Le 17 mars 2025, la province éducationelle Sud-Kivu 2 se prépare à reprendre ses activités scolaires, une annonce faite lors d’une réunion tenue à Uvira, siège provisoire du Gouvernement provincial.
Cette décision a été portée par madame Catherine Balemba, ministre provinciale de l’Éducation, qui a insisté sur la nécessité de relancer les activités scolaires afin que les enfants puissent accéder à leur droit fondamental à l’éducation.
Malgré cette initiative positive, des tensions et inquiétudes persistantes chez de nombreux parents, notamment à Uvira et dans ses environs. Les préoccupations sont liées à la situation sécuritaire volatile qui pèse sur la région.
En effet, des parents rencontrés par Kivutimes le vendredi 14 mars 2025, au quartier de Kavimvira, ont exprimé leur réticence à envoyer leurs enfants à l’école en raison de risques sécuritaires persistants.
Selon ces parents, les coups de balle sporadiques, particulièrement la nuit, sont devenus une réalité quotidienne qui alimente leurs craintes pour la sécurité de leurs enfants.
“Nous agirons des tirs chaque nuit, et cela ne nous donne aucune confiance pour envoyer nos enfants à l’école”, a déclaré l’un des parents, préférant rester anonyme.
La situation est encore plus préoccupante dans certaines localités de la plaine de la Ruzizi, une zone du territoire d’Uvira où les tensions sont exacerbées. Selon un acteur de la société civile de cette partie, certaines zones sont difficilement accessibles en raison de la présence de militaires et du Wazalendo en plaine opération contre le M23.
La présence de groupes armés dans la région rend difficile la normalisation de la vie scolaire”, explique cette source de la société civile.
L’inquiétude est d’autant plus grande en raison de la proximité des rebelles du M23, dont les positions dans les environs de la plaine de la Ruzizi ajoutent un autre niveau d’enquête pour la sécurité des habitants et des élèves.
Les parents redoutent une reprise des hostilités, ce qui pourrait nuire davantage à l’accès à l’éducation dans cette région déjà fragilisée par les conflits armés.
L’engagement à rétablir les activités scolaires dans la province reste essentiel, mais il semble que la mise en œuvre de cette décision nécessitera une coopération renforcée avec les forces de sécurité et les autorités locales pour assurer la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
En attendant, les parents d’Uvira ville et territoire espèrent que les mesures de sécurité accumulées permettront de rétablir le nécessaire pour envoyer leurs enfants à l’école.

