Les sinistrés des incendies de Bushushu et Nyamukubi, hébergés notamment à Mushonezo, Katashola, Bushushu et Nyamukubi, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, lancent un appel à l’aide aux organisations humanitaires. Le manque d’abris adéquats, les difficultés d’accès à la nourriture et l’insuffisance des services de santé rendent leur quotidien particulièrement difficile, notamment en cette période pluvieuse.
Dans le site de Katashola, les conditions d’hébergement demeurent préoccupantes pour plusieurs familles affectées par les incendies. Faute d’abris adaptés, certains ménages restent exposés à la pluie, tandis que d’autres occupent des habitations dont l’état ne garantit pas une protection suffisante contre les intempéries.
Cette situation accentue la vulnérabilité des familles, qui doivent également faire face au manque de nourriture et aux difficultés de satisfaction de leurs besoins essentiels.
Pour ces sinistrés, l’accès à des abris d’urgence et à une assistance alimentaire constitue une priorité afin de leur permettre de vivre dans des conditions plus dignes et plus sûres.
Au-delà du logement et de l’alimentation, l’accès aux soins de santé représente une autre préoccupation. Selon les informations recueillies auprès des sinistrés, l’absence d’un poste de santé à proximité complique l’accès à une prise en charge médicale rapide.
Des cas de diarrhée sont signalés parmi les difficultés rencontrées par certaines familles. Dans ces conditions, les habitants expriment le besoin d’un meilleur accès aux services sanitaires afin que les personnes malades puissent bénéficier des soins nécessaires.
Les sinistrés appellent ainsi les organisations humanitaires à renforcer leur présence et à répondre aux besoins les plus urgents, notamment en matière d’hébergement, de nourriture et de santé.
A l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes, la situation des sinistrés de Bushushu et Nyamukubi rappelle les difficultés auxquelles les populations affectées font face après une catastrophe.
Au-delà de l’assistance immédiate, leurs besoins soulignent l’importance d’un accompagnement qui favorise le rétablissement de conditions de vie dignes et le renforcement de leur résilience. Les familles concernées espèrent une mobilisation accrue des acteurs humanitaires afin que les ménages les plus vulnérables puissent accéder à une aide adaptée à leurs besoins.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.

