Presque dans tous les secteurs de la vie, des habitants du Sud Sud-Kivu sont affectés après l’occupation l’occupation de la ville de Bukavu par l’AFC/M23 depuis le mois de février de l’année en cours.
Dans le secteur de Ngandja, situé à la partie sud du territoire de Fizi, les prix des produits pharmaceutiques sont revus à la hausse. C’est la conséquence de la coupure entre cette partie et la ville de Bukavu, le chef-lieu de la province.
A part, cette déconnexion avec la ville de Bukavu, la société civile évoque aussi la présence des barrières payantes érigées par les wazalendo, tout au long de la RN5 qui empêchent les déplacements des revendeurs de ces produits pharmaceutiques dans la zone.
La dynamique de la nouvelle société civile NDSCI par le biais de son président dans le secteur de Ngandja, Monsieur Kashindi Daudi Asumani, a récemment soulevé cette question urgente à travers une interview accordée à la rédaction de Kivutimes.
Ce dernier lance un appel aux propriétaires des pharmacies de songer à la réduction des prix de ces produits pour sauver les pauvres citoyens.
Le numéro 1 de cette structure citoyenne dans la zone, dit avoir organisé une rencontre avec Darius Shabani, proprietaire de la pharmacie “Maison deux Frères, une chaîne de pharmacies présente dans plusieurs villages pour plaider sur la réduction de prix des médicaments.
Cette situation expose les habitants aux multiples difficultés pour accéder aux traitements.
« Le transport des médicaments de Uvira à Ngandja est un défi majeur à cause des nombreux barrières payantes sur la route nationale numéro 5, ce qui entraîne une hausse des coûts. Aussi la coupure entre nous et Bukavu rendent difficile l’approvisionnement en médicaments essentiels dans cette partie” a dit un revendeur des médicaments à Misisi.
La société civile demande la réduction des prix à partir du début d’avril 2025, afin de soulager la souffrance des habitants. Selon une convention prise avec les propriétaires des pharmacies.
Notons que ce geste de solidarité a été accueilli avec reconnaissance par la communauté, mais il reste encore de nombreux défis à surmonter, notamment les conditions de sécurité instables dues aux conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo.

