Au quatrième jour de l’activité, les participants ont été formés sur les textes légaux qui promeuvent le droit de tous à l’acquisition de terrains pour l’exploitation agricole, dans le cadre de la promotion du genre en impliquant femmes et hommes dans la culture du haricot. Ils ont également reçu des informations sur les approches de communication sociale et de changement comportemental pour promouvoir une utilisation accrue des haricots riches en protéines, zinc et fer. Ces activités incluent aussi la validation des sites de multiplication de semences de haricot à Lubarika et Luvungi, supervisée par le SENAM et le SNV, services de l’État congolais.
Le jeudi 17 juillet 2024, troisième jour de cette initiative, les agrimultiplicateurs ont reçu des informations sur l’agribusiness dans le système semencier. Les formateurs ont présenté les opportunités de financement pour l’ouverture de nouvelles perspectives dans la production et la commercialisation du haricot. Une équipe du CIAT s’est rendue à Mulenge dans le haut plateau d’Uvira pour valider le site de multiplication de semences de haricot à Bushajaga, choisi par la COPAMU, une coopérative agricole de Mulenge. L’équipe a également visité Nyamutiri et l’organisation paysanne OADR.
Après avoir été formés sur les différentes orientations pour une culture judicieuse du haricot, les participants ont récapitulé l’activité précédente. Le formateur a insisté sur les normes établies par l’État congolais et les parties prenantes dans le secteur de la production semencière, puis a abordé les prévisions pour le jour. Les participants ont été formés sur les technologies semencières et la certification des semences. À la demande de l’assistance concernant la construction d’un dépôt de récoltes, Madame Lydie Mulonda du CIAT a encouragé les participants à s’investir dans la production semencière à grande échelle, ce qui pourrait ouvrir d’autres opportunités de soutien.
Le formateur a expliqué les collaborations nécessaires entre acteurs pour une production semencière conforme aux règles établies, tandis que Tunga Raymond du Service National des Semences (SENASEM) a souligné les critères de sélection d’un champ semencier. Les femmes ont partagé leur expérience sur les techniques locales de conservation des semences. Le deuxième intervenant, Telesfor Mirindi, chargé du Programme National des Légumineuses à l’INERA, a parlé de la protection des plantes et de la lutte contre les maladies.
Le Service National de Vulgarisation a formé les participants sur la pratique de parcelles de démonstration pour la vulgarisation des nouvelles variétés et technologies. Rappelons que ces quatre jours de formation se sont tenus dans le cadre du projet “Culture de Haricot pour l’Empouvoirement de la Femme à l’Est de la République Démocratique du Congo (CHEFe)”, financé par les Affaires Mondiales Canada, en appui aux initiatives de l’Alliance Panafricaine pour la Recherche sur les Haricots (PABRA).

