Bukavu, le 5 juin 2026 :La Dynastie Signature Solution (DSS), sous le leadership du patriarche Cyprien Birhingingwa Mugabo, et la dynamique « Debout Julien Manegabe » ont officiellement décidé d’unir leurs efforts. Objectif : œuvrer ensemble pour l’intérêt supérieur de la population.
Animées par une vision commune, des objectifs convergents et un plan d’action partagé, orienté vers le développement communautaire, ces deux structures scellent un partenariat stratégique fondé sur la solidarité, la complémentarité et l’engagement citoyen. Cette alliance vise à renforcer leur capacité d’action sur le terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations locales.
La cérémonie de jumelage s’est déroulée ce jeudi 4 juin 2026 à Bukavu, en présence d’acteurs clés, de points focaux et de représentants des communautés de Kadutu et de Bagira. Cette rencontre a permis aux différentes parties prenantes de réaffirmer leur détermination à travailler main dans la main pour promouvoir le développement local, la cohésion sociale et le bien-être collectif.
Plus qu’un simple jumelage, cet accord marque une véritable union des forces vives autour d’un idéal commun : servir la population et contribuer durablement à son épanouissement.
Ce partenariat témoigne de la volonté des deux organisations de mutualiser leurs compétences, leurs expériences et leurs ressources afin de relever efficacement les défis sectoriels. C’est un tournant majeur pour le développement communautaire de la région, et un véritable ouf de soulagement pour les habitants.
Depuis le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans la ville et le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, le renforcement des mécanismes de paix durable figure parmi les priorités absolues des acteurs locaux. Après plusieurs épisodes d’insécurité et de tensions communautaires, les initiatives visant à consolider la cohésion sociale se multiplient. Mais une question demeure : quels sont aujourd’hui les mécanismes locaux qui contribuent réellement à la construction de la paix à Uvira ?
Pour de nombreux acteurs de la société civile, la paix n’est pas seulement l’affaire des autorités administratives ou des organisations spécialisées. Elle repose avant tout sur l’implication de chaque citoyen. C’est la conviction d’Emmanuel Abedy, coordonnateur urbain du mouvement citoyen Machozi ya Raiya dans la ville d’Uvira. Selon lui, chaque citoyen responsable doit participer activement à la recherche et au maintien de la paix. « La question de la paix doit préoccuper tout le monde », affirme-t-il. Dans cette perspective, son organisation a lancé la campagne Amani Kwetu, une initiative communautaire destinée à sensibiliser les populations sur l’importance du vivre-ensemble, du dialogue et du respect mutuel entre les différentes communautés.
À travers cette campagne, des séances de sensibilisation sont organisées dans plusieurs quartiers afin d’encourager les habitants à privilégier les solutions pacifiques face aux différends qui peuvent surgir dans la vie quotidienne. Pour les promoteurs de cette initiative, la prévention des conflits passe par une prise de conscience collective et un engagement citoyen permanent. Dans la cité de Sange, située dans la plaine de la Ruzizi, d’autres mécanismes locaux jouent également un rôle déterminant dans la consolidation de la paix. Les leaders religieux et les leaders d’opinion y sont particulièrement actifs. Selon Mudeda Paul, chef de cité de Sange, ces personnalités influentes contribuent de manière significative au renforcement de la cohésion sociale à travers des séances d’échanges communautaires, des rencontres de dialogue et diverses activités organisées au sein des confessions religieuses. « Les leaders religieux et les leaders d’opinion ont une influence importante parce qu’ils sont suivis par de nombreuses personnes qui accordent du crédit à leurs messages », explique-t-il.
Grâce à leur proximité avec les populations, ces acteurs constituent souvent un relais efficace pour promouvoir les valeurs de tolérance, de réconciliation et de coexistence pacifique. Leur action est d’autant plus importante dans un contexte où les blessures laissées par les crises passées nécessitent un travail continu de rapprochement entre les communautés. Les lieux de culte deviennent ainsi des espaces privilégiés de sensibilisation et de dialogue, permettant de prévenir les tensions et de renforcer la confiance mutuelle. Les organisations humanitaires apportent également leur contribution au renforcement des mécanismes locaux de paix. C’est notamment le cas de l’organisation CRIPAD qui accompagne les communautés dans la gestion pacifique des conflits. Selon Willy Seremba, coordinateur adjoint de cette organisation, l’approche adoptée consiste d’abord à identifier les conflits existants avant de définir les stratégies appropriées pour leur résolution. Cette démarche permet de répondre aux causes profondes des tensions et de favoriser des solutions durables. « Nous poursuivons un travail continu de sensibilisation afin de réduire les conflits entre communautés, entre individus et entre différents groupes sociaux », indique-t-il.
