Uvira : après la perte de leurs biens, les familles sinistrées ont besoin d’un accompagnement psychosocial durable.

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À Uvira dans la Province du Sud-kivu à l’Est de la République démocratique du Congo, les familles sinistrées ne font pas seulement face à la perte de leurs maisons et de leurs biens. Derrière les bâches, les abris précaires et les difficultés quotidiennes se cachent également des blessures psychologiques. Stress, peur, tristesse, sentiment d’impuissance et inquiétude face à l’avenir font partie des difficultés auxquelles certaines familles sont confrontées.
Les acteurs de santé mentale appellent à renforcer l’écoute, l’accompagnement psychosocial et l’orientation vers les services spécialisés.

Perdre son logement, ses effets personnels ou les moyens de subsistance de toute une famille peut constituer un choc profond.
Pour certains sinistrés, le traumatisme est aggravé par la précarité qui suit la catastrophe : absence d’un logement digne, difficultés d’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation des enfants.
Dans certains cas, cette situation peut provoquer une forte anxiété, des troubles du sommeil, une tristesse persistante, un isolement social ou encore une peur permanente de revivre la catastrophe.
« Les problèmes que nous avons auxquels nous avons fais face ces derniers temps dès qu’il y a eu inondations au niveau du Lac Tanganyika et du débordement de la rivière Mulongwe; nous avons eu des troubles morales car nos maisons avaient été détruites par les eaux et nous avions perdu beaucoup de biens. Tous ce qu’on avait comme biens des menages étaient emportés par des eaux. Jusqu’à présent nous manquons quoi faire car nous vivons à la belle étoile pour certains et d’autres dans des bâches surtout dans des conditions inhumaines.» a indiqué une victime des inondations avant d’affirmer que jusqu’à présent les victimes des inondations n’ont pas d’assistance.
« Vraiment pour le moment il n’y a aucune assistance parce qu’il y a de ces assistances qui nécessitent une longue connaissance.» a-t-il ajouté.

Face à ces difficultés; le soutien psychosocial peut aider les personnes sinistrées à mieux faire face aux conséquences émotionnelles d’un événement difficile.
« Des familles sont dans des difficultés psychosociales surtout pour accéder à un accompagnement adapté. Parmi les réactions psychologiques qui peuvent apparaître sur les personnes qui ont perdu leurs logements; leurs biens et leurs proches figurent le stress; il y a aussi le trouble mental; le problème lié à la réflexion. Il y a meme ceux-là qui arrivent à se suicider.» a indiqué Mapenzi Manyebwa; psychologue et acteur humanitaire avant de proposer qu’il faudrait que les psychologues; experts en santé mentale puissent essayer d’y travailer afin d’identifier et de faire la distiction en vue de leur permettre d’évaluer les réactions psychosociales d’une manière professionnelle avec les sinistrés qui se trouvent un peu partout.

En réaction; Mr. Bwanondo Olivier Steven; coordonnateur de l’organisateur de centre national pour le bien-être psychosocial propose aux familles sinistrées les mécanismes d’identification de leurs besoins et la coordination entre les acteurs humanitaires. Il évoque également les mesures nécésaires pour rendre cet accompagnement plus accessibles et mieux adapté aux personnes les plus vulnérables.
« Nous identifions les besoins des sinistrés par la sensibilisation. Nous sensibilisons la communauté et puis par après lorsqu’elle apprenne au moins la santé mentale et l’impacte que la situation des inondations a à leur santé mentale; les victimes viennent envers nous et nous travaillons avec eux.» a-t-il affirmé avant d’ajouter que la coordination doit permettre d’identifier le soutien psychosocial dans la réponse humanitaire globale.
Aux côtés de l’abri; la santé; l’alimentation et la protection. Mais pour le moment; il y a une insuffisance des services specialisés et les difficultés de coordination entre intervenant qui limite vraiment la continuité de l’accompagnement.

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et  exécuté à Uvira par le consortium UNPC,  COMEL-RDC et UFMP.

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