Les activités ont été paralysées pendant deux jours dans le village Mulima et ses environs.c’est suite aux affrontements signalés mardi dernier sur la colline Nambùkùma surplombant le village abala dans le groupement de basiloca, secteur de Tanganyika en territoire de Fizi au sud-kivu.
Ces affrontements ont opposé les forces armées de la République démocratique du Congo accompagnées par leurs alliés wazalendo aux rebelles de twigwaneho/M23.
Selon les sources locales,ces violents affrontements ont éclaté lorsque les rebelles en Provence de kalingi ont attaqué la position des FARDC située sur cette montagne où le calme est revenu dans la soirée après que les FARDC et les wazalendo aient repoussé cette attaque.
Une situation qui a plongé la population dans les villages des Abala,Mulima et lusuku dans une panique provoquant ainsi les déplacements des habitants qui ont fui vers la brousse et les autres vers le village lumanya.
Cependant,les activités ont repris dans la soirée de ce mardi 13 janvier après une paralysie pendant un jour selon Monsieur Luc innocent,le président de la nouvelle société civile congolaise dans le groupement de Basiloca.
Celui-ci indique qu’à part cette insécurité que les habitants font face dans ces villages suite aux menaces des attaques rebelles,une rupture totale des médicaments est observée dans toutes les structures sanitaires dans la zone où plusieurs cas décès dûs au paludisme y sont enregistrés.
Fizi: reprise des activités à Mulima,deux jours après les affrontements sur les mots mitamba
Kalehe : Les victimes des inondations à Ziralo plongées dans une détresse humanitaire après les pluies diluviennes
Les habitants du groupement de Ziralo, situé dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, font face à une situation humanitaire alarmante suite aux pluies torrentielles qui ont frappé la région du 27 au 29 décembre 2025.
Ces fortes précipitations ont provoqué des inondations et des éboulements de terre, causant de lourdes conséquences humaines et matérielles. Selon le Comité humanitaire de base locale du groupement de Ziralo, le bilan provisoire fait état de plus de cinq personnes grièvement blessées, des champs de cultures vivrières détruits par l’érosion, des étangs piscicoles ravagés, plusieurs maisons inondées, ainsi que des ponts et routes de desserte agricole emportés, rendant difficile l’accès à plusieurs villages.
Parmi les cas les plus graves, figure celui d’un père de famille et de ses quatre fils, surpris par un éboulement de terre alors qu’ils travaillaient dans leur champ au village de Kisha. Les cinq victimes sont actuellement internées dans une structure sanitaire locale, où elles reçoivent des soins malgré des conditions sanitaires limitées.
Des infrastructures sanitaires et hydrauliques endommagées
Le président du Comité humanitaire de base de Ziralo, Bwale Kisoo, indique que les pluies ont endommagé les captages d’eau qui alimentent les centres de santé de Mututira et de Tushunguti. Cette situation perturbe gravement le fonctionnement de ces structures et contraint la population à consommer de l’eau non potable, augmentant ainsi les risques de maladies hydriques.
Cette nouvelle catastrophe naturelle vient aggraver la vulnérabilité des populations locales, déjà éprouvées par des conflits armés récurrents, des catastrophes naturelles successives et une situation socio-économique précaire, souligne Bwale Kisoo.
Un appel urgent à l’assistance humanitaire
Face à cette situation critique, le Comité humanitaire de base de Ziralo lance un appel urgent aux organisations humanitaires, aux autorités et aux partenaires techniques afin de fournir une assistance humanitaire immédiate aux sinistrés et de procéder à la réhabilitation des captages d’eau dans les aires de santé de Tushunguti et de Mututira.
En attendant une réponse appropriée, les familles affectées continuent de vivre dans des conditions difficiles, exposées à l’insécurité alimentaire, aux maladies hydriques et à la perte de leurs moyens de subsistance.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Uvira : la population inquiète face à la flambée des prix des denrées alimentaires
La population de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, fait face à une hausse généralisée des prix des denrées alimentaires. Cette situation est observée dans les marchés, magasins et boutiques de la ville, suscitant de vives inquiétudes chez les habitants.
Dans les marchés de Maendeleo, Kalimabenge et Mulongwe, commerçants et acheteurs interrogés confirment cette augmentation des prix. Selon eux, cette flambée est principalement liée à la fermeture de la frontière de Gatumba, reliant la RDC au Burundi, ainsi qu’à l’interdiction de la circulation sur les voies navales entre Kalemie–Uvira et Tanzanie–Uvira.
Rachel Tombo, une vendeuse de poisson d’une trentaine d’années rencontrée au marché de Maendeleo, témoigne de la rareté des produits et de la baisse des ventes.
« Ici au marché, les prix ont fortement augmenté. Les marchandises sont rares et se vendent difficilement. Il n’y a pas d’argent en circulation. Parfois, nous passons toute la journée sans vendre.Nous rentrons souvent à la maison main vide sans nourriture pour nos enfants.
Pour Ngalya Bona, membre de la société civile à Uvira, cette situation touche durement la population déjà fragilisée par la crise humanitaire et sécuritaire.
« La population d’Uvira est affectée par la hausse des prix, Les marchandises n’arrivent plus normalement comme c’était le cas avant, le pouvoir d’achat est faible et beaucoup de personnes ne travaillent pas. Même les commerçants deviennent réticents à investir. Des produits de base comme la farine de maïs et le riz sont devenus des denrées rares. »
Plusieurs parents rencontrés au marché de Maendeleo affirment qu’ils leur est difficile de subvenir aux besoins alimentaires de leurs familles durant cette période. Certains produits coûtent aujourd’hui presque le double par rapport à l’année passée.
« Avant, nous nous approvisionnions à partir de Bujumbura. Aujourd’hui, la frontière est fermée. Même le port de Kalundu, par lequel arrivaient les marchandises depuis Kalemie, est paralysé à cause de la fermeture du lac. Cela a un impact énorme. Ceux qui mangeaient trois fois par jour ne mangent plus qu’une seule fois. Un sac de riz qui coûtait 22 dollars se vend actuellement à 45 dollars. »
Byamungu Gustave, expert en économie dans la province du Sud-Kivu, estime que la stabilisation des prix passe par plusieurs mesures urgentes.
« Il faut garantir la sécurité pour permettre la production locale. Nos entités agricoles doivent produire, mais comment le faire sans sécurité ? Il est aussi nécessaire d’ouvrir à nouveau certaines frontières pour relancer les activités économiques. Uvira dépend beaucoup du Burundi et de la voie de Kalemie via Fizi et Baraka. Nous devons encourager la production locale, assurer la transparence des prix et maîtriser les marges commerciales. »
Face à cette situation, de nombreux habitants d’Uvira appellent les autorités à envsager l’ouverture de la frontière de Gatumba et à autoriser la reprise du trafic maritime entre Kalemie et Uvira, afin de faciliter l’approvisionnement en denrées alimentaires et soulager la population.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
Sud-kivu:Les femmes déplacées privées de kits hygiéniques, une urgence sanitaire silencieuse
Dans les territoires de Kalehe et Walungu, en province du Sud-Kivu, la crise humanitaire persistante expose des milliers de personnes déplacées à des conditions de vie précaires. Les femmes et les jeunes filles figurent parmi les plus touchées, en particulier en raison du manque d’accès aux kits d’hygiène menstruelle, essentiels à leur santé, leur dignité et leur bien-être.
Des pratiques à risque faute de kits adaptés
Selon Anuarite Lite Kahindo, coordinatrice de l’association Femmes Unies pour l’Inclusion Sociale, de nombreuses femmes déplacées dans le territoire de Kalehe n’ont pas accès aux produits d’hygiène de base. Faute de moyens, elles sont contraintes d’utiliser des lingettes usagées ou des tissus inadaptés pendant leurs menstruations, ce qui les expose à un risque accru d’infections vaginales.
« Beaucoup de femmes n’arrivent plus à assurer une hygiène corporelle correcte, ce qui a de graves conséquences sur leur santé physique et mentale », alerte Mme Kahindo.
Elle lance un appel urgent aux organisations humanitaires et aux partenaires de développement pour fournir des kits hygiéniques dans les camps de déplacés.
Les camps de Mubuka, un foyer de vulnérabilités
Dans les camps de déplacés de Mubuka, la promiscuité et le manque d’installations sanitaires adaptées aggravent la situation. Agnès Sadiki, membre du mouvement Rien sans les Femmes, souligne que cette situation constitue un danger non seulement pour les femmes, mais aussi pour l’ensemble de la communauté.
« Ne pas avoir accès à des kits hygiéniques est un problème grave pour les filles et les femmes en âge de procréer. Cela affecte leur santé, leur dignité et leur vie sociale », explique-t-elle.
Elle appelle à une prise de conscience collective des acteurs humanitaires face à cette urgence silencieuse.
À Walungu, les femmes déplacées lancent un cri d’alarme
Dans la chefferie de Ngweshe, territoire de Walungu, les femmes déplacées témoignent des difficultés rencontrées pour maintenir une hygiène minimale, en particulier durant leurs règles. Ayant fui avec peu ou pas d’effets personnels, elles peinent aujourd’hui à se procurer les produits les plus élémentaires.
« Nous avons tout perdu lors de notre fuite. Nous n’avons ni kits hygiéniques, ni médicaments. Nous demandons une aide urgente », témoigne une déplacée.
La peur de contracter des maladies infectieuses liées au manque d’hygiène est omniprésente dans les camps.
Une urgence humanitaire qui appelle à l’action
Dans les familles déplacées du Sud-Kivu, les kits hygiéniques ne relèvent plus du confort, mais d’une nécessité vitale. L’accès à ces produits est aujourd’hui une condition essentielle pour préserver la santé, la dignité et l’intégrité physique des femmes et des jeunes filles déplacées.
Les acteurs humanitaires sont appelés à renforcer leur présence et leur assistance, notamment en mettant en place des distributions régulières de kits hygiéniques adaptés, ainsi que des programmes de sensibilisation à la santé menstruelle.
Mme Agnès Sadiki exhorte les partenaires humanitaires à agir rapidement :
« Il est temps que les besoins spécifiques des femmes soient intégrés dans toutes les réponses humanitaires. Sans cela, nous continuerons à exposer ces femmes à des risques évitables. »
Cet article a été produit dans le cadre du projet Habari za Mahali, une initiative du consortium RATECO, REMEL, avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Sud-Kivu : Le Conseil Sud-Sud exige une bonne gouvernance pour la paix et le développement de Uvira, Fizi et Itombwe.
Les membres du Conseil Sud-Sud exigent une bonne gouvernance dans tous les secteurs afin de barrer la route au discours de haine et pousser les communautés à devenir des artisans de paix.
Ceci pour lutter contre la dégradation de la sécurité et le développement des conflits à Uvira, Fizi et Itombwe qui ne révèlent pas le développement socio-économique sur place.
Précision faite après une conférence de presse sur la paix tenue vendredi 9/Janvier/2026 dans la salle auditorium de femmes à Labotte en commune d’Ibanda.

Pour les ressortissants de l’Espace Sud-Sud, il est inconcevable que la population vive une vie misérable sur un espace riche en réserve pétrolière, ressource minière, ouverte à l’océan et les frontières naturelles avec tous les pays de l’Est ainsi que la diversité ethnique.
Ceci parce qu’il est difficile d’y investir moins encore y établir des institutions solides qui assurent la justice et le partage équitable des ressources, indique le panéliste Joseph MUSHENGERO.

Pour lui cela est lié aux atrocités, attaques ciblées, discours haineux opposant les groupes et communautés jusqu’à détruire le tissu économique et l’harmonie de vivre ensemble dans le Sud-Sud.
Il indique que cela est consécutif à la mauvaise gouvernance dans plusieurs secteurs et à la paix quasi inexistante qui ne favorise pas le développement socio-économique de l’espace Sud-Sud.
De son côté, pour résoudre ce problème, le porte-parole du Conseil Sud-Sud Boaz AMANGO BABUMBWA estime qu’il est impérieux d’instaurer une bonne gouvernance dans tous les secteurs afin de barrer la route aux discours de haine et pousser les communautés à devenir des artisans de paix.

Notez que le Conseil Sud-Sud est une initiative de paix, de cohabitation pacifique et de vivre ensemble entre les communautés de l’espace SUD-SUD vivant dans la Province du Sud-Kivu.
Sud-Kivu : Face à l’insécurité, l’alimentation équilibrée devient un acte de résilience
En dépit de l’escalade des conflits armés qui secouent la province du Sud-Kivu, les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme. Pour contrer les effets dévastateurs de la crise humanitaire, consommer des aliments équilibrés n’est plus seulement un choix de santé, mais une nécessité pour la survie et la paix sociale.
Des experts encouragent à adopter une alimentation plus réfléchie et responsable.
Dans une interview exclusive accordée à HABARI ZAMAHALI ce jeudi 08 Janvier, les nutritionnistes de Bukavu ont exhorté la population à ne pas céder à la fatalité.
Madame Nabintu Chombé, nutritionniste et enseignante à l’Institut Supérieur Technique Médical (ISTM) Bukavu, souligne qu’en cette période de double crise sécuritaire et économique, la vigilance alimentaire est primordiale.
Selon elle, respecter la diversité alimentaire permet de prévenir la malnutrition. Elle classe les besoins en trois piliers essentiels dont la consommation des aliments énergétiques (maïs, féculents), les aliments de construction (protéines) et les aliments de protection (fruits et légumes) pour renforcer le système immunitaire.
Madame Chombé pointe du doigt un triste constat : alors que la région dépend fortement des importations des pays voisins, la production locale est souvent mal exploitée.
« Nous voyons des fruits comme les mangues ou les oranges jetés dans les rues pendant la pleine production, alors que nous sommes en zone d’insécurité alimentaire. Si nous pouvions transformer et conserver ces aliments localement, nous ne manquerions de rien durant les périodes difficiles », regrette-t-elle avec émotion.
Kabare : La prise en charge gratuite des enfants malgré les pénuries
Plus loin, dans le territoire de Kabare, le défi est clinique. Le Docteur Serge Munyahu, Médecin Chef de la Zone de Santé de Miti-Murhesa, rappelle que la malnutrition infantile reste une priorité absolue.
Il indique que conformément aux directives du Programme National de Nutrition (PRONANUT), les enfants souffrant de malnutrition aiguë ou modérée bénéficient de soins gratuits. Cette prise en charge inclut notamment un suivi médical rigoureux, une supplémentation nutritionnelle adaptée et des traitements médicaux pour les complications associées.
Toutefois, la réalité du terrain est complexe. La guerre a brisé les chaînes d’approvisionnement. « La crise sécuritaire affecte directement nos structures. Nous faisons face à des ruptures de stocks d’intrants nutritionnels et à un manque criant de moyens logistiques », explique le Dr Munyahu.
Un appel à la solidarité internationale
Face à la hausse des cas, le médecin chef de zone lance un appel pressant aux partenaires humanitaires. « Il est urgent de renforcer l’appui aux structures locales pour préserver la vie des enfants de Kabare, qui sont les premières victimes de ce contexte de précarité. » Dr Munyahu.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Fizi : Les communautés Nyindu, Fuliiru et Bavira décrètent trois jours de « ville morte » contre les exactions de la CNPSC
La tension est vive dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. À travers un communiqué officiel rendu public ce jeudi 8 janvier 2026, les mutualités des communautés Nyindu, Fuliiru et Bavira ont annoncé une cessation totale de leurs activités pour une durée de trois jours.
Elles entendent ainsi dénoncer une série de violences ciblées perpétrées par le groupe armé CNPSC à Namisha et dans les environs.
La décision de ce « trio mutualiste » a été formalisée dans la lettre numéro 001/FUNYIVI/SK-FZ/2026, adressée ce jeudi aux autorités politico-administratives et sécuritaires du territoire. Signée par Monsieur Zakayo Rugendeka, président territorial de la mutualité Buguma Bwa Bafuliiru, cette correspondance fait office d’alerte et de cri de détresse.
Dans ce document, les membres de ces trois communautés expriment leur « profond regret » et annoncent que la grève s’étendra du jeudi 8 au samedi 10 janvier 2026. L’objectif affiché est de manifester leur inquiétude face aux exactions subies de la part du groupe armé de la Coalition Nationale pour la Souveraineté du Congo (CNPSC), qui serait, selon la lettre, soutenu par certains jeunes d’une communauté voisine.
Les faits dénoncés par les signataires sont d’une extrême gravité. Les exactions recensées touchent plusieurs localités, notamment Kagunga, Baombwa, Kasanjala, Namisha et l’avenue Tanganyika.
Le communiqué dresse une liste noire des violences subies notamment des Vols et pillages : Boutiques, kiosques et pharmacies ont été vidés de leurs marchandises. Des cas d’extorsion de bétail sont également signalés, comme celui des vaches appartenant à Monsieur Matabi.
De nombreuses menaces de mort pèsent sur des membres de ces communautés. Plus tragiquement encore, la lettre confirme la tuerie du jeune Munezero Birangwa, lâchement abattu alors qu’il tentait de fuir les violences aux côtés de sa mère.
Face à l’incertitude de la situation et à la gravité des faits, le mot d’ordre est clair : paralysie totale. Les représentants des trois communautés insistent sur le fait qu’aucun Mufuriiru, Munyindu ou Muvira ne doit ouvrir son commerce ou circuler pour des raisons professionnelles.
« Aucun de nous n’ouvrira sa boutique, son kiosque ou sa pharmacie. Même les activités champêtres, pourtant vitales, restent suspendues jusqu’à nouvel ordre », précise la mutualité.
Par cette action de désobéissance civile, les populations espèrent obtenir une réaction rapide et efficace des autorités sécuritaires pour restaurer la paix à Namisha et garantir la sécurité des biens et des personnes, sans distinction communautaire.
Uvira : La mobilisation des organisations humanitaires, un levier pour la paix et la cohésion sociale
Depuis février 2025, la ville d’Uvira est confrontée à une montée alarmante des discours de haine et de la désinformation, alimentée par la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Face à cette crise, les organisations humanitaires se mobilisent pour répondre aux besoins urgents des populations déplacées tout en renforçant la cohésion sociale entre les communautés.
Une ville sous pression
Uvira accueille actuellement des milliers de personnes déplacées en provenance de Goma, Bukavu et d’autres localités touchées par le conflit. Cet afflux massif exerce une pression considérable sur les ressources locales et les infrastructures sociales. Dans ce contexte, des tensions émergent, exacerbées par des discours de haine diffusés sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels et dans l’espace public.Les communautés locales et déplacées sont parfois victimes de stigmatisation et de divisions, menaçant la coexistence pacifique dans une ville déjà fragilisée par des années de conflits intercommunautaires.
Une réponse humanitaire intégrée
Conscientes de ces enjeux, plusieurs organisations humanitaires actives à Uvira ont élargi leur champ d’action au-delà de l’assistance vitale. Elles travaillent désormais à la consolidation de la paix locale, à la lutte contre la désinformation et à la promotion du vivre-ensemble.
Parmi ces initiatives, le Groupe Milima met en œuvre un projet axé sur la cohésion sociale et l’inclusion des personnes déplacées et des groupes marginalisés. Selon John Ruchahanira, coordinateur de l’organisation, le projet vise à réduire la propagation des messages haineux et des contenus désinformateurs dans les médias et sur les plateformes numériques.
« Nous menons des campagnes de sensibilisation qui visent à déconstruire les stéréotypes et à promouvoir des récits de paix, de tolérance et d’inclusion », explique-t-il.
L’appui de la société civile locale
Les efforts des organisations humanitaires sont salués par les acteurs de la société civile. Abigaïl Bitondo, coordinatrice de l’ONG GAD, souligne la constance de leur engagement auprès des communautés affectées :
« Il y a un engagement réel sur le terrain. La plupart des acteurs humanitaires sont restés présents malgré les difficultés. Leurs messages encouragent la cohabitation pacifique et contribuent à apaiser les tensions. »
Les interventions prennent la forme d’activités communautaires, telles que des dialogues intercommunautaires, des ateliers de sensibilisation, des émissions radiophoniques, ou encore des formations sur la prévention des discours haineux.
Un effort collectif à renforcer
Pour Maître Ghislain Barhahiga Kabamba, Directeur de l’Observatoire Droit, Justice et Gouvernance pour la cohésion sociale en RDC, ces actions sont cruciales, mais doivent s’inscrire dans la durée :
« Les activités de cohésion sociale devraient être menées de manière régulière, surtout dans une ville comme Uvira, où les fractures sociales sont profondes. Les leaders communautaires ont un rôle clé à jouer : ils doivent incarner et promouvoir les valeurs de tolérance, de compassion et de respect. »
Construire un avenir de paix
Dans une ville devenue un carrefour pour les personnes déplacées, la cohésion sociale demeure un enjeu central. La mobilisation des acteurs humanitaires, en synergie avec les autorités locales, la société civile et les médias, apparaît comme un levier essentiel pour prévenir les conflits et bâtir une paix durable.
Ce travail collectif, ancré dans les réalités du terrain, contribue non seulement à répondre aux besoins humanitaires, mais aussi à reconstruire les liens sociaux dans une région marquée par l’instabilité.
Cet article est publié dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI, financé par La Benevolencija Grands Lacs et mis en œuvre par le Consortium des organisations des médias UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
Sud-Kivu : L’accès aux soins de santé gravement compromis par la crise humanitaire à Kalehe, Kabare et Walungu
La situation sanitaire dans les territoires de Kalehe, Kabare et Walungu demeure critique, dans un contexte de crise humanitaire persistante et de violences armées. L’accès aux soins de santé de base est de plus en plus difficile pour les populations locales, confrontées à une pénurie de médicaments, à un manque d’appui humanitaire et à une précarité économique généralisée.
Kalehe : Urgence sanitaire face à la résurgence du paludisme
Dans le territoire de Kalehe, notamment dans la zone de santé de Bunyakiri, les structures sanitaires signalent une augmentation alarmante des cas de paludisme. Le groupement de Ziralo est particulièrement touché par cette recrudescence, alors que les centres de santé manquent cruellement d’intrants médicaux, d’anti-paludéens et de moustiquaires imprégnées d’insecticide.
« Nous recevons chaque jour de nombreux patients atteints de paludisme, mais nous n’avons ni médicaments ni moyens de prévention », explique Enock Judicieux, infirmier titulaire du centre de santé de Mianda. « Cette pathologie n’est actuellement pas prise en charge par les projets en cours ».
En l’absence de médicaments, les soignants se voient contraints de délivrer des ordonnances, obligeant les patients à se procurer eux-mêmes des traitements dans des pharmacies privées, souvent inaccessibles financièrement pour les ménages vulnérables. Dans ce contexte, les tensions entre personnel soignant et patients se multiplient.
M. Enock Judicieux lance un appel pressant au consortium Médecins du Monde Belgique (MDM) et TPO, partenaires humanitaires actifs dans la zone, pour une assistance urgente aux malades du paludisme, en particulier dans les groupements de Ziralo et de Mbinga.
Kabare : Les déplacés internes privés de soins de santé
Dans le territoire de Kabare, les familles déplacées internes éprouvent de grandes difficultés à accéder aux soins de santé, principalement en raison de l’incapacité à assurer le paiement des frais médicaux. Déjà fragilisées par les violences armées et les déplacements forcés, ces familles vivent dans une précarité financière persistante.
Selon les témoignages recueillis, faute de moyens, certains déplacés recourent à l’automédication, tandis que d’autres se tournent vers les tradipraticiens, exposant ainsi leur santé à de sérieux risques. Les conséquences sont particulièrement graves pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées suite à leur vulnérabilité.
Face à cette situation, les déplacés lancent un appel aux organisations humanitaires afin de bénéficier d’un appui financier et médical susceptible de faciliter leur accès aux soins de santé de base.
Walungu : Appui insuffisant malgré la présence de MSF
À Kamanyola, dans le territoire de Walungu, seules deux structures sanitaires sur les six que compte la cité bénéficient de l’appui de Médecins Sans Frontières (MSF), permettant la gratuité des soins médicaux.
M. Buchekabiri Mugobozi, infirmier titulaire du Centre de Santé de Référence de Kamanyola, estime que cet appui reste insuffisant face à la forte demande de la population.
« Le personnel soignant travaille dans des conditions difficiles, avec une surcharge de travail et un manque chronique de médicaments, ce qui affecte la qualité de la prise en charge. Cette situation pousse certains patients à abandonner les structures publiques pour se tourner vers des établissements privés, où les soins sont payants et souvent inaccessibles pour les ménages vulnérables », dit-il.
Le personnel de santé appelle les partenaires humanitaires à élargir leur soutien à l’ensemble des structures sanitaires locales, afin d’assurer un accès équitable et durable aux soins pour tous les habitants de Kamanyola.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
Uvira : l’afflux des déplacés expose la zone de santé à une recrudescence des cas de choléra
La zone de santé d’Uvira, située dans la ville d’Uvira en province du Sud-Kivu, fait face à une recrudescence alarmante des cas de choléra. Cette situation sanitaire préoccupante est principalement liée à l’afflux massif des déplacés internes, aux inondations provoquées par la montée des eaux du lac Tanganyika, à la pénurie d’eau potable et à la précarité des conditions d’hygiène.
Selon les responsables sanitaires, plusieurs cas sont enregistrés aussi bien dans l’Unité de traitement du Choléra (UTC) que dans les Centres de traitement du Choléra (CTC) de la zone de santé d’Uvira.
J’aime Saidi, point focal choléra dans la zone de santé d’Uvira, indique que le nombre de cas a fortement augmenté en 2025, en raison des déplacements de populations venant du nord de la ville.
« C’est vers la fin du mois de février 2025 que nous avons connu un important mouvement de population en provenance de Goma et Bukavu. Vous savez que là où il y a une forte concentration de personnes, l’hygiène devient précaire. Nous avons ainsi enregistré beaucoup de cas de choléra dans la zone de santé d’Uvira. Déjà au mois de décembre, il y avait eu des déplacements venant de la plaine de la Ruzizi et d’autres personnes installées au sud de la ville, notamment dans l’aire de Kalundu CEPAC », explique-t-il.
Il précise que plus de 600 cas et 4 décès avaient été enregistrés en 2024, contre 1 735 cas et 13 décès en 2025, tandis que 25 cas ont déjà été signalés en 2026.
De son côté, Ntakobanjira Marie-Jeanne, membre de la société civile , estime que le grand nombre de déplacés et le manque d’infrastructures sanitaires adéquates dans les familles d’accueil constituent l’une des principales causes de cette épidémie.
« Selon notre constat, la ville d’Uvira est menacée par le choléra. Dans trois ou quatre maisons, il y a toujours des personnes atteintes de diarrhée. Avec les déplacements dus à la guerre, les familles sont surchargées. Des toilettes prévues pour quatre ou cinq personnes sont utilisées par plus de vingt personnes », déplore-t-elle.
Face à cette situation, certaines organisations humanitaires, notamment la Croix-Rouge de la RDC en collaboration avec la zone de santé d’Uvira, intensifient leurs efforts pour lutter contre la propagation de cette maladie hydrique.
Seth Buyonde, président urbain de la Croix-Rouge RDC à Uvira, explique les actions mises en place :
« Dans le cadre de la rupture de la chaîne de transmission de choléra, nous avons déployé des équipes de volontaires formés pour la sensibilisation communautaire. Elles sillonnent les quartiers afin de promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène, l’assainissement du milieu et la chloration de l’eau.
Nous avons également installé des équipes de chloration sur les sites identifiés ».
Il convient de signaler que plus de 500 cas de choléra, dont 6 décès, ont été enregistrés depuis le début du mois de décembre dernier dans la plaine de la Ruzizi, une zone de santé frontalière à celle d’Uvira.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le Consortium UNPC, COMEL et UFMP.
Épidémie de choléra à Ruzizi : plus de 500 cas signalés, les déplacés parmi les plus touchés
La zone de santé de Ruzizi en territoire d’Uvira au Sud-kivu à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) est frappée par une épidémie de choléra. Dans l’espace de moins d’une semaine, 277 cas ont été enregistrés entre le 15 et le 20 Décembre 2025. Les personnes déplacées, figurent parmi les plus touchées.
Des sources de l’hôpital général de référence de Ruzizi parle de 533 cas dont 6 décès depuis le début de Décembre dernier jusqu’au Lundi 05 janvier 2026.
Un appel à la mobilisation humanitaire
Face à cette progression rapide, Kishingo Limbe, secrétaire de la Société Civile Forces vives en territoire d’Uvira, appelle à une mobilisation immédiate et renforcée des acteurs humanitaires et des partenaires internationaux pour contenir la propagation de la maladie.
« L’épidémie de choléra, constitue déjà une urgence dans la zone de santé de Ruzizi. C’est pourquoi, nous exhortons dans l’urgence les organisations humanitaires qui interviennent dans le secteur de la santé de venir en appui à la zone de santé de Ruzizi avec les intrants médicaux et d’autres dispositifs sanitaires. Nous demandons, l’installation des toilettes publiques, de lieux de lavage des mains ainsi que l’augmentation de sites de chloration d’eau » a indiqué Kishingo Limbe, secrétaire de la Société civile forces vives.
Avant la fin de l’année 2025, des cas de choléra, ont été signalés dans différentes structures médicales de la zone de santé de Ruzizi.
Vu la gravité de cette épidémie, le Docteur Éric Cishibanji, responsable médical, nutritionnel et psychosocial de l’AFPDE, affirme que cette organisation s’est positionnée dans la prise en charge de certaines activités dans le cadre de riposte contre le choléra dans la zone de santé de Ruzizi.
L’AFPDE en première ligne de la riposte
Pour ce qui est du pilier PCI Wash, c’est-à-dire la Prévention et Contrôle des Infections et wash, l’AFPDE s’est positionnée dans la chloration en appuyant 12 chlorateurs par le fait que la population de cette zone de santé ne puise de l’eau que dans la rivière Shange.
« Nous appuyons la désinfection en collaboration avec la zone de santé de Ruzizi. C’est-à-dire, il y a une équipe de la zone de santé, quand il y a des cas de choléra déclarés dans l’aire de santé, elle procède à la désinfection des différentes maisons aux alentours des maisons du cas déclaré pour limiter la chaîne de contamination de cette épidémie. » a affirmé le Docteur Éric Cishibanji.
Et de poursuivre :« nous avons aussi approvisionné des médicaments pour la prise en charge des personnes déclarées malades dans le Centre de Traitement de Choléra de Ruzizi se trouvant dans l’enceinte de l’Hôpital Général de Référence de Ruzizi. Nous appuyons aussi les hygiénistes dans 7 aires de santé» a ajoute-t-il.
S’agissant de la communication de risque, le Docteur Éric Cishibanji, fait savoir que l’AFPDE mène des activités de sensibilisation avec les relais communautaires avec lesquels elle travaille.
De leur côté, la population de la localité de Ndunda dans la plaine de la Ruzizi pense que l’environnement dans lequel, elle vit serait à la base de la propagation de l’épidémie de choléra dans leur région.
« Nous souffrons de l’épidémie de choléra car, l’eau que nous buvons est impropre à la santé. Dès lors que les déplacés de guerre sont arrivés dans cette localité, aucune organisation ne nous a même apporté de l’eau du robinet dans notre entité.
Jusqu’à présent, nous n’avons aucune goûte d’eau de robinet à Ndunda et si un malade se dirige dans une structure de santé de la place, il n’y a pas de médicaments. On le place par terre et c’est par là qu’on l’injecte un seul sérum en attendant que sa famille l’achemine à Sange pour des soins appropriés.
Une urgence sanitaire qui exige une action coordonnée
Les gens meurent en masse dans la localité de Ndunda faute de la consommation d’une eau impropre à la santé. Nous souffrons comme des gens qui vivent dans des camps de réfugiés alors que nous sommes chez nous. Les structures de santé sont tellement sales et c’est pourquoi, il y a propagation de cas de choléra dans la localité de Ndunda. Les malades internés pour le soin, se lavent et font caca sur les herbes alors que c’est à quelques mètres du centre de traitement. » fustige Faida Mapendano, âgée de 46 ans et mère de 7 enfants.
À en croire Bahati Shebyage, âgé de 62 ans, l’épidémie de choléra menace les habitants de Ndunda parce qu’ils font face au manque d’eau potable.
« L’eau est sale. Nous le buvons étant sale car, nous n’avons pas une autre à boire. Même celle dans laquelle, on met des médicaments, nous n’en avons pas. Étant donné que nous vivons presque dans la brousse, il n’y a pas suffisamment de toilettes et les gens ne font que faire leur grand besoin dans cette même brousse.
Face à la propagation rapide de la maladie, aggravée par la consommation d’eau non traitée et des conditions d’hygiène précaire, les habitants de la localité de Ndunda appellent à une mobilisation massive des acteurs humanitaires et des autorités pour répondre efficacement à la crise. Ils soulignent la nécessité urgente de construire des infrastructures sanitaires adéquates, telles que des latrines et des douches, et d’assurer un approvisionnement régulier en eau potable.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le Consortium UNPC, COMEL et UFMP.
Sud-kivu: Quatre morts et des maisons incendiées lors d’un affrontement entre deux factions de wazalendo à Namisha(Fizi)
La situation sécuritaire reste tendue à Namisha,un Village situé à 12 km de Fizi centre, depuis la soirée de dimanche 04 janvier 2025.C’est suite à un affrontement qui a opposé les éléments du groupe armé CNPSC dirigés par Amuri William yakotumba aux FABB( force d’autodéfense biloze bishambuke) dirigé par le général autoproclamé kalembe Delphin Ngoma nzito
Selon Ngoma Alimasi,le président territorial de la nouvelle société civile congolaise dans le territoire de Fizi,tout à commencer lors que les walendo de la CNPSC sont allés démenteler la barrière de Bishambuke érigée au village Bunenge que dans leur retour qu’ils sont tombés dans une embuscade tendue par les bishambuke.
” Trois personnes ont été tuées lors de cette embuscade dont deux wazalendo et le motard qui le transportait.l’un disait qu’ils sont convenus de percevoir large d’une manière rotative mais mes autres disent qu’ils ont complètement démantelé cette barrière.une décision qui n’a pas marché du côté de Biloze bishambuke pour tendre cette embuscade” a-t-il renseigné.
Cependant,pour se vanger, quelques éléments de la CNPSC ont attaqué le village Namisha depuis la matinée de ce lundi 05 janvier 2026 et causer plusieurs dégâts matériels dont l’incendie des maisons.
Kibunda matanya, secrétaire exécutif territoriale de la mutualité Buguma bwa bafuliro en Territoire de Fizi confirme que cette situation,les habitants de Namisha ont vers le village voisin de ekyengya et Fizi centre.
Celui-ci s’insurge contre les actes barbares perpétrés par les wazalendo de la CNPSC qui transforment leur différends à un conflit communautaire.
“Ceux qui sont allés dementelé la barrière venaient de la barrière de Mahombwa. Après cette opération,ils sont tombés dans une embuscade au niveau de namisha.chose drôle,ces derniers se sont attaqués directement aux membres de la communauté fuliro en incendiant leurs maisons.un autre garçon a été tué et un homme âgé a disparu” a-t-il dit.
Contacté a ce sujet, l’administrateur du territoire de Fizi Samy badibanga,promet de se proposer dans prochainement.
Notons l’église de la 8e CEPAC de kagunga à Fizi centre dont la majorité de ses fidèles sont les membres de la communauté fuliro n’a pas été épargné où tout les instruments de sa chorale ont été cassés.
Uvira: des besoins humanitaires, une urgence pour les déplacés internes
La situation humanitaire des déplacés internes venus de la partie sud de la ville d’Uvira notamment de Katongo, Kigongo et Kabimba, reste préoccupante. Des témoignages recueillis ce vie 02 Janvier 2025 auprès de ces déplacés font état des besoins des biens de première nécessité.
Selon ces déplacés, le manque d’hygiène, la promiscuité sont des situations qui les rendent particulièrement vulnérables aux maladies comme le paludisme, diarrhée ainsi qu’à d’autres dangers liés à l’insalubrité.
Monsieur Muendesha Lungwe, venu de Katongo avec toutes sa famille dit être avec d’autres trois familles hébergées toutes dans une salle de classe dans des conditions misérables, sans nourriture, ni objets des cuisines.
“De foi nous passons la nuit sans manger et nous manquons des habits. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide surtout en nourriture et les habits, a-t-il déclaré.
De son côté madame Aimée Ramazani Gertrude, actrice de la société civile d’Uvira fait savoir qu’une intervention urgente est nécessaire pour sauver des vies humaines.
“Ces déplacés vivent dans des conditions très précaires premièrement ils ont quitté leur milieu, ici ils n’ont rien comme moyen de subsistance et n’ont même pas d’abri et certains ont été obligés d’aller loger dans les écoles qui sont des infrastructures préparées pour une autre activité qui est l’éducation scolaire des enfants.
Face à cette situation, la Croix-Rouge de la RDC, bureau urbain d’Uvira se mobile afin de venir en aide à ces déplacés, malgré que les besoins restent énormes.
Seth Buyonde, président de cette organisation dans la ville d’Uvira précise, la situation est alarmante, les déplacés mènent une vie pénible. Il évoque également la situation des victimes de la montée des eaux du lac Tanganyika et des marais Nyangara, lié au changement climatique qui reste aussi un c’est casse-tête.
La Croix rouge envisage de mettre en œuvre une équipe d’urgence qui va faire des analyses d’études pour identifier les besoins afin de les envoyer aux partenaires pour qu’ils puissent voir comment venir en aide tant soit peu pour améliorer les conditions d’existence de la population en souffrance.
Nous mettons en œuvre quelques actions sur terrain comme assainissement du milieu, traitement de l’eau pour réduire tant soit peu les souffrances de ces déplacés », précise Seth Buyonde.
La majorité de ces déplacés qui sont des centaines des familles se trouvent à l’école primaire Ngoki et le Centre Agostino Chieppi de Kalundu et d’autres hébergés dans les familles d’accueille. Tous ils lancent un SOS aux humanitaires afin de leur venir en aide.
Cet article est rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI, réalisé à Uvira par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP avec l’appui financier de la BENEVOLENCIJA Grands Lacs.
Uvira : entre crise humanitaire et résilience, un nouvel an célébré sobrement
La célébration du Nouvel An 2026 à Uvira, dans la province du Sud-Kivu s’est déroulée dans un contexte marqué par une crise humanitaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.
Le 1er janvier, déplacés de guerre, familles d’accueil et résidents ont marqué le passage à la nouvelle année dans une atmosphère mêlant espoir, solidarité et dures réalités du quotidien.
Selon les témoignages recueillis en ville et dans le territoire d’Uvira dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI, certaines familles ont tenu à se réunir pour nourrir l’espoir d’une année meilleure, malgré des conditions de vie précaires.
Dans les familles d’accueil hébergeant des déplacés, l’ambiance était toutefois empreinte d’inquiétude et de tristesse, liée à la perte des biens et à l’incertitude du retour.
« Nous avons célébré ensemble avec les déplacés interne malgré les maigres moyens à notre disposition économiques », a confié monsieur Descartes BUDACHI, commerçant interrogé dans la ville d’Uvira.
De son côté Neema Matumaini, une enseignante, elle, souligne que ces difficultés ont fortement limité les festivités, même si l’élan de solidarité est resté présent.
Dans la plaine de la Ruzizi, notamment à Luvungi, les populations retournées et celles restées sur place évoquent des conditions de vie difficiles. Si quelques cérémonies modestes ont été observées dans des lieux publics et certains foyers, l’ambiance festive des années précédentes était absente.
Dans les années passées pendant les fêtes on voyait les enfants s’habiller très bien, sortir pour célébrer, boire et manger ; mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. On est en train de se forcer pour manger ce qu’on a car, de la manière dont on connait comment Luvungi célèbre une fête, ce n’est pas ce qu’on est en train de voir aujourd’hui », fait savoir monsieur Justin MUSAADA, enseignant et père de famille à Luvungi.
À Sange, déplacés et populations locales font état d’une paralysie des activités socio-économiques et d’un manque de liquidités, réduisant considérablement les dépenses liées aux fêtes. Malgré tout, beaucoup disent avoir tenu à marquer symboliquement l’arrivée de la nouvelle année, dans un esprit de résilience.
Cet article est rédigé dans le cadre du projet « HABARI ZA MAHALI » réalisé à Uvira par le Consortium des associations des médias du Sud Sud-Kivu dont l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC-UVIRA), la Corporation des Médias en Ligne (COMEL) et l’Union de Femmes des Médias pour la Paix (UFMP/SUD) grâce à l’appui financier de La Benevolencija Grands Lacs.
Sud-Kivu : Les Vœux de Paix et de Prospérité du député Olive Mudekereza Namegabe pour 2026
Kinshasa :En cette période de festivités marquant la fin de l’année et le début d’une nouvelle ère, l’Honorable MUDEKEREZA NAMEGABE Olive adresse un message vibrant d’espoir et de fraternité à la nation congolaise.
Alors que les lumières de Noël scintillent à travers la province, l’Honorable Mudekereza a tenu à s’adresser particulièrement à ses concitoyens du Sud-Kivu ainsi qu’à l’ensemble de la population de la République Démocratique du Congo.
Dans un esprit de communion, il appelle à ce que la célébration de la naissance du Fils de Dieu devienne le socle d’un renouveau national :
« Que la foi renouvelle l’espérance, fortifie l’unité et fasse grandir une paix durable. »
Cap sur 2026 : Entre Spiritualité et Prospérité
S’appuyant sur les Saintes Écritures, l’Honorable rappelle que le fondement de toute réussite réside dans la concorde. En citant Éphésiens 2,14 : « Le Seigneur est notre paix », il souligne que la sérénité du pays est la condition essentielle pour que l’année 2026 soit une année de véritable prospérité pour la RDC.
L’objectif est clair : transformer les défis passés en opportunités pour bâtir un Congo plus fort, uni et stable.
Diplomatie : La RDC fait son entrée historique au Conseil de Sécurité des Nations Unies
Kinshasa, le 2 janvier 2026 :- Trente ans après sa dernière participation, la République Démocratique du Congo (RDC) retrouve officiellement son siège à New York. Ce vendredi 2 janvier 2026, une cérémonie solennelle de levée de drapeau au siège de l’ONU a marqué le début d’un mandat de deux ans riche en enjeux.
Cette installation au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales représente un tournant diplomatique majeur pour Kinshasa. Pour le gouvernement congolais, ce moment est empreint de dignité et de responsabilité, signalant le retour au premier plan d’un pays pivot au cœur de l’Afrique.
« L’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix constructive, fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale. » Mme Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères.
La Ministre a profité de cette tribune pour remercier les États membres des Nations Unies pour leur confiance, tout en soulignant que ce mandat n’est pas une « récompense », mais bien une mission de service.
Forte de ses expériences passées (1982-1983 et 1990-1991), la RDC a structuré son action autour de deux piliers fondamentaux notamment la Paix et Sécurité.Le pays entend peser sur la scène internationale en s’appuyant sur son vécu dans la région des Grands Lacs. Ses objectifs incluent :
La réforme des opérations de maintien de la paix pour plus d’efficacité sur le terrain.
La justice transitionnelle comme levier de réconciliation.
La souveraineté des États : Rappeler le caractère non négociable de l’intégrité territoriale.
Il s’agit également de la Prévention et Résolution des conflits.
La RDC souhaite porter une « parole de vérité » sur les causes profondes de l’instabilité en Afrique, en mettant l’accent sur :
La gouvernance des ressources naturelles : Pour éviter qu’elles ne soient le moteur des guerres.
Les programmes DDR : Assurer une mise en œuvre effective du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration pour une stabilisation durable.
Porter la voix de l’Afrique
En rejoignant le Conseil de Sécurité, la RDC s’engage à être le porte-voix des peuples affectés par les conflits. Son mandat sera guidé par le respect du droit international et la conviction que la paix repose sur la cohérence des actions et la responsabilité collective.
Alors que les défis sécuritaires mondiaux se multiplient, l’arrivée de Kinshasa apporte une perspective ancrée dans la réalité du terrain, résolument tournée vers des solutions durables.
Bukavu : Un Nouvel An 2026 entre festivités modestes et méditation profonde
Le jeudi 1er janvier 2026, l’ambiance était contrastée dans les rues de Bukavu. Si certains habitants ont pu célébrer le passage à la nouvelle année dans la joie, une grande partie de la population est restée en marge des festivités, terrassée par une crise socio-économique qui ne dit pas son nom.
À travers les trois communes de la ville, le constat est le même .La fête n’a pas eu la même saveur pour tout le monde. Pour une catégorie de Bukaviens, le passage à 2026 a été l’occasion de se retrouver. Entre repas partagés et retrouvailles, ces habitants affirment avoir fêté « convenablement » en compagnie de la famille, des amis et des connaissances, préservant ainsi la tradition de convivialité propre à la province du Sud-Kivu.
Cependant, derrière les éclats de rire de certains se cache une réalité plus sombre pour de nombreux foyers. De Kadutu à Bagira, en passant par la commune d’Ibanda, les témoignages recueillis peignent un tableau précaire.
Plusieurs chefs de familles expliquent l’absence de festivités par un manque criant de moyens financiers.
En cause,le non-paiement des salaires de nombreux agents de l’État et le taux de chômage galopant qui frappe de plein fouet les ménages.
Le bilan de l’année 2025, décrite par beaucoup comme une année loin d’être « rose » sur le plan financier.
« Nous avons passé la journée dans la méditation. Sans salaire et sans emploi stable, comment peut-on s’offrir le luxe d’une fête ? » confie un habitant de Bagira.
Faute de moyens pour festoyer, beaucoup de Bukaviens ont choisi de se tourner vers la spiritualité. Les églises et les lieux de recueillement ont fait le plein ce jeudi. Pour ces citoyens, ce premier jour de l’an 2026 a été consacré à la prière afin que cette nouvelle année soit bénéfique au peuple congolais.
Au-delà de la situation économique, c’est la question sécuritaire qui demeure au centre des préoccupations. Le vœu le plus cher exprimé par les habitants est celui du rétablissement de la paix sur l’ensemble du territoire national.
Le message de la population est clair : pour que 2026 soit réellement une année de changement, il est impératif que les parties en conflit déposent les armes. Les Bukaviens appellent de leurs vœux la tenue de discussions sincères autour d’une table pour mettre fin à l’instabilité en RDC.
Sud-kivu : Le journaliste Honneur-David Safari retrouvé vivant à Nyantende
C’est un immense soulagement pour la corporation médiatique et sa famille. Porté disparu, le journaliste Honneur-David Safari a été retrouvé ce mercredi 31 décembre 2025. Bien que sain et sauf, l’état physique du professionnel des médias témoigne de la violence de sa détention.
Alors que l’inquiétude grandissait d’heure en heure, la nouvelle est tombée en cette journée : Honneur-David Safari est en vie. Il a été localisé du côté de Nyantende, où ses ravisseurs l’auraient abandonné.
Si le pire a été évité, les premières constatations sont alarmantes. Selon les proches et les premiers témoins sur place, le journaliste présente des traces visibles de tortures. Son état de santé nécessite une prise en charge médicale immédiate pour évaluer l’étendue de ses blessures physiques et psychologiques.
Pour rappel, la disparition d’Honneur-David Safari avait suscité une vague d’indignation et de peur au sein de la société médiatique. Les circonstances exactes de son enlèvement et l’identité de ses agresseurs restent, à ce stade, inconnues.
Fizi :Des actes des pillages perpétrés par certains militaires de l’unité guépard et wazalendo signalés à Makobola
Les habitants des Makobola,une cité située dans le groupement des babungwe nord, secteur de Tanganyika dans la province du sud-kivu ont été victimes des pillages et des violences perpétrés par des wazalendo et les militaires FARDC de l’unité guépard dans la nuit du lundi au mardi 30 décembre 2025.
Selon des sources de la société civile,il s’agit des militaires qui revenaient du front de kigongo à uvira ceci après une mesatente dû au leadership avec l’unité hiboux et en passant la nuit dans cette cité qu’ils ont procédé aux pillages des biens de la population .
Lors de cette opération,ces militaires ont dépouillé et saccagé le Centre de santé Iàmba,situé dans le sous-village de Bangwe c’est dans la zone de santé Nundu.
D’après Monsieur Abale Benga ,le président du comité de développement de l’aire de santé d’iàmba,ces derniers ont nuitamment forcé les portes de cette structure médicale avant de procéder au pillage.
“Ils ont cassé les portes à partir de la pharmacie et pillé tout les médicaments avant de s’introduire dans le bureau de l’infirmière tituraire où ils emporté tout les matériels en saccageant le Bureau” A-t-il dit.
Son côté la société civile déplore ces actes perpétrés par les militaires censés protéger la population et exige des une enquête pour dénicher les auteurs.
Sous l’anonymat,un acteur de cette structure citoyenne dans la zone confirme des biens de la population ont été pillés dont des chèvres,poules et des vivres ainsi que plusieurs femmes ont été violées par ces militaires FARDC et wazalendo dans la cité de Makobola.
“ils forçaient des portes des maisons des habitants et emporter tout ceux qui vont trouver, même les aliments et obligeaient les femmes de les aider à transporter pendant et ces dernières devraient regagner leurs mais après avoir été violé” a dit cet acteur de la société civile.
Rappelons que ces acteurs viennent de renforcer le traumatisme à la population de Makobola, victime de massacres où plus de mille personnes ont été tuées par des rebelles en 1996.
Kalehe : Le cri d’alarme des soignants face à une malnutrition infantile hors de contrôle
Le territoire de Kalehe, déjà meurtri par l’escalade des conflits armés au Sud-Kivu, fait face à une crise sanitaire majeure. Dans le groupement de Mubuku, la malnutrition frappe de plein fouet des milliers d’enfants, alors que les structures de santé crient au secours devant l’épuisement total de leurs ressources.
La situation est particulièrement alarmante dans la zone de santé de Bunyakiri. Les centres de santé de Ramba et de Kachiri voient affluer un nombre croissant d’enfants malnutris. Pourtant, malgré le dévouement du personnel soignant, la prise en charge est devenue une mission quasi impossible.
Le constat est amer.Des structures sanitaires font face à une pénurie sévère d’intrants médicaux et thérapeutiques. Sans lait thérapeutique ni aliments enrichis, les agents de santé assistent, impuissants, à la dégradation de l’état de santé de leurs jeunes patients.
L’aggravation de la situation sécuritaire dans la province a jeté des milliers de familles sur les routes. Ce sont ces enfants déplacés qui paient le tribut le plus lourd.
Selon Sumahili Tanene, infirmier titulaire du centre de santé de Ramba, les conditions de vie précaires sont le principal moteur de cette pathologie :
« Les enfants les plus exposés sont ceux des familles déplacées qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles : sans abris décents, sans accès à l’eau potable, ni à un aliment de qualité ”note notre source
Face à l’incapacité locale de répondre à l’ampleur du désastre, les cris de détresse se multiplient. Le manque d’assistance humanitaire depuis le début de la dégradation de la situation sécuritaire crée un vide mortel.
Monsieur Tanene lance un plaidoyer urgent auprès des partenaires humanitaires tels que l’UNICEF, le PAM (Programme Alimentaire Mondial) et Médecins d’Afrique (MDA), ainsi qu’aux personnes de bonne volonté. L’objectif est clair : acheminer d’urgence des vivres et des médicaments pour sauver ces milliers d’enfants dont le pronostic vital est engagé dans les différentes aires de santé du groupement de Mubuku.
Uvira:Médias, société civile et leaders communautaires soutiennent le projet de Groupe MILIMA portant sur la lutte contre les discours de haine et la désinformation
Les médias, acteurs de la société civile et leaders communautaires ont exprimé leur ferme engagement à accompagner le projet du Groupe MILIMA appuyé par la GIZ QUALIPRO visant à renforcer la paix et la cohésion sociale dans la ville d’Uvira.
Cet engagement a été réaffirmé à l’issue de l’atelier de lancement du projet intitulé « Appui au renforcement de la cohésion sociale, inclusion des personnes déplacées et des groupes marginalisés dans la ville d’Uvira à travers la lutte contre les discours de haine et la désinformation », exécuté par le Groupe MILIMA avec l’appui de la GIZ QUALIPRO.
Organisée dans la salle Dieu Merci, au quartier Kalimabenge, cette activité a réuni plusieurs parties prenantes locales qui ont qualifié l’initiative de « salutaire et opportune », au regard du contexte sociopolitique sensible que traverse actuellement la ville d’Uvira.
Pour les participants, ce projet répond à un besoin réel et urgent de la communauté.
« En cette période de crise à Uvira, les discours de haine et les fausses informations constituent une menace sérieuse pour la cohésion sociale et la paix.
Nous saluons l’engagement du Groupe MILIMA à s’attaquer à ces défis avec une approche inclusive et communautaire », ont déclaré les participants.
Prévu pour une durée de trois mois, soit de décembre 2025 à février 2026, le projet ambitionne de contribuer à la consolidation de la cohésion sociale entre les différentes communautés de la mairie d’Uvira, tout en promouvant un climat de paix durable. Il met un accent particulier sur la prévention des discours de haine et de la désinformation, considérés comme des facteurs aggravants des tensions sociales, et sur l’inclusion des personnes déplacées ainsi que des groupes marginalisés.
Les participants ont également insisté sur l’importance de l’implication des autorités locales et des leaders communautaires, perçue comme un levier essentiel pour garantir des résultats durables.
« Nous encourageons les autorités, les acteurs communautaires et les organisations de la société civile à accompagner activement cette initiative. La paix et le vivre-ensemble à Uvira passent par une information responsable, inclusive et vérifiée », ont-ils ajouté.
Parmi les principales activités prévues, le projet comprend la production de contenus numériques à caractère positif et le lancement d’une campagne de sensibilisation en ligne dénommée « Stop Intox ».
Cette campagne vise à promouvoir une information fiable et responsable, tout en freinant la propagation des rumeurs et des fausses informations au sein de la communauté.
En clôture de l’atelier, les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur de la cohésion sociale, de la lutte contre la désinformation et de la promotion d’un climat de paix à Uvira, tout en appelant à une synergie d’actions entre les médias, les autorités locales, les leaders communautaires et les organisations de la société civile pour assurer le succès de cette initiative porteuse d’espoir.
Sud-Kivu : PPI dénonce l’enlèvement d’Honneur-David Safari et fustige une tentative de museler la presse
L’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) brise le silence ce lundi 29 décembre pour dénoncer la disparition forcée d’Honneur-David Safari, rédacteur en chef du groupe de presse La Prunelle RDC.
« La place d’Honneur-David est dans sa rédaction et auprès de sa famille, pas en lieu de détention et de torture ! », martèle l’organisation dans son communiqué parvenu à Kivutimes.
Selon les informations rapportées par PPI, le journaliste a été filé puis enlevé le dimanche 28 décembre 2025, aux environs de 18h30, dans la ville de Bukavu. Malgré les recherches intensives de sa famille et de ses proches, Honneur-David demeure introuvable.
Des sources concordantes indiquent que le journaliste serait actuellement détenu par le mouvement armé AFC/M23, qui occupe la ville indique PPI. Il serait retenu dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), rebaptisée par le mouvement « Division des Services et des Renseignements (DSR) ».
Le travail indépendant de Safari semble être au cœur de cette arrestation. PPI a recoupé trois motifs principaux invoqués par ses ravisseurs pour justifier sa détention :
Critiques et liens supposés : Il lui est reproché de vouloir ternir l’image de l’AFC/M23 et de ses alliés. Ses détracteurs l’accusent également d’être “instrumentalisé” par le Prix Nobel de la Paix, le Dr Denis Mukwege.
Parole donnée aux citoyens : Ses articles ont mis en lumière les témoignages de populations dénonçant les marches de soutien “forcées” imposées par le mouvement à Goma, Bukavu et Uvira.
PPI indique que le journaliste avait récemment dénoncé le “retrait de façade” des éléments de l’AFC/M23 dans la ville d’Uvira.
L’enlèvement d’Honneur-David Safari n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série d’attaques violentes contre les professionnels de l’information à Bukavu sous l’occupation souligne cette organisation.
PPI revient sur l’enlèvement et torture d’Amisi Musada (Debout RDC) le 15 avril 2025.
Également l’assassinat du journaliste Fiston Wilondjwa (Central de Monitoring des Médias) à Bukavu le 4 août 2025.
Pour PPI, il s’agit d’une stratégie délibérée visant à réduire la presse au silence dans les zones sous contrôle du M23.
Jonathan M. Magoma, Directeur Exécutif de PPI, exige la libération immédiate et sans condition du journaliste. L’organisation rappelle qu’en vertu du droit international humanitaire, les autorités de fait ont le devoir d’assurer la protection des journalistes.
« L’activisme et le journalisme ne sont pas des crimes », conclut le communiqué.
Sud-Kivu : Le REMEL-GL exige une enquête indépendante après la disparition inquiétante du journaliste Honneur-David Safari
Le Réseau des Médias en Ligne des Grands Lacs (REMEL-GL) a brisé le silence ce lundi 29 décembre 2025, suite à la disparition de son Président du Conseil d’Administration. Honneur-David Safari, figure de la presse au Sud-Kivu, n’a plus donné de signe de vie depuis dimanche soir.
La communauté médiatique de la République Démocratique du Congo est en émoi. Honneur-David Safari, qui occupe également les fonctions de Rédacteur en Chef du prestigieux Groupe de Presse La Prunelle RDC, a disparu le dimanche 28 décembre aux alentours de 18h30 dans la ville de Bukavu.
Malgré les recherches actives menées par ses proches et ses collègues, Honneur-David Safari reste introuvable.
Dans un communiqué officiel signé par sa coordination, le REMEL-GL exprime sa « profonde préoccupation ». Cette disparition intervient dans un contexte régional particulièrement hostile, où la liberté de la presse est régulièrement malmenée.
« Cette situation ravive les inquiétudes quant à la protection effective des journalistes, qui exercent leur métier dans des conditions de plus en plus précaires et risquées », souligne le réseau.
Face à l’urgence de la situation, le REMEL-GL lance un appel ferme aux autorités congolaises de s’Impliquer immédiatement pour retrouver le journaliste sain et sauf.
Le REMEL exige également une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de ce qui ressemble à un enlèvement. Le réseau rappelle que la sécurité des journalistes est une obligation internationale à laquelle l’État ne peut se soustraire.
Le REMEL-GL apporte son soutien total à la famille Safari ainsi qu’aux équipes de La Prunelle RDC. La coordination, dirigée par Aboubakar Kigabi, assure rester mobilisée pour suivre l’évolution de la situation minute par minute.
L’ensemble de la profession est appelé à la vigilance et à une solidarité sans faille pour défendre le droit à l’information dans la région des Grands Lacs.
RDC : Le porte-parole de l’armée, Sylvain Ekenge, suspendu pour propos discriminatoires.
Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions ce lundi 29 décembre par le Chef d’état-major général des FARDC. La décision fait suite à des propositions jugées discriminatoires à la rencontre de la communauté tutsie, rapporte une source militaire.
Cette mesure intervient après des déclarations tenues samedi dernier par l’officier concerné sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) tendant à discriminer les femmes de la Communauté tutsie par un prétendu stratagème pour pérenniser la “suprématie” de cette communauté à travers des naissances.
Ces propositions tenues à la télévision d’Etat RTNC, ont été récupérées par des officiels rwandais qui les ont exploités dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, au détriment de l’image de la RDC sur la scène régionale.
Pour justifier l’agression de la RDC, Kigali a souvent mis en avant le prétexte fallacieux de protéger les membres de la communauté tutsie congolaise prétendument en danger dans leur propre pays. Les membres de la communauté tutsie de la RDC, les Banyamulenge, ont toujours dénoncé cette instrumentalisation par Kigali, étant donné qu’ils ont toujours évolué comme des citoyens congolais à part entière.
RDC : La communauté Banyamulenge condamne fermement les propos ”haineux” du porte-parole de l’armée à la RTNC
Dans une déclaration politique rendue publique ce 28 décembre 2025, Enock Ruberangabo Sebineza, président de la communauté Banyamulenge à Kinshasa, fustige les propos tenus par le Général Sylvain Epenge sur les ondes de la télévision nationale. Il appelle à des sanctions immédiates et à l’ouverture de poursuites judiciaires.
C’est suite à des déclarations ciblant “la perfidie des femmes tutsi”, perçues comme une attaque directe contre une partie de la population congolaise dans un climat sécuritaire déjà délétère.
Pour Enock Ruberangabo Sebineza, ces propos sont d’autant plus graves qu’ils émanent de la voix officielle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
« Dans l’armée dont est porte-parole le Général Sylvain Epenge regorge des compatriotes Banyamulenge et Tutsi du Nord-Kivu. Ce discours divise l’armée, un corps qui doit être uni en ce moment d’une guerre d’agression », martèle le communiqué.
La communauté souligne que cette rhétorique affaiblit l’institution militaire et contredit frontalement les orientations du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Ce dernier avait en effet appelé, en février 2024, à bannir tout discours de haine ethnique sur l’ensemble du territoire national.
Au-delà des enjeux militaires, le président de la communauté dénonce une attaque contre les fondements mêmes de la société africaine : la femme, le mariage et la famille. En stigmatisant les unions interethniques, ce discours met en péril des millions de Congolais issus de mariages mixtes, présents à tous les échelons de la société, y compris dans la sphère politique, indique notre source.
Face à ce qu’elle qualifie de “dérive dangereuse”, la communauté Banyamulenge de Kinshasa exige des actes concrets.Elle demande que le Général Sylvain Epenge soit sanctionné de “manière impitoyable” afin de servir d’exemple.
« Ces propos sont inacceptables et doivent faire l’objet d’une poursuite judiciaire. Que la justice militaire s’en saisisse », conclut le document signé par Enock Ruberangabo Sebineza.
À l’heure où la RDC cherche à consolider son unité nationale face aux défis sécuritaires, cette polémique souligne l’extrême sensibilité des questions identitaires et la responsabilité des officiels dans la gestion de la parole publique.
Alerte : Le journaliste Honneur-David Safari porté disparu à Bukavu
BUKAVU, RDC:- L’inquiétude grandit au sein de la communauté médiatique du Sud-Kivu. Le journaliste Honneur-David Safari, rédacteur en chef du média en ligne La Prunelle RDC, est porté disparu depuis la soirée de ce dimanche 28 décembre 2025.
Selon les témoignages recueillis auprès de ses proches, Honneur-David Safari a donné signe de vie pour la dernière fois alors qu’il se déplaçait dans la ville. Dans un ultime message envoyé à sa famille, il indiquait se trouver sur une moto et exprimait une vive inquiétude : il avait le sentiment d’être suivi par des individus non identifiés.
Depuis cet échange, le silence est total. Toutes les tentatives pour le joindre, que ce soit par appel téléphonique conventionnel ou via l’application WhatsApp, sont restées sans succès.
Une figure engagée dans un contexte périlleux
Honneur-David Safari est une voix connue et respectée dans la région. Fervent défenseur des droits humains, il avait fait le choix courageux de rester à Bukavu malgré la prise de la ville et la dégradation brutale du contexte sécuritaire.
La famille, ses collègues de La Prunelle RDC et les organisations de défense de la liberté de la presse lancent un appel pressant aux autorités et toutes personnes détenant des éléments susceptibles d’aider à le retrouver est priée de se manifester de toute urgence auprès des autorités locales ou de ses collègues journalistes.
Fizi : Accalmie précaire à Makobola après des affrontements intensifs contre l’AFC-M23
Un calme relatif est observé sur les différentes lignes de front dans la localité de Makobola et ses environs ce Mardi 23 décembre 2025.
C’est après plusieurs jours de violents combats opposant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles de la coalition AFC-M23, la population locale vit dans une incertitude pesante.
Après un début de semaine marqué par des affrontements nourris entre dimanche et lundi, la situation semble s’être stabilisée dans le groupement des Babungwe Nord, secteur du Tanganyika. Selon Monsieur Prince Wilondja, président de la société civile forces vives de la localité de Bakeci (Swima), aucune nouvelle confrontation n’a été signalée depuis le lever du jour.
Cependant, ce retour au calme reste fragile. Si les activités reprennent, elles tournent encore très timidement dans les villages périphériques tels que Munene, Kashekezi, Ilakala, Swima, Lusambo, ainsi qu’à Mboko, le chef-lieu du secteur.
La psychose s’est installée suite à une attaque maritime audacieuse de la part des rebelles.
« Un hors-bord des rebelles en provenance d’Uvira, via le lac Tanganyika, a pilonné les zones de Munene et Swima. En réaction, nous avons vu des unités militaires prendre la direction de Mboko, ce qui a créé une vive panique au sein de la population. Fort heureusement, après le retour de cette unité dans la soirée, les militaires ont réoccupé leurs positions initiales », explique Prince Wilondja.
Malgré l’absence de combats directs avec les rebelles cette nuit, la tranquillité des habitants a été de courte durée. Des coups de feu d’origine inconnue, tirés par des éléments des FARDC, ont perturbé le sommeil des résidents durant toute la nuit.
Plus inquiétant encore, des sources locales rapportent des exactions commises au sein de la communauté.selon notre source des militaires auraient fait irruption dans une polyclinique locale, emportant une somme d’argent et divers matériels médicaux.
Notre source signale l’enlèvement temporaire de l’épouse du responsable de cette structure de santé qui a été enlevée aux environs de 20h, avant d’être libérée tardivement vers 23h.
Si la menace directe de l’AFC-M23 semble s’être éloignée des centres habités pour l’instant, le comportement de certains éléments des forces de défense inquiète la société civile. Les habitants de Makobola et de Mboko restent sur le qui-vive, craignant à la fois une reprise des hostilités et une dégradation du climat sécuritaire interne.
Sud-Kivu : Deuxième jour de violents affrontements entre les FARDC et l’AFC-M23 à Makobola
La tension reste vive dans la localité de Makobola et ses environs. Depuis le samedi 21 décembre 2025, de violents combats opposent les rebelles de l’AFC-M23, soutenu par les forces de défense rwandaises selon les acteurs internationaux, aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les résistants patriotes « Wazalendo ». Le bilan fait état d’un déplacement massif de civils et d’une situation sécuritaire précaire.
Selon des sources locales, les hostilités ont repris de plus belle tôt le samedi matin lorsque les FARDC ont lancé une offensive contre les positions rebelles situées dans le village de Bangwi. Les affrontements, d’une rare intensité, ont duré toute la journée, forçant des milliers d’habitants à fuir vers les localités de Swima et Mboko.
Malgré l’ampleur des échanges de tirs, la société civile du groupement des Babungwe Sud rapporte que chaque camp a réussi, pour l’heure, à consolider ses positions à Makobola.
Une nouvelle attaque lancée par les Wazalendo ce samedi matin n’a pas permis de déloger les rebelles. En représailles, ces derniers ont utilisé un hors-bord pour pilonner la zone, plusieurs bombes ayant atteint le village de Swima.
« Après l’explosion des bombes, nous avons vu des militaires FARDC quitter la ligne de front en direction de Mboko. Cette situation a plongé la population dans une psychose totale, déclenchant de nouveaux mouvements de panique », confie un acteur de la société civile locale.
Bien que des renforts militaires soient arrivés de Kalemie pour appuyer les Wazalendo et les unités régulières, l’inquiétude grandit. La cité de Mboko, carrefour stratégique situé à environ 55 km au nord de la ville de Baraka, reste sous la menace directe des combattants de l’AFC-M23, qui maintiennent leur pression sur cet axe vital du Sud-Kivu.
Pour l’heure, les autorités militaires n’ont pas encore communiqué de bilan humain officiel, mais la crise humanitaire s’aggrave avec des familles entières désormais sans abri, fuyant la trajectoire des engins explosifs.
Sud-Kivu : L’ASBL UPCO s’inquiète de l’explosion des cas de malnutrition à Bunyakiri.
Dans la zone de santé de Bunyakiri,en territoire de Kalehe au Sud-Kivu le cri d’alarme est lancé. Des milliers d’enfants et de femmes enceintes, déplacés de guerre, sont frappés par la malnutrition aiguë sévère. Sans intervention urgente, l’ASBL Union pour le Progrès du Congo (UPCO) craint une hécatombe.
La crise humanitaire au Sud-Kivu prend une tournure dramatique dans le territoire de Kalehe. Interrogé par Kivutimes .com ce lundi 22 décembre, Ajuwelake Kapata Fraternel, Coordinateur de l’ASBL UPCO, a dressé un tableau sombre de la situation nutritionnelle et sanitaire dans les aires de santé de Ramba, Kachiri, Chigoma et Karasi.
Depuis avril dernier, les affrontements ont poussé les habitants de Ramba, Murangu, Chirimiro, Mushunguti et Chigoma à fuir vers des zones supposées plus calmes comme Kachiri, Mwinga, Kaloba ou Bulambika. Cependant, ce refuge s’est transformé en piège.
« Ces déplacés vivent dans une précarité absolue. Ils n’ont ni abris décents, ni toilettes, ni accès à l’eau potable. Ils passent la nuit à la belle étoile et sont victimes de la famine et de diverses maladies faute d’assistance », déplore Ajuwelake Kapata.
La conséquence directe de cette vie de privation est l’augmentation fulgurante des cas de malnutrition aiguë sévère. Les plus vulnérables, notamment les enfants de moins de cinq ans ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, sont en première ligne.
« Les parents n’ont plus les moyens de nourrir leurs enfants. Si rien n’est fait rapidement, nous risquons de perdre de nombreuses vies. Nous lançons un cri d’alarme à la communauté humanitaire nationale et internationale », prévient le coordonnateur de l’UPCO.
L’alerte est d’autant plus grave que la réponse médicale locale est paralysée. Les centres de santé de la place font face à une pénurie totale d’intrants thérapeutiques (plumpy-nut, lait thérapeutique) et de médicaments essentiels. Cette carence rend impossible la prise en charge des cas de malnutrition déjà identifiés souligne notre source.
Face à l’imminence d’une catastrophe, l’UPCO interpelle directement :L’UNICEF et ses partenaires de mise en œuvre mais aussi des organisations spécialisées dans la protection de l’enfance et de la femme.
L’Asbl plaide au gouvernement provincial du Sud-Kivu le déploiement d’urgence de kits alimentaires, de médicaments et de fournitures pour abris avant que le pire ne se produise dans cette partie du territoire de Kalehe.
Kamanyola:La population plaide pour le rétablissement de la paix et la sécurité
Les habitants de kamanyola en territoire de Walungu au Sud-kivu, plaident pour le rétablissement de la paix et la sécurité pour le renforcement de la cohésion et la promotion des initiatives de développement.
Ils l’ont exprimé dans une marche pacifique organisée ce vendredi 19 décembre 2025 par les couches sociales vis-à-vis de la situation sécuritaire qui prévaut en ces jours dans la zone.
Devant une masse humaine,dans son discours prononcé à cette occasion,Bisimwa Birindwa coordinateur territorial de la nouvelle société civile congolaise en territoire de Walungu est passé en revue des évènements malheureux qui ont écumé la république démocratique du Congo et en particulier le village de kamanyola depuis trois décennies passées.
Il a invité les habitants à faire la promotion de la paix et le rétablissement de la sécurité leur cheval de bataille.
Selon lui,en cette période où la population paie innocemment le pot cassé,cet acteur de la société civile invite les parties belligérantes à accélérer les négociations en cours pour une issue favorable tout en appelant la communauté internationale de faire l’arbitrage sans hypocrisie afin de sauver les vies humaines des victimes d’atrocités à l’Est de la république démocratique du Congo.
Ceci intervient quelques semaines après la nouvelle escalade sécuritaire des combats opposant la coalition FARDC-FNDB et résistants Wazalendo à l’AFC-M23, agissant sous contrôle du rwanda comme l’ont déclaré différents acteurs.
Cette situation a occasionné le déplacement massif de la population vers les villages jugés sécurisés et au Burundi voisin où ils mènent une vie extrêmement difficile à la merci des intempéries.
Ici s’ajoutent des dizaines des morts tombés suite aux bombes larguées par les deux camps dans des agglomérations densément peuplées pendant les affrontements.
Pour rappel,la cité de kamanyola en territoire de Walungu au Sud-kivu est sous occupation de l’Afc -M23 depuis le 18 Février 2025 qui malgré les initiatives amorcées par les nouvelles autorités,les activités socio-économiques habituelles trainent à reprendre l’allure normale.
Sud-kivu: pour des raisons sécuritaires,l’armée interdit la vente et la consommation de boissons fortement alcoolisées à Baraka
Cette décision a été annoncée au cours d’une réunion que les FARDC ont tenu avec les leaders communautaires et les journalistes le jeudi 18 décembre 2025 dans la ville de Baraka.
C’est dans l’objectif de renforcer la sécurité civilo-militaire et assurer la protection des habitants.Au cours de cette rencontre présidée par le Maire à l’intérim de la ville de Baraka,Madame Marie Mukandja.
selon le colonel Kirasi Mange Théophile, directeur du Service de l’éducation civique, patriotique et d’action sociale (SECAS) au sein de la 33ème région militaire a souligné que cette initiative s’inscrit dans la mission des FARDC de renforcement de la sécurité civilo-militaire et assurer la protection des habitants pendant cette période où le pays est en guerre d’agression.
” Nous avons rassemblé les leaders communautaires et les journalistes pour que le message de l’armée atteigne directement la population. La sécurité n’est pas uniquement l’affaire des militaires ; elle concerne toute la nation.nous avons décidé d’interdire la vente de boissons fortement alcoolisées car il est aussi à la base de l’insécurité» a-t-il dit.
Cet officier supérieur de l’armée a réaffirmé la présence d’une armée nationale unifiée, composée des FARDC, appuyées par les Wazalendo et la Police nationale congolaise, déterminée à protéger la population et le territoire contre toute intrusion illégale.
Il a ensuite par ailleurs condamné les abus et comportements déviants, tels que les tirs anarchiques, le vol en annonçant des sanctions sévères pour tout militaire impliqué.
” Les patrouilles mixtes seront intensifiées dès aujourd’hui. Nous invitons la population à signaler tout comportement suspect », a-t-il ajouté.
L’armée exhorte également à la population de rester sur place, afin d’éviter des déplacements massifs pouvant entraîner les incidents, tels que la famine, les maladies et les accidents, tout en garantissant la sécurité à Baraka.
Dans un geste de solidarité, de bénédiction et de rapprochement civilo-militaire, l’armée a offert aux leaders communautaires une chèvre, un sac de farine de manioc
Corridor Central : Cap sur la révolution ferroviaire pour désenclaver l’Afrique Centrale
Dar es Salaam, Tanzanie :- L’Agence de Facilitation de Transport de Transit du Corridor Central (CCTTFA) vient de marquer un tournant décisif dans la modernisation des infrastructures régionales. En marge de la réunion de son Conseil d’administration, le rapport final de l’étude sur la transformation du secteur ferroviaire en Afrique a été officiellement présenté aux États membres.
Le cabinet de consultants ALG Global Infrastructure Advisors a présenté ce document stratégique devant les experts et les membres du conseil d’administration. Ce rapport constitue la pierre angulaire du projet de transfert du trafic routier vers le rail, visant à fluidifier le commerce entre la Tanzanie, Burundi et la RDC.