Le CRIPAD travaille en étroite collaboration avec les comités de développement présents dans les quartiers afin de faciliter la médiation entre les parties en conflit. Ces structures communautaires jouent un rôle essentiel dans la prévention et la résolution des différends locaux grâce à leur connaissance du terrain et à leur proximité avec les populations. Pour Willy Seremba, la consolidation de la paix exige une vigilance permanente. Il appelle ainsi les acteurs engagés dans la promotion de la paix à poursuivre leurs efforts malgré les difficultés rencontrées. « Les conflits naissent chaque jour dans la société. Les acteurs de paix ne doivent pas baisser les bras », insiste-t-il.
Article rédigé dans le cadre du projet « Habari Za Mahali », financé par La Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
Minova, 4 juin 2026 :- Une situation inhabituelle a été observée ce jeudi dans plusieurs centres de passation de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) à Minova, dans la province du Sud-Kivu. Jusqu’à 11 heures locales, les épreuves n’avaient toujours pas débuté alors que les élèves étaient présents depuis les premières heures de la matinée.
Selon les informations recueillies sur place, les candidats ont été rassemblés dans les centres d’examen et ont participé à la cérémonie habituelle marquée notamment par l’exécution de l’hymne national de la République démocratique du Congo. Cependant, après cette étape, les élèves sont restés à l’extérieur des salles d’examen sans qu’aucune épreuve ne soit lancée.
Cette longue attente suscite l’inquiétude chez plusieurs candidats. Certains élèves interrogés affirment ressentir de la fatigue et du stress avant même le début des examens, pourtant très attendus après plusieurs années d’études primaires.
« Nous sommes arrivés tôt le matin. Nous attendons depuis plusieurs heures et nous commençons déjà à nous fatiguer », a confié un candidat rencontré dans un centre de passation.
Les parents et les élèves s’interrogent sur les raisons de ce retard et craignent que cette situation n’affecte les performances des candidats lors des épreuves. Ils appellent les autorités éducatives compétentes à intervenir rapidement afin de permettre le bon déroulement de l’examen dans des conditions favorables.
L’ENAFEP constitue une étape importante dans le parcours scolaire des élèves congolais, marquant la fin du cycle primaire et l’accès à l’enseignement secondaire. Les candidats de Minova espèrent ainsi que les dispositions nécessaires seront prises dans les meilleurs délais afin que les examens puissent se dérouler normalement.
Plusieurs quartiers de la ville de Bukavu font face à une pénurie persistante d’eau potable en début de la saison sèche. Cette situation inquiète les professionnels de santé alors que les populations sont appelées à renforcer les mesures d’hygiène pour prévenir la propagation de la maladie à virus Ebola.
Les habitants des quartiers Chai, Panzi, Muhungu, Buholo et Kasha figurent parmi les plus touchés par cette carence en eau, devenue un véritable défi sanitaire dans un contexte marqué par la vigilance face à l’épidémie d’Ebola signalée dans la province.
Le docteur Willy Murhula, agent sanitaire à Bukavu, estime que cette pénurie risque de fragiliser les efforts de riposte contre la maladie.
Selon lui, l’accès à l’eau constitue un élément essentiel dans l’application des mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires.
« Sans eau, il devient difficile, voire impossible, de respecter la première mesure de prévention qui consiste à se laver régulièrement les mains. L’eau est indispensable pour l’hygiène personnelle, le nettoyage des vêtements, de la vaisselle, des aliments et même pour la consommation quotidienne », explique-t-il.
Le professionnel de santé souligne que l’insuffisance d’eau potable pourrait favoriser la propagation non seulement d’Ebola, mais également d’autres maladies liées à l’insalubrité et à la consommation d’eau contaminée.
Face à cette situation, il appelle la REGIDESO à renforcer les efforts afin d’améliorer l’approvisionnement en eau potable dans les différents quartiers de la ville.
