Uvira : les mines et restes explosifs, une menace silencieuse sur le chemin de l’école

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Uvira dans la Province du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC, les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre continuent de menacer les populations civiles. Parmi les plus exposés : les élèves, dont le trajet quotidien entre la maison et l’école se transforme parfois en parcours à haut risque.
Dans plusieurs zones comme à Kiliba par exemple, des élèves et leurs enseignants, y compris les parents disent vivre dans l’inquiétude et la peur au ventre surtout lorsqu’il s’agit de faire le chemin de l’école de peur de ne pas se heurter à ces engins pouvant conduire à la mort ou aux blessures graves. Face à cette situation, la question majeure demeure, comment les écoles des zones touchées par les conflits armés peuvent-elles identifier et signaler les zones dangereuses autour des établissements scolaires ?

Pour Monsieur Cyril Huru, enseignant au complexe scolaire Suki, les élèves sont exposés aux risques liés aux restes explosifs abandonnés le long du chemin qui mène vers leurs institutions scolaires. Selon lui, la mort et les blessures graves sont parmi les principaux risques des engins explosifs qui peuvent amener les enfants à devenir handicapés durant toute leur vie.  Conscient de l’incapacité des écoles de Kiliba dans le domaine de déminage, ce responsable appel les autorités compétentes à diligenter une équipe des experts.
« Nos écoles ici sont incapables d’identifier ces zones dangereuses par le fait qu’actuellement nous ne savons pas si après l’occupation de Kiliba par les groupes armés s’il n’y a pas eu quelque chose comme engin de guerre, notamment des explosifs restés.» a indiqué Cyril Huru, avant de solliciter du gouvernement congolais la mise en place d’un Service capable de détecter les mines et autres engins explosifs qui pourraient se retrouver autour des écoles qui étaient occupées par les hommes en uniforme lors de la récente guerre. C’est le cas des instituts de Kiliba et les unionistes.

Face à cette réalité, la protection et l’éducation des enfants aux risques des mines et restes explosifs de guerre apparaît comme un levier humanitaire et éducatif essentiel. Cette approche vise à apprendre aux communautés et en priorité aux enfants à identifier les dangers et adopter des comportements sûrs.
Dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, les engins explosifs abandonnés notamment les mines, munitions non explosées ou engins improvisés,  restent enfouis dans les champs, les sentiers ou à proximité des habitations. Ces dispositifs représentent une menace permanente pour les civils, en particulier les enfants, souvent moins conscients du danger. Sur le trajet séparant maison et école, les élèves sont confrontés à plusieurs risques :
Manipulation d’objets inconnus par curiosité, passage dans des zones contaminées non signalées, Jeux dans des terrains abandonnés ou anciens champs de bataille.

Dans un contexte où le risque persiste, les écoles doivent se doter de mécanismes de réponse rapide en cas d’accident. Parmi les mesures recommandées : la Mise en place de plans d’évacuation en cas de découverte d’un engin suspect,
Formation des enseignants et élèves aux gestes de sécurité, Création de comités scolaires de vigilance, Coordination avec les services de santé et les ONG spécialisées,  Signalisation claire des zones dangereuses autour des établissements.
Il est également crucial d’instaurer des exercices réguliers de simulation afin de préparer les élèves à réagir efficacement.
Pour y arriver, M. Malumbi Washikala, sous proved Uvira1, a fait savoir qu’un processus de mise en place des mécanismes liés à la protection de ces futurs cadres du pays sont déjà en cours tel que envisagés par les ONG partenaires.

Un appel d’urgence aux autorités étatiques reste en cours pour l’évacuation de ces engins explosifs, ainsi qu’aux partenaires pour une prise en charge sanitaire et psycho-social. Lance M. Kelvin Bwija, coordinateur de la SOCICO
Alors que les engins explosifs continuent de menacer des vies, la combinaison entre éducation, déminage et mobilisation communautaire apparaît comme la seule réponse durable pour sécuriser les écoles et garantir un avenir aux enfants.

Article est rédigé dans le cadre du projet Habari za Mahali, financé par La Benevolencija et exécuté par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

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