L’insécurité connaît une recrudescence alarmante ces derniers jours dans la ville de Baraka, située au sud de la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
Cette situation s’est détériorée avec le déploiement de l’unité dite « Hiboux ». Ces militaires sont pointés du doigt par la population pour des actes de tracasseries récurrents, principalement durant les heures nocturnes. Le bilan est lourd : plusieurs personnes blessées par balles et de nombreux cas de spoliation de biens, notamment des téléphones portables et des sommes d’argent.
Victime de cette montée de violence, la population lance un SOS aux autorités militaires. Les habitants exigent des mesures urgentes pour garantir la sécurité des civils et le respect du droit à la libre circulation.
Sous le sceau de l’anonymat, un habitant s’est confié à la rédaction de Kivutimes. Il témoigne avoir été victime de tortures physiques dans une position tenue par cette unité, située entre la concession de l’Église catholique et le quartier Matata, dans la nuit du lundi au mardi 14 avril 2026.
« J’ai quitté le centre-ville pour regagner mon domicile au quartier Kichanga aux environs de 19h. Arrivé au niveau du mur de l’hôpital de MSF, des militaires “Hiboux” m’ont intercepté. Ils m’ont torturé avant de me ravir mes deux téléphones et une somme d’argent. Nous étions pourtant satisfaits de l’arrivée de cette unité, croyant qu’elle venait pour nous protéger, mais c’est malheureusement le contraire », a-t-il déploré avec amertume.
Ce cas n’est pas isolé. Pour rappel, le lundi dernier, une femme a été grièvement blessée au même endroit après avoir refusé de céder son téléphone portable à ces militaires.
Face à ces dérapages, l’opinion publique attend désormais une réaction ferme du commandement militaire pour restaurer la discipline au sein des troupes et assurer la protection des citoyens.