La première phase de l’étude a permis de dresser un état des lieux complet du réseau ferroviaire africain, en mettant en lumière les défis persistants, les performances actuelles et les opportunités de croissance dans 15 pays, dont cinq membres du Corridor Central : la République Démocratique du Congo, le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie.
Les perspectives d’intégration multimodale ont été saluées par l’ensemble des délégations, voyant dans le chemin de fer une solution durable pour réduire les coûts de transport et l’usure des infrastructures routières.
C’est le cas de l’honorable Olive Mudekereza Namegabe a profité de cette tribune pour appeler les bailleurs de fonds à une mobilisation massive. Selon lui, le rétablissement du rail est la clé pour que la République Démocratique du Congo retrouve son rôle de moteur économique régional.
« La RDC est la locomotive de l’Afrique Centrale. Nous projetons un chemin de fer qui quitte Dar es Salaam, traverse le Burundi, entre par Uvira au Sud-Kivu, se poursuit vers Kindu au Maniema et se connecte au Tanganyika (Kalemie-Lubumbashi). Pourquoi pas même relier l’Océan Indien à l’Océan Atlantique ? », a déclaré Olive Mudekereza, tout en rappelant que l’insécurité reste le principal frein au décollage de ce réseau qui comptait autrefois plus de 4 000 km de voies.

Pour Roger Te Byassu, coordonnateur de la CPCOR, la volonté politique doit se traduire par des réformes concrètes. Il appelle le ministère congolais des Transports, Voies de Communication et Désenclavement à instaurer une véritable loi ferroviaire.
« Le secteur est sous-développé chez nous. Entre la SNCC, l’Onatra et la CIFI, les défis d’infrastructure sont immenses. La SNCC n’a qu’environ 3 milles kilomètres, l’Onatra 3 cents Kilomètres et la CIFI a 6 cent kilomètres. Il est temps que le gouvernement mette tout en œuvre pour relancer ce secteur », a-t-il martelé.

Le projet ne se limite pas à la RDC. Le Secrétaire au ministère des Infrastructures du Burundi a souligné l’importance de la synergie avec la Tanzanie et la RDC. Outre le rail, Bujumbura et Kinshasa travaillent activement à l’harmonisation des lois sur le transport lacustre sur le lac Tanganyika a indiqué notre source.
Enfin, le Président du Conseil d’Administration de la SNCC, Upa Lunga, a rassuré sur les efforts fournis par le gouvernement congolais pour accélérer le transit des marchandises depuis les ports extérieurs jusqu’aux centres de consommation via le rail.
Avec la remise de ce rapport d’ALG Global Infrastructure Advisors, le Corridor Central dispose désormais d’une feuille de route claire pour transformer durablement l’économie de la sous-région.

Pour rappel, la deuxième phase s’est concentrée sur la collecte de données sur le terrain. Du 17 au 23 novembre 2024, les experts d’ALG ont mené une mission en République Démocratique du Congo, où ils ont rencontré les autorités ferroviaires, les opérateurs, les commissionnaires de transport ainsi que les agences routières, afin de mieux comprendre les contraintes opérationnelles et les perspectives d’intégration multimodale.
Forum sur la réconciliation et la paix à Bukavu : l’Accord de Doha confronté aux urgences humanitaires et psychosociales
La deuxième journée du Forum d’échanges sur la réconciliation et la paix au Sud-Kivu a été consacrée aux enjeux humanitaires et psychosociaux, convenus par les participant(e)s comme des conditions indispensables à la mise en œuvre effective de l’Accord-cadre de Doha du 15 novembre 2025.
Les discussions ont mis en évidence deux priorités majeures : la réouverture effective des couloirs humanitaires et le renforcement de la prise en charge psychosociale des victimes des conflits armés. Pour les intervenants, ces dimensions ne relèvent pas de l’humanitaire d’urgence uniquement, mais constituent des fondements essentiels pour toute dynamique crédible de paix et de réconciliation.

Les participant(e)s ont rappelé que les populations les plus affectées par la crise sécuritaire vivent souvent dans des zones enclavées, difficilement accessibles, où l’assistance humanitaire reste limitée, voire inexistante. Face à cette réalité, des efforts sont engagés pour améliorer l’accompagnement psychosocial des victimes. À ce jour, au moins cinq centres thérapeutiques sont opérationnels, offrant un soutien aux personnes profondément affectées par les violences et les déplacements forcés.
Le Forum a également insisté sur la nécessité pour toutes les parties au conflit de respecter les infrastructures sanitaires et humanitaires, conformément aux principes du droit international humanitaire. La protection des structures de santé, du personnel soignant et des bénéficiaires a été présentée comme un signal fort de bonne foi dans la mise en œuvre de l’Accord de Doha.

Par ailleurs, l’identification des victimes et la documentation des violations ont été soulignées comme des étapes clés pour toute démarche de justice, de réparation et de réconciliation. À ce titre, le Rapport Mapping des Nations Unies, qui couvre la période 1993 à 2003, a occupé une place importante dans les échanges. Les participant(e)s ont rappelé qu’il s’agit à ce jour du seul rapport de référence de cette ampleur, et qu’aucun rapport bis n’a été produit depuis, malgré la poursuite des violences dans l’est de la RDC.
Si le Rapport Mapping documente de manière détaillée la nature et l’ampleur des crimes commis durant cette période, l’absence de publication des noms des auteurs présume que cela continuera d’alimenter le débat. Cette prudence, ont rappelé certains intervenants, s’explique par la crainte que la divulgation immédiate de ces identités ne ravive les tensions ou n’entraîne des représailles, dans un contexte sécuritaire encore fragile.

En conclusion, les échanges de cette deuxième journée ont mis en lumière une conviction partagée : sans accès humanitaire sécurisé, sans accompagnement psychosocial durable et sans mécanismes progressifs de justice et de responsabilité, la paix reste fragile. Pour le(s) participant(e(s), l’Accord de Doha ne pourra produire des effets durables que s’il se traduit par des actions concrètes sur le terrain, répondant directement aux besoins et aux attentes des victimes.
Sud-Kivu : Des organisations de la société civile relancent le débat de la commission provinciale paix et réconciliation
Bukavu, 15 décembre 2025 :- Victimes des conflits armés, organisations de la société civile et acteurs clés de la province se sont retrouvés, ce lundi 15 décembre à Bukavu, pour relancer une question longtemps restée en suspens : celle de la mise en place d’une Commission provinciale paix et réconciliation au Sud-Kivu.
Réunis à l’hôtel Bach Palace dans le cadre d’un forum d’échanges sur les processus de réconciliation et de paix, les participant(e)s ont partagé analyses, expériences et attentes dans un contexte toujours marqué par l’insécurité persistante, les traumatismes collectifs et une profonde fracture entre communautés et institutions.
Au centre des discussions : la nécessité de doter le Sud-Kivu d’un mécanisme provincial de vérité et de réconciliation, à l’image de l’expérience menée au Kasaï Central. Les échanges s’inscrivent dans le sillage de l’Accord-cadre de Doha du 15 novembre 2025, conclu entre le Gouvernement congolais et le mouvement M23, qui remet au premier plan la question de la justice, de la vérité et de la réparation dans les zones affectées par les conflits.
Pour Didier Kigonya, Coordonnateur du Réseau des Acteurs pour la Consolidation de la Justice (RACOJ), l’enjeu dépasse le simple débat institutionnel :
« On ne reconstruit pas une société fracturée par la violence sans affronter son passé. La paix durable se bâtit avec les victimes, par la vérité, la reconnaissance des torts et des mécanismes pensés pour les réalités locales. Une commission provinciale vérité et réconciliation au Sud-Kivu peut jouer un rôle clé dans la restauration de la confiance entre les communautés et l’État », a-t-il souligné.
Le Forum a également mis en lumière l’urgence d’intégrer une approche transformatrice du genre dans les processus de réconciliation et de paix. Les participant(e)s ont insisté sur la nécessité d’aller au-delà des réponses symboliques, afin de reconnaître pleinement les expériences spécifiques des femmes et des filles, mais aussi leur leadership dans les dynamiques de paix et de reconstruction post-conflit.
Environ 30 participant(e)s, majoritairement issu(e)s des organisations de la société civile, des groupes de victimes et d’autres parties prenantes provinciales, prennent part à ces échanges. Plusieurs d’entre eux avaient déjà contribué au Forum organisé à Bukavu en novembre 2024, garantissant une continuité dans les réflexions et les actions de plaidoyer.
À l’issue des travaux, les organisateurs espèrent dégager des positions convergentes en faveur de la création d’une Commission provinciale Vérité et Réconciliation, et renforcer une vision commune de la justice transitionnelle, ancrée dans les réalités du Sud-Kivu et résolument centrée sur les victimes.
Briefing capital au ROHNAL : L’AAP, un pilier essentiel de la gouvernance et de la qualité Humanitaire
Le Réseau des Organisations Humanitaires Locales et Nationales (ROHNAL) a lancé une formation intensive de renforcement des capacités en Gouvernance Organisationnelle, destinée à ses organisations membres. L’activité, qui se déroule au siège de SOLIFEM à Muhumba, a débuté le 8 décembre 2025 et s’étendra jusqu’au 15 décembre 2025.
Ce programme répond à un besoin stratégique identifié par le réseau. M. Batumike Lwigulirho John, Coordonnateur LEAD de ROHNAL, a souligné que cette initiative est le fruit d’une mutualisation des efforts au sein des clusters, où les membres se réunissent régulièrement. Cependant, un constat s’est imposé : les organisations locales font face à des défis internes majeurs, notamment le manque de financement, les difficultés de gestion du personnel et des lacunes en matière de gouvernance. L’objectif est clair : se renforcer à l’interne pour pouvoir répondre à l’aide humanitaire de manière correcte et efficace.
La formation animée par le cabinet d’audit IBC, M. Augustin Matabaro, Consultant Formateur de l’IBC, a adopté une démarche rigoureuse. Elle a débuté par un diagnostic approfondi sur la base de l’outil SWOT (forces, faiblesses, opportunités, menaces), permettant de resituer les grandes faiblesses des ONG membres de ROHNAL et de cibler précisément le contenu de la formation.
Émile Kasereka, Membre du groupe de travail AAP, a précisé la portée de ce concept : « Le briefing portait sur la rénovabilité envers les populations affectées, car c’est une composante efficace dans la mise en œuvre de nos interventions. L’AAP signifie que nous faisons participer la communauté à tous les niveaux de planification, de mise en œuvre et d’évaluation. »
Selon lui, cette implication est la clé de l’efficacité : « Si la communauté est impliquée dès le départ, elle va s’approprier ces activités. La Redevabilité, c’est s’assurer que les avis des populations sont pris en compte, » a-t-elle insisté.
M. Batumike Lwigulirho John a conclu en lançant un appel solennel à toutes les organisations locales et nationales, les exhortant à penser au renforcement de leurs actions pour garantir un apport de qualité à leurs bénéficiaires. Cette formation est ainsi perçue comme un levier fondamental pour l’autonomisation et la professionnalisation de l’action humanitaire locale.
Fizi: après la chute d’uvira,le prix de transport à moto passe de 50.000fc à 200.000fc de Baraka à Misisi
Le prix de transport revu à la hausse en Territoire de Fizi au sud-kivu,après la chute de la ville d’uvira où les mouvements des populations et militaires sont signalés.
Suite à cette situation,le prix de transport à moto de Baraka à Misisi un trajet de 135 km est passé de 50.000 à 200.000 francs congolais.Les motos taximen évoquent les risques aux quelles sont exposés pendant cette période de l’insécurité,comme la raison de cette hausse.
Un motard rencontré au parking de jeteme qui fait le trafic de BARAKA-MISISI indique qu’il faut avoir un coeur dure pour engager le voyage suite de l’insécurité.
“Souvent les militaires ravissent nos motos sont ravis,pour les faciliter le voyage.alors bien-que le prix du carburent n’est élevé,nous sommes obligés de pousser les pris de transport.d’ici Baraka de Misisi,nous demandons 200.000Fc pour une personne contrairement de 50.000Fc que nous demandions au paravent car nous courons derrière des risques” a dit ISSA KASHINDI.
Suite d’une panique qui loge dans la population de Misisi qui commence a fuire vers la ville de kalemie dans la province du Tanganyika après la chute d’uvira,on y signale la même housse de prix de transport où il passe de 70.000 à 300.000fc par personne.
Dégâts des pluies à Bukavu : Le député Olive Mudekereza présente ses condoléances et exprime sa préoccupation
KINSHASA : Intervenant à l’assemblée nationale ce Vendredi 13 Décembre 2025, Olive Mudekereza député national du sud-Kivu a présenté une motion d’information des dégâts causés par des pluies qui ont frappé la ville de Bukavu le même jour.
Selon cet élu du Sud-Kivu, les dégâts sont lourds en tenant compte des images qu’il a réussi. Des motos et véhicules emportés par les eaux, trois personnes mortes à bourignons de suite de l’écroulement de mur et des maisons inondées.
En cette période de l’escalade des conflits armés, Olive Mudekereza se dit préoccuper par cette perte qui vient de toucher la population.
« On a vu partout et aux yeux des proprietaires des véhicules partir avec des eaux. Imaginez-vous, les débrouillards avec sa moto qui voit au vu de ses yeux, perdre tout. Tous les gens ont perdu leurs marchandises. C’est pour cette raison que nous présentons nos condoléances et compassions. » a dit Olive Mudekereza
Il souligne que la vie des populations du Sud-Kivu devient intenable que ça soit sur le plan sécuritaire et même pendant la saison sèche ou des incendies ravagent des maisons. Olive Mudekereza pense que cette situation devrait concerner tout le monde pour trouver une solution et surtout que les inondations n’épargnent personne.
« On dit souvent que le malheur ne pas seul. On est en guerre, vous avez vu ce qui vient de se passer à Uvira. On avait déjà l’espoir que c’est fini. C’est pourquoi, nous disons que les négociations ramènent la paix. Que le dialogue soit tenu pour que tout le monde s’attende. On construit au lieu de détruire. La catastrophe ne choisit pas qui est rebelle, qui est bon ou qui est mauvais, ça concerne tout le monde. C’est pour vous dire que Dieu seul a le dernier mot. »a-t-il dit
Olive Mudekereza a par ailleurs indiqué que la RDC est un grand pays et s’il y a la paix tout le monde peut se retrouver.
Le bilan définitif de ces inondations n’est pas encore connu. Mais le chef du quartier Ndendere ,le Pasteur Albert Migabo Nyagaza a présenté un bilan provisoire de son quartier de plusieurs maisons inondées sur avenue mukukwe, isgea , avenue route uvira 2 et 3.
Trois 3 véhicules emportés par les eaux de ruissellement dans le canal kahwa sur avenue route uvira 2 en face de l’église Cerpi Béthanie et de Plusieurs égouts bouchés par les déchets venus dans les avenues.
Notre source souligne également que les eaux à forte pression ont quitté le lit de la rivière kahwa pour inonder la place de l’indépendance perturbant momentanément la circulation des enjeux roulants et des personnes.
Sud-Kivu : MSF se retire de Baraka face à l’intensification des combats (AFC/M23 et FARDC)
Face à l’intensification des combats entre le M23 et l’armée congolaise et ses alliés Wazalendo dans le Sud-Kivu, MSF n’a pas d’autre choix que d’interrompre prématurément ses activités médicales à Baraka, dans la zone de santé de Fizi, pour des raisons de sécurité. L’organisation y avait lancé une opération d’urgence en août dernier pour lutter contre le paludisme dans la zone.C’est qu’indique la communication du MSF parvenue ce vendredi 12 Décembre à Kivutimes.
MSF clôture ses activités d’urgence à Baraka, au sud Kivu. Une fermeture initialement prévue pour fin janvier et qui s’accélère en raison de la situation sécuritaire dans la province. Face à l’intensification des combats à la suite de l’avancée du groupe armé M23 et à sa prise de la ville d’Uvira, située à seulement une centaine de kilomètres de Baraka, MSF a évacué ses équipes de la ville. Les activités médicales à l’hôpital général de Baraka ainsi que dans trois centres de santé sont terminées.

Entre août et décembre, les équipes de MSF à Baraka ont pris en charge plus de 25 000 personnes atteintes de paludisme. Et en pleine saison de pluie, la situation reste critique. « Nous atteignons le pic de la saison du paludisme et nous sommes inquiets car nous ne pouvons pas apporter le soutien nécessaire à la population » déclare Ton Berg, chef de programme au Sud-Kivu.
Entre septembre et octobre, MSF avait aussi traité 652 patients atteints du choléra et était parvenue à contrôler l’épidémie.
Les activités de MSF sont mises à l’épreuve au Sud-Kivu
Selon cette structure,le contexte sécuritaire au Sud-Kivu complique les activités de MSF dans la province. A Bunyakiri, les récents affrontements dans le parc national de Kahuzi entre le M23 et l’armée congolaise alliée aux Wazalendo, ont déjà provoqué l’évacuation partielle des équipes de MSF. Mais l’ensemble des activités médicales de l’organisation dans l’Hôpital Général de Référence de Bunyakiri, le Centre hospitalier de Bitale et plusieurs centres de santé restent assurées.
Bukavu : Racoj organise un échange sur le projet « Pokeya Ujuzi na Upone » : vers une guérison collective et durable
À l’Hôtel Bach Palace, un large éventail d’acteurs institutionnels, communautaires, religieux, de jeunes et de femmes s’est réuni le 8 décembre 2025 pour l’atelier d’échange du projet Pokeya Ujuzi na Upone, « guérir par la compréhension ». Cette initiative vise à renforcer la santé mentale, le soutien psychosocial et la cohésion sociale dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri, trois provinces meurtries par des décennies de violences.
Ouvrant les travaux, Didier Kigonya de RACOJ-RDC a présenté ce programme comme une étape décisive dans la reconstruction sociale, rappelant l’importance de dépasser les clivages passés. L’étude de base montre une transmission intergénérationnelle des traumatismes, accentuée par le silence persistant autour des violences vécues. Les intervenants ont évoqué le malaise des jeunes, confrontés au manque d’orientation, à la désagrégation familiale, à la manipulation et à l’hyperconnexion. Des voix comme celles de Parfaite Tshimba, Véronique de RIO, Deborah Mubalema ou encore Wendos Joe ont souligné l’urgence d’un accompagnement adapté.
Les organisations spécialisées ont insisté sur la nécessité d’espaces sûrs, de stratégies de prévention des rechutes et d’un usage constructif du numérique. L’atelier, organisé par RENAF asbl et RACOJ-RDC, marque un tournant vers une guérison collective fondée sur l’écoute, la transmission et l’action communautaire.
Sud-Kivu : des morts et blessés dans de nouveaux affrontements entre la coalition FARDC, Wazalendo, armée burundaise contre AFC/M23
LUVUNGI/KAMANYOLA, SUD KIVU: De violents affrontements ont de nouveau secoué la plaine de la Ruzizi, opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo et des éléments de l’armée burundaise, aux rebelles de l’AFC/M23, soutenu par l’armée rwandaise.
Selon des sources locales, des morts et des blessés continuent d’être enregistrés dans cette escalade des violences, principalement du côté de Luvungi, Katogota et Kamanyola. Les victimes de ces attaques sont des populations civiles.
D’après les informations recueillies sur place, des bombes ont été larguées par les deux parties en conflit au cours de la journée du vendredi. Ces frappes ont provoqué des pertes en vies humaines et fait plusieurs blessés.
Des images circulant dans la zone montrent notamment des corps gravement touchés par les explosions, certains entièrement calcinés, des scènes qualifiées d’insoutenables par des témoins.
Face à l’intensification des combats, les populations civiles continuent d’abandonner leurs villages pour se diriger vers des zones jugées encore sûres.
À Kamanyola, plusieurs familles traversent la frontière en direction du Rwanda.
À Luvungi et Bwegera, les habitants prennent la route vers Sange cherchant refuge loin des bombardements.
D’autres populations se dirigent vers la ville d’Uvira, espérant y trouver un minimum de sécurité.
Les mouvements de déplacement s’accélèrent, tandis que les acteurs humanitaires s’inquiètent d’une situation qui pourrait rapidement devenir critique.
Dans une déclaration faite le même vendredi, le sous lieutenant Mbuyi Kalondji Reagan, porte-parole du secteur opérationnel Sukola 2 Sud du Sud-Kivu a affirmé que les FARDC avaient réussi à neutraliser un drone ainsi qu’un char de combat appartenant aux rebelles de l’AFC/M23.
Alors que les combats se poursuivent, les habitants de la région font face à une forte incertitude. L’intensification des bombardements laisse craindre une aggravation du bilan humain et une extension des déplacements massifs. Les autorités locales et les forces engagées dans les combats n’ont pour l’instant fourni aucun bilan officiel.
Fizi : Un bébé tué et sa mère grièvement blessée lors du cambriolage d’un kiosque à Misisi
Misisi (RDC) – La sécurité a été brutalement perturbée dans la soirée du mercredi 3 décembre 2025 à Misisi, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), suite à l’incursion violente de bandits armés. Un bébé a perdu la vie et sa mère a été grièvement blessée par balle lors de cette attaque.
L’attaque du kiosque
L’incident s’est produit aux environs de 19h00 dans un kiosque de recharge de téléphones et de transfert d’argent (Vodacom et Airtel), situé en face du club Baudouin.
Selon les témoins, plusieurs hommes armés non identifiés se sont fait passer pour de simples clients afin de pénétrer dans ce petit commerce.
- Témoignage du gérant : Monsieur Madevu, la victime du cambriolage, a confirmé que les malfrats ont réussi à emporter une somme d’argent importante ainsi que tous les téléphones portables des clients qui étaient en charge.
Victimes collatérales innocentes
La situation a pris une tournure dramatique lorsqu’une mère et son bébé, qui se trouvaient dans la parcelle voisine du lieu de l’attaque, ont été touchés par des balles tirées par les cambrioleurs en fuite.
- Le nourrisson est décédé sur le champ.
- Sa mère, l’épouse d’un Muzalendo (patriote), a été grièvement blessée. Elle a été transférée d’urgence au centre hospitalier de Lulimba pour recevoir des soins appropriés.
Un autre incident similaire à Katombo
Cette même nuit a été marquée par une autre tentative d’insécurité dans le quartier Katombo.
- Vers 1h00 du matin, un présumé voleur à main armée, équipé d’une arme de marque AK-47, a été surpris par la population alors qu’il tentait de forcer la porte de la maison de son voisin.
- Le malfaiteur a été maîtrisé par les habitants.
- Il n’a dû son salut qu’à l’intervention rapide des Wazalendo qui l’ont extirpé des mains d’une population déterminée à le lyncher.
Ces deux événements soulignent une détérioration inquiétante de la sécurité nocturne dans la zone de Misisi et ses environs, appelant à une vigilance accrue des forces de l’ordre.
BUKAVU : La Famille SEBINEZA dénonce des menaces ciblées et l’assiègement de la propriété Familiale à Bukavu
New York: – Un citoyen américain d’origine congolaise, Patrick Bagabo fils de SEBINEZA RUBERANGABO ENOCK honorable honoraire en RDC, vient de lancer un cri d’alarme poignant depuis New York. Dans une dénonciation publique le 02 Décembre 2025 et dont une copie est parvenue à kivutimes, il révèle que sa famille à Bukavu, au Sud-Kivu, est la cible de menaces ciblées. Il indique que sa propriété a été assiégée par des éléments armés associés au Mouvement Révolutionnaire pour la Dignité du Peuple (MRDP/Twirwaneho), une faction alliée à la coalition AFC/M23.
Selon le témoignage de M. Bagabo, le premier assaut a eu lieu,le 1er décembre 2025, à 14h, lorsque des hommes armés ont assiégé sa propriété familiale à Bukavu. L’intimidation a repris de plus le mardi 2 décembre 2025, presque à la même heure.
« Ils sont revenus à la charge aujourd’hui… pour menacer ma mère et les locataires, pour lui demander de quitter notre maison,” a déclaré Patrick Bagabo. “Ils ont même donné un préavis de deux jours pour dégager l’immeuble, propriétaire et locataire. Ceci est inacceptable. »
M. Bagabo s’est adressé directement à deux figures clés du MRDP/Twirwaneho, Freddy Kaniki (chef de la rébellion) et Adèle Kibasumba (Secrétaire Générale), les tenant pour responsables en leur double qualité de membres de sa communauté Banyamulenge et d’alliés de l’AFC/M23.
Cette série d’attaques n’est pas un incident isolé. Patrick Bagabo dénonce le “dernier épisode d’un schéma de persécution ciblée” que sa famille subirait depuis la résurgence de la coalition AFC/M23/MRDP-Twirwaneho, qu’il accuse d’être soutenue par le Rwanda.
Il évoque notamment une récente “tentative échouée de me piéger par des vidéos” et une campagne de diffamation orchestrée par la « Mahoro Peace Association (MPA) » et relayée par des politiciens en RDC, survenue en septembre dernier en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU.
Le militant pour la paix affirme que ces actes s’inscrivent dans une stratégie plus vaste visant à “exercer des pressions coercitives sur les civils et les leaders communautaires qui refusent de collaborer, de rejoindre ou de céder aux groupes armés.”
La famille Bagabo a “constamment rejeté toute tentative de recrutement, de manipulation ou de coercition politique,” ce qui, selon Patrick Bagabo, en fait une cible régulière.
“Ce qui s’est passé à Bukavu n’est pas seulement une attaque contre mon foyer. Cela reflète la terreur systématique imposée à d’innombrables familles au Sud-Kivu et au Nord-Kivu,” a-t-il souligné, ajoutant que ces actions violent le droit international humanitaire.
En tant que citoyen américain, Patrick Bagabo a lancé un appel vibrant aux autorités locales, aux institutions nationales, aux mécanismes régionaux, et surtout, aux partenaires internationaux à prendre ces menaces au sérieux.
De tenir responsables ceux qui “continuent d’alimenter l’insécurité et de porter atteinte à la souveraineté de la République Démocratique du Congo.”
Malgré la gravité des menaces, Patrick Bagabo a conclu sa dénonciation par une note de défiance : “Ma famille SEBINEZA ne cédera jamais à la peur et à l’intimidation.
Patrick Bagabo demande au gouvernement américain d’exiger des comptes à tout responsable de ces actes contraires aux valeurs de liberté et au droit à la vie.
La situation reste tendue sur l’axe Katogota, les affrontements opposent les FARDC et leurs alliés à l’AFC/M23/RDF
Deuxième jour d’affrontements sur l’axe katogota entre la coalition Fardc-Wazalendo -Fnb et AFC/M23/RDF. Depuis le matin de ce mercredi,les habitants de Kamanyola, Katogota et Luvungi se réveillent sous une tension suite aux tirs qui retentissent de part et d’autre! des détonations d’armes lourdes retentissent.
Les activités habituelles perturbées, déplacement des populations venues de Katogota vers Kamanyola et même certaines familles du quartier Kambara et Rugenge à Kamanyola n’ont pas su supporter les charmes des tirs,se sont déplacés vers les quartiers éloignés de katogota.
Une source depuis Luvungi fait savoir que les affrontements se déroulent jusqu’à présent à Katogota et les montagnes surplombant cette entité du territoire d’Uvira.
Jusqu’à présent il est difficile de parler du bilan car il n’y a pas une communication officielle.
La cité de Kanyola reste occupée par le M23/RDF tandis que Luvungi rester dans les mains des FARDC et leurs alliés.
Dans la ville d’Uvira chef lieu provisoire de la province à 80 km de Luvungi, la situation reste calme et les activités sont menées comme d’habitude.
Les autorités politico-administratives, les acteurs de la société civile ne donnent aucune communication sur cette situation. D’autres affrontements sont signalés sur l’axe Kaziba où les mêmes troupes en conflit s’affrontent.
Bukavu : L’École Technique de Journalisme lance les inscriptions pour sa 22e session de formation
BUKAVU :— Avis aux passionnés des médias ! L’École Technique de Journalisme (ETJ) de Bukavu a officiellement ouvert les inscriptions pour sa 22e session de formation professionnelle. C’est l’opportunité pour les aspirants journalistes d’acquérir les bases du métier ou pour les professionnels de renforcer leurs capacités.
La formation, d’une durée de six mois, est sanctionnée par un diplôme de professionnalisation en journalisme.
Flexibilité et accessibilité
L’ETJ cible un public varié, quelle que soit la formation académique d’origine des candidats, pourvu qu’ils souhaitent apprendre ou se perfectionner dans le domaine du journalisme.
Pour s’adapter à l’emploi du temps des étudiants, les cours sont organisés en vacations :
- Matin : De 8h00 à 16h00 (horaire d’inscription et d’ouverture des bureaux)
- Soir : Des sessions sont prévues pour ceux qui ne sont pas disponibles en journée.
Conditions d’inscription
Les personnes intéressées doivent se rendre directement au bureau de l’ETJ pour retirer et compléter la fiche d’inscription. Un dossier complet doit inclure :
- Un diplôme d’État (minimum requis) ;
- Une bonne expression orale et écrite en français et en swahili ;
- Un Curriculum Vitae (CV) ;
- Les frais d’inscription et de carte d’étudiant : 15 USD (10
d′inscription+5d prime i n s c r i p t i o n plus 5𝑑′𝑖𝑛𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛+5 de carte) ;
- Le dossier complet doit être déposé dans un étui en plastique.
Localisation et contacts
Les bureaux de l’ETJ sont ouverts tous les jours de 8h00 à 16h00.
Adresse :
Avenue Patrice Emery Lumumba, en face du bureau du Collège Alfajiri (Place Mulamba), en diagonale de la société Kin Marché, Commune d’Ibanda, Bukavu.
Pour toute information complémentaire, les candidats peuvent contacter les numéros suivants :
- +243 970595968
- +243 824327086
Sud-Kivu : Pénurie d’eau potable dans quatre avenues de Bukavu suite aux travaux d’élargissement du canal Kawa(REGIDESO)
BUKAVU :— Les habitants des avenues Industrielle, Saio, Pageco et Labotte sont privés d’eau potable à partir de ce jeudi matin. La Direction Régionale de la REGIDESO S.A. au Sud-Kivu a confirmé que la perturbation fait suite à des dommages occasionnés sur un nœud de distribution majeur.
L’incident est survenu lors des travaux d’élargissement du canal Kawa, actuellement en cours d’exécution en face de l’établissement Shenimed. L’équipement lourd a sérieusement endommagé la jonction qui alimente les conduites de ces quartiers souligne le directeur de la REGIDESO à l’interim Mr Mudumbi qui s’est rendu sur le lieu.
Dans son communiqué parvenu à kivutimes , la REGIDESO S.A. a annoncé que ses équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre pour réparer les installations.
Rétablissement prévu dans les meilleurs délais
“Des travaux sont engagés dès ce matin afin de rétablir l’approvisionnement en eau”, précise le directeur.
La REGIDESO invite les abonnés concernés à faire preuve de patience pendant la durée de l’intervention. Tout en présentant ses excuses pour les désagréments, elle réaffirme son engagement à restaurer le service dans les meilleurs délais possibles, soulignant que la coupure est survenue indépendamment de sa volonté.
Les résidents des zones affectées sont priés de prendre leurs dispositions en attendant la fin des travaux de réparation.
Sud-Kivu : SwissContact conclut son programme « PROMOST » après avoir formé 10 247 jeunes aux métiers professionnels en une décennie
Les bénéficiaires du programme PROMOST qui a été exécuté durant 10 ans au Sud-Kivu demandent l’implication de tout le monde pour la mise en place d’une loi organisant la formation professionnelle en RDC. Ils demandent aussi que les jeunes qui sont formés soient dotés d’un kit consistant pour leur réinsertion afin de leur permettre à se lancer dans le métier.
Sont plusieurs recommandations formulées ce Jeudi 27 Novembre 2025 à l’issue de la clôture de ce vaste programme PROMOST (promouvoir le développement des compétences orientées vers les besoins du marché et la création d’emplois dans la région des grands Lacs).

Un programme qui a formés des jeunes et des femmes sur la création d’emploi et l’augmentation des revenus à travers le renforcement du système d’Enseignement et de Formation Technique et Professionnelle (EFTP) en province du Sud-Kivu.
Depuis 2016 à 2025, PROMOST a formé 10 247 jeunes orientés dans les filières porteuses du marché. 6813 jeunes ont accédé aux formations techniques, dont 46,4 % de femmes. 4721 jeunes ont trouvé un emploi ou se sont lancés en auto-emploi. 1452 Artisans de différents métiers ont fait valider leurs expériences à travers le dispositif VAE (validation des acquis et expériences) avec un taux de réussite de 97,65% et 174,5 USD de revenu mensuel moyen supplémentaire enregistré par les jeunes insérés
Sur le plan structurel, ce programme a contribué à la réhabilitation et/ou l’équipement de 53 Centres et Ateliers d’EFTP, garantissant des infrastructures adaptées aux besoins actuels.

Également PROMOST a mis en place 7 Pools d’ingénierie de la Formation Professionnelle, renforçant la capacité locale à concevoir et offrir des formations de qualité. La facilitation à la création d’un Cadre provincial d’échange et de concertation pour le système de la formation professionnelle, favorisant la coordination et la synergie entre les acteurs clés du système de l’EFTP.
Il a facilité aussi la création de huit Associations provinciales de métiers (APC), permettant une meilleure organisation des professionnels et la promotion des standards dans les différents secteurs.

L’une des bénéficiaires de PROMOST, aujourd’hui plombier à l’hôpital général de reférence de Bukavu s’est réjoui d’avoir bénéficié cette formation.
« Au nom de tous les bénéficiaires de ces différents projets, je voudrais exprimer nos remerciements à la coopération Suisse et à tout le peuple Suisse dont la générosité et la solidarité permettent de financer tous ces projets qui nous font beaucoup des biens aujourd’hui dans plusieurs secteurs privés et qui restaure notre dignité. Mais permettez-moi également de solliciter encore votre générosité et votre solidarité. Les besoins restent encore nombreux. Les personnes en situation des misères et de fragilité vous tendent encore les mains. Merci de rester encore engagé dans notre pays. »a dit une bénéficiaire.

Prenant la parole lors de cette cérémonie, Mr Thierry Lenoir, Directeur Pays de Swisscontact, a souligné que le succès du programme PROMOST réside désormais dans son appropriation complète par les acteurs congolais.
« Nous avons démontré que l’EFTP peut être un véritable moteur d’autonomie économique. Aujourd’hui, nous lançons un appel solennel au Gouvernement congolais, par l’intermédiaire de la Division provinciale de la Formation professionnelle, ainsi qu’au Cadre d’Échange et de Concertation des acteurs clés de la Formation Professionnelle et de l’Insertion (CEC-FPI), afin qu’ils capitalisent pleinement ces acquis et assurent leur pérennité. », a déclaré M. Thierry Lenoir.

De son coté, Mr Thomas directeur de la coopération Suisse a dit que PROMOST se clôture mais sa structure va continuer à intervenir dans la formation professionnelle.
« On encourage toujours que cette méthodologie pourrait inspirer le système national. Mais finalement c’est la volonté des autorités et leur capacité d’absorber ou pas ce que nous avons montré. Je crois que de notre côté nous avons tout fait pour montrer que ce modèle de formation professionnelle qui combine la théorie et la pratique pourrait être joué au niveau national »a souligné le directeur de la coopération Suisse.

L’impact institutionnel du programme a été formellement validé par les autorités congolaises. Lors de son allocution, Mr. Léopold MATABARO, le PROVED (Responsable Provincial de la Formation Professionnelle), a salué le partenariat DDC/Swisscontact pour avoir structuré la gouvernance du secteur : « Aujourd’hui, notre Province Éducationnelle de la Formation Professionnelle est réputée être le modèle à suivre vis-à-vis des autres provinces de la RD Congo. »a-t-il dit
Ce programme sous régional a commencé au Rwanda et au Burundi avant de s’étendre en RDC. Il a été financé par la direction du développement et de la coopération Suisse (DDC).
Cette activité a connu la présence des acteurs provinciaux, les représentants de la DDC, les partenaires publics et privés (FPM, CEC-FPI), les formateurs, et les jeunes bénéficiaires du programme.
Sud-Kivu : Le CAPSA et Kivu Diabètes Center réclament l’insuline gratuite pour des milliers de patients.
Le Gouvernement Congolais est appelé à rendre gratuit l’insuline pour sauver les vies de plusieurs malades diabétiques.Ces derniers accèdent difficilement à ce médicament dont son prix est très élevé dans la province du Sud-Kivu et sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.
Puiseurs malades vivants du diabète ont reformulé cette recommandation ce mercredi 26 novembre 2025, dans une conférence débat organisée par le Centre d’Appui à la Promotion de la Santé (CAPSA) dans le cadre de la Journée Mondiale du Diabète.
Dans cette conférence qui s’est tenue dans la salle Concordia, les échange ont tournés autour de la prise en charge des diabétiques, l’accessibilité des médicaments notamment l’insuline et des complications liées au diabète.
Madame Marie MIGANI, Coordonnatrice du Centre d’Appui à la Promotion de la Santé (CAPSA) indique que le contexte actuel marqué par l’escalade des conflits armés a aggravé la prose en charge des diabétiques, car selon elle, plusieurs trouvent la mort non seulement par le stress mais aussi par manque de l’insuline dans plusieurs coins de la province du Sud-Kivu.
« Cette période aggravée mais depuis la nuit du temps, les diabétiques courent des risques dans la prise en charge médicale, psychologique et nutritionnelle par manque de moyens financiers, car avant les conflits armés c’était pire maintenant pendant l’escalade de conflits armés c’est pire. Appart le manque de moyens financiers, le contexte actuel caractérisé par le stress du jour le jour augmente également le glissement et les diabétiques sont les premières victimes. Nous exigeons aux diabétiques de toujours parler de leur cas pour savoir comment les orienter mais aussi avoir des personnes de confiance avec lesquelles elles doivent se confier pour leur prise en charge» , a déclaré Marie MIGANI BINTI MUGANZA.

Pour sa part monsieur KALEZO MURHABAZI Albert, Médecin au sein de l’organisation Kivu Diabètes Center pense que le Gouvernement Congolais devrait rendre disponible et gratuitement les médicaments aux diabétiques notamment l’insuline qui coûte très cher.
«La survie d’une personne diabétique dépend de l’insuline, donc un diabétique du type un qui n’a pas l’habitude de prendre ça doit mourir. Le problème est que l’insuline coûte cher et plusieurs malades n’accèdent plus à ce médicament surtout au Sud-Kivu où plusieurs personnes sont affectées par les conflits armés. C’est pourquoi nous invitons le Gouvernement Congolais à prendre ses responsabilités afin de faciliter les diabétiques à accéder gratuitement à l’insuline », a-t-il déclaré.

Retenez que cette conférence-débat s’est tenue sous le thème : « Diabète et bien être» et le sous-thème : « s’informer et s’engager pour le bien être des diabétiques au travail».
Bukavu : La REGIDESO menace de couper l’eau aux abonnés insolvables
La REGIDESO-S.A., Direction Régionale du Sud-Kivu/Siège de Bukavu,demande à ses abonnés de passer dans ses guichets/Caisses pour régler toutes les
factures restées non payées jusqu’à ce jour.
Elle informe ses abonnés que les factures du mois d’octobre ainsi que
les avis de coupure sont entre leurs mains.
Cette société de distribution d’eau le dit dans un communiqué ce 21 novembre 2025 et dont une copie est parvenue à Kivutimes.
“Quiconque ne présentera pas ses reçus de paiement comme preuve qu’il est passé à notre guichet se verra interrompre la fourniture d’eau et le rétablissement sera conditionné par le versement des frais ainsi que des pénalités de retard conformément à l’article du règlement d’exploitation de la REGIDESO.”souligne ce communiqué
Elle prie à tout abonné détenant une ou plusieurs factures non encore payées, de passer dans les guichets de ses agences de MUHUNGU, IBANDA, KADUTU, NGUBA, CIMPUNDA, BAGIRA, PANZI (CAHI), KAMAGEMA, KASIHE, et de I’INDEPENDANCE pour leur paiement.
“Pas de négociation ni d’intervention s’il vous plaît. A bon entendeur demi-mot suffit.”note ce communiqué
16 jours d’activisme au Sud-Kivu : Des organisations de la société civile appellent à la protection immédiate des victimes de violences numériques et sexuelles.
Le consortium de 12 organisations dont :ARPJ, La Prunelle RDC, RLPC, CCF, UFMP, WFL, Cocorico, Aprovatour, Collectif 2250, Amani ya Kudumu, CAPSA et Max Impact demandent la protection urgente des survivantes et la dénonciation des violences numériques faites aux femmes, jeunes filles et les enfants.
Ces structures de la société civile du Sud-Kivu exigent aussi la répression des violences numériques, sexuelles, physiques et toute autre forme de violences, au retour et à la réorganisation de l’autorité judiciaire dans les zones non couvertes actuellement mais également la réforme de la prise en charge médicale et psychologique des survivantes.

Elles damandent egalement l’application du cadre légal national et international contre les VSBG. « C’est cela l’esprit et la lettre des Résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies que nos organisations défendent avec vigueur. »
Les membres de ces organisations l’ont fait savoir à lors d’un point de presse organisé ce Mardi 25 Novembre 2025 à l’occasion du lancement des activités de 16 jours d’activisme au Sud-Kivu.
A cette occasion, un rapport de monitoring des violations des droits des femmes, jeunes filles et les enfants a été présenté. Il couvre la période de Janvier à novembre 2025 pour certaines violences et de Février à novembre 2025 pour d’autres et s’étend sur l’ensemble de la province du Sud-Kivu.

Il ressort de ce rapport que le Sud-Kivu traverse une crise sécuritaire profonde et prolongée et les femmes, les jeunes filles et les enfants paient le prix le plus élevé.
Notre source rapporte des cas des violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques qui se sont aggravées, tandis que les mécanismes de protection s’affaiblissent.
« La Santé mentale est également gravement affectée : Selon la Division provinciale de la Santé, près de 120.000 cas de troubles mentaux ont été enregistrés au premier semestre 2025 dont près de 11.000 cas liés au stress post-traumatique. »
Ce rapport souligne qu’en 2025 ,il s’est observé une montée préoccupante des violences numériques faites aux femmes. Faute de répression effective et en l’absence de tribunaux dans certaines zones occupées, des pratiques criminelles se banalisent.

Il s’agit de la diffusion non autorisée d’images intimes à Ibanda et une femme de Ndendere a vu ses vidéos intimes diffusées par son ex-partenaire après son refus de céder à un chantage post-rupture.
Également des images intimes d’une jeune femme ont été divulguées après que son téléphone ait été accédé illicitement par un tiers à Kadutu.
Aussi une actrice de la société civile a été menacée de publication d’images truquées pour la réduire au silence sur des questions sécuritaires et de Cyberharcèlement misogyne à Mwenga .
Une jeune fille a été insultée et menacée de viol sur Instagram après avoir dénoncé les abus de certains membres des groupes armés à une barrière.
Plus de 21 femmes ont signalé le piratage de leurs comptes Facebook, utilisé pour extorquer de l’argent ou fabriquer des contenus sexuels truqués.
Abordant les Violences sexuelles,ce rapport indique que depuis janvier à novembre 2025, 66 cas de violences sexuelles ont été documentés, dont :27 cas sur des mineures de moins de 17 ans,12 cas sur des jeunes femmes de 18 à 24 ans,25 cas sur des femmes adultes et 2 cas sur des nourrissons de moins de 3 ans.
Les principaux auteurs présumés sont : Groupes armés, éléments des forces armées et parfois des civils opportunistes. Toutes les zones du Sud-Kivu sont touchées.

Ce consortium dit publier ce rapport dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles, avec trois objectifs. Notamment pour documenter les violences subies dans un contexte de guerre et d’effondrement institutionnel, d’alerter sur les nouvelles formes de violences, notamment les violences numériques mais aussi de renforcer le plaidoyer pour la protection des survivantes et la lutte contre l’impunité.
Notre source indique que ces données présentées aujourd’hui sont provisoires, dans l’attente de la publication complète du rapport final à la fin de ce mois.
Journée Nationale de la Femme Protestante au Sud-Kivu : Marie-Gorette Kusinza invite ses pairs à œuvrer pour un but précis
Courir vers le but, c’est le thème national de la Journée de la Femme Protestante qui a été célébrée sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo ce vendredi 21 novembre 2025.
Dans la ville de Bukavu, plus de huit cents femmes protestantes se sont réunies à l’église de la 8 e CEPAC Sayuni Kadutu pour un culte spécial. Il a été organisé par la Fédération des Femmes Protestantes de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) section du Sud-Kivu.

Dans ce culte, Madame KUSINZA BACIYUNJUZE MACHOZI Marie-Gorette a lu la parole de Dieu dans l’épître de Paul aux Philippiens chapitre trois verset douze. Elle a exhorté les femmes protestantes à ne pas se laisser emporter par les futilités mais de toujours courir vers un but, tout en se fixant des programmes journaliers et des objectifs à atteindre.
« L’objectif était de rappeler aux femmes protestantes qu’elles ne doivent plus se laisser emporter par les choses inutiles car elles ont été sauvées par le sang de Jésus-Christ, car chacune récoltera ce qu’elle aura semé. Dans toutes leurs activités quotidiennes, les femmes chrétiennes sont appelées à savoir quel est l’objectif qu’elles veulent à atteindre et comment elles doivent faire pour arriver au mais », a déclaré Madame KUSINZA BACIYUNJUZE MACHOZI Marie-Gorette.

KUSINZA Marie Gorette appelle également les femmes protestantes à la résilience pendant cette période difficile de l’escalade des conflits armés en province.
« Pendant cette période difficile où plusieurs femmes ont perdu leurs occupations, d’autres sont devenues de refugiées et vivent une vie misérable, nous leurs exigences de toujours être résilientes et de toujours espérer en Dieu maître des temps et de circonstances car, il à la solution de tous les problèmes possibles de la vie avec nous traversons », at-elle dit.

Prenant part à cette rencontre, la présidente honoraire des femmes de l’ECC Astrid Mujinga s’est réjouit de la tenue de ce culte.
« Nous sommes en joie de constater que plus de 800 femmes ont participé à cette rencontre. J’étais touché plus du message et les donnés par l’oratrice du jour. Ces conseils vont aider ces femmes pour leurs foyers et la communauté. Dieu que nous servions aide ceux-là qui travaillent. On nous a demandé de travailler, de ne pas tomber dans des futilités et Dieu va exaucer nos prières » a dit Astrid Mujinga

