BIBOKOBOKO: Les déplacés internes sont en insécurité totale.

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FIZI, SUD-KIVU:-  Les déplacés internes de Bibokoboko disent être en insécurité totale suite à des informations que ces déplacés détiennent sur la présence des groupes armés Mai Mai Yakutumba en coalition avec les rebelles burundais Red-Tabara comme confirme un communiqué signé par les déplacés de Bibokoboko ce mardi 01 Février 2022.

Selon ce communiqué, le groupe armé Mai Mai yakutumba avec des éléments de Red-Tabara  se préparent pour une attaque contre les déplacés de Bibokoboko. Selon ce communiqué, cette situation met les déplacés de Bibokoboko en psychose.

D’autres sources parlent des hommes du groupe armé Yakutumba visibles à Lweba ce Lundi 31 Janvier 2022 et qui passaient en route nationale numéro 5 sans aucune inquiétude.

Une récente attaque contre la population de Bibokoboko a été repoussée par les éléments de FARDC, mais les rebelles Maï Maï ont réussi à piller des centaines de vaches de Banyamulenge, ce qui a poussé Twirwaneho à les poursuivre jusqu’à quelques kilomètres du centre de Lweba. Cela a provoqué une panique totale et de nombreuses personnes ont fui le milieu.

Les villages de Bibokoboko ont été détruits par les hommes armés Mai Mai en coalition avec les rebelles burundais. Plusieurs personnes ont été tuées, des villages incendiés et des vaches razziées par ces hommes armés. La destruction de Bibokoboko s’en est suivie avec la chasse aux Banyamulenge dans cette partie de Fizi.

Un militaire FARDC a été tué par les habitants de Lweba suite à son appartenance ethnique et cela en présence de ses compagnons d’armes ceci est arrivé après des assassinats ciblés des Banyamulenge dans la ville de Baraka. Après la mort du Major Kaminzobe, une délégation provinciale de l’armée s’est rendue à Lweba pour des enquêtes mais jusqu’à présent il n’y a pas eu la suite.

Aujourd’hui aucun Munyamulenge ne peut quitter Bibokoboko vers Baraka ou de Baraka vers Uvira et vice versa, une situation qui rend plus difficile la vie des déplacés de Bibokoboko.

De l’autre côté, Twirwaneho, un mouvement de jeunes Banyamulenge sont accusés de certains crimes contre les civils ; on peut citer ici le dernier décès de 5 personnes dans le village de Tubondo même si aucune source officielle n’a imputé de telles allégations au dernier mouvement.

Cela fait cinq ans que la guerre a éclaté dans les hauts plateaux de Mwenga, Fizi et Uvira. Les politiciens ont des opinions différentes, certains disent que c’est une guerre pour la possession de terre, d’autres n’ont cessé de dire aux différentes parties prenantes qu’il s’agit d’une pure éradication des Banyamulenge en RD Congo.

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