RD Congo – Sud-Kivu : Deux morts et quatre blessés dans une embuscade attribuée aux rebelles Gumino à Bibokoboko

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Bibokoboko, 13 janvier 2019 : – Une embuscade meurtrière a coûté la vie à deux personnes et fait quatre blessés, samedi 12 janvier 2019, dans la localité de Bibokoboko, secteur de Mutambala, territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.

Les faits se sont déroulés aux environs de 14 heures, alors que trois motos transportant six personnes quittaient Bibokoboko en direction de Bukavu. Entre Baraka et Bibokoboko, elles ont été interceptées par des hommes armés. Les victimes ont essuyé des tirs, entraînant la mort de deux passagers et des blessures graves pour quatre autres. Les survivants ont également été battus et dépouillés de leurs effets personnels.

La coordination de la société civile de Bibokoboko, située à une dizaine de kilomètres du lieu de l’attaque, a confirmé le bilan auprès du Kivu Times.

« Hier, le 12 janvier 2019, trois motos transportant six personnes se rendaient à Bukavu en provenance de Bibokoboko. Arrivés entre Baraka et Bibokoboko, ils ont été pris en embuscade par des rebelles de Gumino et ont essuyé des tirs, faisant deux morts et quatre blessés. D’autres ont été battus et dépouillés de leurs biens »

Le 13 janvier, une équipe du Kivu Times s’est rendue au centre de santé de Baraka, où les blessés recevaient des soins. Parmi eux, Essombo Bahati, blessé à la jambe, a accepté de témoigner.

« Nous avons été attaqués par les rebelles de Gumino. Nous soupçonnons Makangura Sebatware Jackson de nous avoir trahis. Il aurait conduit ces hommes en provenance de Kigali, avec l’aide de  Kayiranga James qui a été tué», a-t-il déclaré

« Ces rebelles sont des Banyamulenges, et nous pensons qu’ils ont été informés à l’avance de notre passage pour nous voler »

Les accusations portées contre Makangura n’ont pas encore été confirmées. Selon les témoignages recueillis, ce dernier aurait quitté précipitamment le centre de santé en compagnie de Safari, Leur localisation reste inconnue à ce jour.

La police du commissariat de Bibokoboko a indiqué être intervenue rapidement après l’embuscade, mais n’a pas pu appréhender les auteurs de l’attaque, qui s’étaient déjà repliés.

Cette attaque s’inscrit dans un climat sécuritaire extrêmement préoccupant dans le territoire de Fizi, où plus de 50 groupes armés sévissent selon les derniers rapports des Nations Unies. Ces milices sont accusées de meurtres, de pillages, de violences sexuelles et d’incendies de villages.

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