La rencontre a réuni les femmes protestantes de différentes communautés des églises membres de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) dans la province du Sud-Kivu.
Fizi: une personne tuée par balles par des inconnus armés à Misisi
cette nuit n’a pas été rose pour les habitants de Misisi,une localité située dans le secteur de Ngandja, groupement des bashikasilu en Territoire de Fizi,dans la province du sud-kivu.
C’est suite à l’assassinat d’une personne par des inconnus dans le quartier Majengo.
Selon les sources contactées par la rédaction de Kivutimes, l’incident est survenu aux environs de 19h pendant que la victime discutait avec ses enfants dans sa parcelle.
Soudain,des hommes armés non autrement identifiés qui se sont fait passer comme des visiteurs ont fait leur entrée dans la parcelle de monsieur Kakozi aôci, âgé d’une cinquantaine d’années en lui tirant à bout portant,lui causant la mort sur le champ.
Après avoir accompli leur mission,ces inciviques ont pris fuite vers une inconnue laissant la famille dans un choc.
Les cas des assassinats ciblés des villes ont monté en flèche dans plusieurs localités du territoire de Fizi suite aux circulations des armes incoontrolees
Journée Mondiale des toilettes au Sud-Kivu : Des habitants appelés à utiliser des toilettes sures et sécurisées
La division provinciale de la santé du Sud-Kivu invite la population à utiliser des toilettes sures et sécurisées. Elle doit éviter la défécation à l’air libre qui est à l’origine des maladies diarrhéiques.
Le message a été lancé à l’occasion de la journée mondiale des toilettes célébrée chaque le 19 Novembre de l’année.
La division provinciale de la santé indique que dans le contexte actuel, garantir des installations sanitaires sûres, durables et accessibles est devenu plus que jamais une priorité dans une province où plus de 23 zones de santé sur 34 ont déjà notifié au moins un cas suspect de choléra avec plus de 5 Zones de Santés encore en épidémies de choléra.
Notre source indique que plusieurs familles sont endeuillées suite aux maladies diarrhéiques des enfants notamment. A cela s’ajoute le choléra, qui frappe les ménages n’ayant pas accès et n’utilisant pas de toilettes sûres et sécurisées.
Cette situation est liée à des défis de l’assainissement, l’insuffisance des toilettes dans les écoles et dans les ménages, la dégradation de l’environnement urbain dans un contexte géographique particulier, de constructions anarchiques ne répondant à aucune norme urbanistique mais aussi la défécation à l’air libre dans plusieurs avenues et villages.
En en croire la DPS, ces défis peuvent être surmontés grâce à la volonté politique, l’engagement communautaire et la collaboration multisectorielle.
Pour la division provinciale de la santé, un monde qui change exige des solutions d’assainissement modernes, résilientes adaptées à des réalités locales.
D’où elle invite la population à retenir le slogan « Nous aurons toujours besoin des toilettes » qui rappelle une vérité fondamentale : la toilette est un besoin humain permanent, universel et non négociable. « On l’appelle dans notre milieu “lieu d’aisance ».
Notre source appelle le gouvernement provincial en collaboration avec ces partenaires à renforcer la politique provinciale WASH et appuyer les services d’hygiène, d’améliorer l’accès aux toilettes dans les écoles, centres de santé et les communautés.
De travailler avec les partenaires pour développer des technologies
d’assainissement adaptées et durables, d’intensifier les campagnes d’éducation sanitaire et d’hygiène préventive et de renforcer la résilience face aux risques sanitaires liés au climat et à l’environnement.
Kalehe:Bunyakiri frappé par la rougeole, les enfants et déplacés au cœur d’une crise silencieuse.
La zone de santé de Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, fait face à une flambée inquiétante de rougeole, une maladie pourtant évitable par la vaccination. Ce mardi 18 novembre, le Médecin Chef de Zone (MCZ) a tiré la sonnette d’alarme et appelé la population à une vigilance accrue, au moment où 26 aires de santé rapportent des cas suspects, touchant principalement des enfants.
Une épidémie alimentée par les déplacements massifs
Selon le MCZ Marcus Chiralo, la situation est particulièrement critique dans l’axe Ziralo, épicentre de cette résurgence. Cette zone accueille depuis plusieurs mois un afflux important de déplacés internes fuyant les violences dans les groupements voisins et dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Ces déplacements répétés fragilisent les familles et perturbent l’accès des enfants aux soins de santé de base.
« Beaucoup d’enfants touchés par cette épidémie sont ceux qui n’ont jamais reçu le vaccin contre la rougeole ou qui n’ont pas pu compléter leur calendrier vaccinal à cause de la mobilité continue des ménages », explique le médecin.
Des structures sanitaires débordées et sans moyens
Dans la zone de santé de Bunyakiri, les structures sanitaires fonctionnent avec des ressources extrêmement limitées. Marcus Chiralo déplore une pénurie généralisée d’intrants médicaux, ce qui complique encore davantage la prise en charge des cas.
« Nous observons depuis quelque temps une multiplication des cas de rougeole. Malheureusement, nous n’avons aucun partenaire pour nous fournir des médicaments. Aucune campagne de vaccination n’est en préparation pour tenter de stopper la maladie dans la zone », regrette-t-il.
Dans certains centres de santé, les infirmiers se retrouvent contraints de renvoyer les parents sans traitement adéquat, faute de médicaments essentiels. Pour les familles déplacées, déjà frappées par l’insécurité alimentaire et l’absence d’abris décents, cette situation représente un fardeau supplémentaire.
Un appel urgent à l’action humanitaire
Face à cette crise silencieuse, le MCZ appelle les organisations humanitaires et les partenaires du secteur médical à intervenir rapidement. Les besoins urgents incluent : des vaccins contre la rougeole, des médicaments pour la prise en charge des complications, du matériel de prévention, un appui aux structures sanitaires débordées, une assistance ciblée aux familles déplacées.
« Les déplacés vivent dans des conditions difficiles. Sans un appui rapide, nous risquons d’enregistrer davantage de décès évitables », alerte le médecin.
Une alerte lancée depuis avril
Les premiers cas suspects de rougeole avaient déjà été signalés en avril dans le groupement de Ziralo. Mais faute de réponse rapide, la maladie s’est propagée dans toute la zone de santé.
Aujourd’hui, la rougeole menace des milliers d’enfants dans une région déjà fragilisée par les conflits et les déplacements. Les autorités sanitaires espèrent qu’un soutien rapide permettra d’éviter le pire.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Mwenga:Des drones des FARDC endommagent des maisons inhabitées à Mikenge
Des habitants de Mikenge, dans le territoire de Mwenga, affirment que l’armée congolaise (FARDC) a lancé des drones dans la nuit de vendredi à samedi 15 Novembre 2025, provoquant la destruction de quelques maisons inhabitées près d’un camp de déplacés.
Selon plusieurs témoignages recueillis au sein du camp de Mikenge, les tirs ont eu lieu aux alentours de 2 heures du matin.
« À 2h du matin ce 15 Novembre 2025, les FARDC ont tiré un drone ici à Mikenge. Il n’a tué personne, mais il a détruit certaines maisons du centre de Mikenge où vivaient des habitants Bembe », rapporte un déplacé vivant dans le camp.
La direction du camp de déplacés exprime son inquiétude face à la proximité des opérations militaires. Elle demande aux FARDC d’éviter d’utiliser des drones à proximité des civils, estimant que cela pourrait mettre en danger des milliers de personnes réfugiées sur le site.
« Ces maisons appartenant aux déplacés Bembe que le drone a détruit, qui va les réparer ? Aujourd’hui ils ont tiré sur ces maisons, demain ils tireront sur le camp », déplore un responsable du camp.
D’après des sources locales, les FARDC auraient visé des positions tenues par les groupes armés Twirwaneho/M23, actifs dans la région. Cependant, le drone aurait frappé des habitations des civiles situées non loin du camp.
À l’heure de la publication de cet article, l’armée congolaise n’avait pas encore communiqué officiellement sur l’opération ni confirmé qu’un drone avait été lancé dans la zone.
La situation reste tendue à Mikenge et à Rwitsankuku (Tuwe Tuwe), où les FARDC combattent aux côtés de la FNDB et des Wazalendo contre les positions de Twirwaneho/M23. Les affrontements récurrents dans cette partie du Sud-Kivu continuent d’exposer les civils à de graves risques.
Bukavu : les jeunes entrepreneurs étouffés par la crise sécuritaire
Alors que la crise s’intensifie à l’Est de la République Démocratique du Congo, une autre crise, moins visible mais tout aussi dramatique, frappe de plein fouet les jeunes entrepreneurs. Entre violence, fermeture des banques, rupture des chaînes d’approvisionnement et perte de capital, cette jeunesse qui portait les espoirs du développement local se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre.
La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) alerte sur une situation qui évolue désormais en crise humanitaire, touchant des milliers de jeunes de Bukavu qui tentaient de construire leur avenir dans un environnement déjà fragile.
Une économie paralysée, des rêves fauchés
Dans les quartiers périphériques de Bukavu, les ateliers artisanaux, les boutiques et les petites entreprises ont fermé les unes après les autres. L’insécurité sur les routes, les attaques armées et la fermeture temporaire de certaines banques ont rendu presque impossible toute activité économique.
Les jeunes entrepreneurs paient le prix fort. David, 24 ans, réparateur de téléphones à Bukavu, raconte comment son atelier a été dévalisé lors d’une attaque nocturne : « Ils ont cassé les vitres, pris les appareils, les cartes mères, même le tournevis principal. Le lendemain, il ne restait rien. Sans outils, je ne suis plus rien ».
Comme lui, plusieurs jeunes artisans ont perdu leur capital, parfois constitué au prix de plusieurs années d’économies.
Femmes entrepreneures : double peine entre insécurité et survie
À Kavumu, Clarisse, 27 ans, tenait un petit commerce de vivres. Aujourd’hui, elle travaille “avec la peur dans la gorge.
« On n’est jamais sûres de revenir vivantes de l’approvisionnement. Mais si je reste à la maison, mes enfants ne mangent pas. »
Les femmes entrepreneures sont particulièrement exposées : agressions sur les routes, harcèlements, perte de marchandises et absence de soutien financier.
Un effondrement économique aux conséquences humanitaires
La fermeture de certaines entreprises comme la Bralima, combinée à la suspension de services bancaires dans plusieurs zones, a plongé des centaines de jeunes dans le chômage et la misère.
Selon la NDSCI, cet effondrement économique entraîne : une forte hausse de la vulnérabilité financière des ménages jeunes, une augmentation du risque d’enrôlement dans les groupes armés, une montée des violences domestiques dues à la pression économique, des traumatismes psychologiques non pris en charge, et une baisse drastique de la sécurité alimentaire.
Face à cette crise profonde, la NDSCI plaide pour une intervention urgente des autorités et des partenaires internationaux.
Elle recommande la Sécurisation des zones d’activités économiques : marchés, routes, ateliers, centres urbains, le rétablissement de l’accès au financement : réouverture des banques, micro-crédits pour jeunes, subventions post-crise, l’Appui psychosocial, les programmes de renforcement des compétences et d’appui à la relance économique.
« Tant que les armes continueront de raisonner, cette jeunesse restera condamnée à l’instabilité, à la pauvreté et à la peur. Le retour de la paix n’est pas un souhait : c’est une urgence vitale », dit Maître Wilfried Habamungu, porte-parole de la NDSCI.
Sans sécurité, les jeunes ne peuvent ni entreprendre, ni travailler, ni espérer sortir de la vulnérabilité dans laquelle la guerre les a plongés.
Sud-Kivu : Deuxième campagne de vaccination contre la polio pour les enfants de 0 à 5 ans à partir du 27 novembre 2025.
Dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite dans le pays, la Division Provinciale de la Santé Publique du Sud-Kivu avec l’appui de ces partenaires habituels organise le 2ème passage des Journées Nationales de Vaccination contre la Polio en faveur de tous les enfants âgés de 0 à 5 ans.
Dans un communiqué signé ce Vendredi 14 Novembre 2025, Dr Michel Maneno chef de division provinciale de la Santé ad-intérim, informe tous les parents que cette campagne de 3 jours est organisée du 27 au 29 Novembre 2025 sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu.
Dr Michel Maneno lance un appel à toute la communauté dont les leaders communautaires, autorités locales, responsables des confessions religieuses et scolaires, ainsi qu’à tous les parents, de collaborer activement avec les équipes de vaccination.
Il indique que les agents de la santé passeront encore de porte à porte dans les quartiers ou villages pour identifier et administrer le vaccin contre la polio à chaque enfant âgés de moins 5 ans à partir du jeudi 27 novembre, même s’il était vacciné avant.
« Chers parents, unissons nos efforts pour protéger nos enfants car plus l’enfant est vacciné, mieux il est protégé contre cette maladie. Faire vacciner c’est protéger, c’est une preuve d’amour et un devoir pour les parents et le Gouvernement »indique la DPS
Dr Michel Maneno rappelle que le vaccin sera administré gratuitement.
Kamanyola : Les maladies diarrhéiques se propagent rapidement au sein des familles déplacées et retournées.
Kamanyola, la situation sanitaire suscite de vives inquiétudes. Les maladies diarrhéiques se propagent rapidement au sein des familles déplacées et retournées, plongeant plusieurs ménages dans la détresse en cette période difficile d’escalade des conflits armés au Sud-Kivu.
Kenedy Mpusi, l’infirmier titulaire du centre de santé de Kambara contacté par Habari Za mahali, plusieurs enfants et des personnes adultes souffrent de diarrhées accompagnées de vomissements et de déshydratation.
Ces signes apparaissent comme ceux du choléra, bien qu’aucune déclaration officielle n’ait encore été faite pour confirmer l’épidémie dans la zone.
L’infirmier signale une augmentation constante du nombre de cas dans les familles d’accueil et celles récemment retournées.
L’absence de programmes d’assainissement et le manque de sensibilisation renforcent la vulnérabilité de la population souligne notre source.
Les structures sanitaires locales fonctionnent avec des ressources limitées : médicaments insuffisants, pénurie de matériel et surcharge de patients. De nombreuses familles, incapables de payer leurs soins, sollicitent une aide extérieure.
Le personnel médical multiplie les efforts pour sauver des vies, malgré une fatigue grandissante et l’absence d’appui logistique Indique notre source.
Les agents de santé lancent un appel pressant aux autorités et aux organisations humanitaires. Un appui en médicaments, et en sensibilisation communautaire pourrait réduire les risques de propagation et soulager les familles d’accueil et retournées, déjà accablées par la précarité.
Addis-Abeba:Solange Kwindja participe à la 6 ème conférence sur la politique foncière en Afrique
Invitée à travers le Forum des femmes agricultrices du Kilimandjaro en Afrique,Solange Kwindja participe à la conférence sur la politique foncière en Afrique.
L’objectif de cette est de renforcer la capacité de l’Afrique en matière de politiques foncières en favorisant le dialogue, le réseautage et la mise en œuvre de politiques fondées sur des données probantes, conformément à l’Agenda 2063 et au Programme de développement durable à l’horizon 2030.
Elle est Organisée par le consortium tripartite composé de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).La conférence connait également la participayion des partenaires comme OXFAM ,FAO ,ACTION AID,AUDA NEPAD,..
Prenant part à cette rencontre, Solange Kwindja Salue l’organisation de cette conférence qui s’intéresse à la jeunesse et la femme.
”Aujourd’hui si l’Afrique est en train de mettre l’accent à l’accompagnement de la Femme et des jeunes , c’est déjà une bonne chose.Par ce que comme vous le savez, c’est cette catégorie des personnes qui nourrit aujourd’hui le monde.Quand vous entrez au champs,vous allez trouver que la main d’œuvre est constituée des femmes et des jeunes.Si cette catégorie n’est pas protégée,si elle n’ est pas prise en considération, l’Afrique sera enterrée. L’espoir que nous avons aujourd’hui, avec les décideurs africains,on doit chercher des financements pour accompagner les activités agricoles des jeunes et des femmes pour que ces femmes puissent avoir accès à la terre et qu’elles soient pas marginalisées”souligne Solange Kwindja
Notre source souligne que depuis 2018,elle mène des plaidoyers pour l’ accès des femmes et des jeunes à la terre. Solange Kwindja dit avoir mené cette campagne dans le territoire de Walungu notamment dans la chefferie de Ngweshe et la chefferie Ntabuka à Idjwi.Ici les femmes ont des difficultés d’accès à la terre.
La conférence connait la moderation du Dr Janet Edem, Chef du Département de l’agriculture et du développement rural, Commission de l’Union Africaine.Elle a été ouverte par le ministre Sud Africain en charge des affaires foncières et de la Réforme agraire et du Développement rural Mzwanele Nyhontso.
C’était en présence du Secrétaire de la communauté économique de l’Afrique et du Président de la diaspora au sein de l’Union Africaine.
Plus de 200 participants venus des différents pays de l’ afrique et de la Diaspora participent à cette conférence.
Sud-kivu : La Prunelle RDC forme ses journalistes sur la Couverture internationale lors des conflits et de crises
L’Asbl La Prunelle RDC a tenu ce Jeudi 6 novembre 2025 une formation de deux jours en faveur des journalistes et volontaires de ce média .
selon Mme Claudine Kitumaini, directrice exécutive de La Prunelle RDC depuis le début des affrontements, les réalités quotidiennes à Bukavu, Goma et dans toute la région des Grands Lacs ont radicalement changé. D’où la nécessité de former leurs journalistes sur la couverture internationale dans la zone des conflits et en cas de crise.
”Formez nos journalistes en particulier les jeunes femmes reporter , c’est contribué à bâtir une société informée plus juste et plus résiliente.Cette formation que nous lançons à ce jour vise à renforcer les compétences des jeunes journalistes dans la couverture médiatique internationale des conflits et des crises humanitaires, avec une approche éthique et sécuritaire. Que les participants maîtrisent les principes et standards du journalisme international appliqués aux zones de conflits”souligne Claudine Kitumaini .
Après la formation, les journalistes vont produire des articles professionnels et s’assurer d’améliorer leur sécurité en se conformant aux textes qui régissent le secteur de la presse.
Elle fait suite à d’autres séances organisées toujours par La Prunelle RDC dans le cadre du projet de renforcement des capacités appuyé par le Fonds Kris Berwouts, à travers la Fondation Roi Baudouin.
C’est dans cette optique que ces journalistes ont formé la lutte contre le discours de Haine et la désinformation dans les réseaux sociaux.Le formateur du Jour, Josué Musole avait beaucoup insisté sur comment barrer les discours de haine, comment faire ressourcer l’information et comment communiqué en temps de conflits.
Hauts-plateaux : deux positions de wazalendo passent sous contrôle de Twigwaneho/M23
Des violents affrontements entre les wazalendo et le Twigwaneho sont signalés dans le secteur d’Itombwe,dans les hauts-plateaux en territoire de Mwenga au sud-kivu.
Ces combats ont éclaté depuis la matinée de mardi 4 novembre 2025 après une attaque de Twigwaneho contre la position des wazalendo dirigée par le général autoproclamé Mukoberwa kakobanya, dans le village Bilalombili, situé à environ 5 kilomètres de la cité de Mikenge.
Malgré la détermination des wazalendo,ces derniers n’ont pas résisté à cette attaque et obligés de se replier vers Tuwetuwe, abandonnant la position aux mains des hommes de Corneille Nanga.
Ce Matin les affrontements se poursuivent à Tuwetuwe où un commandant de wazalendo contacté par notre rédaction, confirme que leur deuxième position vient de tomber sous contrôle des rebelles.
Cette situation provoque une Psychose dans le chef des déplacés internes qui s’étaient déplacés au rond point zéro, après la prise de Mikenge depuis les mois passés où on y signale déjà des mouvements des populations vers les villages kanguli,nakiele et kilumbi dans les moyens plateaux de Fizi.
Les wazalendo dénoncent le rôle des troupes de forces armées Burundaise devenues les assistantes au lieu de combattre contre des FARDC et wazalendo en tant que partenaires du Gouvernement congolais.
Bukavu:les déplacés venus des territoires du Sud-kivu fouillant la guerre traversent le calvaire
Les déplacés vivants dans la ville de Bukavu qui sont venus de différents territoires traversent des difficultés à trouver à manger même à scolarisr leurs enfants affectés par les conflits armés depuis le début de l’année 2025.
Parmi ces déplacés, plusieurs sont venus dans le groupements de Lurhala et Karhongo en territoire de walungu, d’autres sont venus à Kabare et à Kalehe et qui vivent difficilement dans la ville.
Pour trouver à manger, les membres des familles de déplacés sont obligés de transporter des fardeaux toute la journée et d’autres demandent de l’aide partout dans les ménages.
Les plus victimes de cette situation sont les élèves de déplacés qui ne se dirigent plus à l’école et peu d’entre eux étudient difficilement.
Certains déplacés que nous avons rencontrés à Panzi dans des familles d’accueil précisent qu’ils mangent et dorment difficilement suite à l’incapacité de la maison d’accueil de leur prendre en charge.
ces derniers déplorent le fait que depuis qu’ils sont dans la ville,ils n’ont pas à manger et ils n’ont jamais reçu de l’assistance.
Ces déplacés viennent en majorité des villages de Kashungurhi, Bushanyi, Lulanga , Bukera , Bushigi, Muzuka , Kandekere et Kahinga des villages des groupements de Lurhala et Karhongo en territoire de walungu.
Outres ceux qui vivent à Bukavu, d’autres déplacés sont à Nyantende, Kasihe renseignent les acteurs de la société civile du groupement de Kabare.
Bukavu:le prix de transport en commun dans la ville revu à la hausse malgré la baisse du carburant
La baisse du prix du carburant à la pompe n’a pas changé le prix de transport en commun dans la ville de Bukavu.
Le prix de transport est resté le même, et certains conducteurs ont haussé le prix, sur différents axes routiers de la ville.
Sur le tronçon où les passagers payaient 1000 Franc Congolais, aujourd’hui les conducteurs demandent 1500 Francs Congolais.
Les habitants se plaignent du fait que cette situation le pénalisent, surtout en cette période où la province est confrontée à la crise économique.
Nicolas Byamungu ,un élève qui étudie au complexe la lune en commune de bagira, indique que chaque matin, avec 1000 congolais il arrivait facilement, à l’école sans problème , mais aujourd’hui, le conducteur des transports en commun exigent 1500 FC de la place de l’indépendance jusqu’a bagira.
Cet élève indique qu’il est obligé de marcher à pied jusqu’à Bwindi, pour diminuer le coup du transport en commun.
Notons qu’il y a de cela deux semaines qu’un litre d’essence coûte 3000Francs congolais à la pompe au lieu et place de 38 00 et 4000Fc.
Bukavu : boulangerie Upendo inakuleteya mikate za kisasa na nzuri
Wazazi wapenzi kwa ajili ya afya ya watoto wetu na hata jamaa yote tangu Sasa tumiya mkate inayo tengenezwa na boulangerie UPENDO ipatikanayo pa brasserie kifuwani na bandari ya bateau RAFIKI.
Chini ya uwongozi wake MZEE ANICET MUSWAHILI,Kwa expérience yake tunatengeneza MIKATE yenye rehe nzuri na tamu sana kwa beyi nzuri kabisa, MIKATE kama vil:
– Crémique ,Grand Super,Petit Super,Spécial,Pistolet,Sandwich
Na Grand Borise.. Na kazawakaza.

Ndugu mpenzi, mikati za aina zote utazipata kwa mzée MUSWAHILI ,
tunauzisha gros na détails kwa beyi zote milango zetu ziko wazi Siku zote na kwa saa zote .
Mzée MUSWAHILI amefunguwa mulango piya katika Soko ya beach muhanzi ambapo unaweza nunuwa mkate nzuri .
Hapa karibuni tutafunguwa mulango pa rond Point Communale huko BAGIRA.
Hayo yote ni kwa lengo yakupiganisha ukosefu wa mkate katika mjii wa Bukavu na katika jamaa Yako.

Kwa mafasiriyo zaidi unaweza piga number hii +243990315319 na hapo una elezwa mengi kuhusu mkate bora yenye vitamine inayo tengenezwa kwa ujuzi wake mzee MUSWAHILI .
Mkate hiyo ni yenye kilo KABISA, jibu ipo kwenye mulango Yako.
Wanawo itumiya wanatowa ushuhuda.
Karibu Karibu
sé/Pierrot Ganywamulume
Kalehe:des élèves déplacés abandonnent les écoles par manque des moyens
Plusieurs élèves de déplacés ont abandonné les études suite au manque de moyen financier pour payer les frais scolaires, manque del’alimentation et la persistance de l’insécurité dans plusieurs coins du territoire de Kalehe au Sud-Kivu ces derniers temps.
L’année scolaire 2025-2026 a débuté avec plusieurs défis caractérisés par la dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et économique dans plusieurs coins du territoire de kalehe.
Certains enfants des déplacés, des retournés et des victimes des catastrophes naturelles ont commencé l’année sans fournitures scolaires, uniformes, absence des salles de classe par manque de moyen financier par leurs parents et manque d’aide humanitaire.
Cette situation ça grave d’avantage et pousse actuellement plusieurs élèves déplacés à abandonner les écoles surtout dans le groupement de Ziralo, Mubuku et dans les hauts et moyens plateaux de la sous division kalehe 1 où les humanitaires n’apportent pas une assistance humanitaire en vivres et non vivres aux déplacés depuis l’escalade du conflit armé au sud-kivu.
Face à cette situation, les parents de déplacés plaident auprès des organisations non gouvernementales telque UNICEF et PAM pour une assistance humanitaire à ces élèves en difficulté.
Il sied de signaler que les enseignants des écoles de l’axe Bunyakiri ont annoncé un mouvement de grève, réclamant le payement de leur salaire de trois mois impayés une situation qui risque de perturber la scolarité de l’année scolaire dans cette partie du territoire de kalehe.
Minova:29 membres des structures communautaires renforcés sur la médiation et la résolution pacifique des conflits fonciers par l’Organisation KUA
Minova, Sud-Kivu ce 30 octobre 2025,
Dans le cadre du projet Ujamaa : Udongo, Jamii, Amani na Maendeleo (Terre, Communauté, Paix et Développement), l’organisation Kujitegemea Actions (KUA) a organisé une formation à l’intention de 29 membres des structures communautaires œuvrant dans la médiation et la résolution pacifique des conflits fonciers.
La session s’est tenue dans la zone de santé de Minova, plus précisément dans les aires de santé de Mutchibwe et Kishinji. L’objectif principal de cette formation est de doter les participants de connaissances et d’outils pratiques pour prévenir et gérer les conflits fonciers de manière pacifique au sein des communautés locales.
Selon Jacques Bushashire, consultant facilitateur et expert en résolution des conflits, cette formation revêt une importance capitale pour la stabilité communautaire :
« Je demande à tous les participants de prendre cette matière avec une grande considération pour sauver des vies humaines en évitant des conflits fonciers inutiles. Le conflit n’est pas nécessairement quelque chose de négatif ; il peut être une expérience saine et un apprentissage. Ce qui importe, c’est d’éviter qu’il dégénère en violence », a-t-il souligné.
Par cette initiative, KUA entend renforcer la cohésion sociale et promouvoir la culture du dialogue et du vivre-ensemble dans les communautés locales souvent affectées par des tensions foncières.
Cette activité s’inscrit dans la dynamique de promotion de la paix et du développement durable dans la région de Minova, en mettant l’accent sur la prévention des conflits et la valorisation des mécanismes communautaires de médiation.
Sé/Aime Hamuli Justin
Sud-kivu:des affrontements entre des factions des wazalendo à Fizi font 4 morts et 1 blessé
Deux entités du territoire dont kilembwe dans le secteur de Lulenge et Misisi dans le secteur de Ngandja ont été le théâtre des accrochages entre les walendo,plongeant la population dans une panique générale depuis le vendredi au samedi du 25 octobre 20205.
selon Samy Badibanga, l’administrateur de Fizi, ces affrontements ont fait au moins quatre morts dont un blessé à kilembwe.
Ces accrochages ont opposé les éléments de la Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC) dirigé par le Général autoproclamé Amuri William Yakutumba aux Forces d’autodéfense Biloze Bishambuke (FABB) du Delphin kalembe alias Ngomanzito.
Ces incompréhensions provoquées par d’une part de la décision du démantèlement des barrières payantes exigées sur le tronçon routier lulimba-Misisi et d’autre part (kilembwe) seraient la cause. l’une de partie aurait exigé une somme d’argent pour le passage des vaches dans une barrière.
Suite à cette tension, l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, a lancé un message d’apaisement aux wazalendo tout en le demandant de mettre fin à leurs différends pour se concentrer à barrer la route à la progression de l’AFC/M23 le seule ennemi de la République démocratique du Congo ;
“La RDC fait face à des agressions extérieures, notamment des rebelles de M23/AFC soutenus par le Rwanda. Une partie de notre territoire reste occupée par le Red Ntabara, Ngumino , Twigwaneho alliés au M23. Nous devons rester unis pour libérer notre pays s’entretuer entre nous“a-t-il dit
Celui-ci a dans ce même message a insisté sur la nécessité d’une Unité des groupes des réservistes qui combattent au côté de l’armée loyale ;
“Nous avons un seul ennemi : le Rwanda et ses supplétifs du M23/AFC. Travaillons ensemble pour défendre notre patrie et soutenir les efforts du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour ramener la paix dans l’Est du pays ” a-t-il martelé
Par ailleurs,le premier citoyen du territoire de Fizi met en garde toute personne voulant transfermer les incomprehensins des walendo à un conflit communautaire tout en appelant toutes les communautés locales à la solidarité et à la cohabitation pacifique.
L’ASBL ELAN célèbre son premier anniversaire et réaffirme son engagement envers la jeunesse congolaise
Fondée il y a un an, l’ASBL ELAN a marqué son premier anniversaire par une journée de célébration et de réflexion citoyenne. C’est l’engagement renouvelé par cette organisation à but non lucratif à l’occasion de son premier anniversaire ce samedi 25 octobre 2025.
Depuis sa création, ELAN a mis en œuvre plusieurs projets porteurs d’impact : le projet Bora Uzima pour la sensibilisation en période de crise, le Coin d’Excellence pour l’épanouissement des écoliers, et une action solidaire envers les jeunes sinistrés de Kadutu. L’association a également structuré ses domaines d’intervention autour de quatre axes stratégiques, allant du leadership citoyen à l’entrepreneuriat des jeunes et à l’engagement citoyen.
Dans de son discours de circonstance, le coordonnateur MUGISHO MPURUTA Gamaliel a déclaré : “Depuis nos premiers pas, une conviction nous guide : élever les talents, construire l’avenir. Ce chemin, tissé d’engagement, de rêves partagés et d’actions concrètes, a révélé la force d’un collectif animé par la passion de servir et d’impacter positivement. Aujourd’hui, nous célébrons le début d’une belle histoire, écrite grâce à chaque sourire, chaque idée, chaque main tendue. Mais au-delà de la célébration, cet anniversaire est un nouveau départ. Un pas de plus vers l’audace, l’innovation et l’espérance pour que chaque projet, chaque vie touchée, porte plus haut encore la flamme d’ELAN.”
En un an, ELAN est devenue bien plus qu’une association : un mouvement, une énergie, une promesse pour la jeunesse congolaise.
Pour l’année à venir, ELAN prévoit d’élargir ses actions à l’échelle nationale, avec des projets innovants et inclusifs. Une ambition portée par une jeunesse consciente, solidaire et résolument tournée vers l’avenir.
FB.
Fizi : le village Kilembwe vidé de ses habitants après l’affrontement entre deux factions des wazalendo
La situation sécuritaire reste tendue dans le village KILEMBWE,le chef-lieu du secteur de Lulenge en Territoire de Fizi, province du sud-kivu,à l’est de la République démocratique du Congo.
Cette dégradation de la situation sécuritaire est dûe à des affrontements entre deux factions des walendo dont le groupe des jeunes et la force d’autodéfense biloze bishambuke (FABB) le deux groupes armes parmi les groupes qui opèrent dans la zone.
Selon nos sources,tout a commencé le matin de ce samedi 25 Octobre 2025 lors que les éléments du groupe des jeunes,un groupe armé composé en majorité par les jeunes issus de la tribu buyu ont exigé le paiement d’une taxe aux vaches d’un commandant de FABB avant de traverser à la barrière. Une exigence qui a été farouchement rejetée par l’autre partie provoquant l’échange de tirs durant toute la journée.
Cette situation a provoqué une Psychose dans le chef des habitants de kilembwe qui ont décidé de vider leur village vers la brousse et à d’autres localités voisines.
Cette nouvelle est confirmée par le chef du secteur de Lulenge, Monsieur Zawadi Abandelwa qui appelle aux wazalendo d’éviter la division en privilégiant la cohabitation surtout de se baser sur leur objectif. Celui de lutter contre l’agression Rwandaise dont la République démocratique du Congo est victime.
“Pour le moment toute la population de kilembwe est en débandade.bien que je sois présentement à kilembwe mais les habitants ont vidé le village” a précisé le chef de secteur de Lulenge.
Pour la question de savoir comment la situation peut arriver à se détériorer jusqu’à ce degré malgré la présence des autorités et les structures de la société civile, l’autorité sectorielle donne la réponse ;
“Personnellement comme le chef de secteur et les bami nous nous impliquent déjà et on a l’espoir que la situation pourra revenir au calme et la population pourra retourner au village le plutôt possible.pour ce qui concerne le bilan,nous avons déjà enregistré un blessé du côté civile mais pour les combattants on vous fera des précisions à bientôt” a-t-il repondu.
Notons que cette même situation a été signalée dans cette même journée du samedi 25 Octobre 2025 où un autre affrontement entre le groupe armé FABB et la CNPCS a secoué les habitants de Misisi dans le secteur de Ngandja où la CNPCS a réussi à pourchasser les combattants de FABB en brûlant leur grande position située sur la coline Ekagyo.
Fizi :Affrontement entre deux factions des wazalendo à Misisi,toutes les positions des FABB brûlées par la CNPCS
Le village de Misisi, situé dans le secteur de Ngandja, territoire de Fizi, est depuis la soirée de ce vendredi jusqu’au matin de samedi 25 octobre secoué par un échange de tirs entre deux factions du groupe Wazalendo.
Il s’agit du groupe armé biloze bishambuke dirigé par et Ce nouvel affrontement a semé la panique et la psychose au sein de la population locale.
tout a commencé ce vendredi lors que les éléments du groupe armé “anciens combattants” ont mené une opération de suppression des barrières payantes érigé par biloze bishambuke sur le tronçon lulimba-Misisi.
de son côté la coalition nationale pour la pour la souveraineté du Congo CNPSC accuse la FABB(la force d’autodéfense biloze bishambuke) auteurs des tracasseries contre la population dans le secteur de Ngandja.
L’affrontement a repris dans la matinée de ce samedi 25 octobre, où les forces de la CNPCS dirigé par William Amuri yakotumba ont réussi brûlé la grande position de FABB située sur la coline Ekagyo.
Suite de cette attaque,les éléments de FBB qui n’ont réussi à résister,l’un sont restés dispersés dans la brousse et les autres ont fuite vers Italie , Coline surplombant la cité de Misisi où ils sont poursuivis par les hommes de William.
Perturbées depuis la matinée suite à cet affrontement,c’est aux environs de 13h de ce samedi que les activités ont repris à Misisi malgré sous une grande pluie.
Notons que selon plusieurs sources,les morts et blessés sont enregistrés de deux parties mais c’est encore difficile de préciser le bilan finale à part la mort d’un élément du groupe de René, tué ce vendredi par les éléments de FBB à la barrière érigée au village kilombwe.
Tanzanie : Tenue du 2ème atelier sur la transformation du Corridor central en un corridor de développement économique vert (GEDC)
Il s’est tenu à Dar es-Salaam en Tanzanie du 16 et 17 octobre 2025 le 2ème atelier sur la transformation du Corridor central en un corridor de développement économique vert . Au cours de cette rencontre, les membres de 7 pays du corridor central ont échangé sur les 4 chaines des valeurs régionales qui constituent les priorités des projets à mener dans le cadre du corridor de développement économique vert .
Il s’agit des valeurs des véhicules électriques, du secteur de fer, des produits pharmaceutiques et de l’agri-business.
Me Flory Okandju secrétaire exécutif du corridor central il était question lors de cette rencontre de présenter les résultats des études de réalisées réalisées dans les 7 pays membres du corridor central par le consultant européen engagé pour identifier les priorités de ces chaînes de valeur.
« Le consultant a déployé ses équipes dans les 7 pays membres du corridor central. Durant cette évaluation, le consultant a procédé à l’identification des projets par chaînes de valeur régionale. Qu’est ce qui peut être fait dans le secteur de la pharmacie au niveau de la région, dans le secteur de l’agriculture, le secteur du véhicule Électrique et ce qui peut être fait dans le secteur de fer. » dit Me Flory Okandju

Il souligne que les délégués des sept États membres de la CCTTFA ont été conviés à cet atelier afin de valider les conclusions et recommandations des projets de rapports pour les quatre chaînes de valeur régionales.
Rasmus Precht, directeur pays de la GIZ a montré l impact positif du corridor économique vert.
L’étape qui suivra indique les participant est la mobilisation de ressources auprès des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires de développement pour la promotion de ces chaines des valeurs régionales validées en général mais aussi la préparation et la mise en œuvre des CAP validées en particulier, conformément à la feuille de route convenue.
Il sied de noter que L’un des principaux objectifs du plan stratégique (2021-2026) de l’AFTTCC est de faciliter la transformation du Corridor Central, qui passerait d’un corridor de transport de transit à un « corridor de valeur ».
L’approche conceptuelle de cet objectif a été élaborée en 2023 par l’AFTTCC avec le soutien de la GIZ, discutée lors de la réunion consultative des parties prenantes du Corridor Central (STACON) et l’AUDA-NEPAD, puis adoptée par les organes du Corridor Central (Conseil d’Administration et Conseil Interministériel), à Bujumbura, en juin 2023. Comme défini dans le concept, la transformation passera par plusieurs étapes menant à un corridor de développement économique vert (GEDC).
Bukavu :les leaders des Organisations locales élaborent un document de plaidoyer et de la communication du projet Tufaulu Pamoja 2
Les leaders des Organisations qui œuvrent pour la promotion des droits des femmes et des jeunes dans la ville de Bukavu, viennent d’élaborer un document de plaidoyer et de la communication dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja 2.
Ce document stratégique a été élaboré dans un atelier qui a réuni les leaders des organisations locales pendant trois jours et qui s’est clôturé le mercredi 15 octobre 2025 au bureau de la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Bukavu.
Pour madame Inès KAMUSA, Point Focal de la Dynamique Femme et Paix de la province ecclésiastique de Bukavu, ce projet vise à amplifier la voix et la représentation des femmes et des jeunes dans les instances de prises de décisions ainsi que dans le processus de paix.
«Grace aux carrefours de travail dans cet atelier de trois jours, nous avons dégagé les problèmes, les pistes de solutions pour constater à quel niveau les femmes et les jeunes peuvent être incluses dans les instances de prises de décisions et dans les processus de paix. Il y avait une nécessité de réfléchir sur ça, étant donné que les femmes sont toujours mises à coté surtout sur le plan politique et nous avons vu que plusieurs décisions sont souvent prises par les hommes et les femmes sont écartées pourtant elles peuvent aussi apporter un plus non seulement dans la gestion du pays mais aussi dans le processus de paix et dans plusieurs autres secteurs de la vie », indique madame Inès KAMUSAPour sa part Maurice MIRINDI, Rapporteur Adjoint du bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu et participant à cette activité, ajoute que ce document permet d’analyser les obstacles rencontrés par les femmes et les jeunes pour accéder aux instances décisionnelles.«Dans cet atelier de trois jours, nous avons analysé les problèmes que rencontrent les femmes et les jeunes pour accéder aux instances décisionnelles et après avoir identifié toutes ces difficultés nous avons réfléchi sur un plan de plaidoyer qui propose de piste de solution à ces problématiques afin que les femmes et les jeunes puissent intégrer les postes de prises de décisions non seulement dans la politique mais dans différentes institutions. Ce plan le plan est échelonné sur différents aspects notamment le problème lié aux normes, à la politique et aux lois qui seraient les freins ou blocages de jeunes d’accéder aux instances décisionnelles. Nous avons également identifié les acteurs qui pourront nous aider à pallier à cela et nous avons identifié les animateurs des institutions concernées et les bénéficiaires. Dans ce document nous avons également parlé de la périodicité et d’autres activités que nous avons prévues notamment les campagnes de sensibilisation dans la communauté et dans différentes institutions comme les églises, les écoles, les universités pour ne citer que cela », déclare Maurice MIRINDI.
Pour sa part Maurice MIRINDI, Rapporteur Adjoint du bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu et participant à cette activité, ajoute que ce document permet d’analyser les obstacles rencontrés par les femmes et les jeunes pour accéder aux instances décisionnelles.«Dans cet atelier de trois jours, nous avons analysé les problèmes que rencontrent les femmes et les jeunes pour accéder aux instances décisionnelles et après avoir identifié toutes ces difficultés nous avons réfléchi sur un plan de plaidoyer qui propose de piste de solution à ces problématiques afin que les femmes et les jeunes puissent intégrer les postes de prises de décisions non seulement dans la politique mais dans différentes institutions. Ce plan le plan est échelonné sur différents aspects notamment le problème lié aux normes, à la politique et aux lois qui seraient les freins ou blocages de jeunes d’accéder aux instances décisionnelles. Nous avons également identifié les acteurs qui pourront nous aider à pallier à cela et nous avons identifié les animateurs des institutions concernées et les bénéficiaires. Dans ce document nous avons également parlé de la périodicité et d’autres activités que nous avons prévues notamment les campagnes de sensibilisation dans la communauté et dans différentes institutions comme les églises, les écoles, les universités pour ne citer que cela », déclare Maurice MIRINDI.
«Dans cet atelier de trois jours, nous avons analysé les problèmes que rencontrent les femmes et les jeunes pour accéder aux instances décisionnelles et après avoir identifié toutes ces difficultés nous avons réfléchi sur un plan de plaidoyer qui propose de piste de solution à ces problématiques afin que les femmes et les jeunes puissent intégrer les postes de prises de décisions non seulement dans la politique mais dans différentes institutions. Ce plan le plan est échelonné sur différents aspects notamment le problème lié aux normes, à la politique et aux lois qui seraient les freins ou blocages de jeune d’accéder aux instances décisionnelles. Nous avons également identifié les acteurs qui pourront nous aider à pallier à cela et nous avons identifié les animateurs des institutions concernées et les bénéficiaires. Dans ce document nous avons également parlé de la périodicité et d’autres activités que nous avons prévues notamment les campagnes de sensibilisation dans la communauté et dans différentes institutions comme les églises, les écoles, les universités pour ne citer que cela », déclare Maurice MIRINDI.
Notons que ce projet Tufaulu Pamoja 2 est exécuté par Laprunelle asbl sous l’appui financier de Suede sveige.
Sé/Philémon MUTULA.
Sud-kivu :insécurité grandissante à Fizi, deux personnes tuées par des inconnus armés à Kakungu
Le territoire de Fizi est pendant plusieurs années le théâtre des assassinats ciblés dont les victimes sont en majorité des femmes âgées.
Le cas récent est celui d’une jeune fille et sa grand-mère tuées par balles dans la nuit de ce mercredi au jeudi 16 octobre 2025,dans le village Kakungu, situé dans le groupement de Basimukuma, secteur de Mutambala,dans le territoire de Fizi au sud-kivu.
Selon les sources de la société civile,les victimes sont des habitants de la commune de Katanga ,au quartier mwandiga dans la ville de Baraka,alors qu’elles s’étaient retrouvées à kakungu pour des activités champêtres.
«une jeune et sa grand-mère, ont été froidement tuées par balles alors qu’elles étaient venues labourer leur champ. Jusqu’à présent, les causes et les auteurs de ce double meurtre restent inconnus », a renseigné Moutard wa Mlendela,le vice-président de la société civile forces vives dans la ville de Baraka.
La société civile condamne fertement cet acte barbare et interpelle les autorités sécuritaires à intensifier les efforts pour identifier les responsables et sécuriser la population.
Fizi: une accalmie s’observe à katupu, quelques jours après les affrontements entre les wazalendo et red-tabara
La situation sécuritaire est relativement calme dans la localité de katupu, précisément au village Bakangala situé dans le groupement de basimimbi, secteur de Ngandja en territoire de Fizi en province du sud-kivu. Celà après des affrontements opposant les groupes des wazalendo aux Rebelles Burundais qui ont causé les déplacements massifs des populations dans cette partie du secteur de Lulenge.
Pour s’acquérir de la situation sécuritaire dans cette localité,le chef de secteur de Lulenge Monsieur Zawadi Abandelwa a effectué une visite de travail ce mercredi 15 octobre 2025 dans le village de Katupu.
La descente de l’autorité sectorielle avait comme objectif, d’abord de réconforter les populations déplacées aussi les encourager à retourner dans leurs villages.
Le chef de secteur de Lulenge a dans une interview accordée à la rédaction de Kivutimes ce jeudi 16 octobre 2025 indiqué que cette mission lui a permis d’échanger directement avec les habitants ayant fui les violences du 5 octobre et ces derniers manifestent leur volonté de retourner chez eux.
« Suite aux affrontements survenus depuis le 5 octobre 2025, plusieurs habitants ont fui vers la brousse,les autres dans les localités voisines. ce mercredi, je suis venu présenter mes condoléances aux déplacés et les sensibiliser à regagner leurs foyers », a-t-il déclaré.
cependant, aucune perte en vies humaines n’a été signalée à Bakangala, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés,malgré le retour progressif du calme.Des nombreuses familles restent plongées dans une situation de grande précarité, où la majorité vivent sans abris,les vivres ainsi que la rupture des activités scolaires pour les enfants.
Par ailleurs,le chef de secteur a hexorté la population de sa juridiction à la vigilance, à l’unité et à la solidarité tout en la rassurant que que la paix est revenue à Bakangala et à Katupu et remercie les FARDC ainsi que leurs alliés Wazalendo pour leurs efforts dans la protection de l’intégrité nationale et la sécurité des civils.
Notons que de leur côté les déplacés ont été satisfaits par la cette visite du secteur et ont dit être prêt à regagner leurs habitations mais avec une seule recommandation,celle de renforcement des mesures sécuritaires dans leurs villages enfin d’éviter que les actes inhumés ne s’y reproduisent.
Minova : L’ETS JOGUM, le choix de la qualité et de la confiance
Minova, Sud-Kivu – Dans un marché en pleine expansion, où la demande en matériel électronique ne cesse de croître, l’Établissement JOGUM s’impose progressivement comme une référence de confiance pour les habitants de Minova et de ses environs.
Fondée avec la vision de promouvoir la qualité, la fiabilité et le service au client, l’ETS JOGUM met à la disposition de sa clientèle une vaste gamme de matériels électroniques et d’équipements d’installation répondant aux standards modernes.
Selon Joël Maisha, Directeur Général de l’établissement, l’accueil et le respect du client demeurent des valeurs fondamentales de l’entreprise :
« Nos clients sont les bienvenus, car chez JOGUM, la serviabilité et la considération passent avant tout. Nous croyons qu’un client satisfait est notre meilleur ambassadeur », a-t-il affirmé.
Au-delà de la simple vente de matériel, JOGUM se distingue par une approche centrée sur la relation de proximité, le conseil personnalisé et le suivi après-vente. Cette démarche lui vaut aujourd’hui une solide réputation auprès des techniciens, ingénieurs et ménages à la recherche de produits durables.
L’ETS JOGUM s’engage également à soutenir les initiatives locales, contribuant ainsi au développement économique de la région de Minova par la création d’emplois et la promotion des compétences techniques locales.
Chez JOGUM, la qualité n’est pas un hasard, c’est un engagement.
Sé/AIME HAMULI Justin
Bukavu : célébration de la journée mondiale du lavage des mains sous le thème « sois un héros du lavage des mains »
La population de la ville de Bukavu au Sud-Kivu vient d’être sensibilisé sur le lavage des mains. C’est à l’occasion de la journée mondiale de lavage des mains célébrée Chaque le 15 octobre de l’année.
Pour marquer cette journée la division provinciale de la santé en collaboration avec ses partenaires dont l’UNICEF, REMED et autres ont organisé une caravane motorisée dans la ville de Bukavu qui a chuté à l’hôtel Horizon ou les participants ont échangé sur le thème « sois un héros du lavage des mains ».
Docteur Claude Kulondwa chef du bureau d’hygiène à la division provinciale de la santé et modérateur du jour, a indiqué que le lavage des mains est un geste simple et banal mais qui peut sauver les milieux des vies.
« Nous sommes déjà à la 42ème semaines épidémiologique du choléra depuis le début de l’année nous avons déjà enregistré 10329 cas. On a clôturé la 41ème semaines avec 188 cas et 4 décès dans nos différentes zones des santés notamment la zone santé de Minova avec 1 décès. Dans la ville de Bukavu nous avions enregistré 9 cas et 1deces. De ces cas il y 6cas dans la zone de santé d’Ibanda et 2 cas à kadutu ainsi que 1 cas dans la zone de santé Nyantende. Certaines avenues sont plus exposées notamment, Gihamba, Mushununu, camps régis et Elakate. C’est pourquoi nous appelons aux cadres des bases de multiplier tant d’efforts pour sensibiliser la population. » a dit Dr Claude Kulondwa
Notre source souligne que la province fait face aussi à la deuxième maladie de variole des singes (MPOX).
« Beaucoup des gens penses que cette maladie n’existe pas mais nous vous confirmons chers cadres de bases que cette maladie est encore dans nos milieux. Elle s’étend dans les zones de santé de la province du Sud-Kivu dont à Kavumu, Nyangezi et Ibanda. Nous avons frôlé le cap de 10 mille Cas la semaine 40. Les zones de santés à haut risque sont Miti-Murhesa et Nyangezi. Ces zones de santé elles-mêmes ont enregistrés 40 pourcents des cas. Tous ces maladies existent mais on peut les éviter à travers un geste banal de lavage des mains. » souligne -t-il
Dr Claude Kulondwa a lancé un message à tout le monde de s’impliquer pour la sensibilisation de la population sur le lavage des mains avant de faire toutes choses surtout avant de préparer à manger, après avoir changé les linges des bébés, âpres la toilette et autres.
Le représentant des autorités provinciales a aussi appelé la population de la province du Sud-Kivu à respecter ces gestes barrières de lavages de mains pour sauver les vies de la communauté car ces maladies sont très dangereuses et contagieuses.
Plusieurs leaders des couches de la population, les cadres de Base, la société civile et des partenaires de la DPS ont pris part à cette sensibilisation.
Sé/Esther Gulaine
Bukavu vers une ville durable : SOPRODE déploie le projet “Bukavu, Ville Zéro Déchet”
Le modèle Zéro Déchet comme levier de transformation urbaine durable
Porté par SOPRODE, Team Leader du Consortium Zéro Déchet RDC, avec l’appui de GAIA, le projet « Bukavu, Ville Zéro Déchet » entre dans sa phase opérationnelle. Une importante rencontre avec des cadres de base, organisations et entreprises réunis autour d’un engagement collectif en faveur d’une ville durable. Dans la foulée, une formation théorique et pratique sur la gestion durable des déchets, le compostage et la valorisation par la mouche soldat noire a été organisée les 7 et 8 octobre 2025.
En parallèle, une campagne de sensibilisation à grande échelle est en cours dans la ville de Bukavu et les zones périphérique.
Au cœur de cette initiative : le modèle Zéro Déchet, promu par GAIA, dont SOPRODE est membre actif depuis plusieurs années.
Un nouvel élan pour Bukavu vers avenir sans déchets
Bukavu, 11 octobre 2025 — Dans une ville où persistent encore des fumées d’ordures brûlées à ciel ouvert et où certains quartiers font face à des défis dans la gestion des déchets, Bukavu aspire aujourd’hui à un renouveau. Ce nouvel espoir est porté par l’ONG SOPRODE (Solidarité pour la Protection des Droits de l’Enfant), engagée pour la justice environnementale et sociale, et Team Leader du Consortium Zéro Déchet RDC.

Avec l’appui de la Global Alliance for Incinerator Alternatives (GAIA), un réseau mondial qui promeut le modèle Zéro Déchet, SOPRODE pilote le projet “Bukavu, Ville Zéro Déchet”, une initiative ambitieuse au service d’une transformation urbaine durable.
Rencontre de dialogue et engagement des parties prenantes
Dans le cadre du lancement du projet, SOPRODE a organisé une rencontre de dialogue et de concertation réunissant les cadres de base, les leaders communautaires, ainsi que les responsables d’organisations et d’entreprises impliquées dans la gestion et l’évacuation des déchets à Bukavu. Placée sous le thème : « Construire ensemble une ville Bukavu Zéro Déchet : défis actuels, engagement collectif et perspectives d’avenir pour une ville propre et durable », cette rencontre a permis aux participants de prendre toute la mesure des enjeux du projet et de formaliser leur engagement à y adhérer à travers une déclaration officielle.
Cet engagement collectif constitue un gage de réussite, témoignant de l’approbation et de l’appropriation du projet par les principales parties prenantes locales.
Formation techniques pour les comités de récupérateurs de déchets
Les 7 et 8 octobre 2025, SOPRODE a organisé une formation théorique et pratique à l’intention d’une vingtaine de jeunes récupérateurs de déchets :
– Le 7 octobre, au Centre d’accueil protestant CAP de Nguba, les participants ont été initiés aux fondements de la gestion durable des déchets, aux techniques de compostage, à la valorisation des biodéchets par la production d’asticots, ainsi qu’aux principes du modèle Zéro Déchet.
– Le 8 octobre, la session pratique s’est déroulée à l’Unité décentralisée de production de mouche soldat noire (MSN) de Nyantende. Cette formation a permis aux jeunes récupérateurs de déchets de s’approprier les techniques de valorisation des biodéchets, notamment la production d’asticots destinés à l’alimentation animale et de compostage.
Un projet structuré autour de quatre composantes clés :
– Plaidoyer et sensibilisation auprès des parties prenantes ;
– Évacuation des déchets;
– Valorisation locale à travers le compost et la production d’asticots ;
– Accompagnement technique des agriculteurs et éleveurs, avec fourniture d’intrants biologiques.
Un modèle basé sur cinq piliers fondamentaux
Le modèle Zéro Déchet, tel que promu par GAIA et appliqué par SOPRODE, repose sur les principes suivants :
– Prévention à la source: Réduire la production de déchets en amont, en favorisant des choix de consommation responsables, l’élimination des produits à usage unique, et la promotion d’emballages durables.
– Séparation à la source: Assurer un tri dès le lieu de production pour permettre une valorisation efficace des déchets biodégradables, recyclables, dangereux et non recyclables.
– Réutilisation, réparation et valorisation locale: Développer des solutions de proximité comme le compostage, la récupération, la réutilisation, la production d’asticots, pour renforcer l’économie circulaire et générer des emplois verts.
– Justice sociale et inclusion: Impliquer les collecteurs informels, les femmes et les jeunes dans le système de gestion des déchets, en reconnaissant leur rôle économique et social, et en améliorant leur sécurité et leurs conditions de travail.
– Changement systémique: Encourager l’adoption de politiques publiques, de cadres réglementaires et de mécanismes de financement adaptés, pour ancrer durablement le modèle Zéro Déchet dans les plans de développement urbain.
Campagne communautaire de proximité en cours
La campagne de sensibilisation bat son plein dans la ville de Bukavu et sa périphérie. Elle s’appuie sur plusieurs outils complémentaires pour toucher au mieux la population :
- des émissions radios locales animées, qui invite régulièrement des représentants des parties prenantes (bénéficiaires, autorités, leaders communautaires, équipe du projet) à partager recommandations et bonnes pratiques ;
- des visites porte-à-porte, visant à éduquer les ménages sur les pratiques zéro déchet et à les encourager à adopter des comportements durables ;
- des séances d’échange et de mobilisation organisées directement dans les quartiers.
L’objectif est clair : susciter un éveil des consciences et promouvoir une éducation environnementale active, pour que la population, principale actrice de l’assainissement, participe pleinement à la réussite du projet. Les ménages sont encouragés à trier leurs déchets à la source, à pratiquer le compostage et à valoriser leurs déchets organiques afin de réduire les émissions de méthane et d’améliorer la qualité des sols.
Défis et opportunités : un équilibre à construire
Le projet avance sur des bases solides, mais plusieurs défis structurels subsistent :
– L’accessibilité réduite dans certaines zones urbaines,
– Le manque d’infrastructures adaptées à une gestion durable,
– Et la nécessité d’un changement profond de comportement au sein de la population.
Cependant, les opportunités sont nombreuses :
– Création d’emplois inclusifs pour les jeunes et les femmes,
– Amélioration de la santé publique,
– Réduction des émissions de gaz à effet de serre,
– Diminution des coûts pour les collectivités locales,
– Et transformation positive de l’image de Bukavu, qui pourrait devenir un modèle régional de ville durable et résiliente.
“L’avenir de Bukavu ne se joue pas seulement dans les rues nettoyées, mais dans les consciences transformées”, a déclaré un responsable de SOPRODE lors de la rencontre d’adhésion.
Conclusion : Vers une Bukavu durable, juste et résiliente
Avec “Bukavu, Ville Zéro Déchet”, SOPRODE initie plus qu’un programme de propreté : un mouvement de transformation sociale, environnementale et économique.
Par l’implication des communautés, le renforcement de l’économie circulaire, et l’ancrage du modèle Zéro Déchet dans les politiques locales, Bukavu trace une nouvelle voie.
Le chemin reste à construire, mais l’élan est réel. Et grâce à une mobilisation collective des parties prenantes (autorités locales, les cadres de base, les organisations et les communautés ainsi que le soutien précieux de partenaires internationaux comme GAIA, Bukavu avance résolument vers un avenir propre, équitable et durable.
Sud-kivu:la perturbation du taux d’échange exacerbe la situation humanitaire de la population
Malgré l’appréciation des Francs congolais ce dernièr temps en République démocratique du Congo, dans la ville de Bukavu aucun impact positif n’est visible sur les marchés.
Les habitants de la ville de Bukavu que nous avons rencontrés ce lundi 13 octobre 2025, regrettent de constater que la basse du taux de Dollars Américain vient d’accentuer les difficultés auxquelles ils traversent ces derniers temps.
Ils précisent que le prix des vivres et non vivre reste le même sur le marché malgré la baisse du taux de change de la monnaie.Par exemple pour un article qui se vendait à 10usd, sur le marché les vendeurs exigent à la population d’ajouter soit 5000 FC en plus de 10 usd.
Une situation qui impacte négativement sur le panier de la ménagère et sur l’écoulement des marchandises renseigne Mme Esther commerçante d’habit rencontré au marché dit Chez Baba Tchingazi.
Elle précise qu’en cette période d’escalade de conflits armés suite à l’insuffisance des Francs congolais plusieurs clients sont obligés de retourner sans effectuer des Achats.
Esther Mère Eliora Plaide pour la réouverture des banques à Bukavu en Vue de permettre une bonne circulation de la monaie Congolaise et diciper tant soit peu à la crise économique causée par la guerre.
Les habitants de la ville plaident pour une solution durable à cette problématique en utilisant un seul taux officiel sur le marché pour permettre la baisse de prix de produits de première nécessité sur le marché.
Notons qu’il ya une semaine qu’il s’observe sur le marché une perturbation du taux de change, une situation qui exacerbe de plus la situation humanitaire de plusieurs familles en cette période de conflits armés au Sud Kivu.
La réouverture des banques à Bukavu reste la meilleure alternative recommandent plusieurs observateurs.
L’Église Adventiste du Septième Jour Patmos/ Prolasa organise un concert spirituel de deux jours à Idjwi
Dans ses enceinte de l’église locale de Patmos/PROLASA, organise à Idjwi, du 11 au 12 octobre 2025 un grand concert spirituel sur l’île d’Idjwi. Cet événement de deux jours réunit les fidèles, chorales et invités venus de plusieurs coins de la région pour célébrer la foi et renforcer la communion fraternelle au sein de la communauté adventiste.
Selon le Pasteur TUISHI MAGALA MARCELIN, responsable de District de PROLASA et orgasateur de cette activité s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’église Prolasa à Idjwi, un centre de foi en pleine croissance.“Ce concert est avant tout une action d’unité et de louange. Nous voulons rassembler les croyants dans un même esprit de joie et de reconnaissance envers Dieu”, a déclaré le pasteur Tuyishi.
“Ce concert est avant tout une action d’unité et de louange. Nous voulons rassembler les croyants dans un même esprit de joie et de reconnaissance envers Dieu”, a déclaré le pasteur Tuishi.
Un week-end marqué par la louange et l’engagement spirituel
En plus du concert, les organisateurs annoncent un moment solennel de baptême pour plusieurs personnes ayant décidé de donner leur vie à Jésus-Christ. Cette cérémonie symbolisera leur engagement spirituel et leur intégration dans la famille de l’Église Adventiste.
Le dimanche 12 octobre, la communauté se réunira pour un événement historique : le lancement officiel d’une nouvelle église adventiste Bet-Saïda à Idjwi. Cette initiative marque une nouvelle étape dans l’expansion du message de l’Évangile sur l’île et le développement du ministère adventiste dans la région.
Les chorales invitées unies dans le service de Dieu
Plusieurs chorales venues de différentes régions et églises ont pris part à cette grande rencontre spirituelle.
Elles ont exprimé leur engagement à accompagner l’activité jusqu’à son terme, estimant qu’il est de leur devoir de servir Dieu à travers le chant, la louange et le témoignage.Parmi elles, la chorale Wake Up Gospel Kwaya, venue de Minova, a effectivement pris part à cette activité du concert et au lancement officiel de la nouvelle église Bet-Saïda à Idjwi, contribuant par ses chants à l’édification des fidèles.
Un message d’espérance et de foi
Ce double événement – concert et inauguration – témoigne de la vitalité du mouvement adventiste à Idjwi et de sa mission de promouvoir la paix, la fraternité et la foi chrétienne.
Les responsables invitent la population à participer massivement afin de vivre des moments de prière, de musique et d’inspiration spirituelle.
Sé :AIME HAMULI Justin
Fizi: en voulant stopper un camion,un Muzalendo percuté et perd sa vie à Misisi
une accalmie s’observe ce matin à Misisi,une localité située dans le secteur de Ngandja, groupement de bashikasilu dans le territoire de Fizi,après une nuit d’agitation causée par des crépitements de balles dans ce village.
Tout a commencé aux environs de 21heures quand des wazalendo ont commencé à tirer.une situation qui a plongé les habitants dans une peur et causant la paralysie des toutes les activités .
Selon nos sources,ces wazalendo manifestaient la chaleur de leur colère du nom de Byamungu mort qui a perdu la vie dans un accident de circulation routière au niveau du quartier Bashimboko.
Ces derniers rapportent que cet élément des wazalendo a été percuté quand il voulait arrêter brusquement un camion qui était en direction de Misisi centre en Provence du village Lubichako.
“Ce muzalendo en étant d’ivresse prenait du thé dans un cafetariat.quand le camion est arrivé sur l’endroit,il est sorti pour le stopper, malheureusement c’était trop tard pour le chauffeur de l’engin.ce dernier a été percuté” nous a précisé un habitant de Misisi.
Après l’incident,des walendo qui contrôlent à 90% la zone n’ont pas tardé à commencer à tirer dans tout le sens plongeant la population dans la Psychose en pensant qu’il s’agissait d’un attaquant armée.
C’est depuis la matinée de ce samedi 11 octobre 2025 que la situation est revenue au calme car toutes les activités tournent au normal et aucun incident majeur n’a été signalé du côté de la population.
Sud-Kivu : la crise amplifie les troubles mentaux(DPS)
À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, la Division Provinciale de la Santé (DPS) du Sud-Kivu a lancé un appel urgent face à la montée inquiétante des troubles psychologiques dans la province.
Placée sous le thème national « Promouvoir la santé mentale pour une paix durable en RDC », cette journée a mis en lumière la corrélation étroite entre bien-être psychologique, paix et cohésion sociale, dans un contexte marqué par les conflits et les crises humanitaires répétées.
Une augmentation alarmante des troubles mentaux
Selon les dernières données publiées par la DPS, 118 379 cas de troubles mentaux ont été recensés entre janvier et juin 2025 dans les structures sanitaires du Sud-Kivu.
Parmi ces cas, 10 888 sont liés au stress post-traumatique, 6 178 à la dépression, 2 437 à la toxicomanie, et 93 cas de suicide ont été signalés sur la même période.
Pour Michel Maneno, chef de division intérimaire à la DPS, ces chiffres traduisent « l’impact direct des conflits armés, de la pauvreté, du chômage et des violences domestiques sur la santé mentale des populations ».
Il alerte sur une crise silencieuse qui touche aussi bien les femmes victimes de violences sexuelles, les enfants déplacés, que les jeunes sans emploi exposés à la drogue ou à la marginalisation.
« La souffrance psychologique est devenue un phénomène massif mais encore tabou. Beaucoup préfèrent se taire, par peur du jugement ou faute de services spécialisés accessibles », a déclaré Michel Maneno.
Des psychologues déployés sur le terrain
Pour répondre à cette situation préoccupante, la DPS a entrepris le déploiement de psychologues et agents psychosociaux dans plusieurs zones de santé, notamment à Bukavu, Kalehe, Kabare et Uvira.
L’objectif : renforcer la prise en charge des personnes en détresse et rapprocher les services de santé mentale des communautés.
Selon la DPS, plusieurs hôpitaux généraux de référence disposent désormais de cellules de soutien psychologique, où des professionnels formés offrent un accompagnement individuel et collectif.
Cependant, le manque de moyens reste un défi majeur : manque de médicaments adaptés, de centres spécialisés, et de formation continue du personnel de santé.
« Nous avons besoin d’un appui technique et financier durable pour garantir une prise en charge de qualité. La santé mentale ne doit plus être la dernière roue du carrosse », plaide un psychologue du centre de santé de Bagira.
Un pilier de la paix durable mis en mal
Le chef de la DPS, Dr Pépin Nabugobe Shamavu, a insisté sur le lien indissociable entre santé mentale et stabilité sociale.
Selon lui, les blessures invisibles de l’esprit nourrissent souvent les tensions communautaires, ravivent les traumatismes collectifs et entretiennent les cycles de violence.
« Les blessures mentales non soignées deviennent des bombes à retardement pour la société.
Une paix durable exige une guérison intérieure collective », a-t-il martelé.
Le Dr Nabugobe a également rappelé que la santé mentale reste largement marginalisée dans les politiques publiques et les budgets de développement, alors qu’elle constitue une condition essentielle de la résilience individuelle et communautaire.
Leaders, églises et médias interpellés
Pour la DPS, la promotion du bien-être psychologique ne peut reposer uniquement sur le système de santé.
Il s’agit d’une responsabilité partagée qui implique les autorités politiques, les leaders communautaires, les confessions religieuses, les enseignants et les médias.
La DPS appelle à renforcer les campagnes de sensibilisation sur la santé mentale, à démystifier les préjugés qui entourent les troubles psychiques, et à favoriser la parole dans les familles, les écoles et les lieux de culte.
« Chacun doit contribuer à briser le silence. La santé mentale, c’est l’affaire de tous », a déclaré Michel Maneno.
Un appel à la solidarité en temps de crise
Au niveau international, la Journée mondiale de la santé mentale 2025 a été placée sous le signe de la résilience en situation d’urgence.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté les États à garantir un accès équitable aux soins psychologiques, notamment pour les populations touchées par les conflits, les catastrophes naturelles et les déplacements forcés.
Dans une région comme le Sud-Kivu, où les crises humanitaires s’enchaînent, cet appel prend tout son sens. Les autorités sanitaires locales affirment vouloir faire de la santé mentale un axe prioritaire du plan provincial de santé 2026-2030.
Une lueur d’espoir
Malgré les difficultés, des initiatives communautaires émergent : groupes de parole de femmes, clubs de résilience pour jeunes, programmes radio de sensibilisation et séances de psychothérapie collective.
Ces efforts démontrent que la guérison est possible lorsque les communautés s’approprient la question de la santé mentale.
En conclusion, le Dr Nabugobe a lancé un message fort : « Tant que les esprits restent blessés, la paix reste fragile. Prenons soin de notre santé mentale : c’est la base d’une paix durable. »
Article produit dans le cadre du projet 𝗛𝗮𝗯𝗮𝗿𝗶 𝘇𝗮 𝗠𝗮𝗵𝗮𝗹𝗶, 𝖽𝗎 𝖼𝗈𝗇𝗌𝗈𝗋𝗍𝗂𝗎𝗆 𝗥𝗔𝗧𝗘𝗖𝗢 𝗲𝘁 𝗥𝗘𝗠𝗘𝗟 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝗠𝗲𝗱𝗶𝗮4𝗱𝗶𝗮𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝗮 𝗕𝗲𝗻𝗲𝘃𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗶𝗷𝗮.
Sud-kivu : criminalité urbaine à Baraka,encore deux personnes tuées par des inconnus armés au quartier kakomba
La population de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, indignée face à l’insécurité persistante caractérisée par des assassinats ciblés.Et cela malgré la présence des groupes des walendo,la police nationale et les FARDC dans cette partie de la province.
Dans la soirée de Lundi 06 octobre 2025,un nouveau cas vient d’être enregistré au quartier Kakomba dans la commune de Katanga où
deux personnes dont une femme âgée et son petit-fils, ont été abattues par des inconnus armés aux environs de 19 heures.
Les sources sur place renseignent que, les assaillants se sont introduits dans la parcelle où se trouvaient les victimes se faisant passer comme des visiteurs avant d’ouvrir le feu sur eux leur causant la mort sur le champ.
Face à ce nouveau drame, le mouvement citoyen Machozi ya Raia à travers son coordinateur urbain, Akwa Flemming, a exprimé son indignation et appelé à une réaction urgente de la part des autorités stopper cet abbatoire humain qui s’installe dans la ville de Baraka.
” Malgré nos multiples alertes et appels à la justice, les tueurs continuent d’agir en toute impunité.chaque jour, des vies innocentes sont arrachées, laissant derrière elles des familles en détresse.ce silence des autorités face à l’ampleur de la situation traduit une défaillance grave dans la protection des citoyens” a dénoncé Akwa Fleming,le coordonnateur de ce mouvement citoyen.
Cependant,la propagation des armes incontrôlées des groupes des wazalendo serait à la basé de cette insécurité grandissante dans la ville de Baraka. Cette nouvelle tragédie vient une fois de plus mettre en lumière les failles du dispositif sécuritaire dans l’espace Fizi-Baraka où les habitants vivent dans la peur.
Rappelons qu’il n’y a pas encore une semaine qu’un autre vieillard de ce même quartier dénommé Kanda Kanda a été tué dans ces mêmes circonstances ,alors que les auteurs demeurent toujours inconnus.
Sud-kivu:Kasha érigé en commune et s’ajoute sur la liste des communes de la ville de Bukavu
Dossier commune de kasha,Plus des suspens ou inquiétudes, désormais kasha est érigé en commune et s’ajoute sur la liste des communes de la ville de Bukavu au Sud Kivu.
Plusieurs filles et fils de KASHA ont concourus dans cette lutte pour que l’entité de kasha soit reconnue officiellement comme commune.
Dans cette optique le coordonnateur de la fondation kasha kwetu BAHATI SADIKI CHRISTIAN salue l’implication directe des dignes fils et filles de kasha dans cette lutte commune plus particulièrement son excellence ministre honoraire de la défense nationale et des anciens combattants pour avoir porté haut les cris des habitants de kasha.
Il souligne que le monument vivant patriarche Docteur Kabanda Gurenga ministre honoraire de la recherche scientifique mérite plus d’encouragements car il a prouvé devant l’opinion que kasha mérite aussi.
Avec d’autres ténors politique de kasha aujourd’hui un fils du terroir a revendiqué à haute voix cette commune auprès des autorités compétentes à Kinshasa et à UVIRA il s’agit de SADIKI BAHATI CHRISTIAN dit Kasha kwetu.
Selon lui les enfants de kasha ont accepté d’être livrés comme sacrifice pour que l’entité de kasha soit considérée , écoutée et administrée.
Le coordonateur National de la fondation kasha kwetu BAHATI SADIKI CHRISTIAN qui accompagne le chef de l’État pour la sauvegarde de la partie dans l’administration territoriale appelle les fils et filles de kasha au calme. Il leur demande en suite de cesser toute forme de récupération politique, car cette reconnaissance de kasha en commune est le fruit d’une lutte acharnée de toute la population de kasha.
« Les efforts ont été conjugués et aujourd’hui cette entité est reconnue à tous les niveaux » at-il dit .
Ensemble k asha ou rien, en date du 11 et 12 septembre 2025 le fils du terroir en la personne de SADIKI BAHATI CHRISTIAN a échangé avec une grande délégation du gouvernement central à la frontière de kavimvira. Ici plusieurs visibilités de la Fondation KASHA KWETU ont été affichées avec une représentation considérable des filles et fils de kasha qui sont actuellement à Uvira
À Uvira BAHATI SADIKI CHRISTIAN s’est entretenue avec également la délégation conduite par le VPM de l’intérieur ayant en charge la sécurité et la décentralisation dans ses attributions Jacquemin SHABANI* lors de sa mission officielle , au cœur du débat l’érection de kasha en commune, pour encourager les jeunes patriotes et volontaires de cette entité qui se sont décidés d’être derrière le Chef de l’État son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Shilombo pour la Défense de la Patrie et le recouvrement de la paix durable sur le territoire national en général et la partie Est en particulier.
Sé/Pierrot Ganywamulume
Prise en charges des Violences sexuelles à Salamabila : MSF annonce la fin de son assistance fin Octobre 2025
Depuis 2019, Médecins Sans Frontières (MSF) a pris en charge 16 445 survivantes de violences sexuelles dans la région de Salamabila, province du Maniema, en République Démocratique du Congo. Ce chiffre alarmant témoigne de l’ampleur d’une crise silencieuse, trop souvent négligée par les instances nationales et internationales et oubliée. En vue de son départ fin octobre, l’organisation appelle à la mobilisation afin que les avancées en matière de prise en charges des victimes et de sensibilisation dans le domaine perdurent.
Les violences sexuelles demeurent une urgence de santé publique dans tout l’est de la RDC, y compris dans la province du Maniema située à l’ouest du Nord-Kivu et Sud-Kivu indique un communiqué parvenu à Kivutimes.
MSF Précise que la présence élevée d’acteurs armées présents dans cette province notamment à propos du contrôle des ressources naturelles, ainsi que la violence commise par des acteurs extérieurs au conflit (violences domestiques, banditisme…), continue d’entrainer un nombre élevé de violences sexuelles malgré les changements de contexte au fil des ans.
“Cette fois, c’est la troisième fois. Ils m’ont encore trouvée dans la maison. J’étais avec mon enfant, qui est épileptique. Nous avons toutes les deux étés violés.” – Témoignage d’une survivante, prise en charge par MSF en 2025.
Face à ce fléau, MSF a mis en œuvre depuis 2019 une approche communautaire innovante à Salamabila pour répondre aux besoins des personnes ayant subi des violences sexuelles. Cette approche décentralisée est fondée sur l’action des Agents de Santé Reproductive (ASR), des femmes issues de la communauté, souvent elles-mêmes survivantes de viols. Elles sont formées pour offrir une prise en charge médicale et psychosociale rapide, confidentielle et gratuite au sein des communautés.
En 2024, les trois quarts des cas ont été pris en charge par ces ASR, illustrant l’efficacité et la pertinence de ce modèle décentralisé.
« La première fois, je rentrais du champ… Une ASR m’a trouvée en pleurs, m’a écoutée, m’a donné un médicament et m’a orientée vers l’hôpital. J’ai été soignée gratuitement. » Témoignage d’une survivante prise en charge par MSF
MSF a annoncé son départ fin octobre 2025 ; cette fin des activités planifiée est légèrement anticipée pour permettre à l’organisation de se concentrer sur la réponse aux urgences médico-humanitaires des populations les plus vulnérables, dans un contexte de besoins accrus, de diminution drastique des financements humanitaires et de crise dans l’est de la RDC.
“Nous considérons que les objectifs du projet sont atteints aujourd’hui. Après toutes ces années de présence continue, nous devons faire le difficile choix opérationnel en tant qu’organisation d’urgence, de continuer à déployer notre aide médicale là où les besoins sont le plus criant” indique Idrissa Campaore, Responsable des programmes MSF dans le Maniema. “Des besoins importants persistent néanmoins à Salamabila, les acteurs nationaux et internationaux doivent agir et prendre le relai”.
MSF appelle donc à une mobilisation urgente des autorités, bailleurs et partenaires humanitaires pour assurer la continuité de la prise en charge holistique des survivant.e.s de violences sexuelles, incluant soins médicaux, soutien psychologique et accompagnement socio-économique.
“Le modèle mis en place à Salamabila est réplicable, efficace et humainement vital. Il ne doit pas disparaître avec le départ de MSF ” explique Idrissa Campaore.
Les victimes, qui ne reçoivent pas de traitement dans les 72 heures après leur agression, courent des risques d’infection par VIH, et dans les 120 heures, des risques de grossesse. Une prise en charge holistique est également essentielle pour assurer des soins de santé mentale et une protection d’urgence. “Nous voulions faire en sorte que de plus en plus de femmes osent chercher des soins et, dans un contexte comme celui de Salambila, c’est une victoire. Aujourd’hui beaucoup de femmes ayant subi un viol ont le courage de consulter”, explique Elodie Françoise, responsable médicale du projet.
Parmi ces victimes, celles stigmatisées et rejetées par leur mari, sont nombreuses. Pour éviter cette double peine, MSF a créé également « l’école des maris » où elle a sensibilisé au moins 1520 hommes à un message crucial : un viol n’est pas une infidélité mais une violence subie. La méthode porte ses fruits. « Peu à peu, nous avons vu des maris inciter leur femme à venir nous voir et même les accompagner, c’était inimaginable avant » continue Elodie Françoise.
Des avancées aujourd’hui menacées. “Ce que je redoute c’est le retour à la case départ parce qu’une fois que MSF aura terminé ses activités, il y aura rupture sur la prise en charge curative, même la prise en charge psychosociale, il n’y en aura pas” conclu le Médecin chef de Zone Charles Bamavu.
Malgré les besoins importants, le Maniema reste marginalisé dans les financements humanitaires. En 2024, il n’a reçu que 2,5 % des fonds alloués par le Fonds Humanitaire de la RDC[1]. Ce sous-financement chronique compromet la continuité des soins et la protection des survivant·e·s. De plus, le contexte de conflit des deux Kivu limitrophes et la fermeture de l’aéroport stratégique de Bukavu depuis février dernier, toute la zone est devenue aujourd’hui enclavée et difficile d’accès, exacerbant dramatiquement les besoins des populations.
MSF est présente de manière continue à Salamabila, dans le Maniema, depuis 2019. L’association soutient les activités de santé de l’hôpital général, de 5 centres de santé et de 13 agents de santé reproductif.
Communication MSF
Sud-kivu: un Mzalendo retrouvé mort au quartier Kalinga nord dans la ville de Baraka
Un corps sans vie d’un jeune homme a ramassé la mâtiné de ce vendredi 03 octobre 2025 dans le quartier Kalinga nord situé dans la commune de kalundja, ville de Baraka dans la province du sud-kivu.
Selon les sources sécuritaires,il s’agit du corps d’un Mzalendo bien connu sous le nom de Mukamba msalaba qui a été tué par des inconnus dans des circonstances non encore élucidées.Presentant les signes des blessures,ce dernier serait sauvagement assassiné par les hommes inconnus pendant la nuit avec des objets tranchants.
Plusieurs sources parlent que ce Mzalendo faisait partie du groupe armé dirigé par le général autoproclamé Milenge ishibonane alias Zelamboma dont lui-même confirme cette information.
“Nous regrettons la mort de cet élément,son corps vient d’être ramassé et nous venons de le déposer à la morgue de l’hôpital de Baraka.nous avons remarqué une petite trace au niveau de son visage et les auteurs ont emporté son arme” a dit Milenge ishibonane.
Celui-ci précise que deux personnes dont le commandant qui a passé la journée avec le défunt sont aux arrêts pour des raisons d’enquête.
Notons qu’après avoir accompli la mission,ces derniers ont jetté le corps de la victime dans la concession de l’église la Grâce à Kalinga nord.
Hommage aux victimes du naufrage du bateau Merdi : une journée de mémoire et de recueillement
Minova, 2 octobre 2025: – La douleur reste vive dans les cœurs, un an après le tragique naufrage du bateau Merdi, survenu le 3 octobre 2024. Cet accident avait emporté plusieurs vies innocentes, laissant des familles et des communautés entières dans le deuil.
À l’occasion du premier anniversaire de cette catastrophe, une cérémonie commémorative est organisée ce vendredi 3 octobre 2025 au stade Mille Arbres. La population est invitée à se rassembler dans le recueillement et la solidarité pour honorer la mémoire des disparus.
Les organisateurs recommandent aux participants de venir en tenue noire, signe de deuil et de respect, et d’apporter une ou deux bougies. Ces lumières symbolisent l’espoir et l’amour qui continuent de vivre malgré l’absence de nos chers disparus.
Cet hommage sera un moment de prière, de souvenir et d’unité. Il rappellera à chacun que les victimes du naufrage du bateau Merdi ne seront jamais oubliées.
Sé /AIME HAMULI Justin
Sud-kivu : présence des groupes armés à Fizi,une menace pour la faune dans le réserve naturelle de Ngandja
Le réserve naturelle de Ngandja,situé dans la partie sud du territoire de Fizi,est en danger suite à la présence de plusieurs groupes armés des wazalendo, alliés aux forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Actifs dans cette forêt de Ngandja,ces miliciens ont choisi la chasse des animaux comme le principal moyen de se ravitailler financièrement après avoir vendu des viandes.
“Ils chassent des animaux avec des armes,après ils vendent la viande afin de se procurer des armes et munitions des guerres ” a témoigné à notre rédaction un habitant du village Bilungulu situé dans les hauts-plateaux de ngandja.
Cependant,le groupe armé biloze bishambuke étant trop actif dans cette partie des plateaux du secteur de Ngandja dans le groupement des Babungwe sud sont pointés du doigt d’être auteur de cette pratique braconniere.
Bien que plusieurs alertes de la société civile environnementale dans le territoire de Fizi,ces attaques des animaux par ces miliciens s’accentuent du jour aux jours.
En revanche, l’implication du gouvernement provincial du sud-kivu et celui du Gouvernement central de Kinshasa seraient importantes pour stopper cette pratique de destruction de l’environnement.
Notons que les espèces les plus attaques par ces armes des wazalendo ( Miliciens pro-armée) sont des singes, antilopes,et les sangliers,alors que Ngandja restait la seule forêt qui gardait encore une faune dans tout le Fizi.
Sud-kivu: Sadiki Shamavu Juge engagé pour la protection et la défense des droits humains à Kalehe et Masisi
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires, certains acteurs communautaires se distinguent par leur engagement en faveur de la protection des droits fondamentaux. Sadiki Shamavu Juge en est un exemple éloquent.
En sa qualité de chef d’antenne de l’Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux (AUDF) dans les territoires de Kalehe et Masisi, il œuvre au quotidien pour la promotion et la défense des droits humains. L’AUDF, membre actif du réseau de protection en RDC, travaille à documenter les violations, sensibiliser les communautés et plaider pour une meilleure protection des civils, particulièrement dans les zones affectées par les conflits.
En parallèle, Sadiki Shamavu Juge est également mobilisateur communautaire au sein de BADU ASBL (Bureau des Actions de Développement et des Urgences), dans le cadre du projet REPRI, qui place la protection au cœur de ses interventions. Les activités se déploient dans les zones de santé de Minova et de Kalehe, avec des actions concrètes telles que :
La mise en place et le renforcement des comités communautaires de protection,L’accompagnement des personnes victimes de violations des droits,La sensibilisation des communautés sur la dignité humaine et le vivre-ensemble,La promotion de mécanismes locaux de paix et de résilience.
À travers son double rôle au sein de l’AUDF et de BADU ASBL, Sadiki Shamavu Juge contribue activement à bâtir des communautés plus informées, protégées et solidaires, tout en rappelant que :
La dignité et la protection de chaque être humain sont des droits inaliénables, qui doivent être garantis à tous.
Sé/ AIME HAMULI Justin
Minova : Investiture du nouveau doyen des élèves à l’Institut Technique Médical
L’Institut Technique Médical (ITM) de Minova a organisé, le samedi 27 septembre 2025, la cérémonie d’investiture de son nouveau doyen des élèves. L’événement s’est déroulé en présence du corps professoral, des élèves et de plusieurs invités, marquant ainsi un moment important de la vie scolaire de l’établissement.
Parmi les autorités présentes, le préfet des études, Mr. Amani Bujiriri Antoine, a souligné l’importance de cette activité. Selon lui, le calendrier scolaire recommande que chaque établissement dispose d’un comité des élèves, placé sous la supervision de l’école. Il a rassuré que « toutes les activités scolaires évoluent à pas de géants au sein de l’institut ».
Mr. BUJIRIRI a également encouragé le nouveau comité élu à représenter valablement l’ensemble des élèves, rappelant que « les élèves sont désormais représentés par leurs pairs ». Il a exprimé un sentiment de satisfaction, affirmant que la cérémonie s’est déroulée dans une ambiance de joie et de discipline, du début à la fin.
De son côté, le nouveau doyen, M. RÉPONSE NYANGE Bienvenu, a exprimé sa gratitude envers ses camarades pour la confiance placée en lui. « Je remercie les élèves de m’avoir choisi. Je promets de travailler pour défendre leurs intérêts et d’honorer ce mandat avec engagement », at-il déclaré.