En attendant une amélioration de la desserte en eau, le docteur Willy Murhula recommande à la population de recourir à des sources alternatives, notamment l’eau du lac Kivu, de la rivière Ruzizi ou d’autres cours d’eau disponibles, tout en veillant à la traiter avant toute utilisation.
« L’eau provenant de ces sources doit être bouillie ou désinfectée à l’aide de produits de purification disponibles dans les pharmacies afin d’éviter les risques sanitaires », conseille-t-il.
L’agent sanitaire rappelle également que la lutte contre Ebola ne repose pas uniquement sur le lavage des mains. Il invite la population à maintenir les autres mesures de prévention, notamment le port du masque lorsque nécessaire, l’évitement des contacts directs avec les personnes malades ou leurs fluides corporels, le respect de l’hygiène respiratoire et la limitation des rassemblements de masse.
Il recommande par ailleurs aux habitants de signaler rapidement aux services de santé toute personne présentant des symptômes suspects afin de faciliter une prise en charge rapide et de limiter les risques de contamination au sein des communautés.
Alors que la saison sèche accentue les difficultés d’accès à l’eau potable dans plusieurs quartiers de Bukavu, les acteurs sanitaires insistent sur l’urgence de renforcer les infrastructures d’approvisionnement en eau, considérées comme un pilier essentiel de la prévention contre Ebola et d’autres maladies infectieuses.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Mungbwalu : Face à la menace grandissante de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, la synergie des acteurs de la santé continue d’accélérer les stratégies de riposte. Ce mercredi 3 juin, une importante délégation conjointe composée de représentants de l’UNICEF, du ministère national de la Santé et de l’organisation REMED s’est rendue d’urgence dans la Zone de Santé (ZS) de Mungbwalu.
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L’objectif principal de cette mission de terrain est double : présenter officiellement le projet de riposte et élaborer un calendrier d’activités urgentes pour contenir la propagation du virus. Mungbwalu étant actuellement considéré comme l’épicentre de l’épidémie, chaque minute compte, derrière chaque chiffre présenté, il y a des enfants et des femmes qui meurent. Dès leur arrivée, les membres de la délégation ont tenu une séance de travail stratégique avec les forces vives locales, notamment : Le bourgmestre de la commune de Mungbwalu, le Médecin Chef de Zone (MCZ) et l’animateur communautaire. « Les discussions ont essentiellement tourné autour de l’évaluation des besoins prioritaires sur le terrain et de la définition d’une méthodologie de travail commune pour traquer et stopper efficacement la maladie à virus Ebola », confie Mr Pacôme – Honoré Bisimwa chef des programmes pays du REMED.
Consciente que la victoire contre et l’éradication d’Ebola repose sur une coordination parfaite, la délégation a également établi des contacts étroits avec d’autres géants de l’action humanitaire et sanitaire déjà présents dans la région, à savoir l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) et MSF (Médecins Sans Frontières). Cette démarche vise à cartographier et partager les différents plans d’intervention de chaque acteur. L’objectif est de coordonner les activités avec d’autres acteurs sur le terrain, d’optimiser les ressources disponibles et de maximiser l’impact des actions de sensibilisation et de prise en charge pour une adhésion communautaire au changement de comportement auprès de la population de Mungbwalu.
REMED travaille dans le pilier CREC pour lutter contre les rumeurs au sujet de cette maladie en intensifiant des sensibilisations à la communauté via les medias, la formation des relais communautaires et bien d’autres. Ce projet est exécuté par le REMED et financé par l’UNICEF. Les activités s’inscrivent dans le cadre du projet de Communication sur les Risques et l’Engagement Communautaire (CREC) et de surveillance à base communautaire dans la réponse à la maladie à Virus Ebola dans la province de l’Ituri.
L’accès à l’eau potable demeure un véritable casse-tête pour de nombreuses familles d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Déjà éprouvées par les conséquences de la crise sécuritaire et humanitaire, les populations locales font face à d’importantes difficultés d’approvisionnement en eau, avec des répercussions directes sur la scolarisation des enfants, la santé publique et les conditions de vie des ménages.
