RDC : 12 nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias documentés par PPI au mois Mars 2024

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L’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) a documenté du 1er au 31 mars 2024 Douze (12) nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias en RDC ».

C’est ce qu’indique PPI dans son Feuillet n°065 de Monitoring des violations et abus contre les DDH, Journalistes et Médias en RDC dont une copie est parvenue au journal en ligne Kivutimes le dimanche 08 Avril 2024.

Dans ce rapport signé par Jonathan Magoma son Directeur des Programmes et Directeur Exécutif a.i , PPI dit que la province du Tanganyika enregistrée, six (6) journalistes du territoire de Moba qui vivent sous menaces des services de sécurité pour avoir Co-animé une émission à travers laquelle les invités et les auditeurs ont dénoncé l’insécurité devenue grandissante dans leur entité.

A Bukavu poursuis notre source, un (1) journaliste a été brutalisé et son matériel de travail ravi par des brigadiers de l’Institut Supérieur Pédagogique ISP/Bukavu alors qu’il couvrait la manifestation des parents d’élèves de l’école d’application de cette institution qui manifestaient contre le traitement inhumain que les dirigeants de l’école infligent à leurs enfants non en règle avec les frais scolaires.

Au Sud-Kivu toujours, une (1) activiste pro démocratie est poursuivie en justice au parquet général du Sud-Kivu à Bukavu suite à une plainte portée contre elle par un ancien gouverneur de province dont elle a dénoncé la mauvaise gestion.

Dans le territoire d’Uvira, toujours au sud-Kivu un (1) DDH est sous menaces de mort de la part de certains jeunes du milieu et qui a été contraint de fouir son village après avoir dénoncé les échauffourées des jeunes Bafuliru et Barundi en conflit interethnique.

Dans la ville-province de Kinshasa, un (1) activiste pro démocratie est sous menaces d’arrestation par des services de renseignement pour avoir dénoncé, lors des funérailles de l’ancien député et porte-parole du parti politique Ensemble pour la république Chérubin Okende, l’injustice et la partialité avec lesquelles les enquêtes sur son meurtre ont été menées.

Egalement dans la province du Maniema, un (1) DDH du territoire de Kasongo vit sous menaces de la part du chef de chefferie de Basonge dont il a dénoncé l’arrestation arbitraire de plusieurs enfants.

Dans la même province en le territoire de Kabambare, une (1) DDH est menacée de mort par un milicien du groupe Malaika après son évasion de la prison où il était détenu pour viol suite aux dénonciations faites par la DDH.

Suite à ces incidents, PPI demande au gouvernement congolais de veiller au respect strict de tous les textes légaux qui promeuvent les droits des DDH, journalistes et médias afin de garantir la liberté de la presse et celle d’expression.

Aux responsables des forces armées, de la police et de services de sécurité PPI leur demande de veiller au respect par leurs éléments de l’ordre et la discipline qui régissent leur profession, ainsi qu’au respect des lois de la république afin de mettre fin aux bavures commises à l’égard des DDH et de toute la population en général.

Il demande au parlement de veiller au respect et à la mise œuvre des textes légaux et renforcer le contrôle dans l’exécution de ces derniers afin de se rassurer que le gouvernement veille au respect strict de tous les textes légaux qui promeuvent les droits des DDH, journalistes et médias afin de garantir la liberté de la presse et celle d’expression en RDC.

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