Cette investiture marque une nouvelle étape dans la participation des élèves à la vie institutionnelle de l’ITM Minova, renforçant ainsi leur rôle dans la construction d’un climat scolaire responsable et participatif.
Sé/Aime Hamuli Justin
New York:Ir Butoto Bigiri Naum honoré pour son engagement exceptionnel en faveur de l’éducation et du développement communautaire
États-Unis (New York), 25 septembre 2025:-Dans le cadre prestigieux de la semaine de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Ir Butoto Bigiri Naum, Directeur général de l’organisation Ugeafi, a été honorée par la Segal Family Foundation, une fondation américaine de renommée internationale. Cette distinction rend hommage à un engagement exceptionnel et de longue haleine en faveur de l’éducation et du développement communautaire en République Démocratique du Congo et au Soudan du Sud.
Une reconnaissance internationale pour une action de terrain qui change des vies :
Lors d’une cérémonie tenue à New York, aux côtés de quatre autres lauréats venus de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie et du Malawi, l’organisation Ugeafi a été mise à l’honneur pour ses initiatives innovantes dans le domaine de l’éducation.
Le prix attribué à Ir Butoto Bigiri Naum vient couronner près de 30 années de service au profit des communautés les plus vulnérables. À travers le Complexe scolaire Isoko, l’un des projets phares de l’organisation, plus de 1 000 jeunes ont obtenu leur diplôme. Une majorité d’entre eux ont non seulement poursuivi des études universitaires, mais sont aujourd’hui actifs professionnellement, dans des domaines tels que la médecine, l’agronomie, les sciences vétérinaires, et bien d’autres encore.
« Parmi nos anciens élèves, certains étudient ou travaillent actuellement en Afrique, en Amérique, au Canada et en Europe », a déclaré Ir Butoto Naum avec fierté.
Toujours fidèle à ses valeurs d’humilité, il a tenu à dédier cette reconnaissance à son équipe, ses enseignants et ses partenaires locaux, soulignant que « cette réussite est avant tout collective ».
Un impact concret au cœur des communautés :
Au-delà des chiffres, ce sont les témoignages des bénéficiaires qui illustrent le mieux l’impact réel de Ugeafi. Active dans les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et au Soudan du Sud, l’organisation a profondément changé la vie de milliers de familles vivant dans des zones touchées par les conflits armés.
« Mes enfants ont étudié au Complexe scolaire Isoko. L’un d’eux est aujourd’hui médecin, diplômé de l’Université catholique de Bukavu, et travaille dans un hôpital. Grâce à cela, il gagne maintenant sa vie dignement », témoigne le pasteur Musabwa, parent bénéficiaire à Minembwe.
Une organisation aux multiples facettes Fondée en 1996, Ugeafi (Union pour la Gestion des Énergies, de l’Agriculture et de la Formation Intégrée) est une structure multidisciplinaire qui intervient dans plusieurs secteurs clés du développement :Éducation,Santé communautaire Sécurité alimentaire
Eau, hygiène et assainissement
Développement rural et durable
Grâce à une approche intégrée et adaptée aux réalités locales, Ugeafi apporte des solutions concrètes aux besoins essentiels dans des régions souvent marginalisées et enclavées.
Le parcours inspirant d’un bâtisseur de communautés:
Né le 26 février 1963 à Minembwe, dans l’est de la République Démocratique du Congo, Ir Butoto Bigiri Naum est ingénieur agronome de formation. Il effectue sa scolarité primaire à l’école de Madegu, poursuit ses études secondaires à l’Institut Mwanga d’Uvira, avant d’obtenir son diplôme en agronomie à l’Université de Kisangani. Il parachève ensuite sa formation en décrochant un Master en Swisse dans le Développement à l’Université d’études au développement international.
Aujourd’hui marié, père de quatre enfants et grand-père de quatre petits-enfants, il dirige Ugeafi avec une énergie et une détermination remarquables.Il incarne les valeurs d’intégrité, de résilience et de leadership visionnaire, devenant une figure de référence pour toute une nouvelle génération de leaders africains engagés pour le changement.
Un hommage mérité à un homme dont l’œuvre dépasse les frontières et inspire l’avenir.
Uvira : L’art au service de la cohésion sociale
Uvira, 26 septembre 2025: – La ville d’Uvira a vécu une journée d’ambiance à la fois festive et engagée, un spectacle public a rassemblé des centaines de citoyens autour du thème de la cohésion sociale.
Organisé dans le cadre de l’initiative Barza Communautaire, cet événement a été porté par MAJEGRA ASBL et ACCFTI ASBL – AC COMPANY FAITH IN TOMORROW, avec le soutien financier de GIZ/QUALIPRO à la SOFIBEF.
Intitulé « Spectacle Public sur la Cohésion Sociale, la Sécurité et la Protection Civile à Travers l’Art : Cinéma et Théâtres Participatifs », l’événement s’est déroulé à l’Institut Notre Dame Aux Larmes (IND / Village Kargazoke.
Films participatifs, scènes théâtrales poignantes et débats interactifs ont rythmé cette journée. Le public, venu en grand nombre, a été invité à réfléchir, dialoguer, et partager ses idées pour renforcer la paix et la solidarité dans la communauté.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de monsieur KIKUKAMA Ya Flory, Chef de service de la culture, des Arts et du Patrimoine de la ville d’Uvira. Dans son discours, il a salué l’usage de l’art comme outil de transformation sociale.
Parmi les invités de marque on note la Vice-Présidente du Conseil Urbain de la Jeunesse d’Uvira, monsieur Crispin, expert en cohésion sociale chez SOFIBEF, des leaders communautaires, associations locales, et de nombreux habitants d’Uvira.
Tous ont souligné l’importance d’agir ensemble pour bâtir une société plus unie et plus sûre.
Les échanges qui ont suivi les représentations artistiques ont permis au public de s’exprimer librement. Des propositions concrètes ont émergé pour promouvoir la paix, prévenir les conflits, et renforcer le vivre-ensemble à Uvira.
M. Crispin a salué le professionnalisme des organisateurs et l’implication active des jeunes et des artistes, tout en appelant à poursuivre ce type d’initiatives.
Uvira:Les jeunes filles de la chefferie des Bavira sensibilisées sur la paix et la cohésion sociale
Uvira, Sud-Kivu :– Le Conseil Territorial de la Jeunesse (CTJ) poursuit ses efforts pour promouvoir la paix et le développement au sein des communautés.
À travers son projet « Jeunes Unis le Développement », le CTJ a organisé une activité de sensibilisation en faveur des jeunes filles de la chefferie des Bavira, Samedi 27 Septembre 2025.
Au cœur de cette initiative : la promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale, dans une région souvent marquée par des tensions intercommunautaires. Ces jeunes filles ont été également éduquées sur l’importance de l’hygiène menstruelle et la prévention des maladies liées au manque d’hygiène.
Pour appuyer cette sensibilisation, des kits d’hygiène mensuelle ont été distribués. Ces kits comprenaient notamment des savons, des cotex et d’autres articles essentiels.
Cette action vise non seulement à renforcer la dignité des jeunes filles, mais aussi à leur permettre de vivre leur menstruation dans de meilleures conditions sanitaires.
« Ces activités ont pour objectif d’éduquer les jeunes sur la paix, le vivre-ensemble et sur la manière dont les filles peuvent se protéger contre les maladies liées au manque d’hygiène », a déclaré Hassan Plaisir, président du CTJ d’Uvira.
Selon lui, cette étape n’est qu’un début. D’autres entités, notamment la partie nord du territoire d’Uvira, seront également visitées dans les prochains jours afin de toucher un plus grand nombre de jeunes.
Le président du CTJ a par ailleurs lancé un appel aux partenaires publics et non publics, les invitant à soutenir ce projet pour garantir son succès et son extension à d’autres zones vulnérables.
Uvira:”The Future for All” organise un Gala culturel de deux jours pour renforcer la cohésion sociale
Uvira, 28 septembre 2025 – L’organisation L’Avenir pour Tous a lancé ce samedi 27 septembre 2025 un Gala culturel de deux jours dans la ville d’Uvira, en République Démocratique du Congo.
L’événement, qui se tient dans la salle E-Paradiso à Kimanga, vise à renforcer la cohésion sociale entre les communautés locales.
Selon Chantal Nyamudigi, coordinatrice de l’organisation, ce Gala est une initiative stratégique pour favoriser le vivre-ensemble, dans un contexte où les tensions communautaires peuvent fragiliser le tissu social. Elle espère que cette rencontre aura un impact positif durable dans la région.

La première journée a été marquée par des activités artistiques, notamment des prestations musicales sous le thème de la paix et de l’unité. Plusieurs artistes locaux se sont succédé sur scène, interprétant des chansons porteuses de messages en faveur de la réconciliation, du pardon et de la solidarité.
En plus des moments artistiques, des interventions de sensibilisation ont été menées par divers acteurs engagés dans la promotion de la paix. Le public a été appelé à devenir acteur du changement et à s’impliquer activement dans la construction d’un climat social apaisé.
La Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL-RDC) a participé activement à cette activité. Son coordinateur, Éric Ngabo, a salué l’initiative, qu’il qualifie d’alignée sur la mission de la COMEL-RDC celle de promouvoir la cohésion sociale à travers l’information et la communication responsable.
Le Gala a également enregistré la participation d’une délégation lieu du Burundi, signe de l’ouverture régionale et de la volonté de collaboration transfrontalière autour des valeurs de paix.
Les organisateurs ont lancé un appel fort à tous les participants, et plus largement à la population d’Uvira, pour s’approprier la lutte en faveur de la cohésion sociale. Pour eux, il ne s’agit pas seulement d’un événement ponctuel, mais d’une initiative durable qui doit être portée par toutes les composantes de la société.
La deuxième et dernière journée de ce Gala culturel se clôture ce dimanche 28 septembre 2025, avec une série d’activités culturelles et une synthèse des engagements pris par les participants.
Kinshasa:L’organisation VIBU-RDC célèbre la mémoire des victimes du naufrage du Bateau Merdi
À l’approche du premier anniversaire du naufrage tragique du bateau Merdi, survenu le 3 octobre 2024, l’association Vision pour l’Émergence de Buzi (VIBU-RDC), basée à Kinshasa, se mobilise pour honorer la mémoire des victimes et soutenir les familles touchées.
Ce dimanche 28 septembre 2025, à 14h, les membres de VIBU RDC tiendront une rencontre de réflexion chez le grand notable Shweka, à magasin. L’objectif : préparer ensemble une commémoration digne de ce drame qui a marqué à jamais la communauté de Buzi et bien au-delà.
Dans sa déclaration, Mwenyemali Kamanzi François, porte-parole et chargé de communication de VIBU-RDC, a souligné l’importance de cette initiative :
« Nous nous organisons pour entrer en contact avec les organisateurs à la base, afin de nous unir et pleurer dignement nos frères et sœurs devenus portés disparus dans ce drame inoubliable. »
Le naufrage du Merdi reste une blessure profonde pour les familles, les survivants et toute la région du Sud-Kivu. Un an après, la douleur demeure, mais cette mobilisation témoigne de la volonté collective de garder vivante la mémoire des disparus et de rappeler l’urgence d’améliorer la sécurité sur les voies navigables du pays.
Par ce geste, VIBU RDC entend non seulement accompagner les familles endeuillées, mais aussi contribuer à renforcer la solidarité communautaire autour d’un drame qui ne doit jamais être oublié.
Sé/AIME HAMULI Justin
Journée mondiale de la contraception: briser les tabous, ouvrir le dialogue
Chaque 26 septembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la contraception.Un moment essentiel pour sensibiliser, informer et surtout donner à chacun le pouvoir de choisir librement son avenir.
La contraception n’est pas seulement une affaire de choix individuel : elle concerne la santé publique, l’égalité des sexes et le développement social.
Pourquoi la contraception est-elle si importante ?
Protéger sa santé : en réduisant les risques liés aux grossesses précoces et non planifiées.
Prévenir les grossesses non désirées : offrant ainsi aux jeunes et aux adultes la possibilité de décider du moment où ils souhaitent devenir parents.
Réduire les infections sexuellement transmissibles (IST) : certaines méthodes de contraception, comme le préservatif, jouent un rôle de protection double.
Planifier son avenir : avoir la liberté de poursuivre ses études, ses projets professionnels et personnels, sans contrainte imposée par une maternité ou paternité non désirée.
Briser les préjugés
Malgré les progrès, beaucoup de tabous entourent encore la contraception. Dans certaines sociétés, en parler reste difficile, voire interdit. Pourtant, ouvrir le dialogue est la clé pour déconstruire les fausses idées et permettre à chaque personne, surtout aux jeunes, de s’informer correctement.
Un droit fondamental
La contraception n’est pas un luxe, mais un droit fondamental. Elle sauve des vies, améliore la qualité de vie et ouvre de nouvelles perspectives pour les générations actuelles et futures.
En cette Journée mondiale, rappelons-le ensemble : en parler, c’est donner du pouvoir à chacun·e.
✍️ Aime Hamuli Justin
L’artiste Rofa Bika rend hommage aux victimes du naufrage du bateau MERDI avec sa nouvelle chanson Tuna Wakumbuka
Le jeune artiste musicien de Minova, Monsieur Rofa Bika, prépare pour ce lundi 29 septembre 2025 le lancement officiel de sa nouvelle chanson intitulée “Tuna Wakumbuka”. Une œuvre musicale chargée d’émotions, dédiée à la mémoire des victimes du naufrage du bateau MERDI, survenu à Goma Kituku le 3 octobre 2024 sur le lac Kivu.
Un chant de consolation et de mémoire,
Dans cette chanson, Rofa Bika exprime toute sa compassion envers les familles endeuillées, les veuves, veufs et orphelins touchés par ce drame. Selon lui, perdre un proche dans de telles circonstances, « c’est une mort de surprise », un choc difficile à accepter. À travers ses paroles et sa mélodie, l’artiste souhaite consoler et soutenir une communauté encore marquée par la douleur.
Un an déjà après le drame
Alors que le premier anniversaire de cette tragédie approche, la chanson “Tuna Wakumbuka” se veut un symbole de souvenir collectif. Elle rappelle que malgré le temps qui passe, les disparus « resteront toujours gravés dans nos cœurs ».
Une sortie attendue
L’œuvre sera disponible avant la date commémorative du 3 octobre 2025, afin d’accompagner les familles et la population congolaise dans ce moment de mémoire. Rofa Bika espère que ce titre deviendra non seulement un hommage, mais aussi un message d’unité et de solidarité.
Sé/AIME HAMULI Justin
Kalonge : Réduction de 50% de frais d’inscriptions et académiques à l’Ecole Nationale de Santé de Bunyakiri Pool Universitaire de Kalonge
L’Ecole Nationale de Santé de Bunyakiri Pool Universitaire de Kalonge invite les anciens et nouveaux diplômés d’Etat se trouvant à Kalonge et partout à ailleurs à venir prendre les inscriptions pour l’année académique 2025-2026.
Située dans le groupement de Kalonge en territoire de Kalehe, l’Ecole Nationale de Santé de Bunyakiri Pool Universitaire de Kalonge annonce la réduction de 50 pourcent de frais d’inscription (soit 10 USD au lieu de 20USD) et la réduction de 50 pourcent de frais académiques à chaque nouvel étudiant qui a obtenu plus de 60 pourcent des points à l’Examen d’Etat.

L’Ecole Nationale de Santé de Bunyakiri Pool Universitaire de Kalonge organise les départements suivants :
-Département des Sciences de la Santé avec comme filières : Soins Infirmiers (généraux) Pédiatrie, Anesthésie et réanimation, Laboratoire biomédicale, Kinésithérapie, Santé Publique, Santé Communautaire, Nutrition et Diététique, Sage-Femme/accouchement.
-Département de Psychologie et Sciences de l’Education avec comme filières : Administration et Gestion des Institutions Scolaires et de Formation, Orientation Scolaire et Professionnelle, Psychologique Clinique, Psychologie du Travail.
-Département de la Santé Animale avec filières : Médecine Vétérinaire.
Les personnes intéressées peuvent prendre directement leurs inscriptions au sein de l’Institut Technique Médical (ITM Kalonge), au Bureau Central de la Zone de Santé, ou contacter les numéros suivants : +243 810 403 862, +243 991 645 147.

Précisons que l’Ecole Nationale de Santé de Bunyakiri Pool Universitaire de Kalonge, est agréée sous le numéro Réf: 642/MINESU/CAB.MIN/SASM/NMN/MGR/2025.
Elle a pour mission d’ancienne une nouvelle génération de professionnels de santé, compétents, humains et engagés pour répondre aux besoins sanitaires réels des populations de Bunyakiri et Kalonge en territoire de Kalehe au Sud-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Bukavu : La clinique oculaire Aide Vision, lance la campagne d’opération de la cécité due à la cataracte communément appelé NSHONGO
Selon l’esprit d’un communiqué signé par la direction de la clinique oculaire Aide Vision que votre rédaction a consulté ce lundi 22 septembre 2025, toute les personnes ayant des problèmes des visions causés par la CATARACTE communément appelé NSHONGO peuvent bénéficier d’une facilitation pour leur soin.
A en croire la direction de cette clinique toutes les couches de la population sont concernées par cette campagne qui prend fin le 31 octobre 2025.

Pour d’autres maladies liées à la vision, les portes sont ouvertes chaque jour pour les consultations et traitements.
A noter que la clinique oculaire Aide Vision située dans la galerie Bugugu non loin de la mosquée de Nyawera reste ouverte pour d’autres consultations médicales et soins oculaires, nous citons la chirurgie au laser, l’examen de champ visuel, la rétinographie .
Pour l’optométrie la clinique oculaire Aide vision est mieux placée pour la réfraction et prescription des lunettes, l’évaluation de vision basse et prescription des aides appropriées, l’examen pré scolaire et l’optique.
Le service de l’optique est également opérationnel pour la livraison de lunettes, montures. Verre, Montage des lunettes , finissage et commandé des verres spéciaux.
Pierrot Ganywamulume
Sud-kivu : la déforestation inquiète la population d’Ubwari à Fizi
La société civile forces vives du groupement de Babwari, dans le secteur de Mutambala en territoire de Fizi (Sud-Kivu), lance un cri d’alarme face à la dégradation accélérée de l’environnement et à la montée des cas de choléra dans la presqu’île d’Ubwari.
Selon Tumaini Osward, président de cette structure citoyenne, le principal facteur de cette situation environnementale inquiétante est l’abattage illicite d’arbres dans la forêt de Numbi, une zone pourtant protégée. « Certaines personnes, en complicité avec des autorités locales, autorisent illégalement la coupe de bois de charpente et la production de braises. Cela met en danger tout notre écosystème », a-t-il dénoncé.
Il affirme que les conséquences sont déjà visibles : inondations fréquentes, réchauffement des sources d’eau, raréfaction des semences et appauvrissement du sol. « Jadis fertile, notre sol devient désertique. De nombreuses familles fuient vers Ngandja pour survivre », regrette-t-il.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités territoriales et coutumières à agir de manière urgente. « Si aucune mesure n’est prise, nous appliquerons des dispositions prévues par la Constitution pour défendre notre environnement », a prévenu Tumaini Osward.
Par ailleurs, le leader local a signalé une recrudescence des cas de choléra dans la région. Il en appelle à une réponse rapide des autorités sanitaires : « Nous avons besoin de médicaments dans nos centres de santé. La situation devient critique », a-t-il lancé.
RDC – Sud-Kivu : Katja et ses collègues de Bruxelles financent la scolarité de plusieurs élèves démunis
Sud-Kivu, RDC – À des milliers de kilomètres de l’est de la République Démocratique du Congo, un élan de solidarité silencieux, mais puissant, prend racine depuis plus de 13 ans.
À Bruxelles et au Luxembourg, des traducteurs et amis, emmenés par Katja, une fonctionnaire de la Direction Générale de la Traduction (DGT), ont décidé de faire la différence dans la vie de dizaines d’enfants et de familles vulnérables du Sud-Kivu et du Burundi.
Pour l’année scolaire 2025-2026, plusieurs élèves issus des régions d’Uvira, Bukavu, du Haut-Plateau de Minembwe, et même du Burundi voisin, ont vu leurs frais de scolarité entièrement pris en charge .
Une lueur d’espoir pour des familles souvent confrontées à l’impossibilité d’offrir une éducation à leurs enfants.
Des vies transformées grâce à l’éducation
Parmi les bénéficiaires, Rosine Françoise, fille de Marcianne Mwayuma, une veuve d’Uvira, pourra poursuivre sa scolarité grâce à cette aide. Émue, sa mère témoigne :
« Dieu a entendu mes prières. Honnêtement, je ne savais pas où j’allais trouver l’argent pour les frais de scolarité de ma fille. Que Dieu bénisse Katja et ses amis. »
À l’Institut Emmanuel , Riziki Namushikazi, élève en 3e secondaire, exprime également sa reconnaissance :
« Ma maman est cultivatrice. Trouver de l’argent pour l’école est très difficile pour elle. Je remercie vraiment les bienfaiteurs qui ont payé mes 150 $. »
Dans plusieurs établissements de la région, les noms des enfants aidés par la DGT résonnent avec espoir : Heritier, Mutula, Moïse, Jospin, Michel, Fidèle, Aigole, Julien, Rosine, et bien d’autres. À l’école primaire, Liam et Betty, eux aussi, poursuivent leur apprentissage sereinement.
Un soutien au-delà de la scolarité
Le soutien ne s’arrête pas aux frais scolaires. À l’Institut Magunda, Jules Emmanuel raconte comment sa famille a bénéficié du programme Christmas with Charity, qui a permis à sa mère de recevoir une chèvre. Aujourd’hui, la famille en possède quatre, grâce à la reproduction de l’animal.
« Nous remercions tous les donateurs qui nous soutiennent sans même nous connaître. »
Autre histoire inspirante : celle de Nishimwe Grace. Soutenue depuis six ans, elle vient d’obtenir son diplôme avec 66 points et se prépare à intégrer l’université. Dans sa région, cela reste un exploit, particulièrement pour une jeune fille.
« Toutes les filles de mon âge dans nos villages sont déjà mariées, souvent contre leur gré, faute d’accès à l’éducation. Moi, je remercie les donateurs qui m’ont soutenue, grâce à qui j’ai pu aller à l’école. »
Un engagement durable pour le développement local
Depuis plus d’une décennie, Katja et ses collègues mènent diverses actions solidaires en faveur des communautés rurales : paiement des frais scolaires, achat de moulins pour alléger la tâche des femmes, distribution de poules, de moutons et de chèvres aux familles vulnérables.
Selon plusieurs parents, certains des jeunes soutenus par ce réseau de solidarité ont déjà achevé leurs études universitaires et commencé à travailler, devenant à leur tour des piliers dans leur communauté.
À travers des gestes simples mais déterminants, cette initiative portée par des traducteurs européens montre qu’un engagement sincère, même à distance, peut changer des vies. Dans les collines reculées du Sud-Kivu, l’éducation, grâce à eux, devient peu à peu un droit, et non un luxe.
Fizi : un militaire se donne la mort après avoir tué son épouse par balle à Mukera
Un militaire des FARDC du bataillon des guépards basé à Mukera s’est suicidé,après savoir tué son épouse suite à une dispute dans le village Mukera, situé dans le secteur de Mutambala, groupement des Basimukuma sud,en Territoire de Fizi dans la province du sud-kivu.
Selon les sources,l’incident s’est produit dans la soirée de ce vendredi 12 septembre 2025 dans le quartier iringa1. Après avoir tiré sur son épouse,ce militaire présumé auteur de ce meurtre s’est par la suite tiré sur sa tête et il est mort de ses blessures.
Notre source indique que Ses compagnons d’arme ont réussi à mettre la main sur lui et l’acheminer dans leur camp pour l’auditionner.
Le chef du village Mukera, monsieur Ishi’etùmbula13 qui confirme cette triste nouvelle appelle au militaires bien joué leur rôle,celui de la protection et non se rendre criminel.
le chef du village dit avoir été informé sur cet incident et puis s’est dirigé sur le lieu du drame pour le constant,avant d’être informé que le corps serait déjà acheminé au camp militaire.
L’autorité locale confirme la mort de ce militaire dans la matinée de ce samedi tout en ignorant la cause.
,,mon chef du quartier iringa2 ma appelé au environs de 17h pour m’informer sur la mort d’une femme tuée par son époux qui est militaire. a dit etumbula ,le chef du village Mukera.
Par ailleurs,d’autres sources contactées par la rédaction de Kivutimes la cause de cet incident serait livro
Kalehe:la guerre plonge en péril l’éducation des enfants de Mubogo
Au cœur de la chefferie de Buhavu, dans le groupement de Mubogo, le village de Hamba symbolise aujourd’hui l’une des tragédies silencieuses de la guerre à l’Est de la République démocratique du Congo. La destruction progressive du système éducatif.
Dans ce village d’un des territoires de la province du Sud-Kivu, l’école de dix classes se dresse encore, mais ses murs portent les cicatrices d’un conflit qui n’épargne ni les infrastructures, ni les rêves des enfants. Les bancs vides, les fenêtres brisées et les toits endommagés témoignent d’un avenir compromis pour des centaines de jeunes qui n’aspirent qu’à apprendre.
La guerre en RDC ne se limite pas aux combats armés. Elle se glisse dans le quotidien, brise les familles, et détruit les fondements d’une société. A Kalehe, le droit à l’éducation, pourtant garanti par la Constitution et les conventions internationales, est en train de disparaître.
« Qui tue l’éducation d’une nation, tue la nation jusque dans ses racines », confie un habitant, les yeux embués de larmes.
Dans le groupement de Mubogo, ce constat est amer. Faute de sécurité, les enseignants fuient. Faute de moyens, les parents ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école. Faute de stabilité, les élèves voient leurs rêves s’écrouler.
Les conséquences sont lourdes. Selon la société civile locale, Mubogo n’est pas cas isolé. Dans le territoire de Kalehe des milliers d’élèves sont déscolarisés ou déplacés et risquent d’être enrôlés de force dans les groupes armés.
Ces réalités constituent non seulement une urgence humanitaire, mais aussi une menace directe contre la paix et la reconstruction du pays.
Face à cette situation, la population locale implore le soutien des autorités, des ONG humanitaires et des partenaires internationaux.
« Pour l’amour de Dieu, aidez-nous à mettre fin à cette guerre ! » s’exclame Justin Kalinzi, un parent d’élève.
Le cas de Hamba n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans l’Est de la RDC. Mais il rappelle une vérité universelle : sans éducation, il n’y a pas de futur. Restaurer les écoles, protéger les enseignants et garantir la sécurité des enfants doit être une priorité.
La situation, se veut un cri d’alarme. Car chaque jour qui passe sans réponse condamne un peu plus l’avenir d’une génération et met en péril l’espoir d’une paix durable.
Article produit dans le cadre du projet 𝗛𝗮𝗯𝗮𝗿𝗶 𝘇𝗮 𝗠𝗮𝗵𝗮𝗹𝗶, 𝖽𝗎 𝖼𝗈𝗇𝗌𝗈𝗋𝗍𝗂𝗎𝗆 𝗥𝗔𝗧𝗘𝗖𝗢 𝗲𝘁 𝗥𝗘𝗠𝗘𝗟 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝗠𝗲𝗱𝗶𝗮4𝗱𝗶𝗮𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝗮 𝗕𝗲𝗻𝗲𝘃𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗶𝗷𝗮.
RDC : Résurgence de l’épidémie d’Ebola dans le Kasaï, les autorités annoncent 20 cas confirmés et 16 décès
Le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement déclaré une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola (MVE), souche Zaïre, dans la zone de santé de Bulape, située dans le territoire de Mweka, province du Kasaï.
Cette région reculée du centre-sud de la RDC est difficile d’accès, avec des routes en mauvais état, pas d’aéroport fonctionnel pour les vols cargo, et un approvisionnement en électricité limité — autant de facteurs qui compliquent considérablement la riposte.
Au 9 septembre, les autorités sanitaires ont annoncé plus de 20 cas confirmés et 16 décès. Plusieurs agents de santé figurent parmi les victimes. Il s’agit de la 16ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis l’identification du virus dans le pays en 1976.
Une réponse rapide et coordonnée
En coordination avec le ministère de la Santé et aux côtés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Médecins Sans Frontières (MSF) a rapidement mobilisé ses équipes et s’est jointe à une mission d’urgence multi-agences dans la région afin d’évaluer la situation et de soutenir les efforts de réponse immédiate.
« Nos équipes ont commencé à soutenir l’hôpital général de référence de Bulape presque immédiatement », explique Brice de le Vingne, coordinateur d’urgence de MSF. « Nous y avons renforcé les protocoles de triage, fourni du matériel médical essentiel et des équipements de protection individuelle, et dispensé des formations à la prévention et au contrôle des infections, ainsi qu’aux soins symptomatiques. »
Un centre de traitement Ebola (CTE) a été installé par MSF et l’OMS dans l’enceinte de l’hôpital et a commencé, hier, à accueillir ses premiers patients. Les soins sont assurés conjointement par les équipes du ministère de la Santé, de MSF et de l’OMS.
Par ailleurs, les équipes de MSF se sont rendues dans les structures de santé environnantes afin de renforcer les mesures de prévention et contrôle des infections (PCI) et former le personnel à agir de façon sûre et efficace lors de l’admission de cas suspects.
« Actuellement, une douzaine de membres du personnel MSF sont présents à Bulape, et nous envoyons davantage de personnel et plusieurs tonnes de matériel médical », précise Brice de le Vingne. « Nous travaillons main dans la main avec les autorités sanitaires congolaises pour évaluer les besoins sur le terrain et déterminer où notre appui pourrait également être nécessaire par la suite — qu’il s’agisse de la surveillance, de la mobilisation communautaire ou encore de la vaccination. »
L’accès essentiel aux vaccins et traitements
L’Organisation mondiale de la santé a confirmé que 2 000 doses de vaccin contre Ebola sont actuellement disponibles en RDC, et que des livraisons supplémentaires sont attendues dans les prochains jours. MSF se tient prête à soutenir la stratégie de vaccination, si elle est sollicitée par les autorités sanitaires.
« Cette épidémie nous rappelle la menace que représente Ebola en RDC », souligne Hilde De Clerck, référente en maladies infectieuses chez MSF. « Heureusement, les avancées réalisées ces dernières années ont permis d’améliorer les traitements. Mais sans soins appropriés administrés à temps, la majorité des personnes infectées peuvent mourir de cette fièvre hémorragique. L’accès aux soins et aux vaccins est essentiel. »
Le virus Ebola se transmet à l’humain par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres fluides corporels d’animaux infectés. La transmission interhumaine se fait par contact rapproché avec les fluides corporels de personnes infectées, notamment via les muqueuses (bouche, nez).
Ce n’est pas la première fois que le territoire de Mweka est confronté à une épidémie d’Ebola. MSF avait déjà soutenu les autorités sanitaires lors des précédentes flambées dans la région, en 2007 et 2008.
Sud-kivu :La campagne de vaccination des enfants de 0 à 5 ans contre la poliomyélite se déroule du 11 au 13 Septembre 2025(DPS)
La Division provinciale de la Santé Publique du Sud-Kivu informe à tous les parents que des cas de
poliovirus, une maladie très contagieuse continue d’être rapportée dans certaines provinces du pays.Une situation qui risque d’affecter la santé de plusieurs enfants et diminuer leur chance de survie.
Pour limiter la circulation de ce poliovirus variant et protéger les enfants âgés de 0
à 5 ans, des Journées Nationales de Vaccination seront organisées pendant 3 jours, du 11 au 13 Septembre 2025 dans toutes les 34 zones de santé de la province.
Pour permettre à chaque enfant âgé de 0-5 ans d’être vacciné contre la poliomyélite, la division provinciale de la santé indique que les relais communautaires passeront d’abord de porte à porte pendant 5 jours pour dénombrer ceux qui sont concernés.
” Et à partir de jeudi le 11 septembre les vaccinateurs vont passer pour donner le vaccin antipolio à chacun, même s’il était vacciné avant. Nous vous demandons donc de bien vouloir les accueillir chez vous pour ce noble geste.Pour renforcer la protection de votre enfant contre le poliovirus, faites-le vacciner à chaque campagne de vaccination. Plus il est vacciné, mieux il est protégé contre cette maladie.”peut on lire dans un communiqué signé par Dr Michel Maneno et parvenu à Kivutimes ce Lundi.
Il précise que le vaccin sera administré gratuitement
Sud-kivu: Plus de 330 cas de choléra dont 11 décès déjà enregistrés dans le territoire de Fizi
Depuis le début du mois de juillet de l’année en cours,les zones de santés du territoire de Fizi dans la province du sud-kivu font face à une flambée de choléra où plusieurs cas sont enregistrés.
Cette situation inquiète l’administrateur du territoire de Fizi, monsieur Samy Badibanga qui lance un sos aux organisations humanitaires œuvrant dans le domaine sanitaire devenir en aide afin d’éradiquer cette maladie qui ravage dans sa juridiction.
” Comme vous le savez,le territoire de Fizi compte quatre zones de santé, dans la zone de santé de nundu nous avons 180 cas dont quatre décès,nous avons 7 cas dans la zone de santé de Fizi dont un décès,plus cas et décès dans la zone de santé de Minembwe et dans la zone de santé de Kimbi-lulenge nous avons 147 cas dont 6 décès” a-t-il dit.
L’autorité provinciale a précisé que le non respect des règles d’hygiène ainsi que la consommation des eaux du lac Tanganyika serait à la base de cette flambée de la maladie de main salle dans cette zone.
“Cette flambée de choléra pendant cette raison chèche et causée par le non respect des règles d’hygiène et la pénurie des médicaments dans les structures mentales où sont transférés ces malades.c’est pour cela que nous demandons au Gouvernement et à nos différents partenaires d’appuyer en médicaments ces structures sanitaires” a-t-il martelé.
Notons le choléra fait rage dans le dans le territoire de Fizi,après le départ de Msf qui appuyait les zones de santé de Fizi et celle de Kimbi-lulenge. Cette organisation humanitaire a pris cette décision difficile après que ces équipes aient été victime d’enlèvement par des hommes armés dans les différents coins du territoire de Fizi.
Sud-kivu : Accalmie observée la matinée de ce jeudi à Baraka après une journée d’agitation
La ville de Baraka,située dans la partie sud de la province du sud-kivu a été secouée le mercredi 3 septembre 2025 par une perturbation de la situation sécuritaire due aux crépitements de balles paralysant des activités socio-économiques dans cette jeune ville.
la situation s’était aggravée aux environs de 12heure locale où presque toutes les activités ont été suspendues.
Des boutiques et magasins sont restés fermés ainsi que le transport en commun suspendu pendant plusieurs heures.
Suite à cette psychose dans le chef des habitants,certains parents ont été obligés de se rendre dans des écoles pour récupérer leurs enfants, Craignant pour leur sécurité.
Des mouvements des wazalendo à motos ont été visible de porte à porte dans plusieurs Bureaux de l’Etat obligeant la suspension des activités.
D’après les sources proches des groupes armes des réservistes de l’armée,ce geste visait à manifester leur solidarité avec les habitants de la ville d’Uvira, également en ébullition pour contester l’affectation du général Gasita olivier comme commandant en charge des opérations et renseignements militaires au sein de la 33e région militaire.
Par ailleurs, la situation sécuritaire se détériore dans la ville de Baraka où des crépitements de balles ont été attendus pendant la nuit de ce mercredi au jeudi 04/09/2025 dans plusieurs quartiers pour des raisons qui demeurent encore inconnues.
JM de la santé sexuelle:La Prunelle RDC asbl appelle à briser les tabous et à promouvoir une sexualité saine et libre en RDC
RDC:À l’occasion de la Journée mondiale de la santé sexuelle, célébrée chaque 4 septembre à l’initiative de l’Association mondiale pour la santé sexuelle (WAS), La Prunelle RDC asbl rappelle l’importance de la santé sexuelle comme un droit fondamental et un élément essentiel du bien-être général surtout chez les jeunes.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social lié à la sexualité. Elle ne se limite pas à l’absence de maladies ou de dysfonctionnements, mais implique une approche positive et respectueuse des relations sexuelles, du plaisir et de l’intimité.
Le thème de cette année, centré sur « Promouvoir les droits sexuels pour une santé sexuelle épanouie », invite les communautés à placer la sexualité au cœur des droits humains, de la dignité et du respect mutuel.
Pourtant, en République Démocratique du Congo, et particulièrement dans les familles du Kivu, la sexualité demeure un sujet tabou. Les jeunes, les femmes et les minorités continuent de manquer cruellement d’informations et d’éducation sexuelle. Cette carence a des conséquences graves : incompréhensions autour de la sexualité, violences basées sur le genre, grossesses non désirées, absence de consentement et propagation d’infections sexuellement transmissibles.
Alors que cette journée met en avant le droit à une vie sexuelle saine, satisfaisante et libre de toute discrimination et violence, la réalité reste préoccupante :
De nombreuses jeunes filles et femmes subissent encore l’acte sexuel au lieu d’en être parties prenantes du plaisir ;
Des centaines d’autres continuent d’être victimes de violences sexuelles, parfois dans leurs foyers, parfois dans un contexte de guerre et d’insécurité persistante à l’Est de la RDC ;
Dans plusieurs villes de l’Est du Congo, des fœtus abandonnés témoignent du drame silencieux des grossesses non désirées, souvent liées au manque d’accès aux méthodes contraceptives.
Face à cette situation, La Prunelle RDC asbl estime qu’il est temps de :
Briser les tabous autour de la sexualité et ouvrir un débat sérieux, franc et inclusif au sein de la société congolaise ;
Faciliter l’accès à la contraception pour les jeunes, en particulier les jeunes filles, afin de prévenir les grossesses non désirées et réduire les drames silencieux ;
Évoluer sur le plan législatif, avec des lois plus justes, modernes et adaptées au 21e siècle pour garantir les droits sexuels et reproductifs de tous et toutes ;
Encourager les familles, les écoles, les Églises, les Mosquées, les organisations et structures communautaires à renforcer la sensibilisation, l’éducation et la formation continue autour de la sexualité, du consentement et de la justice sexuelle.
Pour La Prunelle RDC asbl, la promotion de la santé sexuelle, dans un pays comme la RDC encore marqué par les guerres et les violences sexuelles, constitue une priorité pour protéger les jeunes, les femmes et les minorités, et pour bâtir une société plus juste, inclusive et respectueuse de la dignité humaine.
Fizi: la société civile lance un cri d’alarme suite à la pénurie des médicaments dans certaines structures médicales
La société civile sous noyon du groupement de Bashiloca dans les moyens plateaux du secteur de Tanganyika en territoire de Fizi au Sud-Kivu, alerte sur la grave pénurie de médicaments qui frappe la population dans cette zone.Elle lance un appel urgent aux autorités, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour fournir une aide médicale d’urgence à cette population qui traverse les moments difficiles, surtout pendant cette période où la province du sud-kivu est secouée par l’insécurité.
Selon le président de cette structure citoyenne, Monsieur Luc Mlema souligne que des centres de santé font face à des difficultés suite à la pénurie des médicaments qui à la base des cas de décès enregistrés dont des mamans et des enfants sont victimes.
Et de poursuivre que le centre de santé de Abala, Kanguli et celui de Nakihele,il n’y a absolument aucun médicament.
Dans le passé, seul le CICR, via le centre de Nakihele, assurait un appui en médicaments, mais depuis son départ, la population continue de souffrir.
“Nous avons effectué une mission conjointe avec le chef de groupement à Nakihele et constaté que la situation est alarmante. Le manque de médicaments s’est aggravé avec les vagues de déplacés fuyant les violences armées » dans les hauts-plateaux, a-t-il déclaré.
Face à cette crise, la société civile demande une assistance urgente : médicaments, eau potable, vêtements et vivres sont nécessaires pour les habitants des moyens plateaux de Fizi, dont certains sont actuellement sans abri.
Kamanyola:Rentrée scolaire timide,la plate forme des comités des parents d’élèves tire la sonnette d’alarme
Alors que la rentrée scolaire 2025-2026 était fixée sur toute l’étendue de la République pour ce Lundi 1er Septembre 2025, dans la cité de kamanyola en territoire de Walungu au sud-kivu, elle est restée timide surtout dans des établissements publiques.
Selon le constat fait après le tour effectué dans plusieurs établissements, toutes les écoles primaires que secondaires,publiques que privées ont ouvert les portes ce matin.
A plusieurs écoles publiques,les enseignants sont arrivés mais pas d’engouement des élèves par rapport à l’effectif attendu.Certains qui se sont présentés ont bénéficié des enseignants comme prévu.Dans d’autres écoles,les élèves sont arrivés mais on pouvait identifier l’absence d’un bon nombre d’enseignants exilés au Burundi ou en déplacement dans des entités encore occupées par le gouvernement.
Contacté,Bugembe Igilima Jean de Dieu président de la plateforme des comités des parents d’élèves à kamanyola déplore la faible mobilisation des élèves aux écoles et appelle les parents de faire de l’éducation de leurs enfants leurs cheval de bataille,aussi un appel aux gestionnaires des écoles surtout publiques de développer les stratégies alternatives et pacifiques afin de boucher ce trou laissé par ces enseignants dans le respect des normes dûment établi par le législateur congolais.
Toutefois, malgré les rumeurs et messages d’intimidation et de panique qui circulent sur les réseaux sociaux compromettant l’avenir des enfants,notre source veut voir les acteurs du secteur éducatif en République démocratique du Congo toutes tendances confondues, d’affûter les armes en faveur de l’éducation des enfants sans tenir compte des apparences politiques! Dans des zones sous occupation du M23 comme dans celles du gouvernement central.
Néanmoins, cette perturbation n’a pas été au rendez-vous dans des écoles privées où presque toutes ont œuvré comme prévu ajoute notre source.
Rentrée de classes à Bukavu:Le complexe scolaire AS D’AFRIQUE de Burhiba Cikonyi ouvre ses portes
Ce lundi premier septembre 2025, la rentrée de classes a été effective pour l’année scolaire 2025 -2026 au complexe scolaire AS D’AFRIQUE situé à burhiba Cikonyi en commune de BAGIRA.
Les élèves issus de différentes sections et options organisées au sein de cette école bilingue ont répondu présent sans relâche.
Au premier jour de la rentrée de classes l’ambiance était de bon enfant avec une bonne communication entre élèves et corps enseignants.

Dans son allocution le directeur gestionnaire de cette institution m. ANTOINE BAHATI KALIMIRA a appelé les élèves à l’assiduité, la discipline, l’amour des études, pour un lendemain meilleur. A lui de les inviter au sens de responsabilité et d’éviter la paresse et de mettre au centre d’intérêt la ponctualité.
L’objectif poursuivi est de faire respecter la mission assignée par le promoteur de cette école mr BASINYIZE MANENO PATRICK ,celles liées au savoir lire , écrire et calculer ,un des facteurs principaux pour un avenir salutaire.
Même son de cloche pour le promoteur BASINYIZE MANENO PATRICK . A lui d’inviter les élèves à la ponctualité , pour un résultat estimé, aux parents présents et autres partenaires éducatifs de travailler en commun accord pour le bon fonctionnement de l’école mais aussi pour un bon encadrement des élèves.

Notons que le cs AS D’AFRIQUE organise a son sein différentes sections entre autres la maternelle, primaire et secondaire mais aussi le commercial et gestion, le bâtiment et construction ainsi que la scientifique en termes d’options.
BENI :Une nouvelle incursion des Adf fait un mort et 4 maisons incendiées au quartier Mabasele en commune rurale de Oicha la nuit du Mardi 26 Août 2025
Un mort et 4 maisons incendiées tel est le bilan encore provisoire d’une nouvelle incursion des terroristes Adf dans la commune rurale de Oicha ,chef lieu du territoire de Beni.
Selon nos sources, ces Adf ont ciblé la 11ème avenue vers Pumziko au quartier Mabasele autour de 19h00 dans la soirée du Mardi 26Août 2025. C’est après avoir incendié deux motos des cultivateurs à Mulolia sur l’axe Oicha-Mamove dans la journée de ce même mardi.Plusieurs populations du quartier Mabasele qui se sont déplacées la nuit dernière vers les quartiers sensés être en sécurité ont commencé à regagner leurs domiciles ce mercredi 27Août 2025 renseignent nos sources à Oicha.
Les mêmes sources rassurent que c’est grâce à l’intervention des forces de défense et de sécurité que les dégâts de ces terroristes Adf ont été limité. Des fouilles continuent car d’autres personnes ont été emportées par ces terroristes Adf.
BENI: Les Fardc et leurs alliés de l’UPDF déjouent une attaque des Adf vers KAINAMA
Les forces armées de la République Démocratique du Congo Fardc et celles de l’armée Ougandaise ont déjoué lundi 25Août 2025 une attaque des présumés terroristes Adf dans l’agglomération de Kainama-Kafeza en territoire de Beni.
Ces terroristes dans leurs tentatives d’attaque ont été vite interceptés avant qu’ils ne commettent les dégats humains et matériels renseigne le président de la société du groupement Banande Kainama. Mr Zawadi Bin Kasumba précise que dans leur fuite ces Adf ont été poursuivi par les forces coalisées Fardc-Updf.
“A kainama l’enemie voulait attaquer sur la route Kainama(Nord-Kivu) -Boga(Ituri),la population a vite alerté les services de securité et c’est ainsi que les militaires Fardc-Updf sont intervenus à temps en déjouant cette attaque. Pour l’instant c’est la peur qui regne au sein de la population craignant que ces Adf reviennent” a dit M. ZAWADI BIN KASUMBA.
Pour cet activiste de la société civile , les détonations à l’armee lourde et légère a crée une grande panique au sein de la population qui avait déjà oublié cette vie depuis une année d’accalmie.
Kalehe : les sinistrés des inondations toujours sans aides humanitaires
Huit personnes ont péri et plusieurs villages ont subi d’importants dégâts après des pluies torrentielles dans le territoire de Kalehe en date du 18 août 2025. Mais au-delà du bilan humain, les rescapés, privés d’abris, de vivres et d’eau potable.
Les victimes ont été enregistrées dans plusieurs localités, entre autres : au centre de Bulambika , à l’endroit appelé Carrière, où plusieurs biens ont été emportés par les eaux et à Maibano où trois autres victimes, dont une femme et deux enfants, ont été enregistrées.
Outre les pertes en vies humaines, les pluies ont provoqué des éboulements et emporté les toitures de nombreuses habitations. Des champs cultivés, sources de subsistance pour les familles, ont été détruits, aggravant ainsi la précarité alimentaire.
L’École Primaire Mwinga 2 Conventionnée de la 8e CEPAC, dans le groupement de Lubengera, a été gravement endommagée par les eaux de la rivière Luhaha. Cette destruction impacte la rentrée scolaire qui interviendra le 1 septembre 2025.
La société civile de Kalehe a identifié des besoins humanitaires urgents, c’est notamment : des abris pour les familles désormais sans toit , des vivres pour remplacer les stocks de nourriture emportés , de l’eau potable et des kits d’hygiène pour prévenir les maladies hydriques , des biens de première nécessité tels que couvertures et ustensiles et la réhabilitation des écoles pour préserver l’éducation des enfants.
Les victimes déjà affaiblis par les conflits armés et la crise économique, demandent aux autorités et aux organisations humanitaires de se mobiliser sans délai. Elles redoutent que, sans aide rapide, la catastrophe naturelle ne se transforme en une crise humanitaire durable.
Cet article a été produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Sud-kivu : Flambée de choléra dans la zone de santé de Fizi,plus de 386 cas enregistrés dont trois décès à la 28ème semaine épidémiologique
La zone de santé de Fizi dans la province du sud-kivu fait face à une flambée de choléra dont plusieurs cas sont enregistrés dans les différentes aires de santé qui constuent la dite zone.
Selon le docteur Albert Mangahiko Sadi, Médecin chef de zone de santé de Fizi,cette entité sanitaire enregistrés plus 386 cas dont 3 décès depuis la 28 ème semaine épidémiologique.
Parmi les aires de santé les plus touchées,ceux Baraka, Mwangaza, Mshimbakye, Kazimia, Kalundja, Sebele, Muungano, Katanga, Kandali et Rubana occupent la première place avec plusieurs cas.
Face à cette situation épidémiologique préoccupante, l’autorité sanitaire appelle la population à la vigilance et au respect strict règles d’hygiène, malgré les difficultés dues à l’efficacité du traitement.
Notons qu’avec quarante nouveau cas enregitrés au courant de la 34e semaine,le docteur Albert Mangahiko qui appelle à une mobilisation collective pour endiguer la propagation de l’épidémie,alerte également sur une possible augmentation des cas d’ici la fin de la semaine.
Fizi : l’appel de la société civile sur une journée sans activités ce lundi dans le secteur de Mutambala,boycotté par la population
Malgré l’appel lancé par la société civile forces vives, noyau du secteur de Mutambala, pour contester la décision des chefs coutumiers exigeant le paiement d’une somme de 1000 francs congolais par ménage afin d’appuyer les wazalendo, toutes les activités ont tourné au normal le lundi 18 août 2025 sur toute l’étendue du secteur de Mutambala en territoire de Fizi,au sud-kivu.
Cet ppel a été boycotté à 100% par les habitants qui ont vaqué à leurs occupations comme à la coutumier alors que la société civile forces vives noyau du secteur de Mutambala à travers son président, Emedi Kahongo avait lancé un appel à une journée sans actvité. Les marchés sont restés ouverts, le transport en commun, d’autres activités et aucun ralentissement significatif n’a été observé dans tous les villages qui composent le secteur de Mutambala.
Avant celà, le chef du secteur de Mutambala Monsieur Esombo jules avait dans une déclaration faite le 15 août dernier appelé la population à vaquer à ses occupations habituelles tout en qualifiant cette initiative de la société civile de « manipulation sans fondement ». « La population doit vaquer à ses activités et rester sereine surtout ne pas céder aux manipulations
» , avait appelé.
Lacontribution mensuelle de 1 000 francs congolais par ménage, l’autorité sectoriel a précisé qu’il s’agissait pas d’une décision unilatérale du secteur de Mutambala mais plutôt une parmi les résolutions prises lors de la réunion des chefs coutumiers qui a eu lieu à lubonja, dont la société, la jeunesse, les chefs des villages et les représentants des wazalendo avaient participé .
Jusqu’à présent, aucune déclaration de la société civile forces vives Noyau du secteur de Mutambala sur cette initiative ignorée par la population.
Fizi: Maître Albert Labani Msambya remet à quelques équipes sportives des équipements
Maître Albert Labani Msambya,directeur adjoint de cabinet du Gouverneur de la province du sud-kivu et le député provincial élu de Fizi a procédé,le dimanche 17 août 2025, à la distribution de dons aux équipes sportives de Fizi pour appuyer les initiatives de développement local de la jeunesse.
4 équipes ont réussi des vareuses qui ont été remises par la fondation pour le développement et l’Appui aux Initiatives locales de Fizi-Baraka DAL en sigle.
Se confiant à Kivutimes ce dimanche 17 août 2025, maître Albert Labani Msambya a affirmé sa détermination à œuvrer pour sa base et de soutenir sans relâche les initiatives de développement local.
Tout en précisant que son appui ne devrait pas se limiter dans la ville de Baraka mais plutôt partout dans tout le secteurs qui composent le territoire de Fizi,afin que l’ensemble de la population puisse en bénéficier.
“Mon souhait est que chacun s’investisse activement dans un développement concret et communautaire, pour devenir acteur et entrepreneur du changement local”, a-t-il dit.
De leur côté,les équipes bénéficiaires de ce don ont exprimé leur joie et salué ce geste qu’ils qualifient de louable et d’engagement citoyen.
« ce geste fort et louable dont nous venons de bénéficier. Nous lui souhaitons plein succès et lui assurons notre soutien» a dit un représentant d’une équipe sportive.
Cependant,le directeur adjoint du sud-kivu prépare pour bientôt le lancement d’une formation gratuite dans plusieurs dans plusieurs domaines notamment en informatique pour les jeunes et coupe et couture pour les jeunes filles et les mamans.
Notons que les clubs bénéficiaires sont ceux de Mukera,Fizi-centre et et celui de Lweba dans le secteur de Tanganyika.
Beni:Incursion des ADF à Oicha, des morts et des blessés enregistrés confirment les sources locales
Les combattants Adf ont fait la nuit du samedi 16 Août 2025 vers 21h00 une incursion dans la commune rurale de Oicha chef-lieu du territoire de Beni. Le quartier Mbimbi a ainsi été ciblé par ces terroristes Ougandais provoquant une panique totale dans la contrée precise Jean De Dieu Kibwana bourgounestre adjoint de la commune de Oicha contacté par nos confrères de la radio Rwanzururu ,une station radio émettant en ville de Beni.
Le bilan provisoire fait étant de deux blessés graves acheminés à l’hôpital général de Oicha, 9 morts dont une femme et un bébé calciné avec une dizaine des maisons réduites en cendre rapporte notre source.
De l’autre coté en territoire de Lubero,secteur de Bapere en groupement Bapaitumba ces mêmes Adf y ont massacré une quarantaine des paisibles populations. Toutes ces victimes 47 au total ont été exécutées dans cinq agglomérations mercredi 13 et jeudi 14Août 2025 a fait savoir le chef de ce secteur M.Maker Sivikumulwa.
“Je confirme le carnage qui s’est perpetré à 1h00 du matin le jeudi 14Août. D’abord dans le village Melia,ils sont arrivés à Kenge, à Hamutaweza,Egombo et ensuite à Bendu Bendu qui tous sont des villages du groupement Bapaitumba. Dans leur opération ces Adf ont d’abord reveillé les habitants en les enchainant et ont commencé à les massacrer un à un avec des manchettes. A Melia il y a eu 32personnes sauvagement massacrées, à Kenge 3,à Hamutaweza 4, à Egombo 1 et à Bendu Bendu 7 qui fait un total de 47”a-t-il dit.
Selon cette autorité coutumière, ce carnage constitue le deuxieme plus grand massacre perpetré par les Adf en un seul endroit après celui de Maikengo le 12Juin 2024.
La journée du lundi 18 Août 2025 est ainsi decrété par le chef de secteur de Bapere comme journée de deuil pour observer une attitude de compassion au coté de toutes ces familles éplorées.
Sud-Kivu : ASCD asbl mène ses activités dans la promotion de la santé et l’éducation
L’Action Sociale pour le Changement et le Développement ASCD asbl, est déterminé dans l’autorise en charge dans l’agriculture et l’élevage, micro-crédit, éducation, santé et plusieurs formations multisectorielles.
Cette asbl qui intervient au sud-Kivu,mene principalement ses activités dans le territoire de Kabare(Bushwira,Mudaka et Kagabi) en RDC.
C’est ce qu’indique son Président du Conseil d’administration FARADJA BYAMUNGU JUSTIN dans une interview accordée à Kivu times ce dimanche le 17 Août 2025.
Il précise que son siège social est situé dans le groupement de Mudaka en territoire de Kabare. C’est ainsi qu’il compte mener des activités dans le cadre social.
« ASCD asbl informe les habitants de Bukavu et ailleurs qu’elle reste une association engagée pour le développement et pour le social en République Démocratique du Congo. »indique notre source
FARADJA BYAMUNGU JUSTIN indique que cette association compte à son actif plusieurs réalisations dans le secteur de l’éduction. C’est notamment la distribution des objets classiques à l’EP IBINJA-BUHURA et la dotation en fournitures des bureaux à cette même école située à Mudaka.
Dans cette même logique, l’ASCD s’engage à prendre en charge les frais scolaires en faveur de 60 élèves de l’Institut SHALIRO situé dans le groupement de Bushwira et à l’Institut SALEM, une des écoles de la CELPA situé à Mudaka.
L’Action Sociale pour le Changement et le Développement ASCD asbl rassure les femmes vulnérables et filles mères du territoire de Kabare qu’un renforcement des capacités est prévu en leur faveur dans différents domaines. Il s’agit la coupe et couture et l’alphabétisation. Dans le même élan, il est prévu l’ouverture des centres de récupération scolaire sur l’ensemble du territoire de Kabare et dans la commune de Bagira indique son PCA.
FARADJA BYAMUNGU JUSTIN souligne que la vision est de créer dès le début de l’année scolaire 2025-2026, des écoles avec options maternelle, primaire et secondaire dans le territoire de Kabare ainsi que dans les trois(3) communes de la ville de Bukavu.
Dans le domaine de la santé, l’Action Sociale pour le Changement et le Développement ASCD asbl envisage aussi mener une assistance aux femmes accouchées du territoire de Kabare et de la commune de Bagira en supportant les frais liés à l’accouchement.
Le président du conseil d’administration de l’Action Sociale pour le Changement et le Développement ASCD asbl FARADJA BYAMUNGU JUSTIN promet sa disponibilité pour continuer à accompagner la population de la province du Sud-Kivu et de la RDC en assurant un meilleur avenir pour tous.
Il demande aux partenaires et personnes de bonne volonté à leur venir en aide en appelant à ce numéro : +243 975817344,+243856404718 ou à fjustinb2010@gmail.com.
Beni:Le député Elie Vaghumawa appelle la coordination des opérations conjointes Fardc-Updf contre les Adf à revoir ses stratégies pour éviter des morts de trop
Le député national Elie Vaghumawa élu du territoire de Beni interrogé par votre rédaction le samedi 16 Août 2025, se dit touché par la résurgence de l’activisme des terroristes Ougandais d’Adf dans cette partie de la république. Cet élu du peuple affirme que les opérations conjointes des Forces Armées de la République Démocratique du Congo Fardc et l’armée Ougandaise UPDF produisaient déjà des effets positifs sur terrain mais ces terroristes Adf refont surface.
« Le territoire de Beni vous le savez respirait déjà une accalmie à la suite des opérations conjointes Fardc et Updf mais hélas aujourd’hui nous suivons une sorte de résurgence des Adf qui sèment désolation et terreur là où ils passent. Le cas le plus récent est celui de Mayi Moya. Et vous m’avez vu d’ailleurs être obligé de suspendre pour quelques jours mes vacances parlementaires dans l’objectif de rentrer à Kinshasa pour rencontrer le ministre de la défense ainsi que bien d’autres opérateurs dans la sécurité. L’idéal pour moi est de leur donner les éléments de terrain qui sont en ma possession pour réfléchir ensemble sur ce qui peut être fait » a dit l’honorable Elie Vaghumawa
A en croire cet élu national du territoire de Beni, la coordination des opérations conjointes Fardc-Updf doit revoir ses stratégies pour la réussite de celles-ci.
« Je crois d’ailleurs qu’il faudra que la coordination des opérations conjointes contre les Adf essaye un peu de réfléchir sur les méthodes techniques qui étaient mises en place pour déceler les failles ,et les corriger pour que la population continue à souffler le calumet de la paix. Vous le savez déjà qu’il y a des opérations intenses qui se font le long de la frontière entre le Nord-Kivu et l’Ituri et lorsqu’il y a ce choc qui est engagé il faudra que les arrières soient assurées pour que l’ennemie dans sa fuite ne puisse pas déborder et venir tuer la paisible population » a renchéri le député national Elie Vaghumawa.
Pour Elie Vaghumawa la population n’attend que la paix qui est le résultat des opérations conjointes en cours.
Soulignons qu’une nouvelle attaque des terroristes Adf a été signalé vendredi 15Aout 2023 dans la province voisine de l’Ituri. Ces terroristes ont ainsi fait incursion au village Bukima dans le territoire d’Irumu ,avec un bilan de qutte mort, plusieurs personnes prises en otage ainsi que des maisons incendiées. Cette attaque intervient après deux ans d’accalmie suite aux opérations conjointes Fardc-Updf.
Bukavu : LA REGIDESO annonce le recouvrement forcé de toutes les factures impayées ce lundi
La Régie de Distribution d’Eau annonce la campagne de recouvrement forcé de toutes les factures d’eau consommées dans la ville de Bukavu ce lundi 18 août 2025.
C’est ainsi que la REGIDESO invite tous ses abonnés qui détiennent une ou plusieurs factures non encore payées à se présenter sans délai aux caisses de ses agences pour s’acquitter de leurs obligations, une annonce faite par monsieur Nestor KASHOSI Chef de service commercial dans un point de presse tenu ce vendredi 15 août 2025.
Les agents passeront de porte à porte afin de vérifier les preuves de paiement et de recouvrer les factures en souffrance.
La société prévient que tout abonné qui ne respectera pas le délai réglementaire de huit jours pour s’acquitter de sa facture s’exposera à une interruption de fourniture d’eau et au payement des frais de la réouverture.
Jusqu’au mois de juillet 2025, les abonnés doivent à la REGIDESO plus de 7 milliards 900 millions de francs congolais soit environ 2 millions 700 milles dollars Américains dans toutes les agences de la REGIDESO.
Nord-Kivu:Mise en place d’une Commission d’audit des sociétés SSV et Jeryson Construction qui exécutent les travaux de construction de la rue Jumlani à Beni ville et boulevard Nyamwisi Muvingi à butembo.
Déterminé à doter ses administrés des bonnes infrastructures routières ,le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le général major Somo Kakule Evariste décide de mettre en place une commission d’audit des travaux de construction de la voirie urbaine des villes de Beni et Butembo.
Exécutés par les sociétés SSV et Jeryson construction, ces travaux exécutés sur la rue Jumlani à Beni ville et boulevard Nyamwisi Muvingi à Butembo ont entraîné plusieurs mécontenements des populations de ces deux villes présumées suite à la lenteur dans l’exécution.