Pour certains habitants, la surfacturation des services de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) constitue l’un des principaux obstacles à l’accès à cette ressource vitale. Pour d’autres, c’est l’éloignement des points d’approvisionnement, notamment des rivières, qui complique davantage leur quotidien. Une habitante d’Uvira, ayant requis l’anonymat, témoigne que de nombreux enfants consacrent plusieurs heures par jour à la recherche de l’eau. Cette situation entraîne des retards répétés à l’école et, dans certains cas, des absences prolongées. « Les enfants passent beaucoup de temps à chercher de l’eau. Ils arrivent souvent en retard à l’école et certains manquent même les cours parce qu’ils doivent parcourir de longues distances pour atteindre les points de puisage », explique-t-elle.
Le coordinateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) dans l’axe sud du Sud-Kivu indique que son organisation a déjà entrepris plusieurs démarches auprès de la REGIDESO afin de plaider pour une révision de la tarification, jugée inadaptée aux réalités économiques de la population.Selon Mafikiri Mashimango Martin, de nombreux ménages renoncent à l’eau distribuée par la REGIDESO en raison des coûts qu’ils considèrent excessifs. Faute de moyens financiers suffisants, ces familles se tournent vers des sources alternatives, notamment les rivières et d’autres points d’eau non sécurisés.
Cette situation n’est pas sans conséquences sur la santé publique. L’infirmier titulaire du Centre de santé Tanganyika, Jérémie Sosthène, alerte sur les risques sanitaires auxquels s’exposent les habitants d’Uvira en consommant de l’eau non traitée. « Cette problématique touche plusieurs quartiers de la ville. Les maladies diarrhéiques figurent parmi les principales pathologies liées à la consommation d’une eau impropre », souligne-t-il. Face à cette réalité, le professionnel de santé recommande à la population de traiter l’eau avant toute consommation, notamment à l’aide de comprimés de purification ou en la faisant bouillir.
Pour répondre durablement à cette problématique, plusieurs acteurs plaident pour des actions concrètes visant à améliorer l’accès à l’eau potable dans la ville. SETY Buyonde, président de la Croix-Rouge RDC, sous-délégation d’Uvira, insiste sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation afin de promouvoir de bonnes pratiques en matière de consommation d’eau traitée. Selon lui, la lutte contre les maladies liées à l’eau ne relève pas uniquement de la responsabilité des organisations humanitaires. Les autorités locales ont également un rôle essentiel à jouer dans l’éducation et la sensibilisation des communautés sur l’importance de l’eau potable pour la santé et le développement.
Article rédigé dans le cadre du projet « Habari za Mahali », financé par La Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
Face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Miti-Murhesa, plusieurs organisations humanitaires et institutions sanitaires intensifient leur accompagnement afin de prévenir la propagation de l’épidémie dans cette partie du territoire de Kabare.
Parmi les principaux acteurs engagés dans la riposte figurent l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, la Division Provinciale de la Santé (DPS), Médecins du Monde ainsi que le Réseau des Médias pour le Développement (REMED). Ces partenaires apportent un soutien technique, logistique et communautaire aux autorités sanitaires locales.
Médecins du Monde, en collaboration avec la DPS et le Bureau Central de la Zone de Santé de Miti-Murhesa, organise plusieurs séances de briefing sur la maladie à virus Ebola à l’intention des infirmiers titulaires et des relais communautaires des aires de santé de Kahungu, Lwiro, Cahoboka et Kavumu.
Ces formations visent à renforcer les capacités des acteurs de terrain en matière de surveillance à base communautaire, afin de faciliter la détection précoce et la remontée rapide des alertes vers les structures sanitaires compétentes.
Dans le domaine de la communication, le Réseau des Médias pour le Développement (REMED), avec l’appui de l’UNICEF, collabore avec plusieurs radios locales de la zone pour diffuser des messages de sensibilisation destinés à informer les populations sur les mesures de prévention et les comportements à adopter face à la maladie.
De son côté, l’Organisation Mondiale de la Santé soutient les activités de suivi des cas contacts à travers l’appui aux relais communautaires. L’OMS contribue également à l’approvisionnement de la zone en équipements de protection individuelle (EPI) et participe à l’encadrement technique des prestataires de santé lors des différentes sessions de formation.
