Uvira: sous l’accompagnement d’International Alert les femmes petites commerçantes transfrontalières célèbrent la journée internationale de la paix

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UVIRA,SUD-KIVU :-Des femmes petites commerçantes transfrontalières regroupées dans différentes coopératives se sont réunies au rond-point Kavimvira avec l’accompagnement de l’ONG International Alert où elles ont commencé leurs activités de célébration de cette journée.

Aux environs de 09h00, une caravane motorisée commence au rond-point jusqu’à l’EP Kavimvira où quelques arbres sont plantés par ces femmes avec International Alert comme un symbole de la paix.

Ces femmes quittent le rond-point Kavimvira et empreintent la route nationale numéro 5, ces femmes chantent la paix attirant ainsi la curiosité des milliers des habitants d’Uvira, jusqu’au bureau de la chefferie des Bavira.

En mains elles avaient des messages écrits sur papier où on pouvait lire “Moi je prêche la paix, l’unité et la cohésion sociale. Plus jamais des discours qui divisent. Nous demandons la paix afin que nous fassions le commerce dans l’unité.

À Uvira il n’y a pas des problèmes. Les Babembe, Bafuliru, Banyindu, Bashi, Bavira, Banyamulenge, Barega…cultivons le vivre ensemble car la division n’en profite personne.

Ces femmes précisent que la paix est une priorité pour elles et ajoutent qu’à travers leur commerce tranfrontalier il est possible de construire la sous-région sans violences, sans tribalisme et sans conflit.

Accueillies par le Mwami et chef de la chefferie des Bavira, Romain Shengero qui encourage ces femmes et International Alert pour la recherche de la paix à travers le commerce transfrontalier.

Une tripartite composée de International Alert , les femmes petites commerçantes tranfrontalieres et le Mwami des Bavira ont planté les arbres symbolisant l’espoir de la paix dans ces entités.

Animée par les fanfares, la caravane de ces petites commerçantes tranfrontalieres a chuté à la mairie d’Uvira où des arbres sont plantées par l’autorité urbaine, les femmes petites commerçantes tranfrontalieres et International Alert.

Dans son mot d’accueil Kiza Muhato maire d’Uvira a insisté sur l’importance de la paix et la cohésion sociale d’une part entre les femmes petites commerçantes congolaises entre elles mêmes et leurs familles mais aussi entre elles et celles du Burundi.

Il dit ” vous avez le pouvoir de nous influencer nous les hommes sur la recherche de la paix. Usez votre intelligence comme femmes pour que Uvira trouve la paix à travers votre commerce et c’est possible nous croyons à ça, a dit Kiza Muhato.

Le commerce n’a pas la couleur ethnique ou tribale, faites votre commerce dans la paix et que ce commerce transfrontalier soit l’un des piliers de la paix chez nous à Uvira et dans la sous-région aussi.

Nous vous demandons de faire le commerce en respectant les lois de notre pays et celles des pays voisins et cela va contribuer aussi à la construction de la paix.

Les femmes petites commerçantes transfrontalières remercient International Alert pour cette initiative combien des fois louables.

Elles ne cachent pas de dire que depuis qu’elles ont commencé à travailler avec Alert International dans le projet Mupaka Shamba Letu, il y a des avancées significatives dans la cohésion sociale entre les femmes congolaises qui font le commerce transfrontalier et celles du Burundi.

Madame Irène Zamda Ngamiya femme petite commerçante transfrontalière Uvira- Bujumbura confirme qu’à travers la collaboration entre les femmes petites commerçantes tranfrontalieres d’Uvira et du Burundi la paix est possible. Pour elle, la paix commence par un petit groupe des gens et si ces sont déterminés il est possible de changer tout le monde.

De son côté madame Riziki Jacqueline, femme commerçante d’Uvira, demande aux autorités migratoires d’Uvira d’entrer en contact avec celles de Gatumba au Burundi afin de faciliter la circulation de ces femmes sans exiger beaucoup des choses.

Nous prenons par exemple nos autorisations spéciales de circulation” CEPGL” sont vite remplies des cachets car souvent à la frontière on a tendance à nous considérer comme d’autres voyageurs alors que nous, nous traversons chaque jour.

Il est important aussi que les autorités migratoires du Burundi cessent de confisquer nos marchandises sans nous aviser. Elles doivent d’abord nous informer sur les marchandises qui sont autorisées de traverser la frontière et celles non autorisées afin de nous épargner des pertes inutiles.

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