Minova, 5 juin 2026 – Un cas de vol d’un lampadaire a été signalé dans le quartier de Rutchunda, au niveau du petit marché situé sur la Route nationale n°2. L’équipement, récemment installé dans le cadre d’un projet communautaire, a disparu seulement quelques heures après sa mise en place.
Ce lampadaire faisait partie des stratégies de réduction des risques de protection mises en œuvre par SOPROP en collaboration avec Oxfam, grâce à un financement de CDCS. L’objectif de cette initiative est d’améliorer la sécurité, la mobilité nocturne et les conditions de vie des habitants, particulièrement celles des femmes qui exercent de petites activités commerciales dans cette zone.
Selon plusieurs sources locales, le site d’installation avait été identifié et validé conjointement par les membres de la communauté, certaines autorités locales ainsi que les agents de SOPROP, conformément à des critères préétablis. Toutefois, lors de l’installation, un chef de quartier se serait autorisé à délocaliser le lampadaire du site initialement retenu vers un autre emplacement, sans l’autorisation ni l’appui de l’organisation.
Toujours selon ces sources, c’est à ce nouvel emplacement que le lampadaire aurait disparu dans la même soirée, suscitant de nombreuses interrogations au sein de la population.
Face à cette situation, les habitants demandent l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités et de retrouver l’équipement volé. Ils estiment que cet acte compromet les efforts entrepris pour renforcer la sécurité dans une zone particulièrement exposée à l’obscurité pendant la nuit.
Les vendeurs du petit marché, les femmes commerçantes ainsi que les autres usagers de cette partie de Rutchunda regrettent la disparition de cette infrastructure qui représentait un véritable espoir pour améliorer la sécurité des personnes et des biens.
À la suite de cet incident, SOPROP a décidé de suspendre temporairement l’installation des autres lampadaires prévus à Rutchunda jusqu’à ce que le lampadaire disparu soit retrouvé. L’organisation poursuit néanmoins les travaux d’installation dans d’autres quartiers de la cité de Minova.
La communauté appelle les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à s’impliquer afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’apporter une assistance à cette population déjà confrontée à de nombreux défis liés à l’insuffisance de l’éclairage public.
Pour les habitants, la protection des biens communautaires demeure une responsabilité collective indispensable au développement local et à la réussite des projets mis en œuvre au bénéfice de la population.
Par AIME HAMULI

