BUKAVU: Des organisations de défense de droits humains du Sud-Kivu déplorent la gestion« calamiteuse » de la RDC, 62 ans après la disparition de Lumumba

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SUD-KIVU, RDC : Des organisations de défense de droits humains du Sud-Kivu viennent d’écrire une lettre ouverte au chef de l’Etat Felix Tshisekedi pour dénoncer ce qu’elles qualifient gestion calamiteuse du pays 62 ans après la disparition de Emery Patrice Lumumba.

Dans cette lettre signée par 111 organisations de défense de droits humains et dont une copie est parvenue à Kivutimes, ces dernières alertent le chef de l’Etat sur certaines dérives judiciaires et qui risquent de mettre à mal les fondements de la jeune démocratie d’autant plus qu’elle touche à la loi fondamentale du pays.

Notre source indique que depuis 2019, il s’observe des manœuvres politiciennes tendant à rendre la justice dépendante des humeurs politiques. Les signataires indiquent que cette situation est un frein au bon fonctionnement de la démocratie dans n’importe quel pays.

Ces organisations indiquent désordre commence en 2018 ou certains députés nationaux et provinciaux ont été vu soit déclarés « élus » et puis « invalidés », puis pour les plus chanceux  d’entre eux « revalidés » par la cour constitutionnelle.

Les cas sont légions ou certains députés nations et provinciaux ont quitté leurs partis politiques continuant à assumer leurs fonctions. Mr Joseph Kitungano de CADDHOM qui a rendu public cette correspondance site aussi le dossier Bukangalonzo.

« nous constatons non sans regret,que ces memes pratiques reviennent avec force. L’exemple le plus frappant est le dossier de Bukangalonzo. Dans l’arrêt rendu par la cour constitutionnelle le 15 novembre 2021, sous RP0001 et notifié aux parties le 01 décembre 2021 et publié au journal officiel de la République le 01 avril 2022,la cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente de juger un ancien premier ministre. De ce fait, l’arrêt est coulé en force de chose jugée, conformément aux dispositions de l’article 168 de la constitution » peut-on lire dans cette correspondance.

Suite à cette situation, ces organisations demandent au chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi garant du bon fonctionnement des institutions et Magistrats suprême d’interpeller la dite juridiction pour qu’elle revienne à ses prérogatives légales telles que voulues par le constituant et les législateurs d’autant plus que la justice élevé une nation.

 

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