Uvira: opération de bouclage au quartier Nyamianda: des actes de pillage et d’arrestation enregistrés

0
870

Une série de pillages et d’arrestations ont caractérisé l’opération de bouclage menée par les services de sécurité en collaboration avec des Wazalendo Vendredi 20 Mars 2025 dans la ville d’Uvira au quartier Nyamianda.
Les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), de la Police Nationale Congolaise (PNC),de l’ANR et des Wazalendo ont été déployés pour effectuer un contrôle dans cette partie de ville.

Toutefois, au lieu de se concentrer sur la mission initiale, plusieurs membres de ces forces se sont engagés dans des actes de vandalisme, volant des biens appartenant à des institutions et des particuliers.

L’une des victimes de ces dérapages a été l’ONG Eben-Ezer Ministry International, implantée dans le quartier Nyamianda. Selon un communiqué signé par Munyiginya Antoine Bizimana, Directeur exécutif de cette organisation humanitaire, un groupe de miliciens Wazalendo est intervenu sous prétexte de procéder à une fouille.

Cependant, ils ont profité de cette occasion pour saccager le bureau de l’ONG, dérobant des ordinateurs, des tablettes, un rétroprojecteur, ainsi que pas moins de 40 radios de communication des agents.
Le responsable de cette ONG a déclaré ces actes, précisant qu’aucun matériel militaire n’avait été trouvé dans les locaux de l’ONG.
Il a également appelé les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour récupérer ces biens.
Le pillage ne s’est pas limité à l’ONG Eben-Ezer Ministry International. L’église Méthodiste Libre d’Uvira a également été une cible. Les biens de cette institution religieuse ont été dérobés par les miliciens Wazalendo, qui ont ensuite transporté les objets pillés vers le quartier Kilibula.

Trois pasteurs de l’église, dont un âgé d’environ 80 ans, ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnue. Ils ont été relâchés plus tard dans la journée.
Ce type d’incident démontre l’ampleur de l’impunité et des abus des forces déployées.

D’autres arrestations ont eu lieu, principalement parmi les membres de la communauté Banyamulenge d’Uvira. Bien que certaines personnes aient été libérées, d’autres ont été mises en détention, notamment dans des cachots, jusqu’au matin du 22 mars 2025.
Cette situation suscite des inquiétudes sur la manière dont les autorités gèrent la sécurité dans cette partie et sur le respect des droits humains lors de telles opérations.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here