Dans son arrêté signé jeudi 14 Août 2025,l’autorité provinciale veut savoir plus sur le non achèvement de ces travaux qui ont débuté en février 2024 pour une durée d’une année.
La commission mise en place par le chef de l’exécutif provincial a pour mission d’assurer le contrôle qualité des travaux et des matériaux de construction ,
d’assurer le contrôle financier depuis le début des travaux ,d’assurer la conformité de l’exécution des travaux par rapport au contrat et Se rassurer de la conformité des devis par rapport à la consistance des travaux .
Cette commission ainsi instituée qui peut faire recours à toute autre personne dont l’expertise est jugée nécessaire pour la réussite de la mission est constituée de 8personnes. Il s’agit du conseiller près le gouverneur en charge des questions stratégiques comme président ,l’auditrice provinciale de l’office pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption OBLC vice-présidente, le directeur provincial de l’office des voiries et drainages rapporteur, le directeur provincial du bureau technique de contrôle rapporteur adjoint, le coordonnateur du bureau d’études au cabinet du gouverneur de province membre, le coordonnateur de la cellule fiscale et financière membre ainsi que représente des sociétés civiles des villes de Beni et Butembo tous étant également membres.

Soulignons que cette commission dispose d’un délai de deux semaines à dater de la signature de cet arrêté provincial pour présenter le rapport final au gouverneur militaire le général major Somo Kakule Evariste. Les acteurs de la société civile saluent la mise en place de cette commission qui selon eux poussera ces deux entreprises de construction d’accélérer les travaux.
Rupture des vaccins de routine au Nord Kivu,Prisca Luanda Kamala réceptionne à Beni 21 tonnes d’intrants médicaux pour toute la province
Au total 21 tonnes d’intrants médicaux constitués des poches de sang et de vaccins de routine ont été réceptionnés mecredi 13 Août 2025 dans la soirée à l’aéroport de Beni Mavivi par la coordinatrice principale du gouverneur militaire en charge de la santé Madame Prisca Luanda Kamala .
Ces produits médicaux viennent d’arriver au Nord-Kivu grâce au plaidoyer mené par le gouverneur militaire le général major Somo Kakule Evariste renseigne la patronne du departement de la santé dans le gouvernement provincial militaire.
“Comme vous le savez le gouverneur militaire le général major Somo Kakule Evariste avait effectué dernièrement une mission à Kinshasa , et à l’occasion comme il y avait ces intrants qui traînaient encore dans la capitale Rdcongolaise ,il a fait un plaidoyer pour que ces vaccins et ces poches de sang nous arrivent ici à Beni chef lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. Et c’est pour cela que nous le remmercions mais aussi nos hommages au chef de l’état Felix Tshisekedi Tshilombo qui a mis la santé de la population congolaise l’une de priorité” a martelé madame Prisca Luanda Kamala coordonatrice prinicipale du gouverneur en charge de la santé.
Pour madame Prisca Luanda Kamala avec la rupture des vaccins qui s’était observé dans differentes structures sanitaires l’arrivée de ces intrants est un ouf de soulagement.
“La vaccination qui est importante non seulement pour les enfants mais aussi pour les femmes enceintes nous pensons qu’avec la rupture que nous avons connue dans la province du Nord-Kivu c’est un ouf de soulagement avec cette réception des vaccins et poches de sang. Je veux préciser que ces intrants medicaux concernent toute la province du Nord-Kivu même les zones sous occupation des rebelles. Là je cite les populations des villes de Beni,Butembo et Goma ainsi que les terrioires de Beni,Lubero,Rutshuru,Nyiragongo,Masisi et Walikale” a dit Prisca Luanda Kamala.
La coordonnatrice principale du gouverneur en charge de la santé appelle les responsables des structures sanitaires d’utiliser ces produits médicaux pour l’intérêt des malades.
“Je tiens à préciser que les gros de ces instants ce sont les vaccins soit 18 tonnes et les 3 tonnes restantes sont constituées des poches de sang. Nous demandons aux services techniques et tous les partenaires de bien utiliser ces matériels qui nous viennent mais aussi qu’on puisse approvisionner le plutôt possible toutes les structures sanitaires poir que la vaccination de routine continue sans difficultés” a précisé madame Prisca Luanda Kamala
A elle d’ajouter “comme vous le savez nous sommes en guerre ici au Nord-Kivu et que donc il était très important que l’on puisse avoir ces poches de sang parce- que même si on faisait des sensibilisation pour le don bénévole mais si nous n’avons pas ces poches de sang ,c’est difficile que ce sang soit disponible au sein de nos structures ,ce qui veut dire que c’était aussi un grand besoin pour la province” .
Kamanyola:La vulgarisation de la loi sur les numériques,une solution pour mettre fin au dérapage sur les réseaux sociaux.
Recommandations formulées lors de l’atelier de restitution de la formation sur le contrôle citoyen,tenu à kamanyola ce mardi 12 août 2025.
Il est organisé par le Cfk(collectif des femmes de kamanyola) en collaboration avec l’Icjp(initiative congolaise pour la justice et la paix).Il a réuni les membres de cette organisation locale et leaders locaux dans la salle des réunion du RECOPE (réseau communautaire pour la protection de l’enfance).
Lors de cette rencontre il a été constaté que depuis les cinq dernières années, la mauvaise utilisation des réseaux sociaux a contribué à l’enveniment des conflits au sein de la communauté à kamanyola et plusieurs conséquences ont été évoquées.

Malgré la nécessité des réseaux sociaux en facilitant la communication rapide et à moindre cout, la familiarisation, l’information,,,,,,
Par conséquent, les participants ont évoqué comme défis particulièrement :
L’enveniment des conflits, la facilitation pour la circulation des vidéos pornographiques qui portent atteinte aux mœurs, la facilitation de l’immoralité, la nuisance à l’éducation,
La facilité du vol (piratage des comptes), contribue à la panique surtout en cette période des tensions sécuritaires.
Et comme grand acteur selon les participants, la classe sociale de la jeunesse ! Avec comme causes pour certaines :- la manipulation, le manque d’éducation de base, le chômage des jeunes, le libertinage, l’impunité, l’ignorance de la loi sur les numériques en vigueur en rdc !
Reconnaissant l’existence de cette loi sur les numériques en vigueur en RDC, et qui s’entraîne toujours dans des tiroirs, les participants se sont engagés :
A l’éducation familiale, en tant que responsable ou membre des structures, de restituer et procéder à la sensibilisation.

Comme recommandations :
De contacter les administrateurs des groupes watsap les plus chauds à kamanyola pour l’orientation sur la gestion responsable d’un groupe watsap,
à l’ICJP et d’autres organisations œuvrant dans le domaine de mobilisation communautaire de vulgariser la loi sur les numériques.
Bukavu:Des jeunes engagés à vulgariser la participation des femmes et jeunes dans les instances de prise décision
Des jeunes venus de différentes couches sociales dans la ville de Bukavu qui ont participé à la journée porte ouverte ce mercredi 13 août 2025, s’engagent à vulgariser la participation des femmes et jeunes dans les instances décisionnelles et dans la construction de la paix.
Cette journée porte ouverte axée sur la vulgarisation des résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies a été organisée dans le cadre du projet de promotion et de prévention des violences basé sur le genre à l’égard des femmes. Il est financé par Onufemmes et la MONUSCO et exécuté par le Consortium ARSF et La prunelle RDC-asbl.

Les résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies portent respectivement sur la promotion de la participation des femmes et des jeunes dans les instances décisionnelles, leur implication dans la consolidation de la paix, et leur rôle dans les mécanismes de réponse aux crises.
Selon les organisateurs, la rencontre a suscité un vif intérêt auprès des participants issus de différentes couches de la population.
« La salle était très animée. Chacun a pu apporter sa contribution sur les stratégies, les défis et les obstacles à la participation des femmes et des jeunes. Ensemble, nous avons défini des pistes de solutions pour renforcer leur place dans les instances décisionnelles et favoriser la cohabitation pacifique », a déclaré monsieur Boss Aganze.

Les participants ont pris l’engagement de restituer les connaissances acquises au sein de leurs groupes et dans leurs communautés, afin de diffuser le message jusque dans l’unité fondamentale de la société.
Sud-Kivu : Trop de centres de santé sont gravement sous-approvisionnés à Katana et Kalehe.
De Mai à Juillet, Médecins Sans Frontières (MSF) a offert gratuitement des soins vitaux à plus de 2480 personnes et rétabli des services essentiels, notamment grâce à d’importants dons de fournitures médicales qui ont soutenu les structures locales et répondus aux besoins urgents des communautés de Katana et Kalehe, au Sud-Kivu.
Dans communique de presse, le MSF souligne que son intervention s’est focalisée sur la prise en charge pédiatrique des enfants de moins de cinq ans, le traitement de la malnutrition, les soins gynéco-obstétricaux présentant des complications et le soutien aux victimes de violences. En plus des dommages subis par les structures de santé, mettant en péril leur opérationnalité, les patients font face eux aussi à des barrières d’accès aux soins telles que les difficultés économiques et l’insécurité.
Une évaluation menée par MSF en mars, suite aux affrontements violents dans la zone début 2025, a révélé une situation de crise majeure: sur 24 structures de santé évaluées dans les zones de Santé de Katana et Kalehe, 15 ont dû fermer, 10 ont été endommagées et 16 ont été pillées. En réponse, MSF a soutenu les hôpitaux généraux de référence de Katana et Kalehe, ainsi que les centres de santé de Katana Nuru, Mabingu, Lushebere, Kalehe et Luzira.
« Le nombre de patients a explosé depuis l’arrivée de MSF », explique le Dr Bahati Magadju, directeur général de l’hôpital général de référence de Katana. « Nous n’admettions qu’environ cinq nouveaux cas pédiatriques par semaine. En juin, ce chiffre est passé à près de 60 admissions hebdomadaires. Avec la gratuité des soins et l’approvisionnement en médicaments garantis par MSF, ainsi que le travail conjoint entre les équipes de l’hôpital et celles de l’organisation, nous avons pu observer une baisse de la mortalité ».
Les affrontements dans la région ont également exacerbé la vulnérabilité alimentaire des ménages, de nombreuses familles étant privées de l’accès à leurs champs et faisant ainsi grimper les prix des denrées.
« Beaucoup de familles ont perdu leurs moyens de subsistance et n’ont plus de quoi se nourrir correctement », explique Emmanuel Njikam, coordinateur adjoint de projet pour MSF. « Nous avons fournis des aliments thérapeutiques comme le Plumpy’Nut, ce qui a permis à des enfants de se rétablir de la malnutrition
MSF révèle qu’il existe encore des zones où l’intervention ne peut pas arriver, alors que les besoins restent immenses. D’où la nécessité à tous les acteurs de garantir un passage sécurisé pour l’aide humanitaire et qu’un approvisionnement régulier en médicaments et aliments thérapeutiques soit assuré par le ministère de la santé et ses partenaires. Trop de centres de santé sont aujourd’hui gravement sous-approvisionnés.
Avant de mettre fin à son intervention d’urgence, MSF a fait don d’un stock médical couvrant les besoins des services appuyés durant l’intervention par MSF pour une période supplémentaire d’un mois, aux mêmes hôpitaux et centres de santé qu’elle soutenait à Katana et Kalehe.
Malgré ces avancées, l’insécurité et la fermeture des aéroports de Bukavu et Goma continuent de limiter l’accès humanitaire.
Cet article a été produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Sud-Kivu:MSF soigne près de 2500 personnes à Katana et Kalehe, mais les besoins restent énormes
Après des mois de conflit armé, les structures de santé des zones de Katana et Kalehe, en République démocratique du Congo, peinent à fonctionner. Entre mai et juillet 2025, Médecins Sans Frontières (MSF) a mené une intervention d’urgence, offrant des soins gratuits auprès de 2 500 personnes et soutenant plusieurs établissements de santé plus touchés.
Depuis le début de l’année, les affrontements violents dans les territoires de Katana et Kalehe, au Sud-Kivu, ont dévasté un système de santé déjà fragile. En mars, une évaluation menée par MSF a mis en lumière une situation critique : sur 24 structures de santé examinées, 15 étaient fermées, 10 endommagées et 16 pillées. Face à cette crise, MSF a déployé une réponse rapide en mai. Pendant deux mois, l’organisation a soutenu les hôpitaux généraux de référence de Katana et Kalehe, ainsi que plusieurs centres de santé, notamment à Katana Nuru, Mabingu, Lushebere et Luzira. L’objectif:garantir l’accès à des soins vitaux pour les populations affectées.
« Le nombre de patients a explosé depuis l’arrivée de MSF », confie le Dr Bahati Magadju, directeur de l’hôpital de Katana. « En juin, nous sommes passés de cinq à 60 admissions pédiatriques hebdomadaires. »
MSF a concentré ses efforts sur les soins pédiatriques, la lutte contre la malnutrition, les urgences obstétricales et l’accompagnement des victimes de violences. L’organisation a également fourni des médicaments et des équipements médicaux essentiels aux structures partenaires. Dans une région où l’insécurité empêche l’accès aux champs, la situation alimentaire s’est rapidement détériorée. « Beaucoup de familles ont perdu leurs moyens de subsistance », explique Emmanuel Njikam, coordinateur adjoint de projet pour MSF. « Nous avons distribué des aliments thérapeutiques comme le Plumpy’Nut, qui ont permis de sauver des enfants de la malnutrition. »
Avant de clore son intervention d’urgence, MSF a laissé un stock médical suffisant pour couvrir un mois de besoins dans les structures qu’elle appuyait. Mais la situation reste instable:de nombreuses zones restent inaccessibles, et la fermeture des aéroports de Bukavu et Goma freine les opérations humanitaires.
« Trop de centres de santé sont aujourd’hui gravement sous-approvisionnés », alerte Muriel Boursier, cheffe des programmes MSF au Sud-Kivu. « Il est crucial que tous les acteurs garantissent un accès humanitaire sécurisé et que les autorités assurent un approvisionnement constant en médicaments et en nourriture thérapeutique. » L’intervention de MSF, bien qu’essentielle, ne peut remplacer un système de santé public opérationnel. Les autorités sanitaires et leurs partenaires sont appelés à renforcer durablement les services de santé pour faire face à une crise qui, au-delà des soins médicaux, touche à la survie même des communautés locales.
Walungu : Le programme « Kivu Climate Action » mobilise les jeunes, les femmes et la communauté locale de Bideka
Le village de Bideka, en territoire de Walungu, a été le théâtre du lancement officiel du programme « «Kivu Climate Action », une initiative régionale qui place la jeunesse, les femmes et les minorités pygmées au cœur de la lutte contre la dégradation environnementale et l’insécurité alimentaire dans le Sud-Kivu.
Organisé en partenariat avec La Prunelle RDC asbl, Collectif 2250, ATD Quart Monde, Max Impact, F3, Fondation La Colombe, YEC et Expertise EcoSanté, l’événement a rassemblé des responsables de l’Église 5ᵉ CELPA Bideka, des notables locaux, ainsi que des délégations lieux de plusieurs localités voisines, dont Buhesi, Lurhala, Kahembarhi, Bava, Kashe, Nfunzi et Manunga.

La journée a débuté par une séance de sensibilisation dans la salle de réunion de La Prunelle RDC – antenne de Bideka. Les échanges ont porté sur l’urgence climatique, la protection de l’environnement et les menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire. Les participants ont rappelé que l’érosion, la déforestation et l’envasement des rivières constituent aujourd’hui des dangers majeurs pour l’agriculture et la biodiversité locale.
En guise d’action immédiate, les jeunes présents ont lancé le curage symbolique des rivières locales, afin de préserver leur débit, limiter les inondations et restaurer leur rôle dans l’irrigation des champs.
Cette activité a été suivie d’un autre geste symbolique de plantation : un avocat, pour la sécurité alimentaire, et une espèce antiérosive, pour stabiliser les sols, ont été mis en terre comme prélude à une campagne plus large qui ambitionne de planter plus de 7.000 arbres à Bideka et ses environs d’ici décembre 2025. Les organisateurs envisagent de planter plus de 60.000 arbres d’ici mars dans toutes les zones concernées par le programme.

Le programme « Kivu Climate Action » se distingue par une approche ciblée : planter uniquement des arbres fruitiers et espèces antiérosives.
Les premiers contribuent à la régénération des sols, tout en fournissant des fruits et des revenus aux ménages.
Les secondes protègent les berges des rivières et freinent l’érosion, améliorant la résilience face aux inondations.
Selon les organisateurs, cette stratégie permet de lier directement la lutte climatique à l’amélioration des conditions de vie : « Les arbres que nous plantons ne sont pas seulement une barrière contre l’érosion, ce sont aussi des sources de nourriture et de revenus. » a expliqué Claudien Iragi, Coordonnateur de YEC ; l’une des organisations du consortium.
Tout au long de la journée, des habitants ont exprimé un soutien massif à l’initiative. Plusieurs jeunes ont plaidé pour que le programme ne se limite pas au reboisement, mais qu’il développe des unités génératrices d’emplois verts à Bideka. Ces structures pourraient transformer les fruits, produire des semences, ou encore valoriser les déchets organiques, tout en créant des opportunités économiques pour la jeunesse et les femmes.

Prévu sur la période 2025–2027 pour la première phase, « Kivu Climate Action » s’étendra progressivement à d’autres zones vulnérables de la province : Walungu, Kabare, Kalehe, Fizi, Baraka, secteur d’Itombwe, ainsi que certains sites urbains de Bukavu. Ces zones ont été choisies pour leur forte exposition à la déforestation, à la pression démographique ou aux impacts de l’exploitation minière.
Les activités phares incluent : Le reboisement et la restauration d’espaces dégradés, le curage et la protection d’au moins sept rivières, les formations sur l’écologie, la justice climatique et l’agroforesterie, les campagnes contre la pollution plastique, un plaidoyer auprès des autorités locales pour renforcer les politiques environnementales.
En lançant ce programme, les partenaires souhaitent fédérer les organisations de jeunes, de femmes et de communautés pygmées autour d’une vision commune : construire un Sud-Kivu plus vert, plus résilient et plus juste.
« Le changement climatique n’attend pas. Nous devons agir maintenant, ensemble, et de manière intelligente », a résumé Eliane Mufungizi, l’une des organisatrices de l’activité, à l’issue de la cérémonie.

Cet article a été produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Bukavu : Des victimes des incendies en attente de secours
Dans les ruelles de plusieurs quartiers de Bukavu, l’odeur âcre de brûlé flotte encore. Sur le sol, des morceaux de tôle calcinée témoignent d’un drame qui, ici, n’étonne plus personne. Entre le 28 juillet et le 3 août 2025, un incendie a ravagé plus de 1 000 habitations à Karhale dans la commune de Kadutu, laissant des centaines de familles sans abri. Les sinistrés, livrés à eux-mêmes, vivent désormais à la belle étoile, exposés au froid de la nuit et à l’insécurité.
Une tragédie devenue banale, malgré les conséquences humanitaires incalculables. « Ma mère se battait pour sauver quelques affaires, mais elle a eu un accident. Notre maison a été détruite », confie un jeune sinistré, les yeux fixés sur les décombres.
Beaucoup de maisons construites avec des matériaux fragiles (planches, tôles fines), s’embrasent en quelques minutes. Les motos, garées dans les cours ou à proximité, ont continué de brûler, propageant encore les flammes.
Au coin de certaines rues, on retrouve des familles entières regroupées autour de maigres tas d’affaires sauvées de justesse : une casserole cabossée, quelques vêtements, parfois rien.
La résilience à bout de souffle
Face à l’inaction des autorités et à l’absence de moyens de secours adaptés, les habitants improvisent. Ils tendent des bâches, récupèrent des tôles encore utilisables, ils dorment à même le sol ou sous des abris précaires. Mais ici, la résilience a ses limites.
« Je peux travailler, mais je n’ai même pas le droit de reconstruire sur le terrain de ma mère », déplore un autre habitant. Les démarches administratives, la crise actuelle et les tensions foncières bloquent toute reconstruction rapide.
Le quartier Karhale n’est pas un cas isolé.
Dans plusieurs quartiers de Bukavu, les incendies se répètent, attisés par des installations électriques vétustes, la promiscuité et l’absence de systèmes de prévention. Chaque fois, c’est la même scène : des familles démunies, un élan de solidarité locale, puis l’oubli.
Sans politique publique de prévention, sans aide d’urgence adaptée ni suivi durable, les sinistrés restent piégés dans un cycle de vulnérabilité. La perte d’un toit entraîne souvent l’abandon de l’école pour les enfants, l’endettement pour les adultes, et parfois la séparation des familles.
Aujourd’hui, les tôles calcinées et les murs noircis sont les seuls témoins d’un drame qui n’a pas reçu de réponse à la hauteur de l’urgence. Elles reflètent le désespoir, mais aussi l’appel au secours d’une communauté qui refuse de disparaître dans l’indifférence.
Si rien ne change, ces cicatrices urbaines continueront de s’élargir, emportant avec elles les dernières illusions de sécurité et de stabilité pour les habitants de Bukavu.
Bukavu : Les jeunes« Kassomba » pris au piège entre survie et insécurité
Dans un contexte sécuritaire et économique de plus en plus précaire, de nombreux jeunes de Bukavu n’ont d’autre choix que de quitter la ville pour rejoindre des zones minières reculées. Là-bas, au milieu de la poussière et de la boue, l’or se dispute à la force des bras, et l’avenir se joue sur des promesses souvent trompeuses.
On les appelle les Kassomba, littéralement « les transporteurs ». Ce sont des centaines de garçons, parfois à peine sortis de l’adolescence, qui travaillent comme transporteurs dans les carrières d’or ou de sable. Leur tâche : hisser sur leurs épaules de lourds sacs de matériaux, parcourir de longues distances, et recommencer inlassablement jusqu’à l’épuisement.
Pour beaucoup, l’attrait de ces sites miniers tient à l’espoir d’un revenu rapide. Mais cette promesse est incertaine. « Si on a raté les études, on n’a pas de travail, et si on n’a pas de travail, il faut trouver un moyen de survivre », explique l’un d’eux. Les journées sont longues, rythmées par des tours où chacun attend son appel pour charger et transporter.
Les sacs passent de main en main, mais rarement les gains. Ce travail harassant ne permet pas de sortir de la pauvreté ; il maintient surtout les jeunes dans un cycle de survie où chaque jour ressemble au précédent.
Parmi ces jeunes, Pascal Buhendwa, originaire de Bukavu, est devenu transporteur de sable dans la mine artisanale de Luhihi, au site de Lomera dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu.
« Il y a beaucoup de travail à faire ici, mais sans moyens ni équipement, c’est difficile. Nous demandons aux gens de nous aider à mieux nous installer pour pouvoir travailler correctement », confie-t-il.
Chaque journée, Pascal Buhenndwa gagne à peine de quoi acheter un repas. Nourrir sa famille avec ses revenus est un combat quotidien.
Ces zones minières, déjà marginalisées, sont désormais directement affectées par l’insécurité. Les tensions armées dans les territoires de Kabare et Walungu perturbent les activités minières, exposant davantage les jeunes Kasomba à des risques de violence, de pillages ou d’exploitation.
Sans sécurité sociale, ni accès aux soins de santé, ces jeunes travaillent dans des conditions dangereuses : blessures, maladies respiratoires dues à la poussière, et parfois accidents mortels.
Cette situation illustre la dure réalité de milliers de jeunes en RDC : abandonner leurs rêves pour survivre, tout en s’exposant à des dangers quotidiens. Les voix comme celle de Pascal Buhendwa rappellent l’urgence d’une réponse humanitaire qui combine sécurité, alternatives économiques et protection sociale.
Pour l’instant, l’or et le sable qu’ils transportent valent plus que leurs vies aux yeux de ceux qui en tirent profit. Pourtant, c’est leur force et leur courage qui font tourner cette économie invisible aux marges du pays.
RDC:Reconduction d’Alexis Gisaro au gouvernement, certains habitants d’Uvira saluent ce choix opéré par le président de la république
Uvira, RDC:- La reconduction d’Alexis Gisaro Muvunyi au sein du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa suscite des réactions positives dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Plusieurs habitants saluent cette décision du président Félix Antoine Tshisekedi, y voyant une marque de continuité dans les efforts d’amélioration des infrastructures et une opportunité pour un développement accru de leur région.
Nommé ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Gisaro avait auparavant dirigé le ministère des Infrastructures et Travaux publics. Durant son précédent mandat, il s’est illustré par la mise en œuvre de nombreux projets d’envergure à travers le pays, notamment la réhabilitation de routes, de ponts, d’aéroports et d’autres ouvrages vitaux.
À Uvira, des voix s’élèvent pour témoigner leur satisfaction.
Alexis Ndisanze, un habitant d’Uvira , salue le rôle déterminant joué par le ministre dans la réalisation d’infrastructures dans le pays :
« Même si cette route n’est pas encore achevée, nous saluons le fait qu’il soit le seul ministre originaire du Sud-Kivu à avoir concrétisé ce projet de réhabilitation de la Route Nationale 5 et de la RN30 », a-t-il déclaré.
Le pasteur Modest Abengwa, également habitant d’Uvira, adresse ses remerciements au chef de l’État pour avoir maintenu Gisaro au sein de l’exécutif :
« Permettez-nous de vous adresser nos plus vives félicitations pour cette marque de confiance placée en votre personne par les plus hautes autorités du pays. »
De son côté, Dunia Safi, représentante d’une organisation féminine locale, exprime l’enthousiasme des femmes d’Uvira face à cette reconduction :
« La Ligue des femmes de la dynamique AGM/Uvira adresse ses sincères félicitations à Son Excellence Alexis Gisaro Muvunyi. Elle lui souhaite succès et réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. »
Au-delà des félicitations, les attentes de la population sont nombreuses. Plusieurs habitants appellent le ministre à s’investir dans la création d’emplois pour les jeunes et à accompagner l’extension urbaine d’Uvira :
« Nous voulons qu’il collabore avec le gouverneur afin de lancer le projet de lotissement de la ville d’Uvira », plaide un jeune activiste local.
Dans ce second gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, on note la présence de quatre ministres originaires du Sud-Kivu, un signal fort en faveur d’une meilleure représentativité de la province sur la scène nationale.
La liste des membres du nouveau Gouvernement se présente de la manière suivante :
Vice-Premiers ministres :
* Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières : Jacquemain Shabani,
* Transports et Voies de communication : Jean-Pierre Bemba,
* Défense nationale et anciens combattants : Guy Kabombo Mwadimvita,
* Économie nationale : Daniel Mukoko Samba,
* Budget : Adolphe Muzito,
* Fonction publique, Modernisation de l’administration et Innovation : Jean-Pierre Lihau.
Ministres d’État
* Plan et Coordination de l’aide au développement : Guylain Nyembo,
* Affaires étrangères et coopération internationale : Thérèse Kayikwamba,
* Agriculture et sécurité alimentaire : Muhindo Nzangi Butondo,
* Industrie : Aimé Boji,
* Affaires sociales et actions humanitaires : Ève Bazaiba,
* Justice et Garde des sceaux : Guillaume Ngefa Atondoko Andali,
* Hydrocarbures : Acacia Bandubola,
* Éducation nationale et nouvelle citoyenneté : Raïssa Malu,
* Formation professionnelle et métiers : Marc Ekila,
* Urbanisme et Habitat : Alexis Gisaro,
* Développement rural : Grégoire Mutshail Mutond,
* Relations avec le Parlement : Guy Loando.
Ministres
* Finances : Doudou Fwamba,
* Santé publique, hygiène et prévention : Samuel-Roger Kamba,
* Commerce extérieur : Julien Paluku,
* Environnement et développement durable : Marie Niangé Ndambo,
* Infrastructures et Travaux publics : John Banza Lunda,
* Enseignement supérieur et universitaire, et Recherche scientifique : Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi,
* Emploi et Travail : Ferdinand Massamba Wa Massamba,
* Postes, Télécommunications, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC) : José Panda Kabangu,
* Économie numérique : Augustin Kibasa Maliba,
* Mines : Louis Kabamba Watum,
* Ressources hydrauliques et Électricité : Aimé Molendo Sakombi,
* Communication et Médias, Porte-parole du gouvernement : Patrick Muyaya,
* Entrepreneuriat et Développement des PME : Justin Kalumba,
* Aménagement du territoire : Jean-Lucien Busa,
* Tourisme : Didier Manzenga,
* Pêche et Élevage : Jean-Pierre Tshimanga Buana,
* Culture et Arts : Yolande Elebe,
* Droits humains : Samuel Mbemba,
* Intégration régionale : Floribert Anzuluni,
* Affaires foncières : Onège Nsele Mpimpa,
* Sports et Loisirs : Didier Budimbu,
* Portefeuille : Julie Mbuyi Shiku,
* Genre, Famille et Enfant : Micheline Ombahe Kalama,
* Jeunesse et Éveil patriotique : Grâce Emi Kutinho.
Ministres délégués
* Affaires étrangères, Francophonie et Diaspora : Crispin Mbadu Panzu,
* Environnement, Nouvelle économie durable et Climat : Arlette Bahati Tito,
* Urbanisme, Politique de la ville : Angel Bangasa Yogo,
* Affaires sociales, Personnes vivant avec handicap : Irène Esambo,
* Défense, Anciens combattants : Eliezer Tambwe.
Vice-ministres
* Budget : Élysée Bokumwana,
* Intérieur : Eugénie Tshela Kamba,
* Affaires étrangères : Noëlla Ayeganato,
* Finances : Gracia Yamba Kazadi,
* Éducation nationale : Théodore Kazadi Muyahila,
* Affaires coutumières : Mwami Ndeze Katurebe Jean-Baptiste.
Sud-Kivu : Des Journalistes et acteurs de la Société Civile capacités sur la prévention et la gestion pacifique des conflits
Environ 20 acteurs de la société civile et des journalistes ont participé ce jeudi 07 août 2025 à l’atelier de capacitation sur la prévention et la gestion pacifique des conflits.
L’atelier a été organisé par le Réseaux des Radios et Télévisions Communautaires du Sud-Kivu (RATECO) à l’Hôtel Whiteness dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu.

Selon M. Justin BAFUNYEMBAKA Chargé des programmes au RATECO, le RATECO SK a voulu renforcer les capacités de ses correspondants ruraux et des membres de la Société Civile sur comment gérer pacifiquement les conflits persistants au sein des membres des communautés locales afin de favoriser le climat d’entente, de convivialité, de vivre ensemble et de cohabitation pacifique pour la paix durable.
Notre source indique qu’il était aussi question de renforcer les capacités des participants sur les notions liées à la gestion des conflits sociaux mais aussi de dégager les différents mécanismes de prévention et de résolutions de ces conflits entre les communautés.
Facilité par Maître Pascal MUPENDA, cette activité a approfondi la compréhension des participants sur les notions liées à la gestion des conflits sociaux, en mettant l’accent sur les différents types de conflits, leurs causes sous-jacentes et leurs impacts sur les communautés locales.

Me Pascal Mupenda a dit aux participants que la gestion pacifique et la prévention des conflits impliquent la médiation, la négociation et la facilitation. Pour lui, les journalistes et acteurs de la société doivent veiller à la participation de toutes les parties et à l’inclusion, mais aussi se servir des cas réussis.
Notre source a également demandé aux journalistes d’aborder les sujets communautaires en respectant leur éthique et déontologie.
Cette activité s’inscrivait dans le cadre du projet « Médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la redevabilité sociale, la démocratie, la cohésion sociale et la bonne gouvernance au sud-Kivu.

Il est mis en œuvre par le Consortium de l’Association de Femmes de Médias (AFEM) et le RATECO sous l’appui financier de la Coopération Suisses. de formation.
Hauts-plateaux: une accalmie précaire à mikenge après une journée d’agitation suite aux violents affrontements entre Twigwaneho/M23 et wazalendo
La situation sécuritaire a été perturbée durant toute la journée de mercredi 06 août 2015 à Mikenge, chef-lieu du village situé dans le groupement de Mashimukindji1, en secteur d’itombwe, dans les hauts-plateaux de Mwenga en province du sud-kivu.
C’est après les affrontements qui ont éclaté depuis la matinée entre le groupe armé twigwaneho allié au Mouvement du premier mars(M23) et les wazalendo du FPDC dirigés par le Général autoproclamé,Bolingo Nya’wana Mtetezi 2.
D’après les sources sûres,tout a commencé lorsque la position de wazalendo au village Bukundji situé à environ 5 km au nord de Mikenge a été la cible d’une attaque de Twigwaneho.
Après la riposte,les wazalendo ont réussi à repousser ces alliés du m23 jusqu’à Mikenge où les affrontements sont signalés jusqu’aux environs de 18heures.
Ces mêmes sources renseignent que c’est à partir de ce matin qu’une accalmie est enregistrée dans ce village mikenge, qui est le centre économique et le chef-lieu de la zone de santé d’itombwe.
Notons que malgré cette riposte de wazalendo, le village Mikenge est toujours sous contrôle de Twigwaneho, contrairement aux faux bruits qui circulent que se ville serait passé sous contrôle de walendo.
Sud-Kivu: La Nouvelle Société Civile Congolaise alerte sur une situation humanitaire alarmante à Uvira
Uvira, RDC: Dans une note adressée récemment au Gouverneur de la province du Sud-Kivu, avec copie aux agences onusiennes et à d’autres organisations humanitaires, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire critique que vivent les populations déplacées et retournées dans le territoire d’Uvira.
Selon la nouvelle société civile, depuis Mars 2025, près de 700 ménages à Lubarika, Luvungi, Buheba, Munanira et Ndolera (groupement d’Itara), ainsi que Bwesho, Rubanga/Kigwena, CDC Kiringye, Lemera Centre et Langala (groupement de Lemera), n’ont reçu aucune assistance humanitaire significative.
Ces familles, déjà fragilisées par les déplacements liés aux conflits armés, survivent dans des conditions précaires le long de la Route Nationale n°5 (RN5), notamment entre Kawizi/Kiliba et Luvungi. Selon la NSCC, les besoins urgents en nourriture, soins médicaux, abris et protection restent sans réponse.
Les populations concernées sont confrontées à une multitude de menaces : insécurité persistante, maladies à potentiel épidémique, famine, violences sexuelles, et violations graves des droits humains. Dans certaines localités, l’accès aux champs agricoles est désormais impossible, accentuant le risque de famine.« Des décès sont déjà enregistrés. Faut-il en attendre davantage avant d’agir ? » alerte la structure citoyenne.
Face à cette détresse humanitaire, la NSCC demande aux autorités provinciales de prouver par des actes leur volonté de protéger les populations. La NSCC dénonce des discours sans effet et appelle à des mesures concrètes et immédiates.
Elle exorte aux élus provinciaux de remplir leur rôle de contrôle en interpellant l’exécutif, en déposant des motions, et en exigeant des réponses et des actions urgentes.
Aux organisations humanitaires et partenaires techniques la NSCC demande de prioriser ces zones oubliées dans leurs prochaines interventions.
Signalons que les déplacés et les retournées de guerre ne sont pas seulement dans ces zones évoquées par la NSCC. D’autres sources parlent des populations de Kahololo, Bijombo, Muramvya et leurs environs tous dans le territoire d’Uvira.
D’autres déplacés en situation humanitaire préoccupante sont signalés à Mikenge, Minembwe et leurs environs en territoire de Fizi et Mwenga en secteur d’Itombwe.
La nouvelle société civile congolaise, lance cette demande quelques jours après que la population d’Uvira et certaines de structures citoyennes ont refusé le couloir humanitaire proposé par le Gouverneur Jean Jacques Purusi. Une situation qui a suscité des tensions dans les réseaux sociaux jusqu’à proférer des messages de haine et des menaces de mort contre l’autorité parentale.
Kamanyola:La Fondation Cokola honore la facture de l’eau potable en faveur de la population retournée de guerre
Les consommateurs d’eau potable de kamanyola en territoire de Walungu bénéficient un appui de la fondation chokola pour ce mois d’août 2025 avec probabilité d’une prolongation jusqu’au mois de septembre.
Représentée par M. Wema Maniema Kyalangalilwa, la fondation Cokola a payé la facture mensuelle et a remis un lot des produits pour le traitement d’eau, à l’association des consommateurs d’eau potable de kamanyola pour garantir l’accès gratuit à l’eau potable pour tous les habitants de Kamanyola.
Il est également important de rappeler l’engagement continu de la Fondation Cokola Katintima, qui œuvre dans le domaine de la santé par la construction d’infrastructures médicales et diverses autres initiatives visant à accompagner les populations locales face aux défis d’insécurité.
Les habitants de Kamanyola expriment leur reconnaissance envers la fondation Cokola, à en croire Amani Kapapa animateur principal de cette structure qui selon lui c’est un ouf de soulagement aux habitants de kamanyola qui pendant cette période mènent une vie difficile suite au contexte sécuritaire qui prévaut dans la zone depuis février dernier.
AFTTCC : Inauguration du train bloc du Chemin de Fer Électrifié à Écartement Standard (SGR) en Tanzanie
L’agence de facilitation du Transport de Transit du Corridor Central (AFTTCC) a organisé une triple cérémonie le jeudi 31 Juillet 2025.Il s’agit du lancement officiel du train bloc du Chemin de Fer Électrifié à Écartement Standard (SGR), la remise des wagons réhabilités de Tanzania Railway Corporation (TRC) par le Corridor Central et l’inauguration du Hub Logistique International de kwala.
La cérémonie s’est tenue au port sec de Kwala en présence de Son Excellence Dr Samia Suluhu Hassan, présidente de la République-unie de Tanzanie. Elle marque une étape importante dans le développement des infrastructures logistiques le long du Corridor Central, une voie commerciale et de transit stratégique pour les pays membres de ce Corridor.

C’était également en présence de plusieurs officiels venus des autres États membres, de la population locale, du Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement de la RDC, Jean Pierre Bemba Gombo, du Secrétaire Exécutif du Corridor Central Me Flory Okandju ainsi que de l’Ambassadeur plénipotentiaire de la RDC en Tanzanie Jean Pierre Masala .
La Présidente Samia Suluhu Hassan a ainsi inauguré le hub logistique international de kwala qui s’étend sur une superficie de 502 hectares. Un port sec avec comme but de désengorger le port de Dar-es-Salam et renforcer la performance du corridor central considéré comme étant un couloir de valeur économique.

Parmi les convives le Vice Premier Ministre des transports et voie de communication et désenclavement Jean-Pierre Bemba a salué les efforts déployés pour la matérialisation de ce projet aux enjeux multiples. Il a souligné ce projet va renforcer les liens commerciaux qui vont contribuer à la croissance des économies des pays membre du Corridor Central et améliorer la fluidité du transport en un temps record.
Dans son discours Me Flory Okandju de l’Agence de facilitation du transport de transit du Corridor Central se félicite des efforts de son organisation d’avoir contribué activement à ces initiatives innovantes, renforçant ainsi la mission du Corridor Central dans l’intégration régionale, la facilitation des échanges commerciaux et la modernisation durable des transports.

Pour lui,Cette structure technique met en œuvre les volontés Économiques des états membres pour la connectivité de la région.« Outre la réhabilitation des wagons, le Corridor central fait progresser la diplomatie économique largement défendue par votre administration. Parmi les initiatives en cours, on peut citer : Soutenir le Burundi, la République démocratique du Congo dans le développement de ports secs modernes à Kwala et Isaka et bien d’autres»a dit Me Okandju
« Outre la réhabilitation des wagons, le Corridor central fait progresser la diplomatie économique largement défendue par votre administration. Parmi les initiatives en cours, on peut citer : Soutenir le Burundi, la République démocratique du Congo dans le développement de ports secs modernes à Kwala et Isaka et bien d’autres»a dit Me Okandju
Une autre partie de la cérémonie à Kwala était consacrée à la remise de 20 Wagons de Tanzania Railways corporation, la réhabilitation d’une valeur d’un milliard de shillings tanzaniens (environ 400 000 dollars américains), a été entièrement financée par l’Agence de Facilitation de Transport de Transit du Corridor Central. Ces wagons peuvent transporter jusqu’à 800 tonnes de marchandises, ce qui améliore considérablement l’efficacité, renforce la performance et la fiabilité du réseau ferroviaire le long du corridor.

Ces réalisations historiques témoignent des efforts concertés du Corridor Central pour faciliter la circulation des biens et des personnes. Elles traduisent également une volonté partagée de réduire significativement les délais de dédouanement des marchandises, tout en consolidant la coopération et l’intégration entre les pays membres du Corridor.
Kamanyola:Les riziculteurs analysent les résultats de la recherche des pratiques agro-écologiques
Pendant deux jours soit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet,une trentaine d’agriculteurs spécialement spécialisés dans la riziculture analysent les résultats de la recherche des pratiques agro-écologiques menées depuis l’année passée,en utilisant les bio-pepticides.
Selon le docteur Papy Lwango Frédéric chargé de production agricole au sein de Rikolto,cette activité s’inscrit dans le projet “Canalls” financé par l’union européenne exécuté au sud-kivu par le consortium des organisations Apdik,Rikolto,Inera,iita,Gasd et Ucb .Il implique les chercheurs et ceux-là qui mettent en pratique les techniques agricoles.
Avec comme objectif de permettre aux producteurs agricoles d’analyser les résultats des recherches des pratiques agro-écologiques pour qu’ils s’en approprient et proposer la seconde phase des pratiques qui facilitent les résultats.
Pour lui, plusieurs défis ont été identifiés comme blocage à l’agriculture du riz dans la zone,dont la sécheresse et la perturbation climatique,la présence des ravageurs et l’infertilité des sols.
Les participants issus des coopératives agricoles de katogota,Luvungi et kamanyola vont tirer des conclusions pour leur permettre de produire le riz qui protège l’environnement,le riz qui a la valeur agro-écologique et qui est exporté à des marchés internationaux à travers une connexion entre les riziculteurs locaux et les grands marchés.
Cette activité connaît également la participation de l’inspecteur territorial de l’agriculture de Walungu,des experts de la division de l’agriculture,ceux de pêche et élevage,Crsn,les riziculteurs,les commerçants,les consommateurs et autres parties prenantes .
Il se tient dans la salle des réunions de l’ancien groupement de kamanyola.
Exetat 2025 à Nord-Kivu:Le député Hayobangira Nshuti Safari promet une bourse d’étude Universitaire au meilleur lauréat du centre Beni5
C’est au centre Beni 5 situé à l’Institut de Beni dans la commune de Beu que le vice-gouverneur policier et gouverneur ad intérim du Nord-Kivu a procédé ce lundi 28 juillet 2025 au lancement officiel en province des épreuves d’examen d’état édition 2025.
Ils sont au total 68786 candidats répartis dans trois provinces éducationnelles Nord-Kivu1,2 et 3 dont ceux des zones occupées par les rebelles du M23-AFC prennent part à cet examen national dans cette partie du pays.
Pour encourager ces candiadats à la réussite l’inspecteur principal provincial de la province éducationnelle Nord-Kivu2 Mr Masumbuko les appelle au respect des consignes.
“Durant les quatre jours ,vous aurez devant vous les Items . Je vous demande de ne pas les traiter avec légèreté. Evitez des gestes qui vous éloignent des chances de réussir. Lisez,relisez les consignes avant de repondre . C’est en ne respectant pas les consignes souvent nombreux échouent alors respectez les consignes si vous avez des difficultés référez vous au chef de centre” a insisté Mr Masumbuko inspecteur principal provincial de la province éducationnelle Nord-Kivu2.
Devant les responsables et partenaires de l’ éducation, le Vice Gouverneur a remercié l’ UNICEF pour avoir facilité le transport des items dans tous les coins et recoins de la province.
“Nous ne pouvons que lancer un appel d’encouragement à tous les élèves y compris ceux se trouvant dans les zones occupées par le M23. Nous avons fait notre part tous les Items sont arrivés à destination dans toute la province à travers notre partenaire de l’Unicef ,je pense toutes les écoles en ce moment précis dans les territoires occupés les élèves sont entrain de passer les examens comme ceux des zones que nous dirigeons” a marteléélé le vice gouverneur policier le commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa.
En sa qualité de partenaire de l’éducation au Nord-Kivu le député national Hayobangira Safari élu du territoire de Masisi présent à cette cérémonie a promis une bourse d’étude au meilleur lauréat de ce centre. Un geste symbolique pour encourager les élèves dans cette partie du pays en ce moment difficile.
“Ce que je fais pour ma circonscription éléctorale de Masisi je veux le faire pour ce centre pour encourager les élèves dans ce moment difficile. Et ce soutien c’est une bourse d’étude universitaire au meilleur lauréat de ce centre de l’institut Beni” a lancé le député national Hayobangira Safari élu national du territoire de Masisi.
Soulignons que les candidats finalistes de la province du Nord-Kivu passent ces épreuves sans rien débourser car les frais de leur participation ont été pris en charge par le gouvernement congolais.
Uvira : Les organisations de la société civile et mouvements citoyens s’unissent pour une synergie d’actions durables
Une réunion stratégique rassemblant les responsables des organisations de la société civile et des mouvements citoyens d’Uvira s’est tenue ce dimanche à l’Économat (Aquarius 2), avec pour objectif principal de renforcer la collaboration entre les différentes structures citoyennes en vue de faire face aux défis communautaires de la région.
Organisée dans un esprit de concertation et de solidarité, cette rencontre a permis d’aborder plusieurs thématiques clés, dont :
La capacitation des acteurs de la société civile et des mouvements citoyens ;
La lutte contre les différentes formes de manipulation pour ne citer que celles-ci.
L’un des points majeurs de la réunion fut l’analyse de la faisabilité de la mise en place d’un cadre de collaboration, baptisé « Synergie des organisations de la société civile et mouvements citoyens d’Uvira » .
Cette initiative vise à fédérer les énergies et les compétences des différentes structures locales pour une action commune, plus cohérente et efficace sur le terrain.
Les participants ont salué cette initiative et ont unanimement adhéré à l’idée, soulignant l’urgence d’agir collectivement face aux défis persistants qui minent la ville et le territoire d’Uvira.
Une feuille de route a été esquissée, comprenant des actions concrètes à court et moyen terme, centrées sur la sensibilisation, la formation, le plaidoyer et le suivi citoyen.
Parmi les structures ayant pris part à cette réunion stratégique figurent :
SOCICO, Mouvement citoyen Machozi ya Raiya, SOCINE, Société civile citoyenne, DSCDD,SCLVN,
Mouvement citoyen FILIMBI,
ACECO.
Cette réunion marque un tournant important dans l’engagement citoyen à Uvira. Elle témoigne d’une prise de conscience collective de la nécessité d’agir ensemble, dans un esprit de complémentarité et de responsabilité, pour construire un avenir meilleur pour tous les habitants.
Les participants se donnent rendez-vous dans les prochains jours pour concrétiser la mise en place du cadre de synergie, affiner les mécanismes de coordination et planifier les premières actions communes.
Uvira: Présentation des résultats de l’enquête de la Cartographie des associations des petits commerçants transfrontaliers et des prestataires des services dans le cadre de la Gestion du Mécanisme de subventions du PFCIGL
Présentation des résultats de l’enquête de mise à jour de la Cartographie des associations des petits commerçants transfrontaliers, des coopératives, des agripreneurs et des prestataires des services dans le cadre de la Gestion du Mécanisme de subventions du le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands Lacs, PFCIGL
Le 25 juillet 2025 dans la salle de mairie de la ville d’Uvira, province du Sud Kivu, le PFCIGL, a travers la firme Kivu Entrepreneurs /DELOITTE, a présenté les résultats de l’enquête de mise à jour de la Cartographie des associations des petits commerçants transfrontaliers, des coopératives, des agripreneurs et des prestataires des services dans le cadre de la Gestion du Mécanisme de subventions du PFCIGL
Cette cartographie couvre les sites de Uvira, Sange, Kiliba et Luvungi, et cible quatre catégories d’acteurs : Associations et coopératives de commerçants transfrontaliers, les Petits commerçants transfrontaliers, les Agri-preneurs ou Jeunes entrepreneurs actifs dans les filières agricoles cibles du projet et les Prestataires de services (transporteurs, conducteurs des bateaux, collecteurs des produits agricoles des filières cibles, fournisseurs d’emballages)
Le Ministre provincial de la Communication et médias, Didier Kabi , représentant du Gouverneur de la Province du Sud-Kivu, a salué le partenariat entre la Banque mondiale et la RDC qui permet de booster les acteurs dans le commerce transfrontalier à travers le Mécanisme de Subventions du PFCIGL. Pour lui, le commerce doit être un vecteur de paix pour les pays et populations de la Région des Grands-Lacs. Il a en outre encouragé les futurs bénéficiaires de subventions à une meilleure gestion pour que le changement soit concret au sein de la Communauté.
Lors de cette restitution, les parties prenantes locales (bénéficiaires, services publics et services œuvrant aux frontières, société civiles autorités, partenaires de mise en œuvre) ont validé collectivement les constats majeurs, et ont identifié les leviers d’action prioritaires. Cette rencontre permis également de susciter un engagement local renforcé autour de la mise en œuvre du mécanisme de subvention du PFCIGL.
Les contributions des acteurs locaux ont permis de compléter les données quantitatives de l’enquête par une lecture qualitative du contexte et des dynamiques locales, des enjeux territoriaux et sectoriels, à travers des échanges sur les contraintes, opportunités et priorités identifiées. Des pistes concrètes d’amélioration de l’accompagnement prévu dans le cadre de la Gestion du Mécanisme de Subvention (GMS), y compris en matière de ciblage, d’articulation des soutiens, de coordination locale et de mise à niveau institutionnelle des bénéficiaires ont été relevées et enrichies les résultats des enquêtes.
Uvira:Le PFCIGL forme les agents des services oeuvrant aux frontières
Du 14 au 26 juillet 2025, le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands Lacs, PFCIGL, a formé une première cohorte de 76 agents des services œuvrant aux frontières sur les règlementations et procédures opérationnelles appliquées dans les postes frontaliers à arrêt unique (OSBP). Les agents formés sont ainsi désormais des formateurs internes de leurs services pour continuer des formations en cascades sur les différents sites du Projet. À terme, un total de 304 agents des services œuvrant aux frontières terrestres et maritimes seront formés
Il s’agit des agents de (DGDA, OCC, DGM, PNHF, SQAH, SQAV, Police des frontières SNCC, Régie de Voies Fluviales (RVF), Commissariat maritime) venus des postes frontaliers de Kamvivira, Kamanyola, Kalundu, Kiliba, et de nouveaux postes à ouvrir Nyamoma et Rubenga, aux frontières entre le Burundi et la RDC,
Cet atelier rentre dans le cadre des activités de « simplification des procédures et réforme règlementaire » destinées à faciliter le processus de passage aux frontières pour les petits commerçants transfrontaliers. Les thèmes développés couvrent les formalités de dédouanement, les procédures d’immigration, ainsi que la certification et la coordination entre les différentes agences aux frontières. Ils s’appuient sur les instruments qui ont déjà été convenus au niveau du COMESA sur la facilitation du commerce. Il s’agit entre autres du Régime Commercial Simplifié (RECOS) du COMESA ainsi que de la charte sur les normes minimales pour le traitement des petits commerçants transfrontaliers.
Formation des formateurs
Outre les rôles et missions de chaque service œuvrant aux frontières édictées par les lois et règlements de la RDC, les apprenants ont suivi des notions sur le : le Régime Commercial Simplifié (RECOS) et règlementation (charte) sur les normes minimales pour le traitement des petits commerçants ; Les règles d’origines du COMESA qui constituent l’un des paramètres importants dans la mise en œuvre efficace du RECOS, les règlementations et procédures opérationnelles en matière de contrôle au sein des postes frontière à arrêt unique (OSBP) et en fin les Taxes et impôts à l’importation et à l’exportation applicables dans le cadre de l’accord commercial entre la RDC et le Burundi.
Le PFCIGL a utilisé les formateurs internes de chaque service à la frontière en fonction de leur expertise avérée dans les domaines spécifiques de la formation : un effectif de 13 formateurs a été mobilisé. Pour la première cohorte, les formateurs sont venus des directions ou coordinations nationales et provinciales des services bénéficiaires.il s’agit d’une formation de formateurs pour assurer les cascades des formations ;
Le secteur privé (Plateforme des associations des petits commerçants transfrontaliers, fédération des entreprises du Congo, jeunes agri-preneurs) sera invité à son tour à participer à une journée de formation dédiée à la sensibilisation aux règles et procédures frontalières.
Exetat 2025:Le député Olive Mudekereza adresse un message de soutien aux finalistes et de compliment aux parents
Conformément au calendrier scolaire 2024-2025 aménagé, la session ordinaire des examens d’État débute ce lundi 28 juillet 2025 sur toute l’étendue de la RDC.
A cette occasion le député national Olive MUDEKEREZA NAMEGABE,élu du
Sud-Kivu, adresse un message de soutien et d’encouragement aux finalistes du secondaire et de compliment aux parents.
”nous tenons sincèrement à vous encourager jusqu’à la victoire finale tout
en vous exhortant à garder toujours confiance en soi et la foi en Dieu.”peut on lire dans un communiqué parvenu à Kivutimes ce samedi 26 juillet 2025.
Et de poursuivre qu’il continue à mener de plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie:
“Conscient des multiples difficultés dans lesquelles vous avez commencé cette année scolaire qui touche à sa fin, nous continuons à faire des plaidoyers pour l’amélioration des conditions de vie du peuple congolais en général et du Sud-Kivu en particulier.”
Il a à cette occasion remercier Madame la Première Ministre et Chef du Gouvernement à travers le Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté qui, à travers sa correspondance du 02 MAI 2025 a répondu
favorablement à son plaidoyer du 21 AVRIL 2025 pour la prise en charge des
frais de participation aux Examens d’Etat 2025 par l’Etat Congolais en faveur de
la population du Nord & Sud-Kivu se trouvant dans les provinces éducationnelles occupées par l’AFC/M23 .
Ils seront pris en charge avec une somme de 34.945.864.000Fc en faveur de
718.558 candidats finalistes de ces deux provinces pendant cette période d’une
crise multiforme & socio-économique que traversent les parents
BENI:L’Office National des Produits Agricoles du Congo et le gouvernement provincial déterminés à confirmer le café et le cacao du Nord-Kivu hors zones de déforestation.
C’est dans l’objectif de faire part à l’autorité provinciale du processus visant à se conformer à la réglementation de l’union Européenne stipulant que tous les cacao et café sur le marché ne doivent pas être issus de la déforestation d’ici le 31 Décembre 2025.
C’est dans ce souci que la directrice de l’Office national des Produits Agricoles du Congo ONAPAC secteur de Beni a rencontré ce vendredi 25 juillet 2025 au gouvernorat de province provisoirement installé dans la ville de Beni ,le vice-gouverneur Louis Segond Karawa.
”La fois dernière on était en reunion avec son excellence monsieur le gouverneur militaire du Nord-Kivu le général major Somo Kakule Evariste,qui nous a donné un moratoire d’un mois pour que nous venions lui montrer le niveau de traçabilité de zero déforestation. c’est-à-dire, comment l’Office National des Produits Agricoles du Congo ONAPAC et les partenaires evoluent sur cette question. c’est pour cela nous sommes venus voir ce jour le vice gouverneur de province” martele Alphonsine Kaswera responsable de l’Onapac secteur de Beni
La patronne de l’Onapac secteur de Beni précise que son équipe travaille d’arrache pied pour se conformer aux normes de l’union Européenne ,grand consomateur du café et cacao congolais et speciallement venus de la province du Nord-Kivu.
“Nous avons un moratoire d’une année que l’union Européenne qui est le grand consommateur de nos produits nous a donné pour montrer réellement si notre café et cacao ne sont pas issus de la déforestation et s’ils sont aussi traçable .C’est pour cela on doit y aller avec les polygones au niveau des champs ,avec cela on saura quel champ a été ou pas déforesté. Vraiment là que nous sommes je sais que sommes sur la bonne voir” a déclaré Alphonsine Kaswera.
L’Onapac secteur de Beni pense qu’il est temps que chacun apporte sa contribution pour sauver le café et cacao du Nord-Kivu avant le 31decembre 2025.
Soulignons que cette rencontre avec le vice gouverneur s’inscrivait dans le cadre des recommandations de l’atelier tenue le 14juillet dernier sur la traçabilité des produits perenes d’éxportation dont le café et le cacao.
Minembwe: affrontements entre les groupes Wazalendo coalisés et Twigwaneho/M23 dans les hauts-plateaux de Fizi
Fizi, 25 juillet 2025: Des violents combats ont éclaté ce matin entre les groupes Wazalendo de Bilozebishambuke, dirigés par Delphin Ngomanzito, et les éléments du groupe Twigwaneho/M23, dans plusieurs localités du groupement de Bashimunyaka Sud, situé dans le secteur de Lulenge, hauts-plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Selon des sources locales contactées, les affrontements ont débuté dès les premières heures de la journée dans les villages de Natulonge, Luhemba, Kawela et chez Sekaganda.
Les populations locales rapportent avoir entendu d’intenses détonations d’armes lourdes et légères. Jusqu’à présent, le bilan humain et matériel reste inconnu, les combats étant toujours en cours.
Aucune autorité sécuritaire ni administrative n’a encore communiqué officiellement sur ces violences qui menacent une fois de plus la fragile stabilité de cette région déjà marquée par des tensions communautaires récurrentes.
Ces affrontements interviennent dans un contexte d’instabilité persistant dans les hauts-plateaux de Fizi, où la cohabitation entre groupes armés communautaires reste tendue malgré les appels au dialogue lancés par la société civile et les autorités locales.
Des appels urgents sont lancés aux autorités provinciales et au gouvernement central pour intervenir en vue de stopper les violences et protéger les populations civiles prises au piège des hostilités.
Bukavu : Le Consortium ARSF-LaprunelleRDC renforce la capacité des leaders locaux sur la sensibilité au genre
Le Consortium ARSF-LaprunelleRDC vient d’organiser ce vendredi 25 juillet 2025 dans la ville de Bukavu, un dialogue sur la sensibilité au genre, la masculinité positive et les normes de protection civile en faveur de leaders communautaires, de responsables des écoles et des églises, membre des réseaux des femmes ainsi que des influenceurs de la jeunesse.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des droits de la femme et lutte contre les violences liées au genre faites à la femme et à la jeune fille.

Selon madame Claudine KITUMAINI de l’organisation laprunelleRDC, l’objectif est de « contribuer à la continuité de l’approche intégrée des Nations Unies pour la prévention et la réponse aux violences sexuelles liées aux conflits. Aussi, mettre en place et définir des résolutions durables pour renforcer les mécanismes de protection, de réponse et de prévention en définissant les rôles et responsabilités ».
Elle ajoute qu’après cette activité, les participants pourront prendre des engagements visant à renforcer les mécanismes de réponse et de protection, après le départ de la MONUSCO.
D’autres dialogues et tribunes populaires sont organisés dans les territoires de Mwenga, Kalehe et Uvira. Il s’agit des zones touchées par les conflits armés et civils.

