Dans la zone de lAfrique subsaharienne et particulièrement en RDC, le paludisme demeure l’une des maladies responsables de nombreux décès chaque année . Cette situation sexplique notamment par son caractère de transmission permanente, des conditions climatiques favorable et la présence de moustiques dans la région.
Dans la ville et territoires d’Uvira, cette maladie connait une recrudescence observée à travers laugmentation des cas . plusieurs facteurs y contribuent , notamment le surpeuplement lié aux déplacements massifs, le non respect de mesures de preventions et la vulnérabilité accrue des populations.
Selon Neema Njila, infirmière au centre de santé la Fantaisie, plusieurs facteurs déterminent la transmission du paludisme à Uvira, Elle souligne en particluier mettant linsuffisance des mesures dassainissement, la présence des moustiques ainsi que les pratiques dhygiène chez une partie de la populations qui aggravent lexposition à cette pathologie.
” La malaria se transme par la piqûre du moustique du genre anophèle infecté…” A-t-elle fait savoir, tout en mettant en évidence l’environnement dont , selon elle, peut influencer positivement la transmission du malaria étant donné qu’une fois l’environnement est mal sain, celà peut favoriser la prolifération des moustiques
Ainsi, elle appelle la population à se créer un environnement efficace en évitant de jeter les déchets ménagers n’importe où et à faire de l’hygiène une priorité que ça soit des mains, de l’eau ou des l’endroit où ils cuisinent.
Malgré des sensibilisations liées à la lutte contre le paludisme, L’accessibilité aux moustiquaires imprégnés d’insecticides demeure un souci pour la population de la région
” Nous allons à la CPN pour être sensibiliser, ça c’est réel mais en étant sensibilisées nous demandons les moustiquaires imprégnés d’insecticides et on nous parle qu’il n’y a pas cet élément essentiel de lutte contre la malaria…nous rentrons à la maison déçu “ a déclaré l’une de femmes enceintes poursuivant leur consultation prénatal (CPN) au centre de santé Suki état
De sa part Musime Mushaga Nelson, infirmier titulaire du centre de santé Suki état, justifie la cause soulignée par les femmes enceintes en mettant un accents sur les risques que courent la population non seulement de Kiliba mais de toute la zone de santé de Ruzizi suite au non accès au soins médicaux étant donné que les cas graves de la malaria ne sont pas traités dans les centres de santé mais plutôt dans le centres hospitaliers
” Premièrement il faut s’attendre à l’annemie qui doit parvenir et après celà, s’il y a un retard grave, on doit s’attendre au décè…on intervient par des soins primaires pour les cas graves vu que ce cas doivent être traités dans les centres hospitalies” a-t-il indiqué
Face à ce fléau qui gangrène la population d’Uvira déjà victime des pertes en vies humaines occasionnées par plusieurs crises humanitaires, Dr Panzu Nimi, médecin chef de zone de santé dUvira, explique l’implication des organisations humanitaires dans la lutte contre le paludisme à Uvira : ” depuis longtemps il y a des partenaires qui appuient l’état Congolais et ces partenaires intervient dans différents volets dont certains volets du préventifs et certains volets du curelle “
Celui-ci précise que dans la prévention il y a tout un projet dont, à travers le partenaire appuyé par USAID, la zone de santé est approvisionné en médicaments de prévention notamment; les phencidar et autres…
Par ailleurs, il souligne les rôles des acteurs communautaires dans la sensibilisation et les stratégies locales qui pourraient aider durablement la prévention et la réduction des cas dans la région entre autres : leaders communautaires à travers ces différentes canales des sensibilisations et des médias à travers des spots publicitaires et des émissions y relatives.
Notons qu’en 2035, la RDC était parmi les cinq pays le plus touchés au monde, représentant une dizaine de % de cas et une dizaine de % des décès.
Article est rédigé dans le cadre du projet Habari za Mahali, financé par La Benevolencija et exécuté par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

