L’argument autour des FDLR pour venir massacrer des millions des Rwandais ne tient plus d’autant plus que différents rapports démontrent clairement que ces forces résiduelles commettent plus de dégâts en RDC qu’au Rwanda (Cfr. Rapport mapping de l’onu, …).
c’est ce qu’indique une declaration de la société civile au sujet de la reunion ministerielle entre la Rdc et le Rwanda sur la situation de paix et de securite dans la partie Est de la RDC.Une declaration signée le Lundi 05 Août 2024 par Me Néné Bintu presidente du bureau de coordination de la société civile du sud-Kivu et dont une copie est parvenue à Kivutimes.
La société civile du sud-Kivu, rappelle qu’il n’y a jamais eu une attaque des prétendues FDLR contre le Rwanda à partir de la RDC pour dire que ce groupe, du reste résiduel, représente plus de menace pour la RDC que pour le Rwanda.
« Faudra-t-il rappeler en outre que la RDC a officiellement et à maintes reprises invité le Rwanda à venir traquer les FDLR en 2009, 2012 et dans d’autres opérations et qu’à cette occasion plus de 70.000 femmes congolaises ont été violées ? Pour nous, les véritables FDLR que le Rwanda cherche en RDC sont les minerais et l’influence territoriale pour imposer son emprise sur les provinces de la partie Est de notre pays. Il est clair que derrière le M23, le Rwanda et tous les groupes soutenus par des pays agresseurs de la RDC, il y a un réseau des vendeurs d’armes et de blanchisseurs des minerais du sang qui se moquent du génocide congolais. Ces réseaux sont essentiellement issus des pays qui sont officiellement représentés chez-nous. On peut alors se demander si le silence ou l’inaction de plusieurs pays puissants du monde n’est pas le fruit de cette réalité. »Souligne cette déclaration
La Société Civile du Sud-Kivu exige donc une prise de position claire sur la situation de la partie Est de la RDC.
« La tragédie congolaise devrait également mobiliser les nations du monde à l’instar de l’Ukraine et d’autres parties en conflit dans le monde. Les prises de positions équilibristes cachent en réalité un complot plus grand contre la RDC. »Peut-on lire dans ce document
Le Bureau de Coordination de la Société Civile dénonce et décourage également des congolais qui jouent le jeu de l’ennemi.
« Ces propres frères et sœurs congolais qui, pour des intérêts inavoués, choisissent de trahir leur pays en facilitant notamment les trafics illicites d’armes et des minerais doivent être dénoncés et subir la rigueur de la loi. »
La Société civile du Sud Kivu constate par ailleurs que le M23 avec le soutien de l’armée Rwandaise, a occupé des nouvelles agglomérations stratégiques dans le territoire de Rutshuru avant la fin de la trêve humanitaire et à la veille du Cessez le feu annoncé à Luanda. Il s’agit de Nyamilima, Ishasha et d’autres entités situées dans le groupement de Binza.
Notre source souligne que cette situation prouve à suffisance que ceux qui tuent, pillent dans la partie Est n’ont aucune volonté de laisser la guerre malgré le semblant volonté affiché.
Enfin le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu sollicite du gouvernement congolais d’impliquer les experts nationaux aguerris sur les thématiques de la paix, réconciliation et la sécurité dans la sous-région et réitère son soutien à tous les mécanismes régionaux.
Pour rappel lors de la deuxième réunion ministérielle sur la situation de la sécurité et de la paix dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC), facilitée par le Président angolais João Lourenço, il a été décidé le cessez le feu. Ce que le M23 n’a pas respecté.

