Sud-Kivu : La société civile Forces vives d’Uvira considère le dialogue inclusif comme la meilleure voie pour arriver à la paix et de la cohésion sociale

0
195

Uvira, 07 octobre 2025 – La société civile Forces vives d’Uvira appelle à l’organisation urgente d’un dialogue inclusif impliquant toutes les composantes sociales, en particulier les femmes et les jeunes, pour restaurer la paix et renforcer la cohésion sociale dans la partie sud de la province du Sud-Kivu et plus largement dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration rendue publique  lundi 06 octobre 2025 à Kimanga dans la ville d’Uvira, à l’issue d’une réunion de ses membres, cette structure citoyenne estime que la résolution durable des conflits intercommunautaires et de l’instabilité sécuritaire passe impérativement par une implication active des couches souvent marginalisées, mais directement touchées par les violences.

Les femmes et les jeunes sont les premières victimes des conflits armés et des tensions communautaires. Ils connaissent mieux que quiconque les réalités du terrain, et leur participation est indispensable pour un dialogue sincère, constructif et durable, a affirmé Godelive Lugambo, présidente de la société civile Forces vives d’Uvira.

Pour elle, la restauration de la cohésion sociale dans les villes d’Uvira, Baraka, Kamituga et les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga, ne peut se faire dans la peur ou dans le silence. « Il est temps que les communautés locales se parlent franchement, sans tabou. Se dire la vérité est la première étape vers le vivre-ensemble », a-t-elle martelé.

Depuis plusieurs années, le Sud-Kivu, en particulier sa partie méridionale, fait face à une instabilité sécuritaire chronique alimentée par des conflits armés, des rivalités intercommunautaires et des tensions autour des ressources naturelles. Ces violences récurrentes ont entraîné des déplacements massifs de populations, un climat de méfiance entre communautés et une fragilisation du tissu social.

La société civile Forces vives estime que l’État congolais, les autorités locales et les partenaires internationaux doivent appuyer un processus de dialogue inclusif, centré sur les besoins des communautés locales. « Ce n’est qu’en donnant la parole à tous, y compris aux voix les plus souvent ignorées, que nous pourrons espérer construire une paix durable », a insisté Mme Lugambo.

Ce plaidoyer s’inscrit dans un contexte où plusieurs initiatives locales et régionales peinent à produire des résultats concrets, faute d’inclusive et d’ancrage communautaire.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here