisse craindre une aggravation du bilan humain et une extension des déplacements massifs. Les autorités locales et les forces engagées dans les combats n’ont pour l’instant fourni aucun bilan officiel.

