Un an après le début des travaux de réhabilitation de la Route Nationale numéro 5 (RN5), les avancées restent préoccupantes. Seulement 40 % des activités ont été réalisées, bien que le projet soit prévu pour une durée totale de 18 mois. Un retard qui, selon plusieurs parties, trouve sa cause principale dans le déblocage tardif des fonds attachés.

Lors du lancement symbolique des travaux vers la fin de l’année 2023, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro Muvunyi, avait souligné l’importance stratégique de cet itinéraire pour le désenclavement du Sud-Kivu. Un an plus tard, le chantier peine à avancer, des ponts restent non construits, et les usagers continuent de faire face à des conditions de déplacement difficiles.
Dans une réunion d’évaluation organisée ce vendredi 09 mai 2025 à la salle auditorium des femmes de la mairie d’Uvira, les inquiétudes ont fusionné. Convoquée par le maire de la ville, qui préside également le comité de suivi des activités de construction de cet itinéraire, la rencontre à réuni des représentants de la société civile, des techniciens, ainsi que d’autres parties apparaissant.
L’ingénieur Elysé Nduwamahoro, directeur du projet au sein de l’entreprise exécutante EIS-KA, a confirmé que seuls 40 % des travaux ont été achevés à ce jour. Il s’est toutefois montré optimiste, affirmant que le Gouvernement est conscient de l’urgence et du besoin constant de cette route, espérant un déblocage rapide des financements pour la suite du chantier.
Un autre obstacle majeur pointé du doigt est la présence d’infrastructures souterraines, notamment les conduites de la REGIDESO.

Le chef de centre d’Uvira de cette entreprise de distribution d’eau a précisé qu’aucune construction ne peut se faire sans déplacement préalable de ces installations. Pour cela, un devis a été fourni, mais reste encore sans suite financière.
Le pasteur Rusimbana Musfiri Venasi, intervenant lors de la réunion, a lancé un appel pressant à l’entreprise pour qu’elle débloque les moyens nécessaires afin de faciliter ce déplacement, permettant ainsi une reprise effective des travaux.
Alors que la population attend avec impatience la concrétisation de cette infrastructure cruciale, les lenteurs administratives et financières viennent ralentir ce projet censé améliorer significativement la mobilité et l’économie dans cette partie et ses environs. Les parties impliquées appellent à une action concertée et urgente pour remettre la RN5 sur les rails.

