Uvira: Reprise du trafic vers 11h00 sur la RN5, après une ville morte décrétée par la SOJEF, mais condamnée par le comité des sages Fuliiru, 

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UVIRA, SUD-KIVU:- Depuis le matin de ce Jeudi 21 Septembre 2023, la route nationale était barricadée sur  plusieurs points depuis Kavimvira jusqu’à Kalundu. Ceci suite à une journée ville morte décrétée par la Solidarité des jeunes Fuliiru SOJEF mondiale. La cause selon les organisateurs, est de demander au gouvernement congolais de respecter les 60% du quotas local lors des recrutements au sein des entreprises et autres services étatiques.

Vers 11h00 heure locale, le trafic et toutes les activités ont repris comme d’habitude. Dans certains quartiers comme Nyamianda, une partie du quartier Kimanga, Songo et Kalundu, le matin,les boutiques et magasins étaient ouverts dans certaines avenues. A partir de la place Monument, jusqu’à Kasenga et Kavimvira les activités ont repris entre 11h00 et 12h00. Certains habitants contactés le matin à Mulongwe ont dit qu’ils n’ont pas pu ouvrir leurs boutiques et magasins, craignant d’être attaqués par les organisateurs de cette journée ville morte. Plusieurs habitants ont précisé qu’ils sont fatigués des journées villes mortes organisées dans la ville d’Uvira sans aucun impact sur le développement de ces entités.

Dans une lettre adressée au Maire de la ville, ces jeunes s’indignent de la façon dont le gouvernement procède pour recruter dans les entreprises publiques. Selon eux, dans les enquêtes qu’ils ont  mené dans certaines entreprises publiques à Uvira, le taux des agents  autochtones est très faible. Dans une réunion organisée par le Maire de la ville d’Uvira avec différentes couches de la population et les organisateurs de cette journée,Mercredi 20 Septembre,  les participants ont montré que la cause réclamée par ces jeunes était noble mais d’autant plus qu’elle porte une couleur tribale, elle n’a pas raison d’être.

Plusieurs voix se sont élevées pour dire non à cette journée ville morte. C’est le cas de Me Trésor Basubi, jeune leader d’Uvira. Selon lui, la question du faible taux de recrutement des autochtones dans les entreprises publiques ne concerne pas une seule tribu, pour lui les jeunes regroupés dans la SOJEF doivent revenir à la raison.

Dans une communication faite la matinée de ce jeudi 21 Septembre par le président du comité des sages des Bafuliiru, Lubunga lwa Bafuliru, , a condamné ce comportement de ces jeunes. Monsieur Bwaja Mulogoto, a dit que cette journée ville morte ne concerne que ces jeunes. Pour lui, le moment n’est pas opportun pour ces genres des comportements. Ce notable a confirmé que dans cette période où le pays se prépare pour les élections, les jeunes ne pouvaient pas afficher ce comportement.

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