Organiser les dialogues et tribunes d’expression populaire afin de promouvoir la sensibilité au genre et les mécanismes de protection adaptés aux réalités locales.
Sud-Kivu : 275 réfugiés burundais rapatriés volontairement vers leur pays d’origine
Un total de 275 réfugiés burundais ont été rapatriés volontairement ce jeudi 24 juillet 2025 depuis la province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, vers leur pays natal, le Burundi. Cette opération humanitaire a été menée par la Commission nationale en charge des réfugiés (CNR), en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Les réfugiés concernés provenaient principalement des camps de Mulongwe, de Lusenda ainsi que du centre de transit de Kavimvira, situés dans la Ville d’Uvira. La majorité d’entre eux ont exprimé le souhait de rentrer chez eux après plusieurs mois sans aide financière destinée à couvrir leurs besoins alimentaires. « Cela fait environ sept mois que nous ne recevons plus d’assistance alimentaire , nous avons décidé de rentrer pour reconstruire notre vie au pays », confie l’un des réfugiés rapatriés.
Selon les données fournies par la CNR, ces 275 personnes forment 61 ménages. La répartition démographique se présente comme suit : 41 hommes, 67 femmes, 85 filles et 82 garçons.
Les autorités congolaises et les agences humanitaires ont assuré l’organisation logistique du convoi, garantissant un retour dans des conditions dignes et sécurisées. Ce rapatriement s’inscrit dans le cadre du programme de retour volontaire, mis en œuvre depuis plusieurs années dans la région pour les réfugiés souhaitant regagner leur pays en toute sécurité.
Sud-Kivu : Le Gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki suspend l’acheminement de l’aide humanitaire à Uvira
Uvira, 23 juillet 2025 : Dans un climat sécuritaire de plus en plus tendu, le Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, a annoncé ce mercredi la suspension immédiate de l’acheminement de l’aide humanitaire vers Uvira. Une décision prise à l’issue d’un conseil des ministres provincial élargi au conseil provincial desécurité, tenu à son cabinet provisoire de Kilomoni, dans la ville d’Uvira.
Selon le Gouverneur, cette mesure fait suite à une manipulation délibérée de la population locale par des acteurs mal intentionnés, accusés de mener une campagne de déstabilisation contre son action gouvernementale. Ces individus chercheraient, selon lui, à freiner le rétablissement de l’autorité de l’État, entraver le développement de la province, et saper les plaidoyers engagés en faveur des déplacés et sinistrés de la région.
Le même jour plusieurs délégations communautaires et associatives ont été observées au Gouvernorat. Barza Intercommunautaire d’Uvira, mouvements de jeunes, organisations féminines, club des pétroliers, FEC, ainsi que plusieurs membres du gouvernement provincial, sont venus exprimer leur soutien inconditionnel au Gouverneur apres la propagation des messages de haine et menaces de mort lancés dans les réseaux sociaux contre le Gouverneur Jean Jacques Purusi.
Tous ont condamné avec fermeté ces menaces de mort proférées récemment contre l’autorité provinciale, qualifiant cela d’atteinte grave à l’intégrité physique du chef de l’exécutif provincial et à l’État de droit. Ils ont salué la résilience du Gouverneur face aux chantages et l’ont encouragé à poursuivre son engagement pour l’autorité de l’État et le bien-être des populations déplacées.
Dans une déclaration commune, les différentes délégations ont également remercié le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ses efforts constants en faveur de la paix en RDC.
Bukavu : Des acteurs et influenceurs communautaire formés sur leurs rôles dans la prévention et la réponse aux VBG
Le consortium Action pour la Reinsertion Sociale de la Femme ARSF-Laprunelle RDC vient d’organiser dans la ville de Bukavu une activité de Formation des acteurs et influenceurs clés de la protection communautaire sur leurs rôles dans la prévention et la réponse aux Violences Sexuelles et Basées sur le Genre, les normes de protection civile et les techniques de plaidoyer.
Cette activité a eu lieu dans le cadre de son projet d’appui à la promotion des droits de la femme et lutte contre les violences liées au genre faites à la femme et à la jeune fille à Bukavu, Uvira, Kalehe et Mwenga.Il a été lancé ce jeudi 24 juillet 2025 dans le Chef-Lieu de la province du Sud-Kivu.
Dans cet atelier de formation, leaders locaux et religieux, autorités coutumières, les représentants des organisations des femmes et influenceurs ont renforcé leurs connaissances sur les normes de protection communautaire tout en définissant les mécanismes de surveillance et d’alerte précoces.
Ce projet est Financé par l’ONUFEMMES et la MONUSCO et est exécuté dans les villes de Bukavu et Uvira, et dans les territoires de Kalehe, Mwenga par le consortium La Prunelle RDC asbl et ARSF.
Bukavu : Le football redonne espoir aux enfants au cœur de la crise
Dans les ruelles de Panzi, quartier de la commune d’Ibanda à Bukavu, l’insécurité et la précarité rythment le quotidien de nombreuses familles. La peur a souvent remplacé l’insouciance de l’enfance. Mais au milieu de ce climat d’inquiétude, le football fait figure de lumière.
Au centre de l’initiative, M. Marcelin. handicapé de naissance, aurait pu choisir de se replier sur lui-même, de subir sa condition et les difficultés de la ville. Mais il a choisi de se tenir debout, pour lui et surtout pour les autres. Aujourd’hui, il entraîne deux équipes de football composées d’enfants et d’adolescents qui, grâce à lui, trouvent une parenthèse loin du tumulte.
« Dans notre quartier, beaucoup d’enfants n’ont plus d’endroit où être simplement des enfants », confie Marcelin, d’une voix posée. « Sur ce terrain, je leur apprends le respect, la discipline, la solidarité. J’essaie de leur donner du courage et de leur montrer qu’ensemble, on peut rester debout malgré la crise. »
Pour ces jeunes, le ballon rond est bien plus qu’un jeu. C’est un refuge, un moyen de s’évader des discours de haine et des tensions communautaires qui fragilisent la cohésion sociale.
« Il est toujours là pour nous motiver et nous écouter. Grâce à lui, on ne traîne pas dans la rue », témoigne Léo Afama, un jeune joueur.
Clara Bamba, l’une des rares filles à fouler ce terrain, espère que cet élan ira plus loin : « Nous voulons montrer qu’ici, même dans la misère et l’insécurité, les enfants peuvent encore rêver. Nous voulons rester unis, écouter de la musique, jouer, au lieu de traîner au bar ou d’être exposés aux dangers de la rue. »
Dans une ville où la crise économique et l’insécurité rongent les espoirs, le geste de Marcelin est une bouffée d’air. Chaque après-midi, son terrain devient un espace de résilience et de reconstruction sociale. Une petite victoire, certes, mais qui rappelle que, même au cœur de la tempête, la solidarité peut redonner vie aux rêves les plus simples : celui de rester un enfant.
L’entreprise EIS-EKA annonce la relance des travaux de construction de la RN5
Uvira 23 juillet 2025 : Après plusieurs semaines d’interruption, l’entreprise EIS-EKA annonce la reprise effective des activités de construction sur la Route Nationale numéro 5 (RN5). Cette annonce a été faite à travers une note de service signée par l’ingénieur Elysé Nduwamahaoro, chef du projet de construction.
Selon ce document, les travaux redémarreront dès le lundi 28 juillet 2025, et tous les agents concernés sont appelés à se présenter sur le chantier à cette date. Le chef de projet a également demandé aux chefs de service de s’impliquer davantage afin de rattraper le temps déjà perdu.
Pour rappel, les travaux de construction de la RN5 avaient été suspendus le 13 juin 2025, en raison de difficultés financières rencontrées par l’entreprise. La reprise marque donc une étape importante pour l’avancement de ce projet routier stratégique.
La RN5 est une voie essentielle pour les échanges économiques entre différents coins du Sud-Kivu et d’autres provinces du pays. Sa modernisation est attendue depuis longtemps par les usagers et les autorités locales.
Avec cette relance, EIS-EKA affiche sa volonté de livrer un ouvrage à la hauteur des attentes. Les prochaines semaines seront donc cruciales pour évaluer la progression du chantier et le respect du nouveau calendrier.

RDC : Face à la pollution plastique, il est temps d’agir avec ambition et responsabilité
À l’ouverture de la Semaine mondiale d’action pour un traité mondial fort et juridiquement contraignant sur les plastiques (22–25 juillet 2025), organisée sous l’égide du réseau international Break Free From Plastic , dont SOPRODE est un membre principal actif, la République Démocratique du Congo (RDC) se trouve à un tournant crucial de son engagement environnemental.
Dans ce cadre, SOPRODE Asbl appelle à une action nationale urgente pour soutenir un traité international juridiquement contraignant, visant à éradiquer la pollution plastique à la source.
Un moment historique pour agir
Du 4 au 15 août 2025 se tiendra à Genève la deuxième partie de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (CIN-5.2), consacrée à l’élaboration du traité mondial sur les plastiques. Il s’agit probablement de la dernière chance pour les États de s’entendre sur un texte ambitieux.
La RDC, bien qu’extrêmement vulnérable face aux impacts des déchets plastiques, tarde encore à afficher une position claire et audacieuse.
Une crise silencieuse mais destructrice
Des quartiers de Kinshasa aux rives du lac Kivu, la pollution plastique s’impose partout : déchets dans les rues, caniveaux obstrués, cours d’eau contaminés, biodiversité étouffée.
Le lac Kivu, joyau écologique régional, est aujourd’hui gravement menacé. Chaque jour, des tonnes de plastiques y sont déversées, perturbant les écosystèmes, menaçant les ressources halieutiques et compromettant la santé des populations riveraines.
Même la centrale hydroélectrique de Ruzizi, vitale pour l’approvisionnement en électricité à l’Est du pays, est perturbée par l’encombrement de ses conduites par les plastiques flottants.
Plus insidieux encore : la décomposition des plastiques en microplastiques, qui s’infiltrent dans la chaîne alimentaire. Leurs effets sont dévastateurs : maladies hydriques, perturbations endocriniennes, cancers liés aux produits chimiques présents dans ces déchets.
Une opportunité unique : le traité mondial sur les plastiques
Le traité actuellement en négociation représente une opportunité historique pour mettre un terme à la spirale infernale de la pollution plastique. Son objectif, en finir avec cette pollution d’ici 2040, ne pourra être atteint que si les États adoptent une approche réellement ambitieuse, équitable et juridiquement contraignante.
SOPRODE Asbl appelle les autorités congolaises à faire preuve de cohérence et de courage politique. Nous exigeons que la délégation congolaise participant à la CIN-5.2 défende un traité centré sur la justice environnementale, les droits humains, la santé publique et la responsabilité des producteurs.
Car il ne s’agit pas seulement de “gérer les déchets” : le problème est systémique. Le traité doit s’attaquer aux causes profondes de la crise plastique.
En tant qu’acteur de terrain et membre principal du réseau Break Free From Plastic, SOPRODE appelle la délégation congolaise à défendre six priorités fondamentales à la CIN‑5.2 :
1. Réduction à la source de la production plastique, avec des objectifs mondiaux contraignants.
Il ne suffit plus de recycler : il faut freiner la production, notamment des plastiques à usage unique et des plastiques issus des énergies fossiles.
2. Interdiction des produits chimiques dangereux dans les plastiques.
Protéger la santé publique en bannissant les additifs toxiques.
3. Transparence sur tout le cycle de vie des plastiques.
Pas de données, pas de marché : chaque entreprise doit rendre des comptes.
4. Un cadre légal contraignant pour tous les États.
Éviter les approches volontaires inefficaces : il faut des obligations universelles.
5. Un financement multilatéral équitable, accessible aux pays du Sud.
Un fonds international basé sur le principe du pollueur-payeur pour soutenir la transition.
6. La protection des droits humains et de l’environnement, incluant :
– l’interdiction des exportations de déchets toxiques,
– la reconnaissance des droits des peuples autochtones et des travailleurs informels,
– l’accès à la justice pour les communautés affectées.
Une responsabilité historique pour la RDC
Souvent qualifiée de “pays-solution” pour le climat grâce à ses forêts, ses tourbières et sa biodiversité, la RDC ne peut prétendre à ce titre si elle ne prend pas des décisions cohérentes avec ses engagements internationaux.
En octobre 2024, l’annulation des appels d’offres pour 27 blocs pétroliers avait été saluée comme un geste fort. Mais en mai 2025, l’annonce de 52 nouveaux blocs pétroliers dans la Cuvette Centrale a provoqué la consternation.
Cette décision contredit les engagements climatiques de la RDC, mais aussi les négociations sur les plastiques. Car 80 % des plastiques sont issus du pétrole et du gaz. Tant que l’on continuera d’exploiter les ressources fossiles, la pollution plastique ne fera qu’empirer.
Il est impératif que la RDC renonce à ces projets destructeurs et investisse dans des solutions sobres en carbone, durables et justes.
Les Congolais réclament des politiques cohérentes et protectrices
Durant cette Semaine mondiale d’action, SOPRODE Asbl, en collaboration avec ses partenaires, collectifs de jeunes, associations féminines et mouvements communautaires, mènera des actions de sensibilisation, de plaidoyer, ainsi que des Toxic Tours, c’est-à-dire des visites guidées de zones polluées, organisées pour alerter le public et les décideurs sur les impacts réels de la pollution plastique.
L’objectif : exhorter la délégation congolaise à défendre une position forte, ambitieuse, alignée sur l’intérêt des populations.
Ce n’est pas seulement une question environnementale. C’est aussi une question de santé publique, de justice sociale, de droits humains et de souveraineté nationale.
La RDC doit parler d’une seule voix à Genève :
celle des communautés qui souffrent, des jeunes qui espèrent, des mères qui protègent, des scientifiques qui alertent, et des citoyens qui veulent un avenir vivable.
Recommandations urgentes
Nous appelons le gouvernement congolais à :
• Appuyer activement un traité mondial juridiquement contraignant, centré sur la réduction à la source et la justice environnementale ;
• S’opposer à toute tentative d’affaiblissement du texte par les lobbys industriels ;
• Mettre en œuvre des politiques nationales strictes contre les plastiques à usage unique, en appliquant pleinement le décret n°17/018 ;
• Soutenir l’économie circulaire, sans l’utiliser comme prétexte pour maintenir la production ;
• Associer les communautés locales aux décisions liées à la pollution plastique ;
• Annuler les appels d’offres pour les nouveaux blocs pétroliers, y compris dans la Cuvette Centrale.
Conclusion : il est temps de choisir
Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous continuons à nourrir un système destructeur basé sur les énergies fossiles et la surproduction de plastique. Soit nous engageons la RDC dans une transition écologique juste, inclusive et durable.
Le traité mondial sur les plastiques est une opportunité unique. La RDC ne doit pas la rater.
SOPRODE Asbl appelle notre gouvernement à se montrer à la hauteur de ses responsabilités.
Le monde nous regarde. Et l’avenir nous jugera.
À propos de SOPRODE Asbl
SOPRODE Asbl est une organisation congolaise de la société civile engagée pour la justice environnementale, la protection de l’enfance, le développement durable et une transition écologique inclusive. En travaillant avec les communautés locales, SOPRODE Asbl promeut des alternatives durables, mène un plaidoyer structuré et œuvre pour une société plus équitable et respectueuse de l’environnement.
Sud-kivu:Msf annonce la fin de son intervention d’urgence à Uvira
Bukavu, Sud-Kivu, RDC:-Médecins Sans Frontières (MSF) annonce la fin de son intervention à Uvira, province du Sud-Kivu, d’ici la fin du mois de juillet 2025. Cette décision fait suite à l’atteinte des objectifs médicaux fixés par l’organisation, au début de son intervention, en novembre 2024.
‘’ A partir de la fin de ce mois de juillet, MSF ne prendra plus en charge de nouveaux cas des blessés et de choléra à l’Hôpital Général de Référence d’Uvira. Les équipes sur place sont désormais, pleinement équipées et formées, pour assurer une prise en charge autonome. Nous maintiendrons, néanmoins, une surveillance épidémiologique, et restons prêts à réagir à toute nouvelle urgence”, rassure Ben Taleb Zied, coordonnateur du projet d’urgence de MSF à Uvira dans un communiqué parvenu à Kivutimes.
La province du Sud-Kivu a été le théâtre d’affrontements récents qui ont gravement impacté les communautés, créant une fracture béante entre Bukavu et Uvira et entraînant le déplacement de milliers de personnes. Depuis février, Uvira est devenue un refuge pour plus de 250 000 personnes déplacées.
En outre, les inondations de mai dans la zone de santé de Nundu ont détruit des infrastructures sanitaires et laissé de nombreuses personnes sans-abri.
Malgré des défis d’accès majeurs, MSF a fourni des soins essentiels à 203 patients blessés par balles et autres traumatismes d’urgence, traite 1626 cas de choléra à Ruzizi, Uvira et Kiliba, et pris en charge 604 survivantes de violences sexuelles à Uvira peut on lire dans ce communiqué.
Les difficultés persistantes d’accès au Sud-Kivu, exacerbées par les affrontements, continuent d’isoler des milliers de personnes et d’entraver gravement l’assistance humanitaire. Cette situation entraîne des conséquences désastreuses et complique la tâche des organisations pour fournir une assistance vitale rapide aux populations dans le besoin.
Uvira: Forum pour la paix et la lutte contre les fausses nouvelles: Médias, société civile et autorités engagés pour une presse responsable et un avenir apaisé
Sud-Kivu :- A l’occasion de la Journée nationale de la presse, un forum social sur la contribution de la presse dans la promotion de la culture de la paix, de la sécurité participative et de lutte contre les fausses nouvelles au Sud-Kivu s’est tenu dans la salle Auditorium des femmes en mairie d’Uvira, réunissant plus de 60 participantes. Organisée par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL-RDC) et l’Union des Femmes des Médias pour la Paix au Sud du Sud-Kivu (UFMP), cette rencontre visait à renforcer le rôle des médias dans la construction de la paix et la cohésion sociale.

Soutenu par le gouvernement provincial dirigé par le gouverneur Jean-Jacques Purusi, ce forum a connu la participation active de journalistes, acteurs de la société civile, autorités locales et provinciales, tous réunis pour réfléchir ensemble au rôle des médias en période de crise. Dans son intervention, Eric Ngabo, coordinateur de la COMEL-RDC, a axé son exposé sur le rôle des médias en ligne face à la montée de la désinformation. Il a mis en garde contre les effets pervers de la mésinformation, la désinformation et la malinformation, accentués par l’usage incontrôlé des réseaux sociaux. « Malgré la pression de l’instantanéité sur les plateformes numériques, les journalistes doivent demeurer professionnels et vérificateurs rigoureux de l’information », a-t-il martelé.
Josephine Mungubi, coordinatrice de l’UFMP, a pour sa part dénoncé la faible représentativité des femmes dans le secteur médiatique à Uvira et Fizi. Elle a regretté que très peu de femmes occupent des postes de responsabilité dans les organes de presse, appelant à une plus grande inclusion et à des politiques concrètes en faveur de l’égalité de genre dans le monde médiatique. Juvenal Twaibu, expert en résolution des conflits, a présenté un module sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les médias et les autorités, en particulier dans les zones et périodes de crise sécuritaire. Selon lui, un tel partenariat est essentiel pour apaiser les tensions et favoriser le développement local.
Présent pour l’ouverture officielle des travaux, le ministre provincial de la Communication et Médias, Didier Kabi, représentant le gouverneur, a exhorté les professionnels des médias à devenir de véritables vecteurs de paix. « Nous sommes tous Congolais, personne ne doit être considéré comme un étranger dans cette ville cosmopolite. Les journalistes ont un rôle crucial à jouer pour faire comprendre cela à la population », a-t-il insisté.
Patient Debaba, président de l’UNPC Uvira-Fizi, a profité de la tribune pour lancer un plaidoyer en faveur des journalistes. Il a demandé au gouvernement provincial d’exonérer temporairement les médias des taxes, compte tenu du contexte sécuritaire difficile. Il a également sollicité l’octroi d’une parcelle pour l’UNPC afin de construire un centre de presse moderne, cadre indispensable pour le travail journalistique.
Ce forum, à la croisée des défis médiatiques, sociétaux et politiques, marque un pas important vers un engagement collectif pour une presse responsable, inclusive et au service de la paix durable dans la province du Sud-Kivu
Mwenga : La jeunesse mobilisée pour changer les règles du jeu sur l’égalité des sexes
Dans le territoire de Mwenga, un vent de changement souffle grâce au projet Wasichana na Amani, conduit par Kvinna Till Kvinna via La Prunelle RDC asbl, avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix. Du 10 au 14 juillet 2025, 25 jeunes de 25 à 34 ans, pour la plupart des femmes, ont été formés à l’approche innovante SASA! Together, visant à déconstruire les normes sociales qui limitent les droits des femmes.
« Ce que j’ai retenu, c’est qu’il faut agir maintenant, pas demain », témoigne avec force Madame Justine Mitamba, habitante du quartier Ilinda. « Je veux que ma communauté sache que les femmes ont aussi leur mot à dire, surtout quand la tradition nous réduit au silence. »
Daniel Lugano, un jeune mobilisateur, confie : « Cette formation m’a permis de comprendre que les stéréotypes comme « la femme doit rester à la maison » freinent notre développement. Avec SASA! Together, je peux aider à changer les mentalités. »
Faraja Ornella, monitrice agricole à Musika, raconte combien les règles traditionnelles l’empêchent parfois de pleinement s’épanouir : « Il est interdit aux femmes d’aller dans les mines ou même de faire certains travaux, alors que nous en avons les compétences. Cette formation nous donne espoir et courage pour lutter contre ces barrières. »
Pendant cinq jours, ces jeunes ont alterné apprentissage en salle et mobilisation sur le terrain, sensibilisant leurs voisins avec des jeux et discussions autour des rapports de pouvoir entre hommes et femmes.
Ce projet porté par la jeunesse s’inscrit dans une dynamique forte pour faire avancer l’égalité dans toute la région.
Uvira : un Café de Presse éclaire les journalistes sur le Projet PFCIGL
Sud-Kivu, RDC:- La salle auditorium femmes de la mairie d’Uvira a servi de cadre, ce jeudi 18 juillet 2025, à un café de presse organisé par l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), sous-section Uvira-Fizi, en collaboration avec le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands Lacs (PFCIGL). Cet échange entre journalistes et l’équipe du projet PFCIGL visait à offrir aux professionnels des médias une compréhension approfondie de ce programme régional ambitieux, financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le Gouvernement congolais jusqu’en 2028.
Lors de leur présentation, les représentants du PFCIGL ont expliqué que le projet se décline en deux volets majeurs : le développement d’infrastructures et la facilitation du commerce. Le premier volet comprend notamment la construction des bâtiments au poste frontalier, délocalisation du marché de Kilomoni, tandis que le second vise à renforcer les capacités commerciales locales et à améliorer l’environnement des affaires dans les zones frontalières, en particulier autour d’Uvira.
Les journalistes présents ont saisi l’opportunité pour poser des questions précises sur les différentes phases du projet, les bénéficiaires ciblés, les mesures d’accompagnement prévues pour les petits commerçants, et l’impact attendu sur les échanges régionaux. Les réponses de l’équipe PFCIGL ont permis de lever plusieurs zones d’ombre, suscitant un intérêt marqué chez les participants.
Dans son intervention, le président de la sous-section Uvira-Fizi de l’UNPC a souligné l’importance capitale de ce type d’initiative : « Les journalistes sont des relais essentiels entre les projets de développement et les communautés. Pour bien informer, il faut d’abord bien comprendre. Ce café de presse vient renforcer la qualité de notre travail.»
Le Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean Jacques Purusi, a également honoré de sa présence cet événement. Il a rappelé aux journalistes leur responsabilité dans la lutte contre la désinformation, les exhortant à toujours recouper les informations à la source : « Dans un contexte régional souvent fragile, la diffusion d’informations vérifiées est une arme de stabilité. » À l’issue de la rencontre, les journalistes se sont dits satisfaits des échanges et mieux outillés pour couvrir les activités liées au PFCIGL. « On comprend maintenant les étapes clés et les objectifs concrets du projet. Cela nous permet d’en parler avec rigueur à la population », a déclaré un reporter local.
Le PFCIGL, en ciblant les zones frontalières de la région des Grands Lacs, entend créer un climat propice à la paix et à la prospérité partagée à travers une meilleure intégration économique. Des initiatives comme ce café de presse contribuent à rapprocher le projet de ses bénéficiaires finaux : les communautés locales
Affrontements entre les FARDC, leurs alliés et les Twirwaneho dans les hauts plateaux d’Uvira: psychose au sein de la population
Uvira, Sud-Kivu, RDC: De violents affrontements ont éclaté depuis l’après-midi du Jeudi 17 juillet 2025 dans les montagnes des hauts plateaux du territoire d’Uvira, précisément dans la localité de Kahololo. Les combats opposent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par leurs alliés aux aux éléments Twirwaneho. Selon plusieurs sources locales, les échanges de tirs à l’arme lourde et légère ont plongé les habitants dans une profonde psychose.
Depuis l’après-midi de Jeudi, nous entendons des détonations intenses. Les enfants et les personnes âgées sont en panique. Des vaches qui étaient gardées dans cette entité au niveau de mumazi sont déplacées vers d’autres entités, témoigne un notable local, sous couvert d’anonymat.
Ce vendredi 18 juillet, les combats se poursuivaient au niveau de Bineke, une autre localité stratégique des hauts plateaux. Des témoins signalent une intensification des affrontements, sans que le bilan humain ou matériel ne soit encore clairement établi. La région des hauts plateaux du territoire d’Uvira, est marquée par une instabilité chronique, alimentée par la présence de plusieurs groupes armés.
Les autorités administratives du territoire d’Uvira n’ont pas encore communiqué officiellement sur les derniers affrontements. Toutefois, des acteurs de la société civile alertent sur les risques de déplacements massifs de population et de crise humanitaire si les hostilités se poursuivent.
Nous demandons une intervention urgente des autorités provinciales et nationales pour sécuriser la population civile et engager un processus de désescalade”, déclare un membre du bureau de la société civile locale.
Pour l’heure, le calme reste introuvable dans les hauteurs d’Uvira, et la population vit dans la crainte de nouvelles violences.
Fizi : accusés de troubler la sécurité à Mukera,la population exige le remplacement des FARDC (Guépards)
La situation sécuritaire reste précaire dans le village de Mukera situé dans le groupement de Basimukuma sud secteur de Mutambala en territoire de Fizi,dans la province du sud-kivu.
Cela est dû aux troubles provoqués par les éléments des FARDC de l’unité guépard déployés dans cette localité depuis le mois de février de l’année en cours après la prise de la cité de Minembwe par les Twigwaneho où ces militaires fuyards se sont concentrés dans ce village
Selon les habitants,ces derniers tirent en désordre et ils sont auteurs des abus aux droits humains causant de panique dans le chef de la population souvent obligée de passer certaines nuits en brousse.
Ce comportement de ces militaires indisciplinés provoque souvent les paralysies des activités socioéconomiques dans ce village majoritairement habité par des opérateurs économiques ainsi que les exploitants artisanaux d’or.
Selon Monsieur, Mbuka ishietumbula,chef du village Mukera,ces tirs en désordre font déjà beaucoup de victimes dû aux balles perdues dans ce village alors que la seule solution serait le remplacement de cette unité pour rétablir la situation sécuritaire dans la zone.
“Nous avons déjà perdu beaucoup de personnes ici à cause de ces éléments indisciplinés des guépards,ils tirent à tout moment sans aucune raison et les gens sont touchés par balles.ils font des pillages pendant la nuit et d’autres actes de violation des droits humains” a-t-il dit.
Craignant pour leur sécurité, certains habitants de Mukara décident de vider le village en se dirigeant dans d’autres localités un peu sécurisées notamment Fizi-centre,Misisi et dans la ville de Baraka.
Pour dénoncer cette menace dont la population est victime,la société civile a au cours de cette semaine organisé une journée ville-morte afin d’exiger le départ immédiat des éléments de cette une des guépards.
Sud-kivu:Le Complexe Scolaire le Savant de Bagira envoie 28 candidats aux examens d’Etat 2024-2025
Trois ans après sa création, Le complexe scolaire le savant situé à mulimbilimbi cikonyi en commune de BAGIRA dans première promotion envoi en ce jour 28 candidats aux examens d’état édition 2024 – 2025.
Ces candidats dont 11de la section pédagogie générale et 17 de la technique sociale vont représenter valablement cette école technique moderne de la ville a ces épreuves nationales.Cette révélation a été faite le vendredi 18 juillet 2025 lors de la cérémonie de clôture de l’année scolaire 2024-2025 au sein de cette école.Un pas décisif vient d’être Franchi a déclaré le préfet de cette école monsieur CIMANUKA AMEDÉ.

selon lui malgré les difficultés parcourues cette année , les résultats obtenus sont satisfaisants. Sur un nombre de 587 élèves qui ont fini l’année 523 ont satisfait soit un taux de réussite de 88,7% avec un échec de de 36 élèves soit 6,1%.A ceci s’ajoutent les non classés et les abandons.
Le préfet des études CIMANUKA AMEDÉ devant les parents venus pour la circonstance a souligné que l’année prochaine au moins 120 élèves des différentes sections seront face aux examens d’état d’où l’implication de tous pour une victoire de haute facture.
A lui d’ajouter je cite pour les examens de TEST NATIONAL DE SELECTION ET D’ORIENTATION SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL, le complexe scolaire le savant a envoyé 96 candidats.

Cette école technique moderne de la ville organisée à son sein différentes sections entre autres *l’électricité, le bâtiment, la pédagogie générale, la nutrition, la veternerie, la section technique sociale, science et la section commerciale de gestion.*
Signalons qu’à l’école primaire du complexe scolaire le savant sur un nombre de 387 élèves inscrits,285 ont terminé l’année scolaire avec un taux de réussite de 93,6%.

Pour sa part le promoteur de cette école *DOCTEUR JUSTIN. MAGAMBO* représenté par son assistant dans cette cérémonie de clôture mr AMANI BASHONGA a loué les efforts fournis par les parents et d’autres partenaires éducatifs pour bien clôturer cette année.
A en croire le propos du représentant du promoteur de cette école les inscriptions de nouveaux élèves ont bel et bien débuté à dater de ce vendredi 18 juillet 2025.Les premiers arrivés seront les premiers servis car les places sont limitées

Sud-Kivu : retrait de MSF à Kamanyola, difficile d’accéder aux soins médicaux dans les structures sanitaires
Depuis le retrait de Médecins Sans Frontières (MSF) à Kamanyola, la population rencontre de sérieux problèmes pour accéder aux soins médicaux. Les plus victimes sont des vulnérables qui manquent de moyens financiers pour en assumer les coûts.
Monsieur Murhi Mugobanya, l’un des membres de famille retournée renseigne que la majorité des habitants est touchée par une crise humanitaire aiguë.
Il indique que MSF apportait un soutien important en médicaments aux structures sanitaires locales, ce qui permettait de réduire considérablement les coûts des soins, voire de les rendre gratuits pour les plus vulnérables, notamment les enfants et les victimes de violences diverses.
Mais depuis la fin du projet de MSF, l’accès aux soins est devenu extrêmement difficile. Murhi Mugobanya lance un appel pressant à d’autres organisations humanitaires pour qu’elles ouvrent un couloir d’assistance afin de répondre à cette situation alarmante.
« Un peu partout il y a des morts à la maison à cause du manque des soins médicaux ici à Kamanyola. Les médicaments laissés par Msf sont épuisés. Les soins médicaux étaient gratuits. Nous demandons à tous les partenaires de nous venir en aide car tout kamanyola reste en difficulté aujourd’hui »indique les sources du Bulletin Habari Za Mahali
Il y a maintenant près de deux mois que MSF a suspendu son aide médicale aux familles retournées de Kamanyola. Aujourd’hui, les stocks de médicaments sont quasiment épuisés dans plusieurs structures sanitaires de la zone.
Bukavu : Le Pasteur Shujaa Robert consacré révérend de l’église Christ Sauve
Le pasteur Shujaa Robert Kahiriri a été consacré révérend de l’église Christ Sauve. Lors de cette cérémonie, il y a eu également la bénédiction de son mariage.
C’est le révérend pasteur de la Communauté des Églises Pentecôtistes du plein évangile au Monde MUSHAGALUSA KAJABIKA Michel, représentant légal, Délégué des confessions religieuses et trésorier du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu qui a procédé à cette consécration.

C’était en présence de plusieurs invités dont les pasteurs, les fidèles de l’église christ Sauve et les membres de la famille.
Dans son message, le révérend pasteur MUSHAGALUSA KAJABIKA Michel a invité à ce serviteur de Dieu de prêcher la parole de Dieu aux fidèles comme les anciens qui leur ont procédé.
Pour lui, un homme de Dieu doit être modèle et ne doit jamais se détourner de la mission de l’église. Celle de prêcher la parole de Dieu et d’évangéliser les nouveaux fidèles enfin qu’ils acceptent de suivre le seigneur Dieu tout puissant.
Prenant la parole le révérend pasteur Shujaa Robert Kahiriri a promis de servir Dieu comme il l’a appelé. Il s’est réjouit et a invité les fidèles de l’église christ sauve de l’accompagner dans la réalisation de sa mission.

Le même jour, il y a eu bénédiction du mariage d révérend pasteur Shujaa Robert Kahiriri et sa bien-aimée Riziki MURHANDIKIRE Béatrice.
Les fidèles de son église ont remercié le seigneur pour avoir honoré leur pasteur. Il sied de noter que l’église Christ Sauve se trouve sur avenue Lumumba au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu au sud-Kivu.
Kamanyola : Clôture de l’année scolaire émaillée de la crise de confiance et accusations entre certains prestataires et chefs d’établissements
Alors que l’année scolaire 2024-2025 tend vers sa fin sur toute l’étendue de la République et à kamanyola en territoire de Walungu en particulier, ça grogne au sein des certains établissements primaires publics conventionnés sur la gestion des frais dits de gratuité.
En effet, c’est depuis février dernier après déclanchement des tensions sécuritaires à la base des mouvements des populations vers les villages jugés stables ou vers le Burundi voisin, que certains enseignants se sont retrouvés loin de kamanyola pour raison de sécurité.
Il faudrait attendre jusqu’au début du mois de mai pour entreprendre les initiatives de reprise des activités scolaires en guise de sauver cette année scolaire 2024-2025 mais ça n’a pas été facile pour certaines écoles qui comptent plus d’enseignants en déplacement ou en exil.
Selon l’intersyndicale des enseignants contacté par votre radio ce vendredi 11 Juillet, une lettre de dénonciation signée par une dizaine d’enseignants en déplacement d’une tierce école de la place circule sur les réseaux sociaux dénonçant un prétendu détournement des frais dits de gratuité de depuis février à nos jours par le chef d’établissement.
Entre temps, selon les sources proches du chef d’établissement incriminé une grande partie serait toujours logée à la banque pour faute d’accès et une autre partie remise aux enseignants de relève sollicités pour couvrir le vide en menant l’ enseignement interne en faveur des enfants, en attendant le rétablissement réel de la situation sécuritaire.
Eu égard à ce qui précède, notre source constate avec regret d’une part la pression des gestionnaires faite à certains enseignants et chefs d’établissements en déplacement ou en exil au motif d’avoir traîné de revenir pourtant selon elles la situation ne rassure pas, et d’autre part le manque de retenue pour ces enseignants qui n’ont pas su régler leur différend à l’interne, tout en reconnaissant le droit garanti par la lois en la matière.
L’opinion quant à elle, interpelle les chefs gestionnaires de chercher dans l’urgence une solution pour le règlement pacifique de ce conflit d’intérêt en faveur des enfants qui risquent de payer le pot cassé, que recourir à des sanctions pour répondre aux attentes de l’une ou l’une partie.
RN5 à Uvira : L’entreprise Groupe EIS-EKA attend toujours le déblocage des fonds, mais reste confiante
Sud-Kivu : Alors que la reprise des travaux de réhabilitation de la Route Nationale numéro 5 (RN5) dans la ville d’Uvira tarde à se concrétiser, l’entreprise en charge du chantier, Groupe EIS-EKA, affirme n’avoir pas encore reçu les moyens nécessaires pour relancer les activités.
Malgré cela, elle garde confiance dans le Gouvernement central pour un déblocage imminent des fonds associés à ce projet d’intérêt public.
Dans une interview exclusive accordée à KivuTimes ce jeudi soir, l’ingénieur chef de projet, Elysé NDUWAMAHORO, a tenu à clarifier certaines informations diffusées sur les réseaux sociaux. « Les rumeurs qui circulent n’ont aucune base fiable. Jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucune instruction officielle pour la reprise des travaux, faute de moyens », at-il expliqué.
Concernant l’arrivée constatée d’un lot de bitume dans la ville d’Uvira ce même jeudi, l’ingénieur précise que ce produit était stocké à Bujumbura depuis le mois de mai, en attente de transit.
« Le bitume ne pouvait pas rester indéfiniment à Bujumbura au risque d’engendrer des frais de stationnement. Mais nous n’avions pas les moyens financiers pour en assurer le dédouanement », at-il déclaré.
Face à cette impasse, en date du 04 juillet l’entreprise a demandé une lettre au Gouverneur du Sud-Kivu pour solliciter la facilitation douanière de ce matériel afin qu’il arrive sur le lieu du projet.
En date du 10 juillet 2025, le Gouverneur Jean Jacques Purusi a écrit au Directeur provincial de la DGDA pour autoriser le passage du bitume à titre gratuit.
Une intervention saluée par le chef de projet, qui y voit une illustration concrète des difficultés financières rencontrées par l’entreprise.
Malgré les lenteurs retenus, Elysé NDUWAMAHORO se montre optimiste. « Nous espérons une réponse favorable du Gouvernement central dans les plus brefs délais. Cependant, nous ne savons pas exactement quand cela pourra se faire », a-t-il confié.
L’ingénieur a également tenu à remercier la population d’Uvira pour sa patience et son soutien continu.
Il appelle toutefois les habitants à la vigilance : « Je demande à la population de ne pas se fier aux informations non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux. Nous restons engagés envers ce projet, mais la reprise dépend des moyens que seul l’État peut débloquer. »
Sud-Kivu:la députée Nanvano Béatrice plaide pour le payement des agents administratifs et politiques impayés
depuis février 2025
La députée provinciale du Sud Kivu NANVANO NYAKAREMA Béatrice demande au gouverneur Jean Jacques Purusi de payer les agents administratifs et politiques de la province du Sud-Kivu impayés depuis février 2025
Dans une correspondance adressée au gouverneur le 05 Juillet 2025 et dont une copie est parvenue à Kivutimes ce jeudi,elle appelle ce dernier à l’esprit d’humanisme.
“C’est avec un esprit humain et d’une mère que nous nous permettons de vous approcher pour vous rappeler ce dont l’humanisme nous oblige.En effet, c’est depuis le début du mois de Février
qu’une partie de notre province a été occupée par les rebelles du mouvement M23 soutenus par le Rwanda et c’est à cette même période que tous les agents de la province sous votre responsabilité ont été privés de leur droit de paie.”peut on lire dans sa correspondance
Notre source souligne qu’en tant qu’élue du peuple, elle a été plusieurs fois
appelée pour cette question par la population dont elle représente.
“Hésitante pour donner des réponses
aux questions nous posées suite à votre longue absence dans la province, nous avons dû attendre votre retour. Grande était notre joie de vous entendre aborder cette question lors de vos plusieurs sorties depuis votre arrivée à Uvira la capitale provisoire de notre province du Sud-Kivu et nous avons fidèlement transmis le message à la population qui l’avait reçu avec consolation. Hélas c’est exactement Un mois presque depuis cette promesse que rien n’est fait et nous ignorons les causes de ce retard d’exécution.” déplore-t-elle.
Et de poursuivre qu’elle sait que certains de ces agents sont déjà du côté de la rébellion cause pour laquelle elle recommande au gouverneur d’encourager ceux qui sont restés fidèles.
” La province reçoit la rétrocession et la partie non occupée fait entrer les recettes
comme d’habitude, aucune raison ne justifie ce non payement de ces agents pendant cette période difficile.Humanitaire ayant un Curriculum vitae riche dans les organisations des nations unies, nul n’est important de vous rappeler l’impact de la guerre sur la situation sociale économique d’une famille. ”
C’est pourquoi NANVANO Béatrice demande au Gouverneur de bien vouloir réaliser sa promesse en répondant aux cris de ces agents .
Uvira: des femmes journalistes formées à la sécurité numérique et physique
Uvira: Pendant deux jours, des femmes journalistes des différents médias d’Uvira ont bénéficié d’ une formation sur la sécurité numérique et physique, une initiative de l’association Vision Vijana Africa.
Cette session, qui s’est tenue dans maison des femmes et filles du mardi 8 au mercredi 9 juillet, visait à renforcer les capacités des professionnelles des médias face aux risques croissants liés à l’exercice de leur métier.
Lors de cette formation, les participantes ont acquis des connaissances essentielles sur la protection de leur intégrité physique sur le terrain, mais aussi sur la sécurisation de leurs outils numériques : comptes en ligne, matériel de travail, et données professionnelles.
Une attention particulière a été accordée à la prévention des attaques numériques, un phénomène en constante augmentation dans le secteur médiatique.
La deuxième journée de la formation a été animée par Monsieur Eric Ngabo, coordinateur de la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL-RDC). Dans son intervention, il est revenu sur les techniques de protection des comptes professionnels et privés, ainsi que sur la sécurité des équipements journalistiques.
Il a vivement encouragé les participantes à appliquer rigoureusement les notions apprises afin de minimiser les risques liés à leur activité en ligne.
La première journée, quant à elle, a été animée par Madame Joséphine Mungubi, coordinatrice de l’Union des Femmes des Médias pour la Paix au Sud du Sud-Kivu (UFMP). Elle a partagé avec les participantes les bonnes pratiques en matière de sécurité physique des journalistes, notamment dans les zones sensibles.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les femmes journalistes sont souvent exposées à des menaces spécifiques, tant sur le terrain que dans l’espace numérique. Grâce à cette formation, elles repartent mieux outillées pour faire face à ces défis et poursuivre leur travail en toute sécurité.
Les deux intervenants ont remercié l’organisation Vision Vijana Africa pour cette initiative qui va aider les femmes journalistes à bien faire leur métier avec un bagage complet sur la sécurité numérique et physique.
Bukavu:la REGIDESO informe à sa clientèle que le raccordement est fixé à 20 Usd
La Direction Régionale de la REGIDESO SA Sud-Kivu encourage les habitants de la ville de Bukavu qui ne sont pas encore connectés à leur réseau de distribution en eau potable de le faire.
Ainsi tous les habitants désireux d’avoir l’eau à Nguba au quartier Nyalukemba sont appelés à payer 100 dollars Américains pour être raccordé contrairement à l’ancien prix. Son chef de service commercial souligne que c’est pour faciliter l’accès à l’eau potable à tout le monde.
« Le raccordement promotionnel c’est celui que nous avions lancé à Nguba. Je demande aux gens qui ont besoin de raccordement de passer à notre agence de Nguba avec le document de titre colislaire, accompagné de la photocopie de la carte d’identité et de 100 dollars. C’est à l’agence de Nguba avec le raccordement promotionnel. Il s’agit des avenues Ruzizi, Irambo, Paysage, Cimetière et une partie de la montagne. »
Après avoir payé ces frais, le client devra simplement prendre en charge les frais du devis établi et dument signé par le Directeur Régional note la REGIDESO. De plus, le compteur à poser chez tout abonné est gratuit, sauf celui qui a été tripoté ou détruit par ce dernier.
Nestor Kashosi informe en plus à tous les abonnés de la ville de Bukavu que l’ouverture d’un dossier de raccordement, tout frais compris est fixé à 20 dollars Americains.
Par ailleurs, la Direction Régionale de la REGIDESO SA Sud-Kivu demande à ses abonnés détenant une ou plusieurs factures non encore payées de passer aux guichets de ses agences d’IBANDA, INDEPENDANCE, KADUTU, CIMPUNDA, BAGIRA, NGUBA, MUHUNGU, PANZI, KAMAGEMA et KASIHE pour souder leurs dettes en vue de les épargner de l’interruption des fournitures d’eau car l’opération de le recouvrement de grande envergure commence dès ce lundi 14juillet 2025.
Bukavu:le Complexe Scolaire Kilimandjaro ouvre un centre de formation en informatique,Anglais et Français en cette période des vacances
Le promoteur du complexe scolaire Kilimandjaro situé à mulambula à quelques mètres de la société pharmakina Monsieur KALEGERHA JEAN MARIE dit MUNGU YENE annonce l’ouverture d’un centre de formation en informatique , le cours d’anglais et de français au sein de son école en cette période de vacances .
L’objectif est de permettre aux jeunes élèves vacanciers de tendances confondues d’être à la hauteur de leur tâche et les ouvrir au monde extérieur dans différents domaines de la vie.
Cette annonce a été faite en marge de la cérémonie de clôture de l’année scolaire 2024 -2025 intervenue ce mardi 8 juillet 2025 au sein de cette école moderne située à Mulambula.

Selon le promoteur de cette école par le biais de son représentant monsieur PATIENT TEMERE, avoir une connaissance en informatique et savoir manier la langue anglaise au 21eme siècle c’est entre autres atouts pour un élève congolais aspirant pour un lendemain meilleur.
Prenant la parole devant une foule compacte des parents présents pour la circonstance, le préfet de cette école monsieur SERAPHIN OGWERHE O’MURHULA a souligné :
“Malgré les difficultés rencontrées pendant cette première année d’existence liée à l’insécurité , l’insolvabilité de certains élèves pour le paiement de la prime avaient entravé le bon fonctionnement de l’école.Malgré ces difficultés les résultats obtenus sont satisfaisants” fait savoir le préfet des études.

Avec un taux de réussite de 87,7 % au secondaire et 86 % au primaire les responsables disent être seirin et confiant pour un avenir meilleur de cette école à seulement une année de fonctionnement. Même son de cloche pour les parents.
Notons que le complexe scolaire Kilimandjaro organise à son sein les sections maternelle, primaire et secondaire avec différentes options notamment le commercial des gestion, la technique sociale et pour l’année prochaine la construction (bâtiment) sera opérationnelle.
Kinshasa : le député Olive Mudekereza dote aux femmes maraîchères de Tchangu des outils agricoles
Dans un contexte marqué par l’abandon de plusieurs sites agricoles, le député national et président de l’APOCM, Olive Mudekereza, a effectué Samedi 05 Juillet 2025 une visite de terrain à Tchangu (Kinshasa) pour réaffirmer son engagement en faveur du monde de la classe moyennes.
Soutien aux initiatives locales
Le samedi à 15h, dans la commune de Tchangu, Olive Mudekereza a rencontré les femmes maraîchères et agriculteurs œuvrant dans la périphérie de Kinshasa. L’objectif de cette descente de terrain était de réaffirmer le soutien de l’APOCM aux acteurs du développement local, particulièrement ceux du secteur agricole, que le député considère comme le socle du développement durable et de l’indépendance économique nationale.

Une idéologie centrée sur le peuple productif
Dans son adresse, l’honorable Mudekereza a exposé l’idéologie de l’APOCM, parti qu’il préside, fondée sur la promotion des petits producteurs, des agriculteurs et des couches sociales oubliées. « Nous ne devons pas attendre d’être élus d’un milieu pour y intervenir. L’agriculture est un enjeu national », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur le rôle stratégique des femmes maraîchères dans la stabilité alimentaire et économique des communautés.
Des engagements concrets
La visite a été marquée par la remise de plusieurs outils agricoles. Il s’agit des arrosoirs, houes, bêches, râteaux, machettes et chasubles, afin de renforcer les capacités des maraîchères locales. Ce député doublement élu au Sud-Kivu a aussi visité plusieurs sites champêtres jadis appuyés par des partenaires coréens mais aujourd’hui laissés à l’abandon. Face à cette situation, il a promis de plaider auprès du gouvernement central pour une réhabilitation urgente.

Plaidoyer pour un secteur négligé
L’élu a lancé un appel aux autorités nationales et provinciales pour une réévaluation sérieuse de la politique agricole. Il a également souligné l’urgence de relancer les projets abandonnés afin d’éviter l’aggravation de la précarité rurale et urbaine. « Le secteur agricole ne doit plus être un secteur oublié. Il est le cœur battant d’un développement juste et équitable », a-t-il affirmé.
Un geste, un symbole
Par ce geste, l’honorable Olive Mudekereza veut incarner une autre manière de faire la politique : proche des réalités du terrain, solidaire et tournée vers la transformation structurelle. Il s’est dit déterminé à multiplier ces actions sur l’ensemble du territoire national, conformément à la mission sociale de son parti.
Kavimvira: Un militaire abat un agent du Gouvernorat, la population en colère le lynche
En cette période où le pays fait face à l’insécurité causée par les groupes armés, un élément présumé FARDC vient de mettre fin à la vie du responsable adjoint de la cellule d’investigation du Gouvernorat du Sud-Kivu. L’incident se déroule l’après-midi de ce samedi 05 juillet aux environs de 15h00 sur la Route Nationale numéro 30, en commune de Kavimvira non loin du rond-point portant le même nom.
D’après les témoignages recueillis sur place, les deux hommes, se seraient disputés pour une femme identifiée comme prostituée.
Au cœur de cette querelle, l’un d’eux, le capitaine présumé, serait rentré chez lui pour aller chercher une arme à feu, avant de revenir sur les lieux de la dispute.
Il aurait alors ouvert le feu sur cet agent du Gouvernorat, le touchant à la poitrine et à la tête. La victime est morte sur le coup.
Alertés par les détonations, des jeunes du quartier ont poursuivi l’auteur présumé des tirs alors qu’il tentait de prendre la fuite. Ils l’ont intercepté puis lapidé. Il est mort sur place.
Kiza Tiniko acteur politique du milieu et activiste des droits humains a condamné cet acte ignoble. Selon lui, C’est une situation très préoccupante. Un militaire qui quitte les lieux d’une dispute pour aller chercher son arme, revient et tire à bout portant sur un paisible citoyen. Cela montre selon lui, un problème de discipline, de gestion des armes et d’impunité », a-t-il dénoncé.
Jusqu’à ce soir, aucune communication officielle des autorités civiles ou militaires n’a été faite. Une enquête serait attendue pour établir les faits et identifier clairement les responsabilités.
Cet incident tragique met une fois de plus en lumière la tension sociale croissante dans certaines zones urbaines et pose la question du comportement de certains éléments des forces armées en dehors de leurs fonctions.
Uvira : Rencontre entre la nouvelle société civile et la REGIDESO pour faire face à la crise d’eau potable
La nouvelle société civile congolaise (NSCC), axe sud du Sud-Kivu, a rencontré ce vendredi 04 Juillet le chef de centre de la REGIDESO à son bureau au quartier Nyamianda en commune de Kalundu, dans le cadre d’un échange crucial sur la situation préoccupante de la desserte en eau potable dans la ville d’Uvira.
Selon la nouvelle société civile congolaise , l’objectif de leur descente est de comprendre les causes de la carence persistante en eau potable à Uvira, évaluer la contribution de la REGIDESO dans la lutte contre le choléra, se renseigner par rapport à l’usage du carburant fourni par les partenaires pour assurer le fonctionnement des installations de distribution d’eau, échanger avec la REGIDESO sur ce que la NSCC qualifie de surfacturation dans certains quartiers desservies.
La délégation de la NSCC a également évoqué la situation particulièrement critique du village Kala, situé dans le groupement incorporé de Kagando, où l’eau potable est inexistante, exposant ainsi les populations à des risques sanitaires majeurs.
Face à ces interpellations, Musafiri Rusimbana Venas, chef de centre de la REGIDESO à Uvira, a répondu en appelant la population à s’acquitter régulièrement de ses factures d’eau. Selon lui, cette contribution est indispensable pour permettre à la REGIDESO d’améliorer ses services et répondre efficacement aux attentes.
En rapport avec le dossier du village Kala, le chef de centre de la REGIDESO a montré qu’il est difficile voire même impossible de trouer la conduite qui conduit l’eau d’Uvira à Kiliba. Donc pour servir la population de Kala, il faut que les tuyaux quittent soit à Uvira soit à Kiliba.
Il a demandé à la société civile de mener des plaidoyers auprès des organisations humanitaires si une fois elles rendent disponibles les tuyaux la REGIDESO peut intervenir pour la suite.
Sur le dossier du carburant donné par les partenaires, Rusimbana Musafiri Venas a bien souligné que le CICR, MSF, la Direction Générale de la REGIDESO ont déjà contribué et c’est ce carburant qui est utilisé jusqu’à présent. Selon lui les plaidoyers continuent au niveau local et national pour qu’une autre quantité du carburant soit disponible afin de servir la population en eau potable.
Il a également exhorté la société civile, à intensifier ses plaidoyers en faveur de la résolution du problème chronique de fourniture d’électricité à Uvira, un obstacle majeur au bon fonctionnement des installations de pompage et de distribution d’eau.
La lutte contre le choléra implique plusieurs aspects, pas seulement l’insuffisance de l’eau de la REGIDESO. Le manque de la propreté dans les ménages fait partie des éléments qui causent cette maladie, d’où la société civile est appelée à sensibiliser la population pour le respect ses mesures hygiéniques a insisté le chef de centre de la REGIDESO à Uvira.
De son côté, Fraddy Mudeba, coordinateur adjoint chargé des activités de la Nouvelle Société Civile Congolaise, s’est dit satisfait de la franchise du chef de centre et de la volonté de collaboration affichée par la REGIDESO.
Il nuance cependant cette satisfaction en rappelant que la population ne peut être tenue de payer pour un service qui n’est pas rendu convenablement dans certaines zones, d’où son appel à REGIDESO de doubler les efforts pour satisfaire ses clients.
Il ajoute que la NSCC continuera à sensibiliser la population au paiement des factures dans les zones desservies, tout en maintenant la pression sur les institutions concernées pour une amélioration tangible.
Pour aller plus loin, la NSCC annonce l’organisation prochaine d’une tribune d’expression populaire. Cet espace réunira les principales structures impliquées dans les questions d’eau, d’hygiène et de santé publique, y compris la SNEL (Société Nationale d’Électricité), afin de poser les problèmes en face et de rechercher des solutions durables, notamment contre le choléra, qui sévit régulièrement dans la région.
Cette rencontre entre la REGIDESO et la nouvelle société civile congolaise a été constructive, mais elle rappelle surtout l’urgence d’agir. Uvira mérite une desserte en eau potable fiable et accessible à tous”, conclut Fraddy Muadeba.
L’amélioration de l’accès à l’eau reste un enjeu majeur de santé publique à Uvira. Entre responsabilité citoyenne, moyens logistiques limités et engagements institutionnels, seule une approche concertée et continue permettra d’offrir à la population un service à la hauteur de ses droits fondamentaux.
Malgré les conditions difficiles au Sud-Kivu et Maniema, MSF promet de continuer à apporter son assistance Medico humanitaire aux populations
Bukavu : L’organisation Médecin Sans Frontière Sud-Kivu et Maniema déplore l’escalade des conflits armés qui s’accentue dans la région. Cette situation ne permet plus à ses équipes d’apporter correctement l’assistance aux communautés vulnérables.
Cette précision a été donnée lors d’une séance de presse organisée par Médecins Sans Frontières Sud-Kivu/Maniema ce Jeudi 03 Juillet 2025 avec la presse de Bukavu.
MSF cite les problèmes liés à l’accès, à la logistique, à la coupure budgétaire, au déplacement des populations, pillages et occupations des structures sanitaires et bien d’autres.

Selon Olivier Pennec chef des programmes à Médecins Sans Frontières Sud Kivu, malgré ces difficultés, Msf a pu mener des interventions au Sud-Kivu et Maniema en 2025.
A Uvira par exemple, MSF a contribué dans la lutte contre le Mpox, la prise en charge de plus 1422 cas de Choléra à Uvira et dans la plaine Ruzizi, environs 7000 cas d’ambulatoires ont été soignés à Nyangezi et dont 700 cas seulement durant 3 mois de la guerre.
Médecins sans frontière confirme avoir pris en charge à Uvira et Kamanyola-Nyangezi environ 600 cas de violences sexuelles mais aussi 450 blessés.
Cette structure est aussi intervenue dans la prise en charge de l’épidémie de la rougeole au Maniema. Également dans la zone de santé de Katana, MSF a pris en charge des cas du cholera à Lomera dans le groupement de Luhihi et l’installation d’eau potable.

L’organisation Médecin Sans Frontière Sud-Kivu et Maniema a précisé que malgré les menaces de la coupure budgétaire et certains défis, ils vont continuer à apporter leur assistance Medico humanitaire aux populations en détresse.
Uvira: Cérémonie officielle de remise du réseau d’adduction d’eau à Nakyoya et inauguration d’un centre de tri et de valorisation des déchets
Une double cérémonie organisée par le comité urbain de la Croix-Rouge de la RDC s’est tenue ce samedi 28 juin dans la ville d’Uvira, marquant une étape importante dans l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
D’une partie à Nakyoya, 150 ménages sinistrés bénéficient désormais d’un accès à l’eau potable grâce à l’adduction réalisée depuis la source TIBITIBI, située dans le village de Kiruhura en groupement incorporé de Kitundu.
La cérémonie de remise officielle s’est déroulée en présence de présentant de sa Majesté le Mwami des Bavira, des autorités locales ainsi que de différents couches de la population.
Selon les organisateurs, cette infrastructure permettra d’augmenter la capacité de distribution d’eau potable dans cette partie, une denrée de première nécessité longtemps difficile d’accès.
Le président urbain de la Croix-Rouge de la RDC, Sethy Buyonde, a invité les bénéficiaires à s’approprier cet acquis communautaire et à en faire un usage responsable. Il a exprimé sa reconnaissance envers la population locale et les partenaires pour leur collaboration ayant permis l’aboutissement de ce projet.
Les bénéficiaires, hommes et femmes, ont exprimé leur profonde gratitude envers la Croix-Rouge de la RDC et son partenaire français pour cette intervention vitale. Ils témoignent qu’auparavant, l’accès à l’eau potable représentait un véritable casse-tête, les contraignant à consommer de l’eau insalubre.
Le même jour, la Croix-Rouge RDC, comité urbain d’Uvira a reçu dans les mains de l’entreprise SOGETRAP le centre de tri et de valorisation des déchets, destiné à contribuer à l’assainissement de la ville.
Selon la Croix-Rouge, le centre servira au tri et à la transformation des déchets en matériaux utiles, notamment des briques et des pavés pour ne citer que ceux-là.
Cette initiative vise à réduire les cas de maladies liées à l’insalubrité et à favoriser le développement local, a précisé Sethy Buyonde.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre du Projet partenariat programmatique pilote “PPP”, mis en œuvre par la Croix-Rouge de la RDC avec l’appui financier de la Croix-Rouge française.
Sud-Kuvu: le CEDECO forme les acteurs de la société civile sur le contrôle et la surveillance des gestionnaires publics avec l’appui financier de la DDC
Dans le cadre de son engagement pour une gouvernance transparente et participative, le Centre d’Appui à l’Éducation et au Développement Communautaire (CEDECO), avec l’appui de la DDC, a organisé un atelier de renforcement des capacités à Uvira, du 27 au 28 juin 2025.
Accueilli dans la salle des réunions de l’hôtel Shaloom Guest House à Kimanga, l’atelier a rassemblé des acteurs de la société civile, des représentants de services étatiques ainsi que des membres des comités locaux de développement (CLD).
Durant deux jours, les échanges ont été facilités par la Présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu. Plusieurs thématiques essentielles ont été abordées, toutes orientées vers le contrôle citoyen et la transparence dans la gestion publique.
Les participants ont été formés aux mécanismes de suivi et d’évaluation des politiques publiques, avec un accent particulier mis sur la rigueur méthodologique dans la collecte et l’analyse des données. La Présidente a souligné que les rapports issus de ces évaluations doivent servir d’outil stratégique pour orienter le plaidoyer en faveur de réformes concrètes.
L’atelier a également permis d’approfondir les principes d’éthique dans la gestion publique, les dispositifs de prévention des conflits d’intérêts, les mesures de lutte contre la corruption, ainsi que les mécanismes de signalisation et de protection des lanceurs d’alerte.
Un temps fort des discussions a été consacré à la nécessité de structurer davantage la société civile locale, alors que plusieurs voix se sont élevées contre l’usurpation d’identité par certains individus non mandatés. À ce titre, un processus d’identification des acteurs de la société civile a été véritablement amorcé, avec une réunion prévue dans les prochaines semaines.
En conclusion, la Présidente a insisté sur le rôle fondamental du contrôle parlementaire et sur la complémentarité de l’action citoyenne pour garantir une gouvernance axée sur l’intérêt général.

