FIZI:La société civile du secteur de Lulenge plaide pour l’assistance de plus de 8.000 déplacés Hutu Rwandais à Kilembwe

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FIZI:Depuis mi-septembre 2022, Plus de 8.000 réfugiés Hutu du Rwanda, vivant dans la forêt de Hewa Bora secteur de Lulenge ont été accueillis dans différents villages de ce secteur de lulenge en territoire de Fizi au sud-kivu.

Selon le président de la société civile dans ce Secteur, Monsieur Kamangala Kisimba confirme cette information tout en demandant aux organisations internationales, nationales et locales, au gouvernement Congolais, et aux personnes de bonne volonté de s’impliquer totalement pour assister ces réfugiés qui passent une vie très difficile où certains d’eux passent la nuit à la belle étoile.

« Il y a eu trouble dans un groupe armé qui opère dans cette forêt de Hewa, ce qui a causé la division en deux blocs, l’un voulait descendre pour chercher comment rejoindre chez eux, alors leur commandant a refusé cette idée, ce qui a occasionné l’échange de tirs entre ce bloc et celui qui est demeuré fidèle à leur commandant. Alors cette situation a causé un déplacement massif de cette population rwandaise  dans les villages de Kihungwe, Makola, Sungwe, Kasolero, Katupu,  Kagembe, Lusilu, Masanze et même à Kilembwe. Jusqu’à ce jour l’effectif déjà enregistré est de plus de 8.000 et les autres continuent à venir »explique-t-il

Le président de cette structure citoyenne, craint les cas de vols qui peuvent être orchestrés par ces réfugiés et appelle au gouvernement de les encadrer urgemment à travers leur service de CNR.

« Nous lançons notre cri auprès de l’opinion internationale, qu’ils cherchent comment les assister car ces gens sont connus qu’ils vivent dans les forêts de Hewa Bora, leur déplacement ici va causer la famine, les maladies notamment la malnutrition, et tant d’autres si jamais ils ne sont pas encadrés. Au gouvernement Congolais à travers son service de CNR de venir urgemment pour encadrer ces déplacés afin d’éviter les cas de vols à répétition car nous avons assisté à cette sale besogne lorsque certains d’entre eux étaient encore ici auparavant. Aux autorités locales de chercher également quelques moyens pour un encadrement d’urgence. À la population de ne pas maltraiter ces déplacés car aujourd’hui ce sont eux, demain ça peut être les autres »renchérit-il.

Rappelons que ce déplacement massif a commencé d’être observé depuis mi-septembre et aucune assistance n’est encore accordée à ces derniers malgré plusieurs alertes de sociétés civiles et défenseurs de droits humains.

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