Par ailleurs, un pilier dédié à la Communication sur les Risques et à l’Engagement Communautaire (CREC) a été mis en place dans la zone de santé. Sa mission consiste à mener quotidiennement des activités de sensibilisation dans les villages et quartiers afin de renforcer l’adhésion des communautés aux mesures de prévention et de lutte contre Ebola.
Les autorités sanitaires et leurs partenaires rappellent que l’implication active des communautés demeure essentielle pour limiter la propagation du virus et protéger les populations exposées.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.
Les déplacés et retournés vivant dans les groupements de Ziralo et de Mubuku, dans la zone de santé de Bunyakiri en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, alertent sur le manque de kits WASH (eau, hygiène et assainissement) nécessaires à leur protection contre la maladie à virus Ebola, alors que la province demeure en état d’alerte face à cette épidémie.
Cette préoccupation a été exprimée lors des séances de sensibilisation organisées par les infirmiers locaux. Ces activités visaient à promouvoir le respect des mesures barrières contre Ebola et à lutter contre les fausses informations entourant la maladie.
Au cours des échanges, plusieurs déplacés ont souligné leur incapacité à appliquer les recommandations sanitaires faute de moyens matériels. Selon eux, l’absence de savon, de dispositifs de lavage des mains, de cache-nez et d’un accès suffisant à l’eau potable les expose davantage aux risques de contamination.
« Si Ebola arrivait aujourd’hui à Bunyakiri, les déplacés seraient parmi les premières victimes, car nous ne disposons d’aucun moyen de protection. Nous manquons de lave-mains, de savon et même de masques. Nous demandons aux organisations humanitaires de nous appuyer afin de protéger nos enfants et nos familles », témoigne Bwale Kisoo, président des comités des déplacés de Ziralo.
La même inquiétude est partagée dans les villages de Ramba et Kachiri, situés dans le groupement de Mubuku. Gentil Majibu, l’un des responsables des déplacés de cette zone, affirme que les conditions de vie restent extrêmement précaires, aggravées par l’insuffisance de l’assistance humanitaire.
Au-delà des besoins en kits d’hygiène, les déplacés évoquent également les difficultés liées à l’alimentation et à la santé des enfants. Selon leurs témoignages, de nombreux ménages déplacés vivent depuis plusieurs mois sans assistance suffisante, entraînant une hausse des cas de malnutrition infantile.
« Beaucoup d’enfants souffrent de malnutrition à cause du manque de nourriture. Les familles traversent d’énormes difficultés et les besoins restent considérables dans les sites de déplacement », explique un responsable communautaire de Kachiri.
Face à cette situation, les communautés déplacées et retournées appellent les organisations humanitaires, les partenaires de santé et les autorités compétentes à renforcer leur soutien en distribuant des kits WASH adaptés aux mesures de prévention contre Ebola.
Les bénéficiaires estiment qu’une intervention rapide permettrait non seulement de réduire les risques de propagation de la maladie, mais aussi d’améliorer les conditions de vie déjà fragilisées par les déplacements prolongés et les crises humanitaires qui affectent la région.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencija.
Le Secrétaire Exécutif de l’Agence de Facilitation de Transport de Transit du Corridor Central (AFTTCC), Maître Flory Okandju Okonge, a pris une part active à la 11ᵉ édition du Forum Expo-Béton 2026. Tenue à Kalemie (Province du Tanganyika, RDC) le 31 Mai 2026, cette édition a mis en lumière l’impact crucial des infrastructures multimodales sur l’intégration régionale et le développement économique congolais.
La 11ᵉ édition du Forum Expo-Béton 2026 s’est déroulée sous le haut patronage du Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, représenté pour l’occasion par l’Honorable Jean-Michel Sama Lukonde, Président du Sénat.
L’événement a réuni un parterre de choix, parmi lesquels :Le Gouverneur de la Province du Tanganyika,le Commissaire régional de Kigoma (République-Unie de Tanzanie), l’Ambassadeur Simon Sirro ,des officiels des gouvernements tanzanien et congolais et les partenaires techniques et financiers, des investisseurs, ainsi que des opérateurs du secteur privé.
Intervenant lors du panel consacré à l’état des infrastructures multimodales dans la région du Tanganyika , sous le thème « Le Corridor Central et son impact sur la République Démocratique du Congo » , Maître Flory Okandju Okonge a salué le leadership de l’Honorable Jean Bamanisa, président d’Expo-Béton, pour avoir instauré cet espace majeur de dialogue et de promotion des investissements.
