Sud-Kivu : Neema Namadamu invite la population à militer pour la paix et la sécurité sera effective

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La responsable de l’organisation Hero Women Rising communément appelé « MAMA SHUJAA Asbl » sensibilise la population du Sud-Kivu à faire la paix partout dans leurs lieux respectifs.

Neema Namadamu a lancé cet appel lors de l’échange que son organisation a tenu ce vendredi 13 juin 2025 à son bureau situé à l’entrée de Vamaro près du bureau de SINELAC à Nyawera.

Elle a dit que l’heure n’est plus au traumatisme de la guerre mais les familles doivent en ce moment s’impliquer pour vivre la paix et s’impliquer pour l’éducation des enfants.

« Dans ce centre Mama Shuja,j’ai déjà fait marier plusieurs filles. C’est par ce qu’elles ont été éduquées. Certains enfants fuient la formation et préfèrent d’aller vagabonder. Cela doit se cesser. Aujourd’hui il y a plusieurs mariages mais les divorces ont doublé. Ça c’est un problème que nous avons ici. Pas cause de la guerre mais le changement de mentalité. Nous sommes des parents. Nous devons éduquer correctement nos enfants. Vivons la paix dans nos communautés et la sécurité sera effective » a sensibilisé Neema Namadamu

Prenant part à cette rencontre, Agnès Sadiki ancien ministre de son étant a aussi invité les populations à faire la paix comme une culture dans les communautés.

« Ce que nous devons faire, c’est d’avoir la paix comme culture. Nous avons plusieurs cultures (Bashi, Barega, Ba babembe, Banyamulenge …) mais nous devons beaucoup travailler pour la paix. S’il y a la paix, les cultivateurs peuvent cultiver leurs champs. S’il y a la paix, les transporteurs vont mener leurs activités et s’il y a la paix le chef peut se rendre à son bureau. Il faut savoir que la guerre ne profite à personne car celui qui l’organise est aussi victime d’une manière ou d’une autre. » a dit Agnès Sadiki

Et l’ambassadeur de la Paix, Jacques Muhumuza a dit que ceux là qui font la guerre, le fait à cause de leurs intérêts égoïstes. D’où il appelle les communautés à vivre la paix dans leurs milieux.

Plusieurs autres participants qui sont intervenus dans cette rencontre ont démontré les problèmes qu’ils traversent après la guerre qui a secoué les provinces du Nord et Sud-Kivu.

Il s’agit de la paralysie de leurs activités, fermeture des banques, les traumatismes, les maladies, l’insécurité alimentaire, la dégradation des infrastructures et bien d’autres.

Suite à cette situation, Biganiro Emile président de la mutualité Banyamulenge de Bukavu a aussi plaidé auprès de l’organisation Hero Women Rising et d’autres de continuer à apporter les assistances aux personnes vulnérables et surtout les femmes mais aussi les enfants qui sont plus victime en ce moment difficile.

La rencontre a été facilitée par Etienne Mutware enseignant à l’UEA et a connu la participation des membres des associations œuvrant dans la ville de Bukavu.

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