Inclusion des personnes vivant avec un handicap : un engagement communautaire indispensable

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Les personnes vivant avec un handicap sont encore confrontées à la discrimination, à l’exclusion et à la marginalisation dans de nombreuses communautés. Pour garantir leur pleine participation à la vie sociale, il est essentiel de promouvoir une inclusion effective dans tous les domaines.
Selon monsieur MUSIME LUSHAGWA, infirmier titulaire du Centre de santé SIKI, État de Kiliba, cette inclusion passe par l’accessibilité des écoles, des marchés, des centres de santé et des bâtiments publics. Il souligne également l’importance d’assurer un accès équitable à l’éducation, aux soins de santé, aux services sociaux, aux activités économiques et à la participation citoyenne. Il appelle les chefs communautaires, les autorités locales, les enseignants et les leaders religieux à sensibiliser la population, à combattre les préjugés et à défendre les droits ainsi que la dignité des personnes vivant avec un handicap.

Pour monsieur BISIMWA FUNDIKO, membre des organisations locales d’encadrement des personnes vivant avec handicap dans la cité de Kangando-Kiliba, les ONG mettent en œuvre plusieurs approches pour garantir une identification inclusive des bénéficiaires. Elles travaillent en collaboration avec les Organisations des Personnes Handicapées (OPH) et les relais communautaires, qui participent à l’identification des personnes concernées à travers des visites à domicile et des fiches de recensement. Les ONG renforcent également les capacités des relais communautaires, des chefs de quartier, des agents de santé et des agents psychosociaux afin de mieux prendre en compte les besoins spécifiques des personnes vivant avec un handicap.

Il explique aussi que les outils et les procédures d’identification sont adaptés afin de les rendre accessibles à tous, notamment grâce aux visites à domicile pour les personnes ayant des difficultés de déplacement. Les ONG évaluent ensuite leurs interventions en vérifiant si les bénéficiaires ont reçu l’assistance dans des conditions équitables, si leur avis a été pris en compte, si les distributions étaient accessibles et si leur dignité a été respectée. Ces évaluations permettent d’améliorer continuellement les actions humanitaires.

De son côté, WILLY SEREMBA, coordonnateur adjoint de l’organisation CRIPAD, rappelle que les personnes vivant avec un handicap sont particulièrement vulnérables en période de conflit ou de post-conflit. Elles subissent souvent l’exclusion et voient leurs possibilités de développement fortement réduites. Il regrette que certaines organisations ne tiennent pas suffisamment compte de leurs besoins spécifiques, tout en rappelant que le principe de l’inclusion exige que personne ne soit laissé de côté.

Article rédigé dans le cadre du projet « Habari Za Mahali », financé par La Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

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