Malgré la déclaration récente de zéro cas confirmé de la maladie à virus Ebola dans la province du Sud-Kivu, les habitants de l’aire de santé de Mulungu-Inera, dans la zone de santé de Miti-Murhesa, sont appelés à maintenir les mesures de prévention afin d’éviter toute résurgence de la maladie au sein de la communauté.
Les professionnels de santé estiment que l’absence actuelle de cas confirmés ne doit pas conduire à un relâchement des comportements préventifs. Selon Bisimwa Muhane Delphin, infirmier titulaire du Centre de Santé de Mulungu-Inera, la population doit continuer à respecter les mesures barrières pour limiter tout risque de réapparition du virus.
Il recommande notamment le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon, le respect des règles d’hygiène alimentaire, l’évitement des rassemblements de masse ainsi que la limitation des contacts rapprochés avec les personnes présentant des signes de maladie.
Le personnel soignant insiste également sur la nécessité de ne pas manipuler les dépouilles humaines sans précautions appropriées et d’éviter la consommation ou la manipulation d’animaux retrouvés morts, qui peuvent constituer des sources potentielles de contamination.
Selon Bisimwa Muhane Delphin, certains symptômes doivent alerter immédiatement les communautés et conduire à une consultation rapide dans une structure sanitaire.
Parmi ces signes figurent notamment une forte fièvre accompagnée de saignements au niveau de la bouche, de la peau ou d’autres orifices du corps.
« Toute personne présentant une forte fièvre associée à des manifestations hémorragiques doit être orientée sans délai vers le centre de santé le plus proche afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée », explique-t-il.
L’infirmier titulaire appelle également les habitants à éviter l’automédication, une pratique susceptible de retarder le diagnostic et la prise en charge d’éventuels cas suspects. Il encourage la population à consulter rapidement les structures sanitaires dès l’apparition de symptômes inhabituels et à signaler tout cas suspect aux équipes de santé.
Alors que les autorités sanitaires poursuivent la surveillance épidémiologique dans la province, les acteurs de santé rappellent que la prévention demeure la meilleure protection contre Ebola et d’autres maladies infectieuses. Le maintien des bonnes pratiques d’hygiène, notamment le lavage des mains avant et après les repas ainsi qu’après tout contact à risque, reste essentiel pour protéger les familles et préserver les acquis obtenus dans la lutte contre les épidémies.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.