À travers cette initiative, le CEDECO réaffirme sa volonté de renforcer les compétences des acteurs de terrain et de consolider la culture de la redevabilité dans les pratiques administratives en République Démocratique du Congo.
Fizi : la population en débandade suite à un accrochage entre les FARDC et les wazalendo à Nguma
Pour le moment le courant ne passe pas entre les FARDC de l’unité Fuma et les wazalendo de biloze mishambuke dans le village de Nguma situé dans le secteur de Ngandja, groupement des babungwe sud dans le territoire de Fizi.
Selon nos sources, tout a commencé par l’échange de tirs lorsque les FARDC ont désarmé un élément des bishambuke ce mardi 02 juillet 2025 déployé dans ce village situé au bord du lac Tanganyika.
Contactée à ce sujet, la société civile de Nguma par la bouche de son président Jacques Asukulu a confirmé l’information tout en précisant que la population est dans la panique totale suite à cette situation.
” Des FARDC de l’unité FUMA déployées ici sont souvent en conflit avec certains groupes de wazalendo, avec lesquels la collaboration est très limitée. ce mercredi 2 juillet, une unité des wazalendo de Bishambuke est descendue dans le village de Nguma, provoquant des affrontements avec les FARDC. Dès le début des tirs, une grande partie de la population reste en fermée dans leurs maisons” at-il dit.
Tout en condamnant cette incompréhension entre les wazalendo et les fuma qui combattent toujours sous le drapeau national, il exige l’implication des autorités pour sauver la population de cette partie du territoire de Fizi.
« En tant que société civile, nous condamnons fermement ces affrontements armés entre forces censées défendre le pays. Nous appelons les wazalendo et les militaires FARDC de l’unité FUMA à se reployer vers le front de Luvungi afin de faire face aux rebelles du M23/AFC qui continuent à envahir l’Est de la République démocratique du Congo
» , ajoute-t-il. blessé.celui-ci a été vite acheminé au centre de santé de Nguma pour les soins médicaux.
RDC : Le mouvement citoyen Machozi ya Raiya s’indigne de la recrudescence des violations des droits humains à l’Est du pays
À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le mouvement citoyen Machozi ya Raiya a dénoncé la montée inquiétante des violations des droits humains dans plusieurs coins du pays, en particulier dans sa partie Est, en proie à des conflits armés depuis plusieurs décennies.
Dans une déclaration faite à la presse, le coordinateur national du mouvement, Dunia Amisi, a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de “silence complice” des autorités face aux souffrances continues des populations civiles.
« Il est difficile de parler de célébration de l’indépendance lorsque des Congolais meurent chaque jour dans le Nord-Kivu, l’Ituri, le Sud-Kivu et d’autres parties de la RDC. L’indépendance n’a de sens que si elle garantit la vie, la sécurité et la dignité de chaque citoyen », a-t-il déclaré.
Selon Machozi ya Raiya, les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les enlèvements sont devenus monnaie courante dans les zones de conflit, sans que des réponses efficaces ne soient apportées. Le mouvement appelle le gouvernement congolais à “prendre enfin ses responsabilités” pour protéger la population et restaurer l’autorité de l’État dans les zones délaissées.
Dans sa déclaration, le mouvement a proposé plusieurs pistes de solutions, notamment : Le renforcement de la discipline au sein des forces armées, avec un encadrement axé sur le respect des droits humains. La lutte contre l’impunité, en traduisant en justice les auteurs des crimes et en protégeant les témoins.
Machozi ya Raiya rappelle que l’indépendance ne doit pas seulement être un événement commémoratif, mais une promesse vivante d’un État juste, souverain et respectueux des droits de ses citoyens.
« Nous ne pouvons pas fêter pendant que d’autres enterrent leurs proches dans l’anonymat et l’abandon. Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale pour faire de la paix une réalité pour tous », a conclu Dunia Amisi Amisi.
Sud-kivu : un homme retrouvé mort dans la commune de Katanga en ville de Baraka
Un corps sans vie, d’un homme non encore identifié, a été retrouvé ce mardi 01juillet 2025 au centre de la commune de Katanga dans la ville de Baraka.
Selon les habitants qui sont se confiés à la rédaction du Kivutimes Times ont renseigné que ce corps présentait des signes des blessures d’une arme blanche comme la machette au niveau de ses jambes.
Cette information est également confirmée par la nouvelle société congolaise à travers son coordinateur de sous-noyau de Katanga, Monsieur Kashoshi Makoyo
Cependant, d’autres sources indiquant que ce corps serait d’un sujet burundais, faisant ses travaux champêtres à sikutumwa c’est dans la vallée de la rivière Mutambala.
C’est le deuxième corps sans vie découvert dans la commune de Katanga dans un intervalle de trois jours après celui d’un autre homme reconnu habitant de cette Commune qui a été retrouvé sur la rivière Mutambala.
Signalons que c’est vers la soirée de ce mardi que ce corps a été enterré par le comité local de la Croix-Rouge, après un constat des autorités sécuritaires.
Sud-kivu: malgré la situation sécuritaire instable,les épreuves de fin d’études primaires (ENAFEP) ont débuté
Les épreuves de fin d’études primaires (ENAFEP) ont débuté ce mardi 1er juillet 2025 dans la province du Sud-Kivu.
À Bukavu, la cérémonie de lancement s’est déroulée à l’école primaire Imani Panzi en Commune d’ibanda.
Environ 103. 000 candidats, dont 52 000 filles, participent à cet examen dans le Sud-Kivu 1.
Les autorités éducatives ont assuré que la sécurité est garantie pour le bon déroulement des épreuves qui sont prévues pour deux jours.
Notre source précise également que tous les élèves se trouvant dans des zones touchées par les affrontements vont passer leurs examens sans condition dans les centres où ils se trouvent.
Les élèves finalistes se disent prêts à passer ces épreuves malgré la situation sécuritaire précaire. Certains qui se sont exprimés espèrent à un bon résultat.
c’est le cas des élèves Amos Mushamalirwa et KATORO ILANGA du Complexe scolaire Espoir d’Afrique rencontrés à Bukavu avant la passation de l’examen ont exprimé leur satisfaction.
L’examen est prévu du 1 au 2 juillet 2025. Pour ce premier jour, les candidats ont été soumis aux épreuves de culture générale et de français.
A Kamanyola ces épreuves de l’ENAFEP ont débuté malgré le contexte humanitaire difficile.
Selon notre source,ces examens ont débuté sans incident.Dans plusieurs centres de passation, les finalistes étaient visibles, calmes en attente des questionnaires après avoir suivi les instructions possibles.
Les mesures sécuritaires bien assurées, offrent ainsi aux élèves un environnement propice à la concentration aux examens.
Les questions étaient abordables. Tout ce que nous avons vu en classe s’est retrouvé dans l’épreuve. Je suis confiant de réussir , a témoigné un élève interrogé à la sortie d’un centre d’examen.
Et malgré une année scolaire marquée par des perturbations liées à la crise humanitaire provoquée par les conflits armés dans la région, l’espoir et la détermination des élèves restent palpables dans le territoire de Kalehe. Plusieurs parents et enseignants saluent le courage de ces enfants qui, en dépit des difficultés, se présentent à cet examen avec engagement.
En rappel, Les épreuves de l’ENAFEP, qui marquent la fin du cycle primaire, se poursuivront jusqu’au mercredi 3 juillet 2025 sur l’ensemble du territoire national.
Malgré la situation difficile dû aux atrocités, les examens de fin d’étude primaire ont débuté ce mardi 01 juillet 2025 dans territoire de kalehe. l’ouverture a été faite par les chefs de centres de passation des examens en présence des finalistes.
Par exemple dans la sous division kalehe 2, en groupement de Ziralo au centre de passation de Tushunguti sur 202 candidats attendus, 183 candidats ont répondu présents pour ce premier jour dont 93 garçons et 90 filles soit 90.6% et 19 abandons soit 9.4% suite au conflit de la guerre au sud- Kivu.
Un taux de participation qui motive le Chef de centre adjoint, Katembo Enerunga Philémon Chizairwa qui a demandé aux finalistes d’avoir confiance en eux même et éviter la peur car les questionnaires des examens sont adaptés à leur niveau.
Il a également rappelé aux finalistes quelques consignes à respecter avant de compléter la grille de réponse.
Sur le plan sécuritaire aucun incident s’est produit, la situation est relativement calme et les examens ont débuté aux environs de 9 heures au centre de Tushunguti à Ziralo.
Pour ce premier jour, les finalistes ont été soumis aux questionnaires de français et de la culture générale.
Six jeunes Congolais arrêtés à Cibitoke au Burundi : tensions et appels au calme sur les réseaux sociaux
Cibitoke, Burundi : Six jeunes originaires de la République Démocratique du Congo (RDC) ont été arrêtés récemment dans la province de Cibitoke, au nord-ouest du Burundi. Selon des informations largement relayées sur les réseaux sociaux côté de la RDC, ces arrestations seraient arbitraires et liées à des préjugés.
Des internautes congolais se sont rapidement emparés de l’affaire, dénonçant ce qu’ils qualifient de « traitement injuste » infligé à leurs compatriotes.
Certains vont jusqu’à menacer de s’en prendre aux ressortissants burundais vivant en RDC si les jeunes arrêtés ne sont pas rapidement relâchés.
Cependant, une source proche de la justice burundaise nuance ces accusations. Selon elle, les six jeunes interpellés proviennent de zones congolaises actuellement sous contrôle de groupes rebelles. « La justice burundaise se doit de les entendre pour s’assurer de leur statut. S’ils sont innocents, ils seront remis en liberté », affirme cette source sous anonymat.
Face à la montée des tensions, un analyste des relations internationales basé à Uvira, dans le Sud-Kivu, invite à la prudence. Il appelle les utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier les informations avant de tirer des conclusions hâtives ou de propager des messages alarmants.
Il rappelle par ailleurs que les populations congolaises, notamment d’Uvira, et burundaises partagent des liens historiques, économiques et culturels étroits. « La cohabitation pacifique entre nos peuples est essentielle. Il ne faut pas que des incidents isolés remettent en cause cette fraternité que nous avons bâtie depuis des années, at-il, conclure.
Article rédigé dans le cadre de la campagne Vrai ou Faux exécutée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga” COMEL-RDC” et la SYMUF-MAISON DE LA PRESSE.
Journée internationale de l’enfant africain dans la Plaine de la ruzizi:un plaidoyer est lancé pour la planification de budgétisation en faveur de l’enfant
célébration de la journée internationale de l’enfant africain ce mercredi 26 juin 2025 dans la cité de sange en territoire d’uvira, le point focal du service de genre, famille et enfants en territoire d’uvira plaide pour la planification de budgétisation en faveur de l’enfant, à travers des mesures législatives et administration conformes aux 4 principes généraux de la convention relative aux droits de l’enfant.
Célébrée le 16 juin de chaque année, cette journée a été particulièrement célébrée ce mercredi 24/6 à Sange sous le thème local ” la protection de l’enfant en situation de crise comme étant un devoir de tout le monde”. Vodacom à Sange.
Madame Riziki Shereza Marie,point focal du service du genre, famille et enfants en territoire d’uvira a indiqué avoir choisi ce thème dans l’objectif de ramener les parents et les gouvernants à réfléchir et à intégrer la notion d’intégration des principes fondamentaux de la convention relative aux droits de l’enfant dans la société, qui sont :
. l’intérêt supérieur de l’enfant
– la participation
– la non discrimination
– la survie et le développement.
Une occasion pour l’ONG Avreo d’échanger avec les représentants de la communauté venus participer à cette activité sur les pratiques communautaires qui bloquent le respect des droits de l’enfant en territoire d’uvira et plus particulièrement dans la cité de sange.
Sentiment de satisfaction exprimé par les participants et plus particulièrement les enfants qui ont pris part à cette activité, qui attendent la matérialisation des décisions et recommandations formulées à cette occasion afin de créer un milieu protecteur de l’enfant dans le territoire d’uvira qui fait face en ces jours à l’activisme non seulement des forces loyalistes en errance mais aussi et surtout des groupes armés nationaux et étrangers non contrôlés qui sèment terreur et désolation à des paisibles citoyens.
Uvira : Des leaders communautaires outillés sur les techniques de résolution des conflits par Search for Common Ground
Dans le but de promouvoir la paix durable à travers le dialogue et la médiation communautaire, l’organisation Search for Common Ground a lancé, ce jeudi, une session de formation à l’intention des dirigeants communautaires et des acteurs de la société civile du groupement de Kalungwe, en chefferie de Bavira, territoire d’Uvira.
Cette séance, qui se tient dans la salle des réunions de l’hôtel Suzanne à Uvira, vise à renforcer les capacités des participants en techniques de résolution des conflits.
Elle s’inscrit dans le cadre du programme TUKUTANE TENA, mis en œuvre par Search for Common Ground dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga, avec l’appui financier du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Selon Monsieur Johnson Sethy Bafunyembaka, chargé des médias à Search for Common Ground en RDC et facilitateur de la formation, « notre société est confrontée à des conflits récurrents. Il est donc crucial de la part des anciens acteurs du changement afin qu’ils puissent jouer un rôle de médiateurs et prévenir les violences dans leurs communautés. »
Lors de cette première journée, les participants ont été initiés à des concepts clés tels que le conflit et la violence. Un accent particulier a été mis sur l’importance de la connaissance de soi, à travers l’exploration de l’identité individuelle et collective. Ils ont également appris à identifier les similitudes qu’ils partagent avec leurs voisins comme base pour désamorcer les tensions et encourager la coexistence pacifique.
Les participants, venus de différents canapés, ont salué l’initiative, affirmant que les enseignements reçus leur permettront de mieux intervenir dans la gestion des différends au sein de leurs communautés respectives. La formation se clôture le vendredi 27 juin 2025.
La société civile du sud-kivu s’exprime:les vraies consultations doivent avoir lieu entre Joseph Kabila KABANGE, Corneille NANGA et le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO auteurs de la crise actuelle
Le Bureau de Coordination provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu n’est pas concerné par les consultations menées par le Président Honoraire JOSEPH KABILA KABINGA.
Sa présidente Néné Bintu vient de fixer l’opinion dans une mise au point parvenue à Kivutimes ce Jeudi ce 26 Juin 2025.Me Néné Bintu dit avoir suivi de près les
différentes agitations dans les réseaux sociaux au sujet de ces consultations.
Elle fixe ainsi l’opinion que la Société civile forces vives avait boudé les consultations initiées par le Président de
la République Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO en ce qu’elles n’allaient pas
aboutir à des résolutions pertinentes face à la crise meurtrière qui secoue actuellement les provinces du Sud Kivu et du Nord Kivu sous agression rwandaise car les parties belligérantes auteurs du conflit actuel n’y avaient pas pris part.
Et que le président honoraire Joseph KABILA KABANGE avait cédé le pouvoir au Président Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO à l’issue des élections de 2018 dont les résultats proclamés par l’actuel Coordonnateur de l’AFC M23, Corneille NANGA étaient critiqués par beaucoup d’observateurs nationaux et internationaux en ce qu’ils n’étaient pas
conformes à la vérité des urnes. Le Coordonnateur de l’AFC M23 a lui-même reconnu le chao électoral de 2018 souligne la société civile.
Dans cette mise au point, la société civile souligne que les consultations menées actuellement par l’ancien Président de la République ne se justifient pas non plus car les personnes invitées sont des victimes et non auteurs de la crise actuelle.
Elle indique que la rupture de la confiance entre le président honoraire Joseph KABILA KABANGE et le
Président Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO aggrave la situation actuelle.Il est décevant de constater que les deux n’ont entamé les consultations que quand les choses ont bardé, les vies humaines fauchées, les économies effritées.
Pour Me Néné Bintu, les vraies consultations à faire pour le moment en dépit des autres initiatives de paix
en cours et que la société civile soutienne, doivent avoir lieu entre Joseph Kabila KABANGE,
Corneille NANGA et le Président Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO
Me Néné Bintu prévient que les animateurs de la société civile qui vont prendre part à ces consultations
n’engagent que leurs structures respectives et non pas le Bureau de Coordination de la
Société Civile du Sud-Kivu.
Sud-Kivu : La NSCC organise une marche pacifique pour exiger la reprise des travaux sur la RN5 à Uvira, elle menace à organiser d’autres actions citoyennes si le Gouvernement n’agit pas positivement
Uvira, 25 juin 2025: La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud de la province du Sud-Kivu, a organisé ce Mercredi 25 juin une marche pacifique pour exiger la reprise des travaux de construction de la Route Nationale numéro 5 (RN5) à Uvira.
La manifestation a débuté au rond-point Kavimvira pour se terminer devant le bureau du Gouvernorat à Kilomoni, dans la commune de Kavimvira. Au terme de cette marche, un mémorandum a été remis au Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire, Me Jean Jacques Elakano.
Dans ce document adressé au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, la NSCC demande instamment que des instructions soient données au ministre des Finances pour le décaissement immédiat des fonds nécessaires à la poursuite des travaux de la RN5, axe vital pour le développement économique de la province.
Le coordinateur de la NSCC/Sud, Monsieur Mafikiri Mashimango, a exprimé, lors d’une interview accordée à la presse après la marche, la détermination de la population à poursuivre la mobilisation citoyenne.
Il a notamment évoqué la possibilité d’organiser des journées villes mortes et d’appeler à la désobéissance fiscale si le Gouvernement ne donne pas une suite favorable aux revendications populaires.
« Nous ne pouvons plus rester silencieux pendant que les travaux de la construction de la RN5 ont été arrêtés sans aucun motif valable.Si le gouvernement ne réagit pas, nous passerons à une autre phase de lutte pacifique mais ferme », a déclaré M. Mashimango.
Pour sa part, le Vice-Gouverneur Jean Jacques Elakano a salué le caractère pacifique de la marche et a promis de transmettre le mémorandum à la hiérarchie nationale. Il a toutefois assuré que les démarches sont déjà en cours à différents niveaux et que les travaux de la RN5 pourraient reprendre dans les prochains jours.
La RN5, qui relie plusieurs localités de la province du Sud-Kivu et des provinces voisines demeure l’un des axes stratégiques pour les échanges commerciaux et les déplacements des populations dans cette partie de l’Est de la RDC. L’arrêt de ces travaux de construction de cette voie de transport suscite déjà l’inquiétude et la colère des habitants d’Uvira.
Ces travaux étaient lancés par le Ministre d’Etat en charge des infrastructures et travaux publics Alexis Gisaro Muvunyi, il y a déjà plus d’une année. Le marché était accordé à l’entreprise burundaise Groupe EIS-EKA.
Dans une interview réalisée avec le responsable du projet de construction de la RN5 au sein de l’entreprise EIS-EKA, notre source avait signifié que les travaux sont vers la fin.
Selon Ingénieur Elysé NDUWAMAHORO, il ne restait que la construction des ponts et de mettre le goudron sur la route.
Bukavu : 30 journalistes briefés sur la réponse du CICR aux survivants des violences sexuelles liées aux conflits armés
Bukavu, Sud-kivu : Informer les professionnels des médias sur les actions du CICR en matière de prévention, de protection et de soutien aux survivants des violences sexuelles liées aux conflits armés mais aussi le rôle crucial des médias dans la lutte contre la stigmatisation, c’est l’objectif d’un briefing organisé par le Comité International de la Croix-Rouge ce mercredi 25 juin 2025.
C’était à l’intention des journalistes de la ville de Bukavu en marge de la journée internationale de l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit célébrée le 19 juin de chaque année.
Au cours de cette activité, les professionnels des médias ont été informés sur les actions du CICR dans la prévention, la protection et le soutien aux victimes de plusieurs formes de violence sexuelle et basés sur le genre en temps de conflits.
Les formes de violences sexuelles et basées sur le genre ont été abordées notamment le viol, l’exploitation sexuelle et l’abus sexuel, l’infanticide féminin et le féminicide, la violence domestique et conjugale, la violence entre partenaires intimes, la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, la violence en lieux de détention, le harcèlement sexuel, le mariage forcé, infantile/précoce, et les pratiques traditionnelles préjudiciables (crimes d’honneur) ont été mises en lumière.
Au-delà de l’assistance directe aux survivants des violences, le CICR déploie des efforts considérables pour la prévention.

Avant de clôturer l’activité, monsieur MUSEZA CIKURU Pascal l’un des chargés de communication au sein du CICR a insisté sur la responsabilité éthique des journalistes dans la réalisation des reportages sur les violences sexuelles en temps des conflits.
Cette activité a connu la participation d’une vingtaine de journalistes à Bukavu.
Sud-kivu : une femme est morte dans un accrochage entre deux groupes des wazalendo à Baraka
Une femme a été tuée par balle lors d’un accrochage entre deux groupes des walendo la soirée de ce Mardi dans la commune de Katanga, ville de Baraka, située dans la partie sud de la province du sud-kivu.
Selon nos sources, cette pauvre femme a été atteinte par balle tirée par ces wazalendo lors d’une altercation pendant qu’elle revenait du champ le Mardi 24 juin 2025 aux environs de 18h.
Tout a commencé quand la commission des wazalendo chargée de suppression des barrières illégales établies par ces derniers est allé démentellé une barrière au village Malinde, chef-lieu du groupement des Bashimuku sud.
Lors de cette opération, certains éléments commis à cette barrière ont été arrêtés et puis acheminés Katanga. Informé de la situation, d’autres wazalendo faisant partie du groupe de ces détenus sont arrivés au Katanga obligeant la libération de leurs compagnons. Tous les deux côtés ont commencé à tirer des balles. C’est à ce moment que cette pauvre femme qui revenait du champ a été atteinte par une balle au niveau de la tête et meurt sur le champ.
Cette triste nouvelle est confirmée par Monsieur sekendo David, l’épouse de la défunte qui était ensemble avec son épouse et qui a été un témoin oculaire de la scène.
« un groupe de Wazalendo est allé démanteler une barrière à Malinde .
Celui-ci précise que c’est pendant qu’ils prévoyaient une fuite pour tente de se sauver que sa femme a été atteinte par cette par tirée par les walendo.
Suite de cet incident,toute les activités socioéconomiques sont depuis cette soirée restées paralysées.les autorités sont demandées de s’impliquer sur le dossier des barrières qui fait enduillé la population du jour au jour dans l’espace Baraka-Fizi.
Le Fact-Checking au Cœur d’un Atelier pour les Journalistes du Sud-Kivu à Bukavu
Bukavu :Alors que les fausses informations se propagent à la vitesse de la lumière sur les réseaux sociaux, une lueur d’espoir s’est allumée à Bukavu. Du 25 au 27 juin 2025, des dizaines de journalistes du Sud-Kivu se réunissent pour participer à un atelier de formation sur le fact-checking ou la vérification des faits en ligne, un événement crucial pour renforcer le journalisme de qualité en République démocratique du Congo.
Organisé par AFEM (Association des Femmes des Médias), avec le soutien financier de la Direction du Développement et de la Coopération DDC,cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la redevabilité sociale, la démocratie, la cohésion sociale et la bonne gouvernance au Sud-Kivu ».
Le souci aussi est d’outiller les journalistes afin qu’ils puissent jouer un rôle actif dans la lutte contre la désinformation, tout en renforçant leur capacité à produire des contenus fiables, sourcés et utiles pour les communautés locales.
« Dans un contexte aussi fragile que celui du Sud-Kivu, une rumeur peut enflammer tout un territoire », souligne monsieur Gustave KATCHUVA formateur de l’atelier. Entre conflits intercommunautaires, manipulations politiques et théories du complot, les journalistes ont un rôle essentiel de filtre et de garant de la vérité.
L’atelier va aborder : les bases du fact-checking ,l’analyse des sources en ligne ,la détection des images truquées ou sorties de leur contexte ,l’usage d’outils,etc.
Les participants, venus de plusieurs territoires du Sud-Kivu, saluent une initiative qui tombe à point nommé.
Cet atelier n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans un mouvement global en Afrique et dans le monde, qui vise à renforcer l’intégrité de l’information dans les espaces numériques. En outillant les journalistes à vérifier les faits, l’initiative participe à la consolidation de la démocratie, à la prévention des conflits, et à la responsabilisation des pouvoirs publics.
Grâce à cet atelier organisé à Bukavu, une nouvelle génération de journalistes congolais va repartir avec des outils concrets pour garantir à leurs publics une information de qualité, vérifiée, et porteuse de paix.
Henriette Sifa
Corridor Central : Réunion bilatérale entre la RDC et la Tanzanie sur la remise officielle des titres de propriétés pour le développement des ports Secs
Une activité historique au sein du corridor central dans le cadre du projet de développement et d’exploitation des ports Secs. Du côté congolais, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports Jean Pierre Bemba et du côté Tanzanie, Professeur Makame Mbarawa ont tous pris part à cette réunion.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voie de Communication, Jean Pierre Bemba et son homologue Professeur Makame Mbarawa ont échangé les titres des concessions des terres entre la RDC et la Tanzanie.
Il s’agit d’une partie de 45 hectares de Kwala, 15 hectares de Katasho au profil de la RDC et d’autres parties des concessions de terres de 15 hectares de Kasumbalesa et de 25 hectares de Kasenga attribuées à la république unie de la Tanzanie.

Selon Jean Pierre Bemba Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voie de Communication en RDC, la délivrance de ces titres s’ouvre désormais à la concrétisation des projets de développement et de l’exploitation des ports secs de la RDC-Tanzanie et des ports secs de la Tanzanie-RDC.
Il indique cela entre dans le cadre de l’accord bilatéral signé le 7 juin 2025 à Lubumbashi en exécution du mémorandum d’attente sur le développement des infrastructures de transport en vu du renforcement des échanges commerciaux entre la RDC-TANZANIE signé le 19 juillet 2022 à Kalemie.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et de la Voie de Communication a dit que ce projet salvateur témoigne d’un intérêt et de l’attachement de ces deux pays pour l’éclosion d’une nouvelle aire de coopération sous régionale dans le domaine des transports.
Comme son homologue congolais, le Professeur Makame Mbarawa ministre des transports en Tanzanie a remercié le secrétariat du corridor Central pour son rôle important de coordination et de facilitation de cette rencontre.
« Au nom du gouvernement de la République unie de la Tanzanie et plus particulièrement au Ministère des transports, j’aimerais exprimer ma gratitude au gouvernement de la République démocratique du Congo pour une allocation généreuse des terres à la Tanzanie dans Trois emplacements stratégiques. d’abord à kasumbalesa, en suite à kasenga, et à kasombondo. Ces trois endroits joueront un rôle vital dans la facilitation des échanges commerciaux, des logistiques dans la région. Promouvoir le développement économique ultime et le renforcement de l’intégration de la région. De notre côté, au nom de la République Unie de la Tanzanie, nous remettons obligatoirement l’allocation foncière à la République démocratique du Congo, pour les sites de Kwala et de Katosho situés à dans la région de Kigoma. »
Il croit que l’amélioration des connectivités de ces deux pays et le renforcement des échanges commerciaux et approfondir la corporation régionale.
La cérémonie solennelle de cette remise des titres fonciers de concessions des terres entre la RDC et la Tanzanie a eu lieu à Dar Es Salam.
Avec la participation active du Secrétaire Exécutif de l’Agence de Facilitation du Transport de Transit du Corridor Central, Me Flory Okandju.

Les deux ministres ont encouragé le travail du Secrétariat Exécutif du Corridor Central avec , M. Flory Okanju, pour les efforts déployés dans la coordination des projets et d’assistance logistique à des réunion des pilotages techniques et bilatéraux
Fizi : une femme tuée par des inconnus armés à Sebele
Des cas d’assassinats ciblés des femmes sont devenus une monnaie courante depuis plusieurs années dans l’espace Baraka-Fizi où les auteurs restent toujours inconnus.
Le cas le plus récent est celui d’une femme qui est venue d’être tuée la nuit de dimanche 22 au 23 juin 2025 dans le village Sebele, situé dans le groupement des babungwe sud en secteur de Ngandja dans le territoire de Fizi au sud-kivu.
Selon les sources locales, l’incident s’est produit aux environs de 21h lorsque la victime répondant au nom de Mapendo tuliza a été fusillée par des inconnus à son domicile.
Cette information est confirmée par Monsieur Enyambwe Assa Mkumu, président de la Société civile des compatriotes congolais (SOCICO-RDC) noyau de Sebele. celui-ci a au cours d’une interview accordée à la rédaction de Kivutimes précisé que ces bourreaux n’ont rien emporté chez la victime à part lui ôter la vie. Ce qui laisse croire que le seul objectif était de mettre fin à la vie de cette pauvre femme.
” nous venons d’enregistrer un autre cas d’assassinat par balle d’une femme aux environs de 21h ici au village sebele.des hommes armés non autrement identifiés ont surpris la victime du nom de Mapendo tuliza qui était à son domicile en lui tirant à bout portant et décédé sur le champ ” at-il renseigné.
Cette structure citoyenne par la bouche de son président SOCICO-RDC condamne fermement cet acte ignoble tout en interpellant les services de sécurité à renforcer les mécanismes et les stratégies de protection des populations civiles et de leurs biens dans cette zone protégée par l’insécurité.
“Il est impératif que de tels actes inhumains ne se reproduisent plus. la sécurité des citoyens et leurs biens doit être une priorité, c’est une inexplicable dans une zone où il y a la présence de Wazalendo et la police mais nous vivons ces actes à grande échelle .
Notons qu’après avoir accompli leur mission, ces inciviques se sont volatilisées dans la nature. Bien que les enquêtes soient en cours, les auteurs restent encore inconnus.
Fizi :une grenade larguée par un muzalendo fait quatre morts et plusieurs blessés à Misisi
Le village de Misisi, situé dans le secteur de Ngandja, territoire de Fizi, est endeuillé depuis le samedi 21 juin 2025 après la mort de plusieurs personnes causées par une explosion de Grenade sur l’avenue bashimboko.
Selon des sources locales contactées par la rédaction de Kivutimes, cette grenade a été lancée par un élément du groupe Wazalendo de la Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC) dirigé par William Amuri yakotumba.
D’après Kashindi Daudi,président de la société civile NDSCI CHUNVI YA CONCO dans le secteur de Ngandja qui confirme cette triste nouvelle, tout a commencé après une mésentente entre les membres de la femme du défunt d’où le présumé auteur faisait partie.
Quatre personnes sont décédées sur le champs dont l’auteur ainsi que huit blessés graves qui ont ensuite été vite acheminés à l’hôpital général de référence de Lulimba pour des soins appropriés.
” Une personne est décédée au niveau du village nyange. tragique et” at-il dit.
Suite à ce drame, toutes les activités socioéconomiques ont été perturbées dans cette séparation du village Misisi pendant plusieurs heures.
Notons que dans cette même journée de samedi 20 juin 2025, un autre cas simulairz a ete enregistré au village Tujenge situé sur des montagnes surplombant la ville de Baraka où un jeune homme est venu d’être tué par balle par un muzalendo qui revenait du village kafulo.
Sud-kivu:les associations des transporteurs se réjouissent du démantèlement des barrières à Fizi par les Wazalendo
Pour voyager d’uvira-baraka,la population a été obligée de payer une somme de plus de 20.000FC en raison de 1000 fc à chaque barrières des walendo sur la route nationale numéro 5, tronçon uvira baraka dans la province du sud-kivu.
Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui,après le déménagement des plusieurs barrières. Résultats de la décision des groupes des wazalendo opérant dans cette partie enfin de mettre fin aux tracasseries dont les paisibles citoyens ont été victimes pendant plusieurs mois.
Une décision largement saluée par les transporteurs de Fizi et ceux de la ville de Baraka via Monsieur Mkundji elisha, coordinateur de l’Association des Conducteurs et Propriétaires de Motos, Véhicules et Tricycles du Sud-Kivu,ACPROMOVETSKI en sigle.
Selon notre source, la suppression de ces barrières illégales qui avaient le seul but de rançonner la population est la réponse à plusieurs plaidoyers Ménés par les associations des transporteurs de Fizi et ceux d’uvira pendant plusieurs mois.
Tout en ajoutant que cette mesure a apporté un important soulagement à tous les transporteurs ainsi qu’ aux passagers qui fréquentent la route nationale numéro 5 d’uvira à Kilembwe dans le territoire de Fizi.
A part cette satisfaction,le coordinateur provincial de l’ACPROMOVETSKI au Sud-Kivu a également dénoncé les abus des droits humains perpétrées sur ces points de contrôle illégaux notamment des cas de tirs, des tortures ainsi que d’intimidations qui étaient quotidiennement signalés à l’encontre des transporteurs,lorsqu’ils tentaient de défendre leurs clients.
C
cette mesure va améliorer les conditions de transport et inciter les voyageurs à privilégier la voie terrestre, longtemps évitée en choisis la voie lacustre en raison des multiples tracasseries.
Sur le tronçon Baraka-Misisi, chaque passager devait payer jusqu’à 35000 francs congolais en frais en raison de 1000fc par barrière, tandisque sur l’axe Uvira-baraka une somme de plus de 20000FC était obligé à chaque passager en raison de 1000fc par barrières.
Uvira: rumeurs sur des professionnelles du sexe burundaises porteuses du VIH : entre peur, stigmatisation et un appel à la prudence
Depuis plusieurs jours, une rumeur persistante secoue la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu ou des messages partagés sur les réseaux sociaux affirmant que certaines professionnelles du sexe burundaises présentes dans la région seraient porteuses du VIH/SIDA.
Ces allégations, non confirmées médicalement, suscitent une vive inquiétude, en particulier parmi la jeunesse locale.
Selon des témoignages recueillis par notre rédaction, plusieurs travailleuses du sexe burundaises affirment avoir constaté une baisse importante de leur clientèle.
Elles attribuent ce changement soudain aux rumeurs circulant dans la ville. « Depuis que ces messages circulent, les clients ne viennent plus comme avant. On dirait qu’on a été pointées du doigt à tort », confie une d’elles sous anonymat.
Interrogé sur la question un analyste basé à Uvira, précise que le fait de généraliser une information aussi sensible sans preuve médicale nuit non seulement à la dignité des personnes concernées, mais aussi à la cohésion sociale entre communautés. Cela peut facilement se retourner contre les Congolais vivant au Burundi si les tensions s’enveniment », explique Mapenzi Manyebwa Coordon.
Celui-ci insiste sur le rôle que doivent jouer les autorités sanitaires et les médias dans la vérification de telles informations : « Ce n’est pas aux réseaux sociaux de poser un diagnostic. Seul un médecin, à travers un examen approprié, peut déterminer si une personne est séropositive. »
Ces derniers mois, les réseaux sociaux sont devenus une source majeure d’information, mais également de désinformation. Des messages viraux, souvent non sourcés, peuvent provoquer des réactions en chaîne, alimentant peur, rejet, voire haine communautaire.
L’analyse appelle donc à la prudence et au discernement, et surtout lorsqu’il s’agit des sujets aussi sensibles publics ou des relations entre peuples voisins.
Fizi: la société civile demande le remplacement de certains commandants des wazalendo qui sèment la terreur aux civils en secteur de Lulenge
La société civile ne cesse de dénoncer les abus des droits humains perpétrés par les wazalendo contre les civils dans le secteur de Lulenge en territoire de Fizi au Sud-Kivu.
Les paisibles citoyens dans cette zone traversant des moments très difficiles caractérisés par des arrestations arbitraires et des tortures leur infligées par des wazalendo.
Suite à cette situation, la société civile noyau du secteur de Linge interpelle les responsables des wazalendo à procéder au remplacement des commandants de ces groupes armés actifs dans ce secteur.
Dans une interview avec la rédaction de Kivutimes ce jeudi 19 juin 2025, le président de la NDSCI Chunvi ya Congo, a demandé le retour des FARDC dans ce secteur pour protéger la population de ces actes de violence commis par les éléments des groupes armes wazalendo
notamment des cas d’intimidation et de brutalité qui sont infligées aux civils sans raison.
« groupe dirigé par Gelezi, basé à Maindombe, est venu arrêter un homme connu sous le nom de Kobongo à Mapanda. Ne le trouvant pas, ils ont emporté deux chèvres et abattu un cochon à balles réelles. Cela a semé la terreur dans le village. La nouvelle dynamique de la société civile NDSCI Chunvi ya Congo, nous condamnons avec fermeté ces actes
» , a déclaré Abedi Sumbya. NDSCI appelle les autorités à intervenir urgemment et à revoir la composition des groupes armés opérant dans la région pour protéger les civils
Notons que ces abus sont perpétrés à l’absence des forces armées de la république démocratique du Congo qui ont abandonné la zone depuis le mois de janvier de l’année en cours.
Corridor Central : La RDC donne le bâton de commandement au Malawi
TANZANIE :-C’est fait le Malawi doit chapeauter le bâton de commandement du Corridor Central. Les membres de cette structure ont confié cette mission au Malawi ce Mercredi 18 juin 2025 à Dar Es au cours de la 14ème réunion Ordinaire du Conseil des Ministres des pays membres du Corridor Central.
Durant une année la RDC a présidé le Conseil des ministres de 7 membres qui constituent le Corridor Central.

Lors de cette rencontre, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voie de Communication, Jean Pierre Bemba a salué la collaboration des Etats membres ainsi que du Secrétariat Exécutif de l’Agence de Facilitation du Transport de Transit du Corridor Central dans la facilitation de commerce, du transport des populations et de leurs biens en sécurité et à moindre coût
Il a ensuite annoncé les efforts de la RDC dans la facilitation des échanges commerciaux et la modernisation des infrastructures des transports.
4 projets prioritaires sont au rendez-vous notamment, la construction de la route Bukavu, Walikale -Kisangani pour connecter sur l’océan Indien en passant par le fleuve Congo, ensuite par l’océan Atlantique.

Il a également noté la modernisation des ports de Kalundu, Moba et Kalemie mais aussi la construction de chemin de fer à écartement standard électrifié et la route Kalundu _Bunagana Uganda.
« A ces jours, la RDC est en train de finaliser le processus de passions de marché qui recrutera une firme privée pour développer ce port sec en république unie de Tanzanie en partenariat Public Privé. J’ai saisi cette opportunité pour encourager la république Unie de Tanzanie, d’accélérer le développement de ce port sec en RDC en vue de booster la croissance économique du corridor Central. Le gouvernement de la RDC participe à relancer les 4 projets intégrateurs de porter régional à vocation de booster l’économie du corridor central. Il s’agit du projet de construction de la route devant relier la ville de Bukavu à Kisangani en passant par Walikale. Cette route d’une importance cruciale contribuera assurément à la matérialisation du plan stratégique du corridor central et du rêve congolais consistant à relier l’océan Indien à l’Océan Atlantique, en passant par le fleuve Congo à partir de Kisangani jusqu’à Kinshasa(1734Km) avant de se connecter via le chemin de fer de Matadi (366) au port à non profonde de Banana dont les travaux d’exécution sont en cours. » dit Jean Pierre Bemba

Prenant le commandement du Conseil des Ministres des 7 pays membres du corridor central, le ministre en charge du Transport du Malawi a appelé les Etats membres à l’unité.
Il souligne que le soutien entre pays et l’appui au secrétariat du Corridor Central vont booster cette organisation. Le grand travail à faire est de laisser un monument, construire le siège du Corridor Central at-il dit.

De son côté le Secrétaire Exécutif de l’AFTTCC, Me flory Okandju est revenu sur les points importants du rapport de la 28 ème réunion Ordinaire du Conseil d’administration du Corridor Central pour approbation et amendement par les ministres.
« Le conseil d’administration a pris note que la gouvernance de l’organisation a été cotée à faible risque. Le budget de l’exercice 2025-2026 s’élève à 6,5 millions de dollars américains. En de proposition des activités, de ce montant devra couvrir les termes d’accomplissement de la mise en œuvre de 36 projets de l’ensemble des pays membres du corridor Central » souligne Me Okandju

Les Ministres des Transports, les ambassadeurs, les Gouverneurs, les responsables du secteur public et privé, du Burundi, de la RDC, du Malawi, de la Tanzanie, du Rwanda, de l’Ouganda et de la Zambie ont pris part à ces assises.
Sud-Kivu : Neema Namadamu invite la population à militer pour la paix et la sécurité sera effective
La responsable de l’organisation Hero Women Rising communément appelé « MAMA SHUJAA Asbl » sensibilise la population du Sud-Kivu à faire la paix partout dans leurs lieux respectifs.
Neema Namadamu a lancé cet appel lors de l’échange que son organisation a tenu ce vendredi 13 juin 2025 à son bureau situé à l’entrée de Vamaro près du bureau de SINELAC à Nyawera.

Elle a dit que l’heure n’est plus au traumatisme de la guerre mais les familles doivent en ce moment s’impliquer pour vivre la paix et s’impliquer pour l’éducation des enfants.
« Dans ce centre Mama Shuja,j’ai déjà fait marier plusieurs filles. C’est par ce qu’elles ont été éduquées. Certains enfants fuient la formation et préfèrent d’aller vagabonder. Cela doit se cesser. Aujourd’hui il y a plusieurs mariages mais les divorces ont doublé. Ça c’est un problème que nous avons ici. Pas cause de la guerre mais le changement de mentalité. Nous sommes des parents. Nous devons éduquer correctement nos enfants. Vivons la paix dans nos communautés et la sécurité sera effective » a sensibilisé Neema Namadamu

Prenant part à cette rencontre, Agnès Sadiki ancien ministre de son étant a aussi invité les populations à faire la paix comme une culture dans les communautés.
« Ce que nous devons faire, c’est d’avoir la paix comme culture. Nous avons plusieurs cultures (Bashi, Barega, Ba babembe, Banyamulenge …) mais nous devons beaucoup travailler pour la paix. S’il y a la paix, les cultivateurs peuvent cultiver leurs champs. S’il y a la paix, les transporteurs vont mener leurs activités et s’il y a la paix le chef peut se rendre à son bureau. Il faut savoir que la guerre ne profite à personne car celui qui l’organise est aussi victime d’une manière ou d’une autre. » a dit Agnès Sadiki

Et l’ambassadeur de la Paix, Jacques Muhumuza a dit que ceux là qui font la guerre, le fait à cause de leurs intérêts égoïstes. D’où il appelle les communautés à vivre la paix dans leurs milieux.
Plusieurs autres participants qui sont intervenus dans cette rencontre ont démontré les problèmes qu’ils traversent après la guerre qui a secoué les provinces du Nord et Sud-Kivu.
Il s’agit de la paralysie de leurs activités, fermeture des banques, les traumatismes, les maladies, l’insécurité alimentaire, la dégradation des infrastructures et bien d’autres.

Suite à cette situation, Biganiro Emile président de la mutualité Banyamulenge de Bukavu a aussi plaidé auprès de l’organisation Hero Women Rising et d’autres de continuer à apporter les assistances aux personnes vulnérables et surtout les femmes mais aussi les enfants qui sont plus victime en ce moment difficile.
La rencontre a été facilitée par Etienne Mutware enseignant à l’UEA et a connu la participation des membres des associations œuvrant dans la ville de Bukavu.
J.I des Albinos au Sud-Kivu : APIA remet des lunettes et crèmes solaires aux Albinos pour se protéger contre les effets de la saison sèche
Sud-Kivu : L’association pour la promotion intégrale des albinos en sigle APIA, sensibilise les Albinos du Sud-Kivu et de la RDC en général à porter des lunettes en cette période ou la saison sèche pointe à l’horizon.
Son coordonnateur Juvénal Lushule a lancé cet appel à l’occasion de la journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, célébrée chaque année le 13 juin. Il a remis à cette occasion des lunettes et des crèmes solaires à plus de 70 albinos venus de la ville de Bukavu et ses périphériques dont ceux venus de Kavumu.

Juvénal Lushule a souligné que ce don provient de la fondation Mamoré, l’un des partenaires importants de l’association pour la promotion intégrale des albinos en sigle APIA. Le coordonnateur de l’APIA a sensibilisé egalement les parents et les albinos présent à cette rencontre à bien se protéger.
« Nous perdons beaucoup des personnes atteintes d’albinisme avec les problèmes de cancer. Si les parents qui sont avec nous et des albinos savent comment se protéger et protéger nos enfants, nous pouvons limiter les dégâts. Ces crèmes solaires que nous distribuons aujourd’hui, sont des produits chers et rares. Les parents doivent les utiliser et qu’ils sachent comment protéger nos enfants car la peau est chère » a dit Juvénal Lushule

Le thème de cette année étant revendiquons nos droits, Juvénal Lushule a invité les personnes atteintes de l’albinisme à mener des plaidoyers pour le respect des droits des albinos.
Tout en appelant d’autres partenaires à soutenir les personnes atteintes d’albinisme, le coordonnateur d’APIA a salué l’implication certains partenaires comme la Fondation Kadima qui soutienne les albinos et d’autres personnes vulnérables.

L’activité a eu lieu ce Vendredi 13 Juin dans l’une des salles de la coordination catholique situé dans la commune de Kadutu au Sud-Kivu.
Fizi: disparu depuis le mercredi dernier sur le lac Tanganyika,un pêcheur reste introuvable à Ilakala
Fizi:Un père d’une famille habitant au village ilakala dans le groupement babungwe nord dans le secteur de Tanganyika demeure introuvable après sa disparition le mercredi 11 juin 2025 pendant qu’il était dans son activité de pêche sur le lac Tanganyika.
Selon les sources locales contactées par la rédaction de Kivutimes, le nommé Lukaba avait quitté le village aux environs de 13h pour se rendre sur le lac pour faire la pêche en filet.
Malheureusement celui-ci n’a pas pu regagner le village jusqu’aux heures tardives contrairement à son habitude. ce qui a soulevé des inquiétudes dans le chef des villageois qui se sont rendus à leur tour sur le lac pour la recherche sans succès.
Le chef de la localité de Swima, Monsieur Musa Swima qui confirme cette nouvelle, précise que le disparu est allé vérifier ses filets pendant qu’il était dans un état d’ivresse.
Celui-ci ajoute qu’après des recherches, seule la pirogue a été retrouvée sur le lac mais la destination du propriétaire reste inconnue.
Ce qui laisse croire que monsieur Lukaba serait heureux par un animal aquatique ou soit il s’est noyé suite de son état d’ivresse.
” Ce papa âgé de plus de 60 ans , habitant du village d’ilakala était allé faire la pêche dans le lac mais n’a pas été de retour, la famille et le comité des pêcheurs se sont mobilisés pour des recherches mais il est toujours introuvable.seule sa pirogue a été retrouvée.mais nous apprenons qu’il était dans un état d’ivresse ” at-il renseigné.
Bien que les recherches se poursuivent, la famille est totalement désespérée de le retrouver en vie car la présence de sa pirogue est un grand signe que ce dernier serait déjà mort.
Pénurie d’eau potable à Uvira : entre désinformation et manque de communication.
Your message has been sent
Le manque d’informations claires sur les causes de la pénurie d’eau potable dans le quartier Rombe 2, commune de Mulongwe, en ville d’Uvira, alimente la désinformation au sein de la population. Sur les réseaux sociaux, certains habitants accusent la REGIDESO de couper volontairement l’eau des robinets afin de provoquer des cas de choléra dans la communauté, dans le mais d’attirer des financements.
Ces rumeurs surviennent après trois jours consécutifs sans eau potable dans les quartiers Rombe 1, Rombe 2 et Kibondwe.
Le chef de centre de la REGIDESO à Uvira, M. Rusimbana Musafiri Venas, rejette fermement ces accusations, qu’il qualifie de non fondées. Selon lui, cette pénurie n’a aucun lien avec une quelconque volonté de déficience à la santé publique, mais elle est due à deux principales causes techniques : la faible fourniture en énergie électrique par la SNEL et le manque de carburant nécessaire pour faire fonctionner le générateur de la station de pompage. Celui-ci invite la population à se rendre au bureau de la REGIDESO pour s’informer plutôt que de relayer de fausses informations.
Contacté par la rédaction de la COMEL, le chef de quartier Rombe 2 ad intérim Nyaruganda Muhumbira TETETE a préféré ne pas faire de commentaires approfondis sur le sujet. Il a simplement appelé la population au calme, tout en la mettant en garde les autres de cette désinformation.
De son côté, Chance Nakioyo, assistant infirmier au Centre de Santé Kimanga, rappelle que le manque d’eau potable ne devrait pas être une source de rumeurs. Lors d’un échange téléphonique, il a encouragé la population à utiliser d’autres sources d’eau disponibles, comme l’eau du lac ou de la rivière, tout en respectant les méthodes de prévention du choléra : faire bouillir l’eau à haute température, le purificateur avec des produits appropriés, et la conservation dans des récipients propres.
Il a également rejeté les allégations selon lesquelles certains chercheraient à nuire à la population dans le but de recevoir des financements. « Personne ne souhaite une dégradation de la santé publique », a-t-il insisté.
Cet article s’inscrit dans la campagne « Vrai ou Faux » réalisée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga, en collaboration avec la SYMUF-MAISON DE LA Presse.
Violences sexuelles dans l’est de la RDC : une urgence persistante alerte MSF
RDC :-Cette année encore, le nombre de victimes et survivantes de violences sexuelles prises en charge par les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) atteint des niveaux alarmants.
C’est ce qu’indique MSF à travers un communiqué parvenu à Kivutimes ce Jeudi 12 Juin 2025. Pour faire face à cette réalité terrible et persistante, MSF exhorte l’ensemble des parties au conflit à améliorer la sécurité des civils et leur accès aux soins. L’organisation humanitaire médicale appelle la communauté internationale à conserver la prise en charge des victimes comme une priorité, en dépit des défis financiers actuels.
Notre source souligne que depuis des années, les équipes MSF alertent de manière répétée sur les niveaux alarmants de violences sexuelles dans l’est de la RDC. Le nombre de victimes prises en charge par MSF a explosé ces trois dernières années, lorsque les combats entre l’armée congolaise, le groupe armé M23/AFC et leurs alliés respectifs ont repris. C’est particulièrement le cas au Nord-Kivu, où un nombre sans précédent de victimes et survivantes – près de 40 000 – ont été prises en charge par MSF en 2024.
Depuis janvier 2025, les équipes continuent d’enregistrer un nombre de consultations alarmant dans les structures soutenues par MSF au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
« Le contexte dans cette région a changé, mais pas la problématique des violences sexuelles, dont les femmes sont majoritairement les premières victimes », explique François Calas, responsable des programmes MSF au Nord-Kivu. « Les violences sexuelles demeurent une urgence médicale qui exige une action immédiate ».souligne le communiqué de MSF
Alors que les camps de personnes déplacées qui accueillaient plus de 650 000 personnes à Goma ont été démantelés en février 2025 après la prise de la ville par le M23/AFC, les équipes MSF continuent de prendre en charge chaque jour des dizaines de victimes de violences sexuelles dans les structures sanitaires dans et autour de la ville.
Entre janvier et avril 2025, près de 7 400 victimes et survivantes y ont été prises en charge par MSF. À une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la ville, dans la petite localité de Saké, plus de 2 400 victimes et survivantes ont également été prises en charge sur cette même période.
Depuis le démantèlement des camps, un grand nombre de femmes déplacées n’ont pas pu ou pas voulu regagner leur village d’origine et se retrouvent souvent seules avec leurs enfants. « Nous recevons beaucoup de femmes victimes d’abus dans ou autour des maisons de familles d’accueil ou des centres d’hébergement communautaires », ajoute François Calas. « Bien souvent, elles sont contraintes à des actes sexuels en échange d’un logement. Où qu’elles soient, elles ne sont en sécurité nulle part ».
Comme c’est le cas depuis des années, la grande majorité des agressions rapportées par les victimes en 2025 ont été commises sous la menace d’une arme, par des individus difficilement identifiables en raison de la multiplicité des porteurs d’armes, civils ou militaires, de la prolifération des armes, et de l’insécurité persistante.
« A Goma, de nombreuses patientes relatent avoir été violées la nuit lors de pics d’insécurité, continue François Calas. Les individus pénètrent dans la maison lors de cambriolages, et souvent séquestrent les habitants, voire assassinent les époux. Dans certains quartiers, ces agressions sont même commises en journée. »
« Des hommes armés sont rentrés chez nous vers 22h30, explique Nasha, une femme déplacée qui a construit un abri dans la cour d’une école. Certains maris ont été tués et des femmes violées. C’est mon cas. Trois hommes voulaient me violer devant mon époux et mes huit enfants. Mon époux a résisté (…). Ils l’ont tué ».
En périphérie de Goma et de Saké, de nombreuses victimes disent avoir été agressées sur les routes ou dans les champs.
« Ils m’ont demandé de choisir entre leur céder mon corps ou me faire tuer, témoigne Rika, habitante d’un village situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Goma. « Ils m’ont violée, l’un après l’autre ».
Au Sud-Kivu, la situation est également inquiétante. Dans les territoires de Kalehe et Uvira, les équipes MSF ont pris en charge près de 700 victimes et survivantes de violences sexuelles depuis le début de l’année 2025. La majorité des récits recueillis décrivent des actes commis sous la menace d’une arme.
« Nous avons souffert dans les champs où nous avons trouvé refuge, partage une habitante d’un village situé dans les collines autour de Kamanyola, au Sud-Kivu. Les hommes armés ne nous autorisaient pas à traverser les villages. Certaines femmes ont même été violées lorsqu’elles tentaient d’accéder à une structure de santé. »
« Les chiffres sont sous-estimés par rapport à la réalité, car nombreux sont les obstacles pour accéder aux soins : peur de représailles, stigmatisation, éloignement géographique et manque de capacité de prise en charge dans les structures », explique Luders Leriche, coordonnateur des activités médicales MSF au Sud-Kivu. Le nombre élevé de cas dans certaines localités, limité dans d’autres, reflète les disparités de prises en charge disponibles, bien plus que l’ampleur du problème dans cette région.
Des services essentiels menacés
L’impact des violences sexuelles, qui affectent principalement les femmes dont les mineurs, est connu et documenté de longue date. Le nombre d’hommes qui en sont victimes, bien que largement inférieur, reste préoccupant. En plus de l’impact de ces violences sur la santé physique et mentale, leurs conséquences sociales sont dévastatrices : rejet familial et social, divorces, stigmatisation, pensées suicidaires et immense difficulté pour les survivantes de continuer à vivre dans les lieux où elles ont été agressées.
La situation est d’autant plus préoccupante que l’accès à une prise en charge devient de plus en plus difficile. Plusieurs structures de santé des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n’ont déjà plus les médicaments et kits nécessaires pour soigner les survivantes de violences sexuelles.
« En plus des ruptures de chaînes d’approvisionnement et d’acheminement des médicaments dues au conflit en cours, les réductions mondiales de financements humanitaires laissent planer de fortes inquiétudes pour le futur, insiste François Calas. En dépit des défis actuels, il est impératif de ne pas abandonner ces femmes et ces enfants. Leur prise en charge doit être une priorité absolue. ».
Outre cette nécessité de soutenir la prise en charge des victimes, MSF appelle également les parties prenantes à tout mettre en œuvre pour garantir davantage de protection pour les civils et leur permettre d’accéder aux soins.
Au Nord-Kivu à Goma, dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Walikale ainsi qu’au Sud-Kivu dans les territoires de Kalehe et Uvira, les équipes MSF offrent une prise en charge complète, médicale et psychologique aux victimes et survivantes de violences sexuelles. Les soins médicaux incluent la prise en charge physique et psychologique, l’administration de traitements préventifs contre les infections sexuellement transmissibles, de contraceptifs d’urgence et de vaccins, et les avortements sécurisés. Les cas sévères sont référés dans des hôpitaux spécialisés.
Information de la communication du MSF RDC
Sud-Kivu : REMED accompagne les équipes de vaccination contre la Mpox dans l’identification des cas contacts à Kabare
L’organisation Réseau des Medias pour le Développement “REMED” avec l’appui financier de l’UNICEF accompagne les équipes de vaccination dans l’identification et le listage de personnes contacts autour des cas confirmés.
C’est le cas du mardi 10 Juin 2025 où 46 écoliers dont 20 filles et 26 garçons de l’Ecole Primaire Malalo, se situant dans l’aire de santé de Mulungu-Miti, dans la zone de santé de Miti-Murhesa ont été vaccinés contre la Mpox.

Pour les organisateurs c’est sont des enfants contacts et qui étaient proches des cas positifs notifiés à l’Ep Malalo.
REMED fait savoir que cela rentre dans le cadre de la campagne : “je protège mon école,”qui vise à impliquer les enseignants, élèves, parents et relais communautaires promotionnels pour que les écoles soient épargnées.
“Nous continuons à intensifier les sensibilisations, la surveillance et vacciner pour couper la chaîne de transmission. Nous sommes convenus que les écoles, sont des endroits qui regorgent beaucoup d’enfants et vu la proximité qu’il y a, on est entrain d’intensifier et renforcer les activités de la riposte. Les RECO promotionnels renforcent la surveillance en complicité avec les enseignants “, explique Parfait Muhani, superviseur SBC à REMED.

Après Malalo, REMED et les vaccinateurs se sont dirigés dans le groupement de Mudaka pour se rassurer de la relation entre RECO promotionnels et parents mais également avec les centres de santé dans la riposte contre la Mpox.
Bukavu: l’art en sourdine, la crise étouffe la créativité artistique
Jadis animée par les mélodies entraînantes de la guitare et les voix vibrantes des artistes locaux, la ville de Bukavu sombre peu à peu dans un silence pesant. La crise sécuritaire et économique qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo n’épargne aucun secteur, et le monde artistique en paie le prix fort.
« L’art ici chez nous a toujours été difficile, mais actuellement, c’est de plus en plus pire », confie Maisha Bin Solo, artiste local, la voix teintée de résignation. Derrière ces mots se cache une réalité dure : la scène artistique de Bukavu est en train de s’éteindre. La ville, autrefois bouillonnante de créativité, voit ses studios se vider, ses projets culturels s’essouffler, et ses artistes lutter pour survivre.
Un déclin brutal
L’art, déjà marginalisé dans une région confrontée à des défis majeurs, subit aujourd’hui une double peine: l’effondrement du soutien financier et la raréfaction des opportunités.
« Ceux qui soutenaient autrefois les initiatives artistiques ne sont plus là. Certains sont partis, d’autres se sont exilés. Il n’y a plus ce soutien qu’on avait autrefois », ajoute Maisha Bin Solo.
Cette perte de partenaires, souvent des ONG, mécènes ou collectifs artistiques, a fragilisé un écosystème déjà précaire. Les artistes qui, auparavant, parvenaient à arracher quelques revenus de leurs œuvres, peinent aujourd’hui à joindre les deux bouts du mois.
Le témoignage d’un arrangeur de sons
À Bukavu, Leopard Beat, arrangeur de sons, vit cette réalité de plein fouet. Son studio, autrefois fréquenté par des dizaines d’artistes chaque semaine, est devenu un lieu presque désert.
« Par jour, je pouvais enregistrer deux à trois artistes. Par semaine, jusqu’à dix. Mais ces derniers temps, j’enregistre parfois seulement deux ou trois dans toute la semaine, voire aucun », déplore-t-il.
Selon lui, ceux qui viennent encore le faire ne sont souvent là que pour « s’amuser », sans moyens pour payer. Le travail rémunéré, lui, est devenu une rareté.
Malgré ce contexte difficile, Léopard Beat a transformé son studio en un refuge. Son studio est devenu un lieu d’accueil pour beaucoup d’artistes qui n’ont nulle part où aller.
“ Ils viennent ici pour passer du temps, pour partager des moments ensemble. Et moi, ça me plaît bien », témoigne-t-il. Dans cette simplicité, la solidarité entre artistes devient une réponse à la précarité.
L’espoir au bout des cordes
Si la scène artistique de Bukavu traverse une période sombre, elle n’est pas totalement éteinte. Les artistes, animés par une passion, continuent à créer, même dans l’adversité. Certains espèrent un retour à la stabilité pour raviver la flamme de la culture locale, d’autres misent sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques pour donner un second souffle à leur art. Mais sans un soutien institutionnel, économique, et logistique, la renaissance artistique de Bukavu restera un rêve suspendu aux fils fragiles de la résilience.
Article produit dans le cadre du projet Habari za Mahali, du consortium RATECO et REMEL avec le soutien de Media4dialogue de La Benevolencija.
Bukavu: Des habitants sans abris après des fissures au village Buhozi
Depuis plus d’une année, un phénomène aussi mystérieux bouleverse la vie des habitants de Bohozi, dans le territoire de Kabare. Des profondes fissures défigurent les paysages et sèment la peur dans des familles.
Apparues sans explication scientifique claire, ces failles terrestres transforment progressivement le quotidien des habitants en cauchemar. Ce qui n’était au départ qu’un simple craquement dans le sol est devenu un gouffre de préoccupations.
Une catastrophe lente mais implacable
« Nous avons perdu des ménages et des champs », raconte confusément un habitant, visiblement éprouvé par les événements. Ce témoignage, bien que fragmenté, reflète l’état psychologique de nombreuses victimes : la confusion, la perte de repères, et l’incapacité à donner un sens clair à ce qui leur arrive.
Le chef de l’entité, M. Bahati Ndagano, rapporte que les fissures ne cessent de s’étendre. Certaines familles ont dû abandonner leurs maisons, devenues dangereuses, ou vivre dans des conditions précaires à proximité. Des pertes matérielles importantes sont rapportées, mais au-delà des biens, c’est la stabilité mentale des habitants qui est mise à mal.
Le poids du silence
L’absence d’une enquête géologique approfondie et de communication claire de la part des autorités n’arrange rien. « C’est pour ça que j’ai quitté le milieu», M. Bahati Ndagano, comme pour dire qu’il cherche peut-être à comprendre. Ce silence officiel alimente les spéculations, l’angoisse et l’impuissance face à une catastrophe qu’aucune sirène d’alerte ne semble vouloir reconnaître.
Les habitants vivent avec la peur que le sol ne cède à tout moment. Certains comparent cette menace à une guerre invisible, une lente destruction qui ne fait pas de bruit, mais laisse des cicatrices profondes.
Survivre malgré tout
Face à l’incertitude, la population tente tant bien que mal de s’organiser. Quelques comités locaux de vigilance ont vu le jour. Les églises et les structures communautaires offrent un soutien psychologique sommaire, mais les moyens manquent cruellement.
« Les déplacés dorment sous des bâches, c’est une autre guerre ignore », répète un habitant, pour insister sur les efforts de chacun pour reconstruire une forme de normalité malgré la crise.
Ce drame silencieux n’a pas encore reçu l’attention qu’il mérite, ni au niveau provincial ni national. Pourtant, la situation pourrait s’aggraver à tout moment. Les habitants, eux, continuent de vivre entre deux mondes : celui de la résilience, et celui de la peur constante.
Article produit dans le cadre du projet Habari za Mahali, du consortium RATECO et REMEL avec le soutien de Media4dialogue de La Benevolencija.
Fizi: une école primaire et plusieurs matériels consumés à Lulenge
L’Ecole primaire IKumba située dans le village Maindombe dans le secteur de Lulenge en Territoire de Fizi vient d’être réduite en cendre par le feu de brousse la journée de Mardi 10 mardi 2025.
La société civile dans la zone lance un cri d’alarme au gouvernement congolais et aux humanitaires de venir en aide à ces écoliers qui n’ont plus des bâtiments après cet incident.
D’après nos sources, les enfants qui fréquentent cette école ont pendant plusieurs années traversées des mauvaises conditions suite au mauvais état de ses bâtiments en couverture en chaume.
Monsieur Abedi Sumbya, le président de la société civile noyau du secteur de Lulenge qui livre cette nouvelle, renseigne qu’un seul bâtiment qui était en toiture métallique dont le tôles étaient un don du député provincial Alimasi Malumbi Mathieu.
Il ajoute que Dieu aidant car l’école a pris feu pendant que les enfants étaient déjà rentrés à la maison, ce qui a fait qui a épargné les degats humains.
« Le feu a brûlé l’école primaire ikumba de Maindombe.partant de cette situation, nous lançons appel au Gouvernement provincial tout comme national et tout le territoire de Fizi, comme chef de secteur d’assister ces enfants et plaider aux autorités pour que cette école soit construite en chaume »a-t-il demandé.
suite de cet incident, les enfants qui fréquentent cette école sont obligés d’achever sous les arbres le programme scolaire de l’année 2024-2025.
Côté d’Ivoire : la deuxième Conférence Mondiale des Journalistes Scientifiques Francophones s’ouvre à Abidjan sous le thème : une seule santé (one health)
Mardi 10 Juin 2025 : l’amphithéâtre de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a vibré au rythme du lancement de la deuxième Conférence Mondiale des Journalistes Scientifiques Francophones.
La notion de ” One Health “ ou ” Une seule santé “ intéresse ainsi des chercheurs et des journalistes, étant une approche intégrée qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale.

Le one health vise à coordonner les interventions sanitaires de manière multisectorielle et multidisciplinaire pour prévenir, détecter et riposter contre les maladies émergentes et ré-émergentes, notamment les maladies zoonotiques.
Ce premier jour de la conférence a servi pour comprendre que la santé humaine, la santé animale et la santé de l’écosystème sont étroitement liées. Des déséquilibres dans l’un de ces domaines peuvent avoir des répercussions sur les autres.
Environ 60% des maladies infectieuses émergentes proviennent des animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques ont révélé à tour de rôle les intervenants de différentes sessions de la conférence.

Le rôle des journalistes scientifiques dans ce contexte se résume au recadrage et relayage des informations en rapport avec le one health. Ils doivent développer les stratégies de communication, travailler en réseautage pour mitiger les risques.
KOSSI BALAO, président du Réseau des Journalistes Scientifiques d’Afrique Francophone ( RJSAF) veut voir les journalistes et chercheurs s’apprêter pour le one health.
Les médias dans leur rôle d’informer devront améliorer la couverture de la santé, parler activement aux communautés pour comprendre à leur tour leur rôle dans cette thématique.

Venus de 17 pays au monde dont la RDC, le Réseau des Journalistes Scientifiques d’Afrique Francophone et Partenaires ont débattu ce premier jour autour des thèmes : Journalistes et chercheurs: sommes-nous prêts pour le One health ?, Écosystème des épidémies : comment coexister avec la biodiversité pour prévenir les zoonoses?, Lutte contre la maladie du sommeil: cas d’école d’une seule santé,la place du One health dans les politiques de santé publique en Afrique :cas de la côte d’ivoire ainsi que comment utiliser L’ECONSIT pour produire des contenus innovants sur la santé environnementale.
De ces pays, 15 journalistes sont ceux qui ont bénéficié de la bourse de la CENOZO (la Cellule Norbert ZONGO pour le journaliste d’investigation en Afrique de l’Ouest), dont Madame Henriette SIFA NAMEGABE qui représente le media en ligne Kivutimes de la RDC.

Les assises se clôturent le 14 Juin de l’année en cours.
Uvira: une trentaine de poubelles offertes à la mairie pour améliorer la gestion des déchets
Vendredi 6 juin 2025 , la mairie d’Uvira a reçu un don d’une trentaine de poubelles destinée à faciliter le ramassage des déchets dans la ville.

Cette initiative a été portée par la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo (RDC), avec l’appui financier de la Croix-Rouge française.
La remise officielle des poubelles s’est déroulée en présence du maire intérimaire de la ville d’Uvira, ainsi que des représentants de diverses couches de la population locale.

Selon Sety Buyonde, président de la Croix-Rouge de la RDC bureau d’Uvira, ces poubelles seront installées dans plusieurs points stratégiques de la ville afin de faciliter l’assainissement et encourager une meilleure gestion des déchets.
Une fois les poubelles remplies, les déchets collectés seront acheminés vers une unité de tri, ce qui permettra d’améliorer le traitement et le recyclage des déchets dans la ville.
Par ailleurs, durant cette cérémonie, des matériels de dépannage des robinets d’eau ont été distribués aux représentants des structures responsables des bornes fontaines et des robinets d’eau potable.
Cette action vise à renforcer l’accès à l’eau potable et à garantir la maintenance des infrastructures hydrauliques.
Dans son allocution, le maire intérimaire d’Uvira a vivement remercié la Croix-Rouge de la RDC et son partenaire français pour cette aide précieuse. Il a souligné que l’assainissement constitue le troisième pilier de la gouvernance locale, et que ce ne s’inscrit donc pleinement dans les efforts pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Cette initiative marque une étape importante vers une ville plus propre et mieux organisée, répondant aux besoins essentiels de la population en matière d’hygiène et d’environnement.
Le député Olive Mudekereza demande à la Banque Equity BCDC d’Ouvrir les comptes des agents du secteur de la santé au Sud-Kivu
Dans une correspondance adressée au directeur général de la Banque Equity BCDC le 06 Mai 2025 et dont une copie est parvenue à Kivutimes ce Samedi 07 Juin 2025,cet élu de Bukavu Olive Mudekereza lui demande d’ouvrir les comptes des agents du secteur de la santé au Sud-Kivu.
« Nous avons l’honneur de vous adresser cette lettre afin de vous faire part des préoccupations exprimées par plusieurs de nos concitoyens, notamment les agents du secteur de la santé au Sud-Kivu. En tant qu’élus de la ville de Bukavu au Sud-Kivu, nous avons été sollicités par nos électeurs, qui traversent actuellement une période difficile en raison des conséquences de la guerre et se retrouvent ici à Kinshasa comme des déplacées. » dit Olive Mudekereza dans sa correspondance
Il indique qu’au sein de l’Assemblée nationale, tous les députés représentant les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu plaident en faveur des populations, et en particulier pour les fonctionnaires des divers services de l’Etat, ainsi que pour ceux des entreprises publiques et privées.
« Nous souhaitons que des mesures soient mises en place pour faciliter la vie de nos compatriotes, notamment en permettant l’intégration provisoire des agents jusqu’à
la fin du conflit de guerre. L’ouverture de compté dans le cadre de bancarisation leur donnerait accès à leurs salaires, ce qui est essentiel pour leur survie à Kinshasa. C’est dans ce contexte que nous soutenons leur démarche. En tant que client de la Banque BCDC/Equity depuis 40 ans, je tiens à souligner que cette institution bancaire en RDC est particulièrement appréciée par la majorité des députés des populations, et nous sommes également nombreux à être clients à travers l’Assemblée nationale. »a-t-il dit
Il prie donc au directeur de cette banque de bien vouloir examiner attentivement les demandes d’ouverture de comptes pour la bancarisation des salaires de ces agents via Equity BCDC pour une meilleure fidélité clientèle et pour les fonctionnaires.
Par ailleurs, Olive Mudekereza remercie le responsable de cette banque et dit être disponible pour apporter une autre information complémentaire surtout pour l’accompagnement des agents de la santé.
Examen d’État : Les finalistes font preuve de résilience en temps d’incertitude
Du 2 au 4 Juin, les élèves finalistes ont passé les examens préliminaires des Examens d’Etat. Au Sud-Kivu, une région marquée par des incertitudes sécuritaires persistantes, les élèves finalistes bravent la peur et les conditions instables.
Ils se sont présentés aux épreuves de l’examen d’État avec une détermination à toute épreuve, portés par l’espoir et la résilience. Au lycée Wima, une école de Bukavu, l’atmosphère est à la fois studieuse et empreinte d’émotion.
Les examens d’État, moment décisif dans le parcours scolaire des élèves congolais, se déroulent dans le calme, malgré les inquiétudes liées à la sécurité dans la région. La peur, omniprésente en amont, a laissé place à la volonté d’avancer et de construire un avenir meilleur.
« Premièrement, on croyait qu’on ne passerait plus l’examen. Mais maintenant que nous avons déjà fait la première épreuve, nous voyons que tout va bien se passer», témoigne Juliette Iragi, élève finaliste de ce Lycée Wima.
Elle souligne également l’importance de l’accompagnement pédagogique qu’elle et ses camarades ont reçu dans cette période cruciale. Grâce aux séances de rattrapage organisées par leurs enseignants, les élèves ont pu achever le programme scolaire à temps.
« Nous avons bien révisé et, avant l’examen, nous avons eu des séances de rattrapage avec nos professeurs pour pouvoir finir le programme, et être prêts pour la session ordinaire », renchérit-elle.
Alors que beaucoup auraient pu céder à l’inquiétude ou à l’abandon, c’est un esprit de résilience qui anime les jeunes finalistes. Pour eux, passer l’examen, c’est aussi un acte de résistance et de foi en leur avenir.
« Là où la peur aurait pu étouffer l’élan des jeunes, c’est la résilience qui a triomphé. Nous avons de bons enseignants qui nous guident. Vraiment, ça se passe très, très bien ici au centre du Lycée Wima », ajoute Christoph Bisimwa.
Le deuxième jour d’examen s’est poursuivi avec les épreuves pratiques, essentielles dans l’évaluation des compétences professionnelles des élèves. Cette détermination devient le symbole d’une jeunesse debout, confiante, et résolument tournée vers l’avenir. Au-delà des épreuves académiques, c’est une véritable leçon de courage et de persévérance que ces jeunes livrent au monde.
Fermeture de la Bralima à Bukavu : l’absence d’une bouteille qui cache une crise économique majeure
Depuis plusieurs mois, une pénurie inédite de produits brassicoles bouleverse les habitudes des habitants de Bukavu. Dans les débits de boissons, les bouteilles de bière se font rares, voire introuvables, et les prix s’envolent.
La fermeture temporaire de la Bralima, la principale société brassicole de la région, pour des raisons sécuritaires est à la base de cette situation. Cette fermeture dépasse de loin une simple rupture d’approvisionnement en bière ; elle expose les failles profondes d’une économie locale fragilisée.
« Avant, on vendait la bière à 3 500 ou 4 000 francs congolais. Aujourd’hui, c’est à 8000 francs la bouteille ! », s’indigne, Sylvie Ngalula, vendeuse des produits Bralima.
Elle pointe du doigt une hausse brutale des prix, notamment liée à la spéculation et à la rareté des stocks. « On la vend à la chèque », dit-elle en évoquant un mode de vente à crédit devenu risqué tant l’incertitude plane sur l’approvisionnement.
Faute de produits disponibles, les commerçants tentent tant bien que mal de se réorganiser.
« Nous avons obtenu une pompe à Bralima qui nous facilite, mais même ça ne suffit pas. La demande est trop forte », poursuit-elle.
Une filière entière paralysée
Ce sont non seulement les revenus des commerçants qui chutent, mais aussi le pouvoir d’achat des ménages qui s’effondre face à cette inflation.Pour Blaise Musole, membre de la Société Civile, l’enjeu est bien plus grave qu’il n’y paraît.
« Derrière l’absence d’une bouteille de bière se cache une crise économique majeure », déclare-t-il.
La Bralima, pilier économique de la ville, ne produisait pas uniquement des boissons alcoolisées ; elle faisait vivre des centaines de petits commerçants, revendeurs de sous-produits tels que le drèche utilisé comme aliment pour le bétail.
« Aujourd’hui, des éleveurs de porcs, de vaches, et même de poissons ne trouvent plus de drèche pour nourrir leurs bêtes. La production animale diminue, les prix grimpent, et les marchés sont de plus en plus désertés », alerte Blaise Musole.
Une précarité sociale aggravée
La fermeture de la Bralima touche en particulier les femmes commerçantes, souvent à la tête de micro-entreprises qui dépendaient de la société pour écouler des boissons ou revendre des produits dérivés.
« Il y a beaucoup de mamans qui survivaient grâce à ça. Aujourd’hui, elles n’ont plus rien. C’est une catastrophe silencieuse », confie un habitant du quartier Kadutu.
Au-delà de la sphère économique, c’est tout le tissu social qui vacille. Les pertes d’emplois directs et indirects, la baisse des revenus des familles et l’incertitude qui règne plongent la population dans une insécurité croissante, alors que la région reste déjà marquée par des tensions sécuritaires et humanitaires.
La société civile appelle les autorités locales et nationales à une réponse urgente pour endiguer cette crise. Elle propose la mise en place de circuits alternatifs d’approvisionnement, relance sécurisée des activités de la Bralima ou soutien aux éleveurs pour éviter l’effondrement de la filière animale.
Uvira: Donation des matériels PCI à la zone de santé: action de la Croix-Rouge de la RDC appuyée par la Croix-Rouge française
Dans le cadre de la lutte contre les maladies de choléra et Mpox, la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo, bureau urbain d’Uvira, avec l’appui financier de la Croix-Rouge française, a procédé à un don significatif de matériels de prévention et contrôle des infections (PCI) à la zone de santé d’Uvira. La cérémonie officielle de remise de ces équipements s’est déroulée au sein du bureau central de la zone de santé d’Uvira, en présence des représentants des structures sanitaires bénéficiaires. 
Lors de cette occasion, le président urbain de la Croix-Rouge de la RDC a invité les bénéficiaires à utiliser ces matériels « en bon père de famille », soulignant l’importance de la responsabilité dans la gestion de ces outils essentiels. Monsieur Sety Buyonde a également rappelé que ces actions s’inscrivent pleinement dans la mission humanitaire de la Croix-Rouge, visant à protéger les populations vulnérables face aux épidémies.
Le médecin chef de la zone de santé d’Uvira, Docteur Panzu Nimi, a exprimé sa profonde gratitude à la Croix-Rouge de la RDC et à son partenaire la Croix-Rouge française, qualifiant ce don d’acte d’une importance capitale. Il a précisé que ces matériels seront distribués dans 12 structures sanitaires du territoire afin d’interrompre la chaîne de contamination du choléra et de Mpox. 
En outre, ces dispositifs permettront de protéger le personnel de santé contre ces maladies ainsi que d’autres infections.
Kifara Kapenda Kyk’y, maire intérimaire de la ville d’Uvira, qui a reçu ces matériels au nom du Gouvernement congolais, les a ensuite remis à son service technique, le bureau central de la zone de santé. L’autorité urbaine a profité de cette occasion pour remercier chaleureusement les partenaires humanitaires pour leur soutien précieux dans la lutte contre ces fléaux.
Cette initiative illustre une fois de plus l’engagement de la Croix-Rouge à renforcer les efforts sanitaires locaux et à renforcer les capacités de prévention dans des zones particulièrement exposées aux maladies infectieuses.
PlastiqueDémasqué : Bukavu en première ligne contre la pollution plastique en République Démocratique du Congo
Bukavu, le 5 juin 2025 – À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, la ville de Bukavu s’est érigée en capitale congolaise de la lutte contre la pollution plastique. À l’initiative de l’organisation Solidarité pour la Protection des Droits de l’Enfant (SOPRODE Asbl) – membre actif des réseaux IPEN (Réseau international pour l’élimination des polluants), Global Alliance for Incinerator Alternatives et Break Free From Plastic – et en partenariat avec Global Greengrants Fund et IPEN, la campagne #PlastiqueDémasqué – Ensemble pour une RDC sans pollution plastique a rassemblé citoyens, artistes et militants autour d’un objectif commun : mettre fin à l’invasion des plastiques dans notre quotidien.
Placée sous le thème international « Mettre fin à la pollution plastique mondiale », cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique régionale portée par une quinzaine de pays d’Afrique francophone, où les membres du réseau IPEN unissent leurs voix pour exiger des actions concrètes et ambitieuses.
Une journée, trois actes pour éveiller les consciences

- La toile comme tremplin de mobilisation
Dès l’aube, une campagne digitale coordonnée a inondé les réseaux sociaux. Photos-chocs de zones polluées et infographies éducatives ont relayé massivement le message ont permis de documenter les ravages du plastique. Le hashtag #PlastiqueDémasqué est rapidement devenu viral, révélant l’urgence d’agir.
- Art et écologie : la rue comme scène d’éveil citoyen
Dans les marchés de Nyawera, Nguba, Feu Vert, Essence et à la place Mulamba, SOPRODE Asbl a organisé des ateliers communautaires interactifs mettant à l’honneur l’art, l’humour et les solutions concrètes. Les comédiens renommés Bwana Kaka et Bisomerine ont conquis le public avec des sketches satiriques et des chansons percutantes, dénonçant la surconsommation de plastique et ses impacts désastreux : pollution, perturbation du fonctionnement de la centrale hydroélectrique de la Ruzizi I, pollution du lac Kivu et des eaux, obstruction des caniveaux, inondations, glissements de terrain, mais aussi les graves impacts sur la santé humaine notamment l’augmentation des maladies hydriques telles que le choléra ,la fièvre typhoïde, la dysenterie amibienne,etc., due à la contamination des sources d’eau potables par les déchets plastiques.
Une caravane motorisée a sillonné les grandes artères de la ville, portant la voix de la sensibilisation au plus près des populations.
Des alternatives écologiques locales aux emballages plastiques ont également été présentées et distribués: sacs, emballages biodégradables, contenants réutilisables, fiches pratiques « Comment réduire votre plastique »… Autant de solutions pensées par et pour les communautés locales. Des dizaines de citoyens ont spontanément pris des engagements personnels pour réduire leur usage du plastique.
- Interpeller les décideurs : le plaidoyer en action
En clôture de cette journée engagée, SOPRODE Asbl a adressé deux lettres de plaidoyer aux autorités congolaises, restées jusqu’à ce jour sans réponse. Ces lettres ont été déposées respectivement le 26 novembre 2024 auprès du Ministre de l’Environnement et du Développement durable, et le 2 décembre 2024 auprès du Ministre des Hydrocarbures. Elles portaient sur les mêmes demandes que celles réitérées aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement (JME). C’est pourquoi nous renouvelons ces appels avec insistance.
– Au Ministre de l’Environnement et du Développement durable, l’organisation demande un engagement officiel et ambitieux de la RDC en faveur d’un traité mondial ambitieux et juridiquement contraignant, dans la perspective de la deuxième partie de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation. Cette session, qui se tiendra du 5 au 14 août 2025 à Genève, vise à élaborer un instrument international contraignant sur la pollution plastique, y compris dans le milieu marin. Ce traité devra reposer sur la réduction à la source de la production de plastique. SOPRODE Asbl exhorte également la RDC à rejoindre le groupe des pays les plus ambitieux dans ces négociations, afin de jouer un rôle moteur dans l’élaboration d’un traité protégeant les droits humains, la santé publique et l’environnement. Enfin, l’organisation appelle à l’application effective du Décret n°17/018, qui interdit les sacs, sachets et films plastiques en RDC, mais dont la mise en œuvre demeure largement insuffisante.
– Au Ministre des Hydrocarbures, SOPRODE Asbl rappelle que le plastique est un sous-produit direct de l’industrie pétrolière. L’organisation appelle à l’abandon des projets pétroliers et gaziers en cours ou à venir, qui sont incompatibles avec la lutte contre la pollution plastique à la source.

