Festival Matumaini à Idjwi: un évènement culturel sur fond de la démagogie et de la manipulation

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Photo Festival Matumaini
Photo Festival Matumaini

Le territoire d’Idjwi dans la province du Sud-Kivu a abrité la 3ème édition du Festival Matumaini du 16 au 18 août 2024.

L’événement s’est déroulé sur l’île, précisément à Bugarula où plusieurs activités culturelles et autres ont été au rendez-vous.

Cette troisième édition a été émaillée de beaucoup d’irrégularités sur le plan organisationnel. Plusieurs problèmes visibles à l’œil nu ont été révélé par les participants.

De l’accréditation jusqu’au logement, en passant par le transport ainsi que la restauration des participants à cette édition, c’était un ridicule, une véritable moquerie.

« Nous avons été invités avec un grand retard, ils nous ont fait voyager dans des conditions dégradantes et ils nous ont mal logé. Les organisateurs n’ont pas été humains dans leurs manières de nous traiter. Imaginez, on passait la nuit à 12 entassés sur un lit comme des vulgaires sans aucune considération et les autres à même le sol. Pourtant dans leur message d’invitation, il était prévu qu’il nous rassure le transport, le logement et la restauration rien de tout ça n’a été respecté » fait savoir un journaliste convié à couvrir ce festival.

Notre source condamne la menace dont les journalistes ont fait face lorsqu’ils voulait discuter avec l’organisateur pour voir comment améliorer leur condition de travail.

« Le président du festival ne cessait de nous le répéter à chaque fois disant que si un journaliste fait ABCD, je vais le laisser sur l’île. Aussi, il nous disait chaque fois que malgré notre liberté nous sommes obligés de communiquer en faveur de ce festival, sinon il va mettre en place l’armée numérique pour détruire tout ce qu’on pourra dire de mal sur cet événement » poursuit un autre journaliste qui a requis l’anonymat.

Un artiste musicien venu de Goma pour prester a, à première vue constaté aussi ce problème lié à l’organisation. Celui-ci qui s’est confié à nous a dit : ” j’ai participé à plusieurs festivals, mais celui-ci ne m’intéresse pas du tout. Je suis venu pour honorer ceux qui m’ont invité, mais je ne comprends pas comment on peut faire toute journée sans même être logé, jusque-là nous je garde toujours mes biens en main comme si on était toujours en voyage. Je veux prester et revenir » a-t-il fait savoir.

D’autres artistes tel que JKM Rambo Sisco Raha et Dydiman tous venus de la ville de Goma qui ont atteints l’île d’Idjwi le samedi n’ont pu se produire pourtant les festivaliers les attendaient avec impatience.

Dans les couloirs, c’est tout le monde qui se plaint en commençant par les journalistes, les artistes, les chargés de sécurité, les athlètes, les femmes qui étaient à la cuisine et pire encore, les organisateurs aussi. On dirait ils n’avaient pas toute la politique de l’événement.

Bref, le festival Matumaini “Espérance” en français s’est transformé en véritable désespoir.

Plusieurs indiscrétions ont fait savoir que ce festival qui est l’initiative de madame Kyowene Kavugho, était entièrement financé par elle. Celle-ci attendait avec impatience la part du gouvernement central qui a délégué le ministre national du tourisme, malheureusement qui n’a rien apporté de plus à cet événement à part une charge de plus.

Dans un briefing avec la presse la soirée du samedi 17 août, Innocent Mahamba directeur chargé de la communication de ce festival a tenu présenté les excuses au nom de l’organisation pour tout désagrément causé. Par ailleurs, il a été annoncé la cessation de toute activité sur scène à partir de ce même samedi au lieu du dimanche comme prévu initialement. Cette fin en cascade a été signifié par les quelques défis organisationnels.

Les autorités provinciales du Sud Kivu n’ont accordé aucune importance à cet événement qui, pourtant visait à mettre à la portée de tous les merveilles du tourisme dans la province du Sud-Kivu particulièrement sur l’île d’Idjwi.

Notez que ce festival a été lancé le 16 août dernier par le ministre national du tourisme, Didier M’piamba

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