L’Association Nationale des Victimes du Congo (ANVC) a lancé un cri d’alarme face à la situation critique des victimes des récentes attaques meurtrières perpétrées dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Dans un communiqué publié ce samedi 6 juin 2026, l’organisation dénonce des conditions d’inhumation jugées contraires à la dignité humaine, ainsi qu’un manque cruel d’assistance aux familles endeuillées.
Selon l’ANVC, le bilan de ces violences est lourd : 19 civils ont été lâchement tués dans les quartiers Ngandi et Vemba au cours de la nuit du 30 au 31 mai 2026. Par ailleurs, 16 autres personnes ont perdu la vie dans les villages de Matete, Kitoho et Kingeche entre le 1er et le 2 juin.
À l’issue d’un suivi indépendant, l’association affirme avoir constaté de graves insuffisances dans la prise en charge humanitaire, psychologique, sanitaire et funéraire des victimes, y compris au sein des communautés autochtones.
Se référant à la législation congolaise sur la protection et la réparation des victimes de conflits armés, l’ANVC appelle les autorités nationales et les partenaires internationaux à diligenter des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités. Elle exige également un renforcement immédiat de l’assistance aux survivants et le strict respect de la dignité des personnes décédées.
À travers cette interpellation, l’organisation relance le débat crucial sur la protection des populations civiles et la lutte contre l’impunité qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo.

