Uvira : les violences basées sur le genre en milieu scolaire, un défi pour la protection des élèves

0
39

À Uvira, les violences basées sur le genre en milieu scolaire constituent une préoccupation qui peut affecter la sécurité, le bien-être et le parcours éducatif des élèves. Harcèlement, abus et autres formes de violences peuvent survenir dans ou autour des établissements scolaires, soulevant la question de leur prévention et de leur signalement.
Pour mieux comprendre ces situations, Mapenzi Manyebwa, analyste et expert en développement communautaire, revient sur les différentes formes de violences auxquelles les élèves peuvent être exposés ainsi que leurs conséquences sur la scolarité et le bien-être des victimes. Il met également en avant les mesures qui devraient être renforcées pour assurer un environnement scolaire plus protecteur.
« Les violences basées sur le genre peuvent prendre plusieurs formes en milieu scolaire et avoir des conséquences importantes sur la scolarité, la sécurité et le bien-être des élèves. La sensibilisation et les mécanismes de protection doivent être renforcés. »

Dans les établissements scolaires, la prévention et le signalement constituent également des éléments essentiels. Byadunia Naruhangura Bazgar, préfet du Complexe scolaire Athénée La Nuance, présente les mécanismes mis en place pour prévenir et signaler les cas de violences basées sur le genre. Il relève aussi les difficultés auxquelles les écoles peuvent être confrontées dans l’identification et l’accompagnement des victimes, tout en insistant sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des élèves et du personnel éducatif.
« Au sein de l’Athénée La Nuance, nous avons mis en place plusieurs mécanismes afin de protéger les filles et les garçons contre les violences basées sur le genre. Entre autres, nous avons mis à la disposition des élèves une boîte dans laquelle ils peuvent déposer une lettre ou un papier sans mentionner leur nom, dans un endroit discret. Cette boîte est ouverte chaque vendredi afin de nous rendre compte des situations vécues par les élèves ». A t-il indiqué.

Au-delà de l’école, la protection des élèves nécessite également l’implication des familles et de la communauté. Willy Seremba, coordonnateur assistant de l’organisation CRIPAD, souligne le rôle des parents et des communautés dans la prévention des violences. Il insiste notamment sur l’importance du signalement et de l’orientation des victimes vers les services médicaux, psychosociaux et judiciaires, ainsi que sur la collaboration entre les différents acteurs.

« La protection des élèves ne relève pas uniquement de l’école. Les parents, les communautés, les autorités et les organisations doivent collaborer pour prévenir les violences, encourager le signalement et orienter les victimes vers les services appropriés. »
La lutte contre les VBG en milieu scolaire repose ainsi sur une responsabilité partagée entre écoles, familles, communautés, autorités et organisations spécialisées, afin de favoriser un environnement où les élèves peuvent apprendre dans des conditions sûres et respectueuses.

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le Consortium UNPC, COMEL et UFMP.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here