16 jours d’activisme au Sud-Kivu : Des organisations de la société civile appellent à la protection immédiate des victimes de violences numériques et sexuelles.

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Le consortium de 12 organisations dont :ARPJ, La Prunelle RDC, RLPC, CCF, UFMP, WFL, Cocorico, Aprovatour, Collectif 2250, Amani ya Kudumu, CAPSA et Max Impact demandent  la protection urgente des survivantes et la dénonciation des violences numériques faites aux femmes, jeunes filles et les enfants.

Ces structures de la société civile du Sud-Kivu exigent aussi la répression des violences numériques, sexuelles, physiques et toute autre forme de violences, au retour et à la réorganisation de l’autorité judiciaire dans les zones non couvertes actuellement mais également la réforme de la prise en charge médicale et psychologique des survivantes.

Elles damandent egalement l’application du cadre légal national et international contre les VSBG. « C’est cela l’esprit et la lettre des Résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies que nos organisations défendent avec vigueur. »

Les membres de ces organisations l’ont fait savoir à lors d’un point de presse organisé ce Mardi 25 Novembre 2025 à l’occasion du lancement des activités de 16 jours d’activisme au Sud-Kivu.

A cette occasion, un rapport de monitoring des violations des droits des femmes, jeunes filles et les enfants a été présenté. Il couvre la période de Janvier à novembre 2025 pour certaines violences et de Février à novembre 2025 pour d’autres et s’étend sur l’ensemble de la province du Sud-Kivu.

Il ressort de ce rapport que le Sud-Kivu traverse une crise sécuritaire profonde et prolongée et les femmes, les jeunes filles et les enfants paient le prix le plus élevé.

Notre source rapporte des cas des violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques qui se sont aggravées, tandis que les mécanismes de protection s’affaiblissent.

« La Santé mentale est également gravement affectée : Selon la Division provinciale de la Santé, près de 120.000 cas de troubles mentaux ont été enregistrés au premier semestre 2025 dont près de 11.000 cas liés au stress post-traumatique. »

Ce rapport souligne qu’en 2025 ,il s’est observé une montée préoccupante des violences numériques faites aux femmes. Faute de répression effective et en l’absence de tribunaux dans certaines zones occupées, des pratiques criminelles se banalisent.

Il s’agit de la diffusion non autorisée d’images intimes  à Ibanda et une femme de Ndendere a vu ses vidéos intimes diffusées par son ex-partenaire après son refus de céder à un chantage post-rupture.

Également des images intimes d’une jeune femme ont été divulguées après que son téléphone ait été accédé illicitement par un tiers à Kadutu.

Aussi une actrice de la société civile a été menacée de publication d’images truquées pour la réduire au silence sur des questions sécuritaires et de Cyberharcèlement misogyne à Mwenga .

Une jeune fille a été insultée et menacée de viol sur Instagram après avoir dénoncé les abus de certains membres des groupes armés à une barrière.

Plus de 21 femmes ont signalé le piratage de leurs comptes Facebook, utilisé pour extorquer de l’argent ou fabriquer des contenus sexuels truqués.

Abordant les Violences sexuelles,ce rapport indique que depuis janvier à novembre 2025, 66 cas de violences sexuelles ont été documentés, dont :27 cas sur des mineures de moins de 17 ans,12 cas sur des jeunes femmes de 18 à 24 ans,25 cas sur des femmes adultes et 2 cas sur des nourrissons de moins de 3 ans.

Les principaux auteurs présumés sont : Groupes armés, éléments des forces armées et parfois des civils opportunistes. Toutes les zones du Sud-Kivu sont touchées.

Ce consortium dit publier ce rapport dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles, avec trois objectifs. Notamment pour documenter les violences subies dans un contexte de guerre et d’effondrement institutionnel, d’alerter sur les nouvelles formes de violences, notamment les violences numériques mais aussi de renforcer le plaidoyer pour la protection des survivantes et la lutte contre l’impunité.

Notre source indique que ces données présentées aujourd’hui sont provisoires, dans l’attente de la publication complète du rapport final à la fin de ce mois.

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