Uvira : la situation sécuritaire préoccupe la population après de nouveaux affrontements entre FARDC et Wazalendo

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Uvira, 24 novembre — La situation sécuritaire dans la ville d’Uvira et ses environs continue d’inquiéter la population. De Luvungi en passant par Sange, husqu’en ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, l’insécurité bat son plein et suscite une vive psychose. Après les affrontements violents survenus dimanche entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les groupes des Wazalendo, la journée de lundi 24 novembre avait commencé dans un calme précaire. Les incidents de la veille avaient déjà fait plus d’une quinzaine de blessés et de morts, selon des sources locales.

Aux environs de 10 heures ce lundi, la situation s’est subitement détériorée. Un climat de méfiance palpable entre les FARDC et les Wazalendo a semé la panique parmi les habitants. Craignant pour leur sécurité, plusieurs élèves ont quitté les écoles pour regagner leurs domiciles. Des sources indépendantes rapportent également de nouveaux morts du côté des deux camps, bien que les bilans restent difficiles à confirmer en raison de la situation confuse sur terrain.

Face à l’escalade de la violence, des acteurs de la société civile n’ont pas tardé à réagir. Dans une déclaration signée par le coordinateur de la nouvelle société civile congolaise, Mafikiri Mashimango, sa structure a fermement condamné le comportement des deux parties en conflit. Elle appelle les autorités politico-administratives et militaires à initier des enquêtes approfondies afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces actes qui mettent en péril la vie des civils.

Dans une adresse à la presse ce même lundi, le maire intérimaire d’Uvira, Kiafara Kapenda Kyk’y, a exhorté la population à garder son calme, assurant que les services de sécurité « jouent pleinement leur rôle » pour rétablir la stabilité dans la ville.

Depuis Kinshasa, le député national élu d’Uvira, Justin Bitakwira, a pour sa part réagi dans un message audio en déplorant l’attitude des Wazalendo, estimant que si ces alliés de l’armée ne se comportent pas « en bons citoyens », ils risquent d’être chassés par le gouvernement, avec des conséquences graves pour la suite.

Toutes les activités socio-économiques ont été paralysées ce lundi, la population préférant rester chez elle par peur de nouveaux affrontements. Ce n’est pas la première fois que des tensions éclatent entre les FARDC et les groupes Wazalendo à Uvira, mais l’ampleur de ces événements ravive les inquiétudes sur la sécurité dans cette partie.

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