Le Secrétaire Exécutif a rappelé le rôle névralgique du Corridor Central. Cette plateforme multimodale intégrée relie le port de Dar es Salam aux pays de l’hinterland, notamment :la RDC, le Burundi, le Rwanda,l’Ouganda,le Malawi et la Zambie
La RDC demeure le principal utilisateur du Corridor Central et le plus grand marché générateur de fret pour le port de Dar es Salaam. Au cours de l’exercice 2024/2025, près de 6 millions de tonnes de marchandises destinées à la RDC y ont transité, représentant environ 60 % du trafic total de transit.
Le Secrétaire Exécutif a mis en lumière les progrès significatifs enregistrés depuis la signature, en juillet 2022 à Kalemie, du Protocole d’Accord bilatéral entre la Tanzanie et la RDC.
Il a signalé le développement du nouveau port de Kalemie à Mutowa, la modernisation du port de Kigoma et le déploiement des ports secs de Kwala, Katosho, Kasumbalesa et Kalemie.
Il y a aussi la modernisation du transport sur le lac Tanganyika, portée par les efforts de la Tanzania Shipping Company Limited (TASHICO) et du Gouvernement de la RDC pour réhabiliter leurs flottes respectives.
Pour le Secteur ferroviaire et routier, le secrétaire exécutif du corridor central a signalé le déploiement du chemin de fer à écartement standard (SGR), la réhabilitation des infrastructures de la SNCC, ainsi que les grands projets routiers connectant Kalemie aux zones minières et économiques stratégiques de la région.
En conclusion, Maître Flory Okandju Okonge a insisté sur l’urgence d’accélérer le financement des infrastructures stratégiques et de renforcer l’implication du secteur privé. Pour l’AFTTCC, l’harmonisation des politiques de facilitation des échanges et la multi modalité restent les leviers indispensables pour soutenir l’intégration régionale et maximiser les opportunités de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).
Il a enfin réaffirmé l’engagement indéfectible de l’AFTTCC à accompagner les États membres dans la promotion de corridors compétitifs, efficaces et capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations africaines.
Depuis le début de la crise sécuritaire, les relations entre les communautés se sont détériorées à Uvira,entraînant une perte de confiance et des divisions ausein de la population. Dans un entretien a ccordé à notre rédaction, Claude Watuna, président du Barza intercommunautaire des jeunes d’Uvira, identifie l’insécurité causée par les porteurs d’armes comme l’un des principaux facteurs à l’origine des tensions entre les communautés.
Selon lui, l’absence de dialogue entre les différentes ethnies vivants à Uvira et dans ses environs constitue une menace pour lacohésion sociale.Ilappelle les communautés ainsi que les acteurs de paix à privilégier le dialogue afin de réduire les tensions existantes et de renforcer le vivre-ensemble.
Dans la cité de Kagando à Kiliba, une localité située dans la plaine de la Ruzizi, les leaders communautaires et religieux jouent également un rôle important dans la prévention et la gestion des conflits.
Le pasteur Kimimbi Musuma Mathias explique que les responsables religieux s’appuient sur la parole de Dieu ainsi que sur des séances d’échanges communautaires pour rapprocher les populations et favoriser la résolution pacifique des différends.
Selon lui, les accusations infondées liées à la sorcellerie figurent parmi les conflits qui menacent aujourd’hui la cohésion sociale dans la plaine de la Ruzizi.Il estime que le dialogue et la sensibilisation demeurent des outils essentiels pour prévenir cestensions.
Deson côté, Dr John Kabonderwa Cléophas, membre du Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu(CPJ), souligne les efforts entrepris pour lutter contre les discours de haine et les conflits entre les jeunes issus de différentes tribus. Dans cette optique, le CPJ a organisé un tournoi de foot ball intercommunautaire visant à rapprocher les communautés et à promouvoir la paix ainsi que la cohésion sociale à Uvira. Selon lui,cette initiative démontre que les activités sportives constituent un puissant facteur de rapprochement entre les populations.
Ilsefélicite des résultats obtenus dans la lutte contre les tensions et les conflits intercommunautaires.
Article rédigé dans le cadre du projet«Habari Za Mahali», financé par La Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,COMEL-RDC et UFMP.