Sud-Kivu, 28 juillet 2025 : Sensibiliser la jeunesse d’Uvira sur le Droit international humanitaire (DIH), la mission et le mandat du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tel est l’objectif d’une séance d’échange organisée au Centre des ressources pour les jeunes d’Uvira. Cette activité a été initiée par le Conseil urbain de la jeunesse d’Uvira, en collaboration avec le CICR, représenté localement par son bureau d’Uvira.
Lors de cette rencontre, une diversité de jeunes – issus d’associations, d’organisations communautaires et d’établissements scolaires – se sont retrouvés pour échanger directement avec le chargé de communication du bureau CICR à Uvira, M. Christian Mastaki. Ce dernier a présenté en détail la mission humanitaire du CICR, son mandat basé sur les Conventions de Genève, ainsi que les actions concrètes menées dans cette partie de la province. Dans son intervention, Christian Mastaki a souligné l’importance de l’enseignement du DIH aux porteurs d’armes, y compris les groupes armés non étatiques, afin que même en situation de conflit, les règles humanitaires soient respectées.
« Le CICR enseigne le Droit international humanitaire aux porteurs d’armes organisés en groupes pour que, même lorsqu’ils vont se battre, ils puissent respecter ce droit. »
Les échanges ont été nourris et interactifs : les jeunes ont posé de nombreuses questions sur les interventions humanitaires du CICR à Uvira, ses principes d’impartialité et de neutralité, ainsi que son engagement en faveur des populations affectées par les conflits et la violence. À l’issue de la rencontre, Mustapha ISSA, président du Conseil urbain de la jeunesse d’Uvira, s’est exprimé devant la presse. Il a salué cette initiative éducative et a réaffirmé l’engagement des jeunes à devenir des relais d’information et de sensibilisation au sein de la communauté :
« La jeunesse d’Uvira que je représente va partager des messages de bon témoignage sur les actions du CICR, notamment sur l’importance du respect du Droit international humanitaire. »
Cette séance a permis de combler un vide informationnel constaté parmi les jeunes, dont plusieurs ont reconnu avoir des connaissances limitées sur le DIH et le rôle du CICR. Grâce à cette initiative, une nouvelle dynamique semble s’installer autour de la promotion des valeurs humanitaires et du respect du droit en situation de conflit