Un combat local, un message global
La province du Sud-Kivu, déjà fragilisée par des défis environnementaux majeurs, paie un lourd tribut à la pollution plastique : caniveaux bouchés, cours d’eau obstrués, biodiversité menacée, risques accrus d’inondation et de dysfonctionnement de la centrale hydroélectrique Ruzizi I. À travers cette action, SOPRODE Asbl et ses partenaires entendent donner une voix aux communautés locales tout en s’inscrivant dans une dynamique continentale de transformation.
Vers une RDC sans plastique ?
« Cette campagne n’est qu’un premier pas. Il faut maintenant que les citoyens changent leurs habitudes, et que les décideurs prennent leurs responsabilités. La crise du plastique n’est pas une fatalité : des solutions existent, ici à Bukavu comme ailleurs en RDC », déclare Robert Kitumaini Chikwanine, directeur de SOPRODE Asbl.
À propos de SOPRODE Asbl
SOPRODE Asbl est une organisation de la société civile engagée dans la protection de l’enfance et de l’environnement, la promotion de la justice sociale et environnementale, ainsi que la mise en œuvre d’une transition écologique inclusive en RDC. Elle travaille en étroite collaboration avec les communautés locales pour développer des alternatives durables et porter un plaidoyer environnemental fort, en faveur d’un développement durable.
À propos d’IPEN
Le Réseau international pour l’élimination des polluants (IPEN) rassemble plus de 600 organisations dans plus de 100 pays. Il agit pour un monde sans produits chimiques toxiques, dans le respect de la santé humaine et de l’environnement.
Contact presse :
Email :soprode.asbl@gmail.com
Téléphone : +243 997603132
Lire le communiqué ici:Communiqué de Presse SOPRODE JME 2025..
RDC: la présidente du RADC Solange Kwindja plaide à l’OCC pour la certification écologique des produits des agripreneurs
RDC:-La Présidente du Réseau des Agripreneurs pour le Développement du Congo(RADC) plaide pour la certification écologique des produits des agriculteurs en RDC.
Solange Kwindja Kahirirhi a lancé cet appel lors de la rencontre qu’elle a eu avec les responsables de l’Office Congolais de Contrôle “OCC” le jeudi 05 juin 2025.Il s’agit la DG Etienne Tshimanga et de la DGA Christelle Muabilu, entourés d’une forte équipe des experts de ladite institution.
Elle indique que cette certification écologique permet aux entrepreneurs congolais à se sentir à l’aise de présenter leurs produits bien analysés, traités et bien emballés, respectant les normes nationales, régionales et internationales.

La Présidente du Réseau des Agripreneurs pour le Développement du Congo (RADC) a montré qu’il existe aujourd’hui une mesure qui a frappé les producteurs de la RDC sur l’entrée sur l’espace Schengen (union européenne) des produits qui ne respectent pas la certification écologique, (ZERO DEFORESTATION)
« La RDC respecte bien les normes environnementales et sociales mais par ce que la réglementation n’est pas actualisée et publiée d’une manière officielle, pas voter au parlement, il nous a fallu approcher l’organe de régulation qui est Occ. On a été reçu en tant que RADC et le secrétaire exécutif du Réseau des coopératives Producteur du café-cacao pour s’informer sur l’actualité »a dit solange Kwindja.
Elle souligne que l’OCC leur a promis d’accélérer les démarches auprès des ministères de l’Industrie, du Commerce extérieur, de Développement Rural, de l’Agriculture et de la Sante afin que la RDC puisse disponibiliser les outils pour arriver à leur donner une certification écologique des produits.

Également les participants à cet échange se sont mis d’accord de disponibiliser ensemble les produits prioritaires car d’ici là les grandes entreprises vont être frappés car la mesure de clémence qui avait donné par l’union européenne coure jusqu’au 31 Décembre 2025 pour les grandes entreprises et le 31juin 2026 pour les petites entreprises.
L’OCC a aussi donné aux représentants des agri preneurs le document sur la communication de la commission document d’orientation concernant les règlements de l’union européenne relatif aux produit zéro déforestation mais aussi la directive sur le devoir de vigilance. C’est dans l’objectif de permettre à leurs membres de savoir ce qui passe sur le plan de la règlementation.

La présidente du réseau des agripreneurs pour le développement du Congo(RADC) a salué la tenue de cette rencontre car l’OCC a rassuré sa collaboration avec sa structure et des cabinets internationaux pour leur permettre à certifié leurs produits.
Sud-Kivu : une femme tuée par des inconnus armés à Fizi-centre
Fizi,le 06 Juin 2025 :Une vieille femme habitant au quartier kagunga, connue sous le nom de Everine Mauwa âgée de 75 ans a été tragiquement abattue par des personnes armées non autrement identifiées dans cette partie sud de la cité de Fizi, le chef-lieu du territoire du même nom.
D’après les sources contactées surplace, cet incident est survenu aux environs de 19h de ce jeudi 05 juin 2025 pendant qu’elle était à la maison.
Cette triste nouvelle est confirmée par le chef du quartier Kagunga , monsieur Kungu André qui renseigne que les bourreaux se sont présenté devant la porte de sa maison et lui ont logé deux balles dans son corps.La victime morte sur le champ.
Celui-ci demande l’implication de services de sécurité afin de mettre fin à cette insécurité grandissante caractérisée par les assassinats ciblés contre les femmes âgées dans plusieurs localités de l’espace Baraka-Fizi.
« Il y a une personne qui a été tuées à Kagunga par les porteurs d’armes qui sont inconnus. Ils se sont présentés comme des visiteurs et ils ont tiré sur cette pauvre maman âgée de 75ans et plus ils ont plus une destination inconnue. Les services de sécurité ont débuté les enquêtes pour dénicher les autres » a-t-il renseigné.
Rappelons que cet assassinat de Madame Everine Mauwa est signalé quelques jours après celui de Roda,qui a été tuée dans les mêmes circonstances au quartier Mwandiga dans la ville de Baraka.
Uvira : le maire intérimaire Kifara Kapenda Kyk’y lance un ambitieux programme d’activités pour le mois de l’indépendance de la RDC dans le cadre de la campagne « Uvira simama kwa Uzalendo »
Uvira, 5 juin 2025: Le maire intérimaire de la ville d’Uvira, Kifara Kapenda Kyk’y, a annoncé ce jeudi 5 juin 2025, lors d’un conseil de sécurité élargi organisé dans la salle auditorium des Femmes d’Uvira, une série d’activités prévues pour marquer le mois de l’indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC).
Ces initiatives visent à relayer la campagne nationale CONGO TELEMA, lancée par la première ministre Judith Suminwa, dans l’objectif de concrétiser la vision du président Félix Tshisekedi pour un Congo uni et prospère.

Le conseil de sécurité, qui a réuni des représentants de la société civile, des jeunes, des sages, des femmes ainsi que d’autres couches sociales de la population, a permis de dresser un diagnostic précis des défis sécuritaires et socio-économiques auxquels fait face la ville d’Uvira, située dans la province du Sud-Kivu. Malgré ces difficultés, les participants ont unanimement exprimé leur volonté de soutenir les autorités locales dans leurs initiatives visant à relever la ville et le pays.
Parmi les recommandations majeures formulées figure la mise en œuvre effective du programme de la Réserve Armée de Défense (RAD). Ce dispositif vise à encadrer les jeunes armés, appelés « Wazalendo », souvent dépourvus de formation militaire adéquate, afin d’éviter que ces groupes ne constituent une menace pour la population civile. Les participants ont également exigé la fermeture immédiate des cachots illégaux dans lesquels ces jeunes détiennent les gens dans plusieurs quartiers de la ville, une mesure jugée cruciale pour le respect des droits humains et la restauration de la paix.

Dans son allocution, le maire Kifara Kapenda Kyk’y a appelé tous les agents de l’État, chacun dans sa fonction respective, à s’impliquer pleinement dans le processus de redressement du pays. Il a insisté sur l’importance du patriotisme et de la responsabilité civique, soulignant que chaque fonctionnaire doit jouer son rôle pour contribuer au progrès national.
Pour diffuser cet esprit patriotique et renforcer la cohésion le maire de la ville va rencontrer vendredi ces agents de l’état dans la diversité y compris les services de sécurité pour leur parler du vrais sens du patriotisme que certaines personnes utilisent abusivement.cette campagne vient pour appuyer celle lancée par la première ministre Judith Suminwa pour concrétiser la vision du président de la République democratique du Congo.
Cette rencontre va se dérouler au parking public de Rugenge dans la partie Nord de la ville d’Uvira.
Fizi : les associations des transporteurs s’opposent à l’installation d’un poste de contrôle de la PCR sur le tronçon Fizi-Mukera
La police de la circulation routière vient d’installer un nouveau poste de contrôle sur la route Mwenga tronçon Fizi-Mukera.Une décision contestée par les transporteurs qui sollicitent l’implication des autorités pour l’annulation de poste.
Selon plusieurs sources, ce nouveau poste de contrôle est installé au village Kananda dans le groupement de Bashimuku sud pour la seule raison de tracasser les Mototaximens et pourtant c’est une route de desserte agricole.
Se confiant à la rédaction de Kivutimes, ce jeudi 05 juin 2025 Monsieur Balongelwa Mulanda, président territorial de l’APROMOTCO, exige la suppression de ce poste de contrôle qui serait installé illégalement car les motards sont determinés pour barrer la route à cette manœuvre visant à tracasser les transporteurs sur une route de desserte agricole.
« Nous sommes surpris par la présence d’un nouveau poste de contrôle de roulages à kananda. Nous sommes choqués par cette décision. Nous ne sommes pas contre la PCR car nous connaissons très bien que leurs postes sont installés dans la route nationale et non de desserte agricole. Nous refusons catégorique la présence de ce poste à Kananda »a-t-il dit.
Nos efforts pour entrer en contact avec le commandant de la police de circulation routière du commissariat de Fizi n’ont pas abouti.
Sud-Kivu : Les matricules des agents de l’État ayant rejoint l’AFC/M23 seront retirés et réattribués
Uvira, 4 juin 2025: Le Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean Jacques Purusi, a annoncé ce mercredi 4 juin 2025, à l’issue d’une réunion interinstitutionnelle, une décision visant à retirer les matricules des agents de l’État qui ont rejoint le mouvement armé AFC/M23. Ces matricules seront ensuite redistribués à d’autres agents considérés comme loyaux et engagés dans le service public.
Cette déclaration a été faite au terme de cette rencontre entre Gouvernement provincial et l’assemblée provinciale.une activité qui s’est déroulée dans la salle auditorium des femmes d’Uvira, afin de discuter sur comment mobiliser les recettes de la province.
Dans son adresse à la presse, le Gouverneur Purusi a fermement condamné la double allégeance de certains agents de l’État, soulignant qu’il est « impossible de continuer à servir ceux qui combattent le même Gouvernement ».
Selon lui, cette situation compromet gravement la stabilité et la cohésion au sein des institutions provinciales.
La redistribution des matricules devrait permettre de consolider les effectifs des agents publics loyaux tout en excluant ceux considérés comme traîtres à la cause provinciale.
Les autorités provinciales ont également appelé à une vigilance accrue et à une collaboration renforcée entre les différentes institutions pour assurer la mise en œuvre efficace de cette décision et garantir la stabilité durable dans la province.
Sud-Kivu : Gouvernement et l’assemblée provinciale en réunion interinstitutionnelle pour assurer le fonctionnement des institutions malgré l’insécurité
Uvira, 4 juin 2025 : Une réunion interinstitutionnelle stratégique s’est tenue ce mercredi dans la salle auditorium des femmes de la mairie d’Uvira, réunissant le gouvernement provincial et les députés provinciaux du Sud-Kivu. Au cœur des échanges : comment mobiliser efficacement les recettes afin de permettre aux institutions de fonctionner malgré le climat d’insécurité persistant dans la province. La rencontre, tenue à huis clos et sans la présence de la presse, a débouché sur plusieurs résolutions majeures. Parmi elles, la mise en place de projets d’urgence à impact rapide pour venir en aide à une population durement éprouvée par les conflits armés et les conditions de vie précaires.

Au sortir de la réunion, le Gouverneur Jean-Jacques Purusi a indiqué à la presse que le plaidoyer se poursuivra auprès des organisations partenaires, notamment celles qui avaient des projets en cours dans la ville de Bukavu avant sa prise par les rebelles. L’objectif est d’étendre ces initiatives dans les territoires toujours sous contrôle de l’État, notamment Uvira et d’autres zones du Sud-Kivu encore épargnées. Il est crucial que les efforts de développement ne soient pas abandonnés. Nous travaillons à convaincre nos partenaires de maintenir leur engagement dans ces zones où l’État reste présent et même dans les zones occupées par les rebelles, a affirmé le Gouverneur Purusi.
Pour renforcer la proximité entre les institutions et les citoyens, le vice-président de l’Assemblée provinciale, Nestor Balyana, a annoncé que le bureau de l’Assemblée sera installé à Uvira. « Le bureau est déjà prêt. C’est une réponse concrète aux attentes de la population », a-t-il déclaré. Cette décision intervient après un appel fort lancé par les acteurs de la société civile d’Uvira, qui ont organisé une conférence de presse deux jours avant la réunion pour exiger ce transfert temporaire du siège de l’Assemblée.
Balyana a également insisté sur le fait que les mesures à définir ne doivent pas uniquement concerner les zones sous contrôle de l’État. « Il s’agit de réfléchir à des solutions qui prennent aussi en compte les besoins urgents des populations vivant dans les zones occupées par les rebelles », a-t-il déclaré.
Le Sud-Kivu est confronté depuis plusieurs mois à une dégradation continue de la situation sécuritaire. Des groupes armés contrôlent certaines parties de la province, limitant la capacité du gouvernement provincial à exercer pleinement son autorité et affectant la continuité des services publics.

La réunion de ce mercredi pourrait marquer un tournant dans la manière dont les institutions provinciales du Sud-Kivu envisagent leur fonctionnement en temps de crise. En rapprochant les centres de décision des populations encore accessibles et en maintenant le plaidoyer pour la poursuite des projets de développement, les autorités provinciales cherchent à ne pas abandonner les populations, malgré un contexte de plus en plus complexe.
Kalehe : le CICR lance des nouveaux Projets Santé dans 4 structures sanitaires dont celui de la prise en charge gratuite des enfants de zéro à 15 ans
Quatre structures sanitaires du territoire de Kalehe vont bénéficier des nouveaux projets Santé du CICR au Sud-Kivu. Il s’agit des Centres de santé de Bushushu et Nyabibwe dans la Zone de santé de Kalehe ainsi que le Centre de santé de Numbi dans la zone de santé de Minova.
Selon le CICR qui livre cette information à Kivutimes,ces projets d’urgence de 3 mois, consistent en la prise en charge gratuite des enfants de zéro à 15 ans, qu’ils soient déplacés, retournés ou résidants de ces trois aires de santé (Bushushu, Nyabibwe et Numbi).
Les victimes de violences sexuelles, les personnes blessées par arme, les femmes enceintes, les enfants non accompagnées et les personnes indigentes, seront également pris en charge gratuitement dans ces structures.
Le CICR souligne que Plus de 70.000 habitants des aires de santé de Bushushu, Nyabibwe et Numbi, seront bénéficiaires de ces projets.
L’objectif est de renforcer les capacités de ces structures sanitaires à prendre en charge les patients, en cette période de conflit armé, à travers des donations de médicaments chaque mois, ainsi qu’un appui au fonctionnement et à la prise en charge du personnel.
Le projet a été bien accueilli par les habitants, mais également les responsables de ces structures, qui parlent d’un appui qui tombe à point nommé, alors qu’ils peinaient à fonctionner comme le confirme Audace Ngarukiye, Infirmier titulaire du Centre de santé de Nyabibwe.
Ce dernier remercie d’autres partenaires qui les accompagnes en donnant des médicaments qui permettent à leur structure de fonctionner. Il indique que les besoins sont toujours énormes car il y a encore des mouvements de la population suite à la situation d’instabilité. D’où il lance un appel à d’autres partenaires d’emboiter ce geste du CICR.
Nord-Kivu :Msf dénonce de violents combats, des milliers de déplacés et des besoins immenses autours de la ville de Bambo
Depuis la mi-mai, la région de Bambo, située dans le territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu, est le théâtre d’une violente reprise du conflit entre le groupe armé M23/AFC, les forces armées congolaises, et leurs alliés respectifs. La ville, encerclée par les combats, est devenue un refuge pour des milliers de personnes qui racontent avoir fui des combats violents, des villages incendiés et des pillages. Médecins Sans Frontières (MSF), l’une des seules organisations médicales internationales présentes sur place, appelle à une mobilisation urgente pour protéger les civils et répondre à leurs besoins essentiels.
Un afflux massif de déplacés dans une ville encerclée par les combats
Depuis le 15 mai, des affrontements violents ont éclaté autour de la ville de Bambo, provoquant la fuite de milliers de familles et la saturation des capacités d’accueil locales. Alors que les villages environnant se vident de leurs habitants, la ville, encerclée par les combats, est devenue un dernier refuge. Beaucoup craignent la survenue d’affrontements directs entre les groupes armés dans la ville. Plus de 11 050 ménages se sont réfugiés chez des familles d’accueil, tandis que plus de 1 000 familles survivent dans des abris de fortune, des écoles ou des églises transformées en sites d’hébergement informels. Selon différents témoignages, les personnes déplacées rapportent avoir fui des scènes de violence extrême, des maisons incendiées, des villages bombardés, des pillages et des exactions commises à l’encontre de civils, dont des exécutions sommaires.
Une personne déplacée récemment arrivée à Bambo raconte, sous couvert d’anonymat : « C’était le 17 mai, les hommes en arme ont organisé un rassemblement dans le village et ils ont ordonné à toute la population de quitter le village. Le lendemain, vers 10h, on a entendu des coups de bombes venant du village de Kabizo, c’est ainsi que nous avons fui. Je suis venu à Bambo à pied avec toute ma famille, laissant derrière nous nos biens. Ici, nous n’avons pas d’abri, la vie est pénible. Nous trouvons de l’eau difficilement. On se sent humiliés de vivre ainsi. »
L’hôpital de Bambo sous pression et des besoins humanitaires immenses
L’hôpital général de référence de Bambo, soutenu par MSF, fait face à un afflux de blessés, principalement des civils victimes de balles perdues ou d’éclats d’artillerie. Le 15 mai, l’hôpital a reçu vingt blessés, trois sont décédés, et le 26 mai, dix autres blessés ont été pris en charge, suite aux affrontements dans la ville.
La situation dans la ville est critique : la majorité des déplacés sont arrivés sans rien, dormant à même le sol, sans moustiquaires ni accès suffisant à l’eau potable, au savon ou à des installations sanitaires adéquates. Les équipes médicales, bien que perturbées par l’insécurité, continuent de prendre en charge les urgences et la malnutrition sévère chez les enfants.
« Dans un contexte de ressources limitées, la situation actuelle aggrave la vulnérabilité de tous, déplacés comme résidents. Notre unité de traitement intensif pour les enfants malnutris, d’une capacité de 19 lits, est actuellement occupée à plus de 100%. Nous allons devoir étendre le nombre de lits de cette unité pour faire face à cette augmentation de la malnutrition », explique François Calas, Chef de programmes MSF eau Nord-Kivu.
Les conditions précaires dans les sites de déplacement font craindre l’apparition de nouvelles épidémies, notamment de choléra. Nos équipes font également état d’une augmentation du nombre de consultations de prise en charge de victimes de violences sexuelles.
Face à l’urgence, les équipes de MSF distribuent des articles ménagers à plus de 1 000 familles déplacées, mettent en place des dispositifs d’eau et d’assainissement, construisent des latrines et des douches, et renforcent temporairement l’hôpital général de Bambo pour élargir l’accès aux soins. Cependant, les centres de santé sont débordés, la réponse humanitaire demeure insuffisante et MSF ne peut couvrir l’ensemble des besoins.
MSF appelle à la protection des civils
L’accès aux populations, leur sécurité ainsi que celle des équipes de MSF sont actuellement un défi quotidien, entravant la continuité des soins et l’acheminement de biens de première nécessité. Nos équipes ont constaté qu’une balle avait traversé une tente de l’hôpital de Bambo alors que la maternité du centre de santé de Kabizo porte des traces de balle.
MSF appelle toutes les parties au conflit à respecter les structures sanitaires, les acteurs humanitaires, et à garantir la protection des civils.
Cette situation est le reflet d’une urgence humanitaire silencieuse qui se poursuit à l’Est de la RDC. Les besoins en abris, nourriture, accès à l’eau, soins médicaux et protection sont énormes. Seule une mobilisation collective permettra d’éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.
Communication du msf
RDC : Lancement officiel de l’examen d’État édition 2025 sur toute l’étendue du territoire national
Uvira, 2 juin 2025 : Lundi 2 juin 2025 marque le coup d’envoi officiel de l’examen d’État session 2025, partie hors session, à travers toute la République démocratique du Congo (RDC). Au Sud-Kivu la cérémonie inaugurale s’est déroulée à l’Institut Mwanga d’Uvira, le go donné par le Gouverneur Jacques Jean-Jacques Purusi.
Devant un parterre d’élèves finalistes réunis pour cette épreuve cruciale, le Gouverneur Jean-Jacques Purusi a tenu à délivrer un message d’encouragement et de motivation. « Vaincre la peur est la clé de votre réussite à cette session », a-t-il insisté, rappelant aux jeunes candidats que l’avenir du pays repose sur leurs épaules. « Vous devez viser l’excellence dans vos études car c’est par votre succès que la RDC pourra se construire un avenir prometteur », a-t-il affirmé.
Reconnaissant les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les candidats, notamment d’ordre socio-économique et sécuritaire, le Gouverneur a encouragé les jeunes à puiser dans leur détermination. « Malgré les difficultés que chacun de vous traverse, vous devez avoir la capacité de les confronter et d’avancer. Vos parents trouvent difficilement les moyens pour vous faire étudier, prendre cela en considération et capitaliser sur cet effort », at-il exhorté.
Après avoir officiellement donné le top départ de l’examen, Jean Jacques Purusi s’est rendu dans plusieurs établissements scolaires de la place, accompagné notamment de la Ministre provinciale de l’enseignement primaire, secondaire et technique, Catherine Balemba Cijanga, du Proved de la province éducative Sud-Kivu 2, ainsi que d’autres cadres du secteur éducatif.
Le Gouverneur a également profité de l’occasion pour remercier chaleureusement le gouvernement central et le Président de la République pour la décision récente d’exonérer les candidats de la province du Sud-Kivu des frais de participation à l’examen d’État. « Cette mesure soulage grandement les parents, surtout dans les zones marquées par l’insécurité et les difficultés économiques », a-t-il souligné.
Les épreuves se déroulent désormais sur l’ensemble du territoire national, mobilisant des milliers de candidats déterminés à décrocher leur diplôme d’État. Environ 75000 élèves attendus dans la province du Sud-Kivu et Environs 23000 candidats attendus dans la province éducationelle Sud-Kivu 2.
Le gouvernement provincial, quant à lui, reste engagé à accompagner ce processus avec rigueur et équité afin de garantir une session réussie malgré les défis persistants.
Extat-2025: le député Msenyibwa Janvier appelle les finalistes à dénoncer toute sorte de facturation leur imposée par les chef d’écoles au sud et Nord-Kivu
Dans la plénière du 11 Mai 2025 à l’Assemblée nationale, le député national et élu de la circonscription électorale de Fizi dans la province du Sud-Kivu, Msenyibwa avait plaidé au Gouvernement de prendre en charge les élèves finalistes victimes de l’agression Rwandaise dans la province du Nord-Kivu et Sud-Kivu à l’Est de la république démocratique du Congo.
Un cri d’alarme écouté par le Gouvernement qui a répondu favorablement en faveur de ces finalistes qui traversent des moments difficiles de guerre en prenant en charge ces épreuves nationales.
« Je remercie le gouvernement pour avoir répondu favorablement aux cris de détresse des parents des finalistes. Cette décision de gratuité prouve à suffisance que l’Etat congolais reste à côté de ses sujets et écoute les plaidoyers des représentants de ceux-ci » a-t-il dit.
Tout en souhaitant la bonne chance aux finalistes aux épreuves qui ont débuté ce lundi, le député national Msenyibwa Janvier exhorte ces derniers à dénoncer toute sorte de facturation leur imposée par les chefs d’écoles.
Par ailleurs, ce jeune élu de Fizi demande à tout finaliste victime de la facturation à appeler ce numéro : 0824987117 pour dénoncer.
Le député Olive Mudekereza encourage les candidats finalistes à l’EXETAT :« vous êtes jeunes porteurs d’espoir du développement et de la bonne gouvernance de la RDC»
RDC :- C’est avec un sentiment de sympathie que je présente le message d’encouragement et des vœux de réussite à tous les Elèves finalistes candidats aux examens d’Etat dans la Province du Sud-Kivu qui débutent ce lundi 02 Juin 2025 avec la dissertation et l’examen oral.
C’est en ce mot que le député national Olive Namenegabe encourage les élèves finalistes du secondaire qui passent leurs préliminaires.
Dans un message parvenu à Kivutimes ce lundi 02 Juin 2025, cet honorable du doublement élu au Sud-Kivu exprime ses sentiments de félicitation également à tous les parents d’élèves qui n’ont pas lâché malgré la perturbation liée à la situation sécuritaire.
A cela s’ajoutent les difficultés que traversent présentement nombreux parents qui peinent à trouver les frais scolaires en cette période où la crise économique frappe toute la population du Nord et du Sud-Kivu.
« C’est dans ce cadre que je félicite le Gouvernement congolais qui a accepté de donner une suite favorable à notre plaidoyer visant à prendre en charge les frais de participation de tous les élèves qui étudient dans les zones du Nord et du Sud-Kivu en proie de la guerre d’agression. » peut-on lire dans son message
Il se dit qu’entend que parent, il partage ce moment difficile à tous les parents dont leurs enfants sont candidats auxdites épreuves et leur invite à consacrer un temps suffisant pour la bonne préparation et encadrement afin que leur réussite soit effective.
« Les amener à retenir que ce sont ces épreuves préliminaires qui constituent la porte d’entrée de la réussite et que c’est toujours le bon début qui ouvre la voie à une bonne fin. » conseil Olive Mudekereza
Il encourage et présente les vœux de succès à tous ces jeunes qu’il qualifie ; porteurs d’espoir du développement et de la bonne gouvernance de la RDC.
Olive Mudekereza implore que le Seigneur Dieu tout puissant les guide et oriente leurs réflexions vers des bonnes réponses à toutes les questions durant toute cette période consacrée à ces épreuves.
Déclaration de Principe RDC-RWANDA : Le Collectif Amka Congo écrit au Congrès Américain :« le peuple congolais veut la paix, pas l’humiliation »
RDC-RWANDA : –Le peuple congolais veut la paix, pas l’humiliation. Les Congolais ne réclament pas la guerre. Mais ils refusent une paix d’amnésie et d’humiliation. Ils veulent des institutions redevables, une armée souveraine, une justice réparatrice, des écoles qui transmettent notre histoire, et des accords internationaux débattus, compris et acceptés par la nation.
Ces propos sont couchés dans une lettre ouverte du Collectif Amka Congo aux Membres du Congrès américain, en réponse à la lettre du 29 mai 2025 relative à la Déclaration de principes entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda.
Une copie de cette correspondance est parvenue à la rédaction de Kivu times ce Lundi 02 Juin 2025 dont voici son intégralité:
Lettre ouverte du Collectif Amka Congo aux Membres du Congrès américain, en réponse à la lettre du 29 mai 2025 relative à la Déclaration de principes entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda
Cette lettre ouverte constitue une réponse citoyenne, politique et morale à la correspondance du 29 mai 2025, adressée par plusieurs membres du Congrès américain à l’Envoyé spécial du Président Donald Trump pour l’Afrique, au sujet de la Déclaration de principes signée le 25 avril 2025 entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda.
Le Collectif Amka Congo, composé de mouvements citoyens, de chercheurs, de jeunes survivants de conflits armés et de défenseurs des droits humains, souhaite ici clarifier les attentes profondes du peuple congolais : justice, souveraineté populaire, et investissement pour la paix.
Nous y défendons une gouvernance fondée sur la dignité, une gestion souveraine et équitable des ressources naturelles, et appelons à une coopération américano-congolaise ancrée dans le respect des peuples et des mémoires. Le projet du corridor de Lobito est également évoqué comme levier de stabilisation régionale à condition d’une véritable inclusion locale.
Mesdames, Messieurs les Sénateurs,
Nous, membres du Collectif des mouvements Citoyens et Organisations de Jeunes « Amka Congo », vous remercions pour votre attention portée à la tragédie humaine et sécuritaire qui se joue à l’Est de notre pays. Votre lettre du 29 mai 2025, portant sur la Déclaration de principes du 25 avril 2025 entre la RDC et le Rwanda, soulève des préoccupations légitimes quant à la situation de notre souveraineté, à la gouvernance nationale, et à l’avenir de la paix.
Nous vous écrivons en tant que citoyens congolais engagés, pour rappeler que la paix n’est ni une rhétorique, ni un compromis forcé, mais un droit fondamental des peuples, qui ne saurait se construire sans vérité, sans justice, ni sans souveraineté.
Les ressources naturelles : pour la vie, non pour la guerre,
L’Est de la RDC est depuis plus de deux décennies le théâtre d’une guerre minéralo-financière, où l’or, le coltan, l’étain, le cobalt, le lithium, le gaz, le pétrole, et la biodiversité deviennent des instruments de domination, de pillage et de destruction.
Le peuple congolais ne réclame pas l’autarcie. Il aspire à une économie ouverte, mais éthiquement régulée, où les routes mènent à des hôpitaux, et non à l’exil des minerais. Nos ressources doivent financer les écoles incendiées, les villages détruits, les centres de santé désertés, la sécurité nationale, les générations futures.
La paix durable exige une gestion équitable, transparente et souveraine de ces ressources, condition sine qua non pour tourner la page des violences structurelles.
Les investissements américains : pour une reconstruction ancrée et juste,
Nous saluons l’investissement des États-Unis dans le corridor de Lobito, porteur d’intégration économique régionale, de connectivité continentale et de désenclavement minier. Mais ce projet ne pourra réussir sans la paix à l’Est et sans implication directe des populations affectées.
Ce corridor ne doit pas être une infrastructure d’extraction accélérée, mais une colonne vertébrale de reconstruction. Les infrastructures, énergies vertes, formations techniques, et services publics essentiels doivent y être intégrés pour bâtir un avenir durable. Nous, acteurs citoyens, nous engageons à en suivre les effets concrets sur le terrain.
Le peuple congolais veut la paix, pas l’humiliation
Les Congolais ne réclament pas la guerre. Mais ils refusent une paix d’amnésie et d’humiliation. Ils veulent des institutions redevables, une armée souveraine, une justice réparatrice, des écoles qui transmettent notre histoire, et des accords internationaux débattus, compris et acceptés par la nation.
La paix ne peut être signée dans l’opacité diplomatique, sans mémoire ni débat public. Le peuple congolais n’est pas un objet d’accords, mais un sujet politique souverain.
Une coopération américaine fondée sur la justice et l’écoute des peuples.Nous appelons à une coopération fondée sur le respect mutuel et l’écoute des initiatives locales. Cela implique :
Le soutien direct aux organisations communautaires œuvrant à la médiation, la réintégration des ex-combattants et la résilience communautaire ;
Le renforcement des systèmes judiciaires pour lutter contre l’impunité et les crimes de guerre ;
La création d’un Fonds Souverain pour la Paix, financé par une part des revenus miniers stratégiques, géré de manière tripartite (État – société civile – partenaires internationaux) ;
L’instauration d’un cadre de concertation stratégique RDC-USA, associant société civile, parlementaires et survivants, pour suivre et réorienter les priorités de paix.
Kivu : du désespoir au sursaut
Mesdames, Messieurs les Sénateurs,
Le Nord et le Sud-Kivu vivent une crise profonde, à la fois sécuritaire, existentielle et psychologique. Le conflit qui perdure depuis plus de deux décennies a non seulement brisé des vies, mais aussi détruit l’âme collective.
Aujourd’hui, ce n’est plus seulement la guerre qui tue, c’est l’épuisement intérieur, la dépression collective. Dans les camps de déplacés, les collines assiégées, les jeunes sans avenir, les femmes sans répit et les enfants sans rêves portent les stigmates d’un pays abandonné à lui-même.
Le soutien actif du Rwanda au M23, l’occupation de territoires congolais, la diplomatie sélective des grandes puissances et l’impunité organisée des agresseurs sont autant de facteurs de désespoir.
Mais ce désespoir peut devenir levier. Il peut porter un réveil national, une réaffirmation populaire de la souveraineté, et une résistance citoyenne pacifique, pour que justice soit faite.
Pour un agenda commun de paix, de mémoire et de souveraineté
Votre lettre, honorable, ouvre un espace de dialogue. Notre réponse est un appel à une diplomatie éthique, respectueuse des peuples, des mémoires et des luttes pour la dignité.
La RDC n’est pas un simple gisement : c’est une nation debout, blessée mais déterminée. Le temps est venu d’écrire ensemble une nouvelle page de coopération, fondée sur la vérité, la justice, et le respect des peuples.
Nous restons disponibles pour engager un dialogue parlementaire et citoyen RDC–USA, à travers la création d’un groupe d’échange sur la justice et la paix, impliquant la société civile, les survivants, les chercheurs et les législateurs.
Pour la dignité, la mémoire et la vie.
Pour le Collectif Amka Congo
Kinshasa – Bukavu – Goma – Lubumbashi – Washington (antenne diaspora)31 mai 2025
Le gouverneur Purusi répond aux lamentations de ses agents sous occupation :« la province attend la rétrocession des recettes mobilisées précédemment afin d’honorer le paiement des salaires »
Sud-Kivu : En réaction à une information publiée par Kivutimes, le gouverneur rassure à ses agents restés sous occupation de l’AFC/M23 que leurs salaires seront payés sans exception.
Dans une vidéo parvenue à Kivutimes ce dimanche 01 Juin 2025 par sa cellule, Jean Jacques Purusi indique qu’il attend avec impatience la rétrocession des recettes mobilisées précédemment afin de pouvoir disposer des moyens nécessaires pour honorer le paiement des salaires.
Jean Jacques Purusi souligne que depuis Novembre 2024 la province n’a pas reçu la rétrocession de Kinshasa mais il rassure qu’il s’implique et qu’il croit que dans cette semaine le paiement serait possible.
En attendant, et compte tenu de la situation actuelle, il précise que des mécanismes alternatifs seront mis en place pour garantir que chaque agent perçoive son dû, car il s’agit d’un droit fondamental.
« Le Gouverneur attache une importance capitale au respect des droits de tous les agents de l’État. À ce jour, personne n’a encore été payé, ni à Uvira, ni à Bukavu, ni ailleurs dans la province. Toutefois, à Uvira, certaines primes de circonstance peuvent être perçues dans le cadre d’activités spécifiques, notamment en matière de transport et de communication. » souligne sa cellule de communication
Et de poursuivre qu’une grande partie de la province du Sud-Kivu est actuellement sous occupation des forces de l’AFC/M23. Cette occupation perturbe gravement l’économie provinciale.
Elle impact négativement le gouvernement provincial qui finance les salaires de ses agents grâce aux recettes issues des taxes et redevances locales.
« Cependant, une part importante de ces ressources est aujourd’hui contrôlée par les forces d’occupation, ce qui réduit considérablement la capacité financière de l’exécutif provincial. L’enveloppe salariale actuelle ne permet plus d’assurer le paiement des agents mais le fonctionnement des bureaux et finalement des missions officielles du gouvernement provincial, assurer la survie de l’équipe restreinte qui travaille avec le gouverneur à Uvira. »
La cellule de communication du gouverneur rappelle aussi que les banques et autres institutions financières opérant dans la province ont suspendu leurs activités jusqu’à nouvel ordre.« Le gouvernement provincial avait amorcé un processus de bancarisation intégrale des salaires. Aucun agent n’était payé en espèces. »
Vous le savez dans une information publiée par votre journal Kivu times le Samedi 31 Juin 2025, certains agents avaient déploré le fait que le gouverneur Purusi a oublié ses agents restés sous occupation de l’AFC/M23 et ne payaient que ceux qui sont parti avec lui à Uvira.
Sud-Kivu : le gouverneur Purusi a oublié ses agents restés sous occupation de l’AFC/M23 et ne payent que ceux qui ont fui avec lui
Sud-Kivu :Plusieurs agents du gouvernement provincial sous Purusi traversent un moment difficile depuis l’occupation de l’AFC/M23 le 16 Février 2025, il y a plus de trois mois.
Un agent qui a contacté kivutimes ce samedi 31 Mai 2025 et qui a requiert l’anonymat souligne qu’il s’étonne de constater que le gouverneur n’a plus pensé aux agents qui n’ont pas eu la chance d’atteindre Uvira.
Et pourtant ces derniers étaient sous contrat et recevaient régulièrement leur salaire chaque fin d’année.
« Je crois que le gouverneur Jean Jacques Purusi se trompe en croyant que nous qui sommes restés, devenons automatiquement membres de l’AFC/M23.Des agents qui ont des numéros matricules au niveau national touchent leur argent. Notre gouverneur devrait imiter cet exemple du président de la République » souligne notre source
Notre source indique qu’il est difficile de tenir avec cette situation.
« Nous logeons des maisons, nos enfants étudient, nous devons manger et assurer la vie de notre famille. En tout cas, nous souffrons. Vous voyez, l’argent ne circule pas, des banques ne fonctionnent pas. Comment nous allons faire ? » a-t-il dit
Cet agent regrette de constater que des agents du Nord-Kivu touchent leur salaire comparativement à ceux du Sud-Kivu. Également ceux de l’assemblée provinciale aussi auraient touchaient leur salaire sur de la rétrocession.
Celui-ci sollicite l’indulgence du gouverneur Jean Jacques Purusi en leur payant leur salaire.
Nous avons tenté d’entrer en contact avec le gouverneur mais en vain. Toutefois une source proche du gouvernement Purusi nous a fait entendre que même ceux qui sont allés au Burundi ou à Uvira n’ont jamais touché leur argent.
Sud-Kivu : pour le bon fonctionnement de la station d’eau de Nguba, le CICR continue à intervenir
Le générateur octroyé à la REGIDESO direction régionale du sud Kivu par le comité international de la croix rouge pour le bon fonctionnement de la station de pompage de NGUBA désormais au complet. Le CICR vient de remettre les accessoires qui restaient à la REGIDESO Sud-Kivu le 29 mai 2025.
Dans une cérémonie de remise officielle, le CICR est venu compléter ces outils à la grande satisfaction de la REGIDESO. Parmi ces accessoires il ya des câbles, piquet de terre, coffret de manœuvre, inverseur sélectionneur, disjoncteur réglable et anti Foudre et bien d’autres.
Un geste de plus qui témoigne de la détermination de la REGIDESO avec bien-sûr l’appui d’un grand partenaire comme le CICR pour garantir l’eau à la population quelques soient les conditions.
Au-delà de cette dotation qui n’est que la suite d’une longue série d’appui du CICR à la REGIDESO direction régionale du sud Kivu, cette organisation humanitaire compte dans un bref délai doté cette station d’une pompe neuve et de grande puissance pour booster l’eau à une vitesse supérieure.
Un geste salué par les responsables de la REGIDESO en province qui demeurent confiant et déterminé à améliorer ce secteur de la desserte dans la ville et ses environs.
Il sied de noter que, le CICR avait également octroyé en quantité suffisante des produits chimiques à la REGIDESO pour purifier l’eau.
Uvira: Remise symbolique d’une assistance humanitaire aux sinistrés de Kilomoni et Kasenga par le Gouverneur du Sud-Kivu et la délégation du ministère des Droits humains
Sud-Kivu,RDC: Une délégation conjointe du Gouvernement provincial du Sud-Kivu et du ministère des Droits humains a procédé ce vendredi à la remise symbolique d’une assistance humanitaire composée essentiellement de vivres en faveur des sinistrés installés sur les sites de Kilomoni et de Kasenga, situés respectivement dans la ville d’Uvira et sur l’avenue Azuhuri.
La ministre des droits humains, Madame Chantal Chambu Mwavita, n’a pas été aux ceremonies mais elle a été représentée par son directeur de cabinet adjoint. Celui-ci a souligné que cette visite sur le terrain visait avant tout à s’enquérir de la situation des sinistrés afin d’alimenter un plaidoyer à l’échelle nationale et internationale, notamment en ce qui concerne les violations des droits humains à l’Est de la République démocratique du Congo.

La ministre a déjà reçu des rapports détaillés sur les violations des droits humains dans la région. Ces informations permettront de renforcer le plaidoyer en cours tant au niveau national qu’auprès des partenaires internationaux », a déclaré monsieur Bora Kamwanya Directeur de cabinet adjoint de la ministre lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le Gouverneur Jean Jacques Purusi au Gouvernorat provisoire à Kilomoni après la distribution.
De son côté, le Gouverneur de province a salué cette initiative tout en annonçant qu’une assistance complète sera distribuée dès la semaine prochaine aux sinistrés de cette partie. Il a également indiqué qu’une aide plus globale sera acheminée par la ministre des Affaires sociales, attendue prochainement à Uvira.
Cette action symbolique est un signal fort. Le Gouvernement national est mobilisé, et nous allons poursuivre les efforts pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a affirmé le Gouverneur Purusi.
Par ailleurs, une commission ad hoc sera mise en place la semaine prochaine pour examiner la question du relogement des sinistrés. Ce dossier inclura notamment le projet initié par la Croix-Rouge pour la construction de maisons destinées aux populations sinistrées. À cet effet, le Gouverneur a annoncé qu’il convoquera dans les prochains jours les représentants de la Croix-Rouge pour faire le point sur l’évolution de ce projet humanitaire suspendu selon les sinistrés.

Madame la ministre Chantal Chambu Mwavita, bien qu’absente aux cérémonies de ce vendredi, avait effectué une visite de terrain à Uvira la veille, jeudi. Selon son Directeur de cabinet adjoint, son emploi du temps chargé ne lui a pas permis de prendre part à la distribution symbolique de ce jour. Après la remise, la délégation ministérielle s’est rendue au Burundi, en transitant par la frontière de Kavimvira.
Les fausses informations sont à l’origine de conflits identitaires à Uvira: la désinformation divise les couches sociales
Uvira, 30 mai 2025: Ces dernier temps, la ville d’Uvira est le théâtre d’une montée des tensions identitaires alimentée par la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.
Des messages non vérifiés et anonymes accusent le Conseil Urbain de la Jeunesse (CUJ) d’Uvira d’être composé majoritairement d’étrangers, une affirmation démentie par plusieurs sources contactées. Cette désinformation a provoqué des échanges virulents entre jeunes internautes et ravivé des tensions communautaires déjà sensibles.
Sur plusieurs plateformes numériques, des auteurs anonymes propagent la rumeur selon laquelle les membres du CUJ d’Uvira seraient pour la plupart des étrangers, ce qui a suscité une vague de réactions indignées parmi les jeunes locaux.
Certains internautes ont vite pointé du doigt une manipulation orchestrée par des acteurs politiques en quête de pouvoir, cherchant à ternir l’image de cette institution de la jeunesse.
« Ce genre d’informations non vérifiées sont dangereuses car elles peuvent attiser des conflits inutiles et fragiliser la cohésion sociale dans notre ville », déplore un jeune du mouvement citoyen au niveau local sous couvert d’anonymat.
Pour clarifier cette polémique, la rédaction de la campagne Vrai ou Faux, exécutée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL), a contacté plusieurs membres de la commission qui était chargée de la réception et du traitement des candidatures lors des dernières élections du CUJ, tenues l’année dernière.
Tous confirment unanimement qu’aucune candidature étrangère n’a été enregistrée, et que le processus démocratique a été respecté rigoureusement. Me Chako Changu Bonne Année Ebambe, président sortant du CUJ et membre de la commission électorale, revient sur cette polémique en précisant que ceux qui propagent ces fausses informations cherchent à déstabiliser les institutions et nourrissent la haine entre jeunes.
Il est important que chacun comprenne que la paix et le vivre-ensemble doivent primer sur toute forme de discrimination ou de division. Il appelle tous les jeunes d’Uvira à ne pas céder à la provocation et à travailler ensemble pour un avenir meilleur.
La circulation rapide des fausses informations via les réseaux sociaux souligne la nécessité d’une vigilance accrue dans la vérification des sources et la promotion d’un partage responsable des informations.
La campagne Vrai ou Faux, exécutée par la COMEL attend justement sensibiliser la population à différencier faits réels et rumeurs, afin de prévenir l’escalade des conflits basés sur des allégations infondées.
Article rédigé dans le cadre de la campagne Vrai ou Faux, exécutée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL) avec l’appui financier de la Benevolencija.
Baraka: une femme tuée par balle par des inconnus armés au quartier Mwandiga
Des cas de la criminalité urbaine montent en flèche dans la ville de Baraka située dans la province du Sud-Kivu, à l’Est de la république démocratique du Congo.
La majorité des victimes sont des femmes assassinées du jour au jour par des hommes inconnus porteurs des armes dans cette zone dont la sécurité de la population est à 90% assurées par les wazalendo.
Le cas le plus récent est celui d’une femme assassinée dans la nuit de ce jeudi à ce vendredi 30 mai 2025 au quartier Mwandiga.
Selon les sources de la famille de la défunte, la victime est une femme âgée d’une quarantaine d’années habitant de Mwandiga. Celle-ci a été tirée des balles par les inconnus alors qu’elle faisait la cuisine aux environs de 19h.
Les bourreaux se sont présentés à la porte de la cuisine et tiré sur elle avant de prendre une destination inconnue.
La victime a été gravement blessée et elle a succombé en cours de route vers l’hôtel.
” Nous avons tous attendu les coups de balles quand nous sommes arrivés, nous lui avons trouvé tombé dans la cuisine avec profondes blessures. Nous sommes intervenus pour l’emmener à l’hôpital mais elle a décidé encours de route” a dit Oredi Mukamusi,le frère de la défunte.
C’est la matinée de ce vendredi 30 mai que les services de sécurité sont arrivés au lieu d’incident pour le constat et mener des enquêtes pour dénicher les auteurs.
Sud-Kivu : La déforestation du PNKB s’accélère sous le poids de la production artisanale de charbon de bois
Dans le territoire de Kabare en province du Sud-Kivu, la pression sur le Parc National de Kahuzi-Biega « PNKB » atteint un niveau critique. À l’origine de cette situation alarmante : la production artisanale de charbon de bois, devenue un mode de survie pour de nombreuses familles. Entre insécurité persistante, marché saturé et appel urgent de la société civile, l’équilibre de l’écosystème est en péril.
Les collines verdoyantes du parc national de Kahuzi-Biega, classé patrimoine mondial de l’UNESCO, s’amenuisent lentement. Jour après jour, des arbres centenaires tombent sous les coups de haches et de machettes. En cause : l’exploitation artisanale du bois pour la production de charbon, activité devenue vitale pour nombre de ménages frappés par la pauvreté.
« Nous n’avons pas le choix. C’est ce qui nous permet de manger », confie Consolata Cibalonza, une vendeuse de braises au marché de Murhesa, les mains noircies par le charbon. Comme elle, des centaines d’autres femmes vendent du charbon de bois dans les villages bordant le parc. Le produit est partout, les prix sont en baisse, reflet d’un marché saturé, mais aussi d’un environnement à bout de souffle.
Une économie de survie qui détruit la forêt
Autrefois activité marginale, la production artisanale de charbon est aujourd’hui une source de revenus pour une grande partie de la population du territoire de Kabare. Le contexte socio-économique dégradé, combiné à l’absence d’alternatives énergétiques accessibles, pousse les familles à se tourner vers la forêt pour survivre.
« Même si les prix chutent, on continue. Mieux vaut vendre quelque chose que rien du tout », explique M’Cigoho, une autre commerçante. Mais cette logique de survie collective entraîne des conséquences graves pour l’écosystème local. Le parc de Kahuzi-Biega, refuge des derniers gorilles de plaine de l’Est, voit son couvert forestier se réduire à une vitesse inquiétante.
Insécurité persistante et contrôle défaillant
L’exploitation illégale du bois est aussi facilitée par l’insécurité qui règne dans certaines zones de Kabare et dans les limites du parc. Des groupes armés, des coupeurs de bois clandestins et des exploitants sans autorisation opèrent parfois en toute impunité.
« Tant que l’État n’aura pas rétabli l’autorité dans les zones sensibles, il sera difficile de freiner la déforestation », alerte un membre d’une organisation de la société civile basée à Kavumu. « L’écosystème est attaqué de toutes parts. Il faut une réponse rapide, concertée, et durable. »
Face à l’inaction des autorités et à l’aggravation de la situation, les organisations locales tirent la sonnette d’alarme. Plusieurs associations environnementales ont récemment appelé à une mobilisation générale pour sauver le parc. Des campagnes de sensibilisation commencent timidement à voir le jour, mais elles peinent à compenser la détresse économique des populations riveraines.
« Nous sommes arrivés sur le lieu, une zone d’exploitation critique. C’est une région riche, en biodiversité comme en ressources. Mais cette richesse est aujourd’hui en train d’être vidée de sa substance. Si rien n’est fait, il ne restera plus que des souvenirs », lance un activiste joint sur place résume.
Les activistes environnementaux recommandent la promotion de foyers améliorés pour réduire la consommation de charbon, l’introduction d’énergies alternatives abordables, et surtout, la création de moyens de subsistance alternatifs pour les communautés locales.
Cet article a été produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Kabare : entre étals pleins et portefeuilles vides, la précarité gagne du terrain
Dans le marché de Murhesa en territoire de Kabare, la vie semble s’être ralentie. Entre espoir, incertitude et débrouillardise, commerçants et familles s’adaptent à une crise économique qui s’éternise.
Les étals sont pleins, les couleurs éclatantes des fruits et produits locaux tentent d’attirer les regards. Pourtant, les allées du marché restent étrangement calmes. Les voix qui s’élèvent sont celles des vendeuses et vendeurs, appelant des clients de plus en plus rares.
Là où autrefois régnaient des bousculades joyeuses et le brouhaha des négociations, on entend surtout les voix clairsemées des vendeurs tentant, avec insistance, d’attirer un chaland qui ne vient plus.
« Les gens n’ont plus d’argent. Je viens vendre, mais je rentre souvent sans rien, on s’adapte comme on peut », explique Adela M’Gurafwambi.
Un pouvoir d’achat en chute libre
Depuis plusieurs mois, la crise économique s’est accentuée dans cette partie du territoire de Kabare en Province du Sud-Kivu. La flambée des prix des produits de base, combinée à l’absence d’un revenu stable pour la majorité des ménages, rend la vie de plus en plus difficile.
« Je vends des produits de première nécessité, mais même ça, c’est devenu difficile à écouler », confie Charlotte Nabintu.
Désiré Mulume, 27 ans, qui a repris le petit commerce familial depuis que son père est tombé malade, aujourd’hui, il prie juste pour que ses frères puissent continuer à aller à l’école.
Le marché de Murhesa qui vit au rythme de l’économie informelle, où chaque jour est une bataille, les frustrations, les peurs, et les stratégies de survie ne font que s’accentuer avec la crise sécuritaire et humanitaire qui secoue la région.
Dans les zones périphériques de Murhesa, la situation est parfois encore plus critique. Certains ménages ne viennent plus au marché que pour regarder. « On fait le tour, on espère tomber sur un reste, un don, une connaissance… »
L’attente d’un renouveau
Face à cette précarité persistante, les commerçants comme les habitants de Murhesa n’ont qu’un mot en bouche, l’ « espoir ». Ils demandent le changement de temps, que l’État intervienne et que l’économie redémarre. Mais pour l’instant, ce sont surtout les initiatives communautaires, les petits réseaux de solidarité, et la résilience individuelle qui maintiennent ce marché en vie.
Cet article a été produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Uvira face à la crise humanitaire : plus de 250 000 déplacés vivent dans des conditions précaires, alerte MSF
Uvira, Sud-Kivu: La situation humanitaire à Uvira et ses environs, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), atteint un niveau critique. Selon les données récentes publiées par Médecins Sans Frontières (MSF), plus de 250 000 personnes déplacées internes vivent actuellement dans des conditions précaires, marquées par un manque alarmant de nourriture, d’eau potable, de soins de santé et d’abris.
Depuis le mois de février, les affrontements entre ont contraint des dizaines de milliers de familles à fuir leurs foyers, s’installant dans à d’Uvira. La promiscuité, le manque d’hygiène et l’insuffisance des rations alimentaires aggravent chaque jour la situation des déplacés.
Face à cette urgence humanitaire, Médecins Sans Frontières, en collaboration avec le ministère congolais de la Santé, a mis en place une réponse d’urgence centrée sur la prise en charge médicale et la prévention des maladies épidémiques. Depuis le mois de février, les équipes de MSF ont traité près de 400 blessés de guerre dans trois centres médicaux de la région. Ces blessés, souvent victimes d’affrontements violents ou de bombardements, nécessitent des interventions chirurgicales complexes et un suivi médical rigoureux.
En parallèle, l’organisation a pris en charge plus de 800 cas de choléra, une maladie particulièrement virulente dans les zones à forte densité de population où l’accès à l’eau potable est limité. Pour contenir l’épidémie, MSF a mis en place trois centres de traitement du choléra et déployé des équipes de sensibilisation communautaire.
L’une des mesures clés adoptées par MSF pour prévenir de futures flambées de maladies hydriques a été la réhabilitation de plusieurs points d’eau potable dans les camps et les villages d’accueil. Ces efforts visent à offrir une alternative sûre à l’eau des rivières ou des puits contaminés, principal vecteur de propagation du choléra.
Les ingénieurs de MSF, en collaboration avec des partenaires locaux, ont réhabilité des forages, installé des systèmes de chloration et distribué du matériel de purification domestique. Cependant, la couverture reste partielle, et de nombreux sites manquent encore d’infrastructures de base.
MSF et d’autres acteurs humanitaires présents dans la région appellent la communauté internationale à renforcer son soutien, aussi bien logistique que financier. La situation pourrait rapidement se détériorer si des ressources supplémentaires ne sont pas mobilisées pour répondre aux besoins croissants des déplacés.
Alors que les populations déplacées d’Uvira continuent de vivre dans l’incertitude, sans perspectives de retour à court terme, la mobilisation rapide de l’aide humanitaire reste cruciale pour éviter une crise encore plus profonde
Uvira: Les sinistrés des inondations recevront une assistance en vivres, annonce la ministre des roits humains Me Chantal Chambu Mwavita
Les sinistrés des inondations survenues à Uvira et à Kasaba, en territoire de Fizi, vont bénéficier d’une assistance en vivres. L’annonce a été faite ce jeudi 29 mai par la ministre congolaise des droits humains, Me Chantal Chambu Mwavita, lors de sa visite dans la ville d’Uvira. Arrivée par la frontière de Kavimvira, la ministre était accompagnée du gouverneur du Sud-Kivu, Jean Jacques Purusi. Cette visite officielle avait pour objectif de s’enquérir de la situation humanitaire des populations affectées par les catastrophes naturelles et les conflits armés.
Me Chantal Chambu s’est rendue sur plusieurs sites hébergeant les sinistrés, notamment à Kilomoni et à Kasenga, sur l’avenue Azuhuri. Elle a pu échanger avec les déplacés, évaluer leurs conditions de vie et entendre leurs doléances. La ministre a également visité l’hôpital général de référence d’Uvira et celui de Kasenga, où elle a rendu visite aux blessés de guerre, victimes des affrontements. Elle a salué le travail du personnel soignant et a promis un accompagnement du gouvernement pour améliorer les soins aux victimes.

Dans son allocution, Me Chambu Mwavita a annoncé qu’une aide alimentaire sera prochainement acheminée aux sinistrés. Toutefois, cette assistance n’a pas été remise ce jeudi, sans que les raisons de ce report ne soient précisées. Parmi les bésoins evoqués par sinistrés lors de leur echange avec la ministre, creation d’un nouveau lotissement où ils peuvent s’installer, des soins appropriés surtout les enfants et les femmes.
En réponse madame Chantal Mwavita a promis une réponse du Gouvernement. Elle a été complétée par Jean Jacques Purusi Gouverneur du Sud-Kivu a confirmé qu’il va mettre en place une équipe de son cabinet pour échanger avec le CICR et la Croix-Rouge de la RDC afin de savoir la suite du projet que ces organisations exécutaient pour construire des maisons en faveurs des sinistrés d’Uvira dans le site appelé Nakyoya.

Après ses visites et échanges avec les différentes couches de la population, la ministre a quitté la ville d’Uvira dans l’après-midi de ce même jeudi, regagnant la capitale burundaise via la frontière de Kavimvira. Cette visite intervient dans un contexte de grande vulnérabilité pour les habitants d’Uvira et de Fizi, confrontés à des catastrophes naturelles récurrentes et à une insécurité persistante. Les sinistrés espèrent désormais que l’annonce gouvernementale sera suivie d’actes concrets dans les prochains jours.
Arrestation du Général Pierre Banywesize en RDC : un consortium d’ONG denonce des arrestations de hauts gradés au sein de l’armée
RDC :-Le Consortium des Organisations Non Gouvernementales des Droits de l’Homme en RDC (ONGDH- RDCY exprime sa profonde préoccupation suite aux nouvelles vagues d’arrestations de hauts responsables militaires, depuis le jeudi 22 mai 2025.
Dans leur communiqué parvenu à kivutimes le 27 Mai, ces organisations citent le cas du Général de Brigade Pierre Banywesize, commandant adjoint des opérations affecté à Dungu (Haut-Uélé), en son temps Chef d’État-Major particulier de l’ancien Président de la République jouant un rôle crucial dans la sécurité présidentielle durant son mandat et a continué à servir loyalement au sein de l’armée au départ de ce dernier.
Notre source souligne qu’il a été interpellé à Kinshasa par les services de renseignement militaire au Camp KOKOLO, puis détenu dans un lieu inconnu par ses proches alors qu’il séjournait à Kinshasa en attente d’un transfert pour des soins médicaux à l’étranger.
Ces organisations indiquent qu’également le Général BANZA KABULO Joseph, ancien commandant second du secteur opérationnel Sokola 2 au Sud Kivu, a été arrêté à Kinshasa par les mêmes services.
Le Consortium rappelle qu’en date du 13 novembre 2024, il a eu à dénoncer à travers sa lettre ouverte adressée au Président de la République, les arrestations en cascade de plusieurs généraux et autres officiers supérieurs de l’armée et de la Police Nationale Congolaise.
Ce Consortium note à ces jours avec inquiétude, que sur au moins 29 généraux détenus 27 sont d’obédience swahiliphone en plus d’une centaine d’officiers et sous-officiers détenus dans des conditions contraires aux standards des droits humains à ces différents endroits ci-haut cités.
« Par ailleurs, dans un contexte où le pays est marqué par des tensions sociopolitiques, sécuritaires et des défis de gouvernance, les arrestations en cascade de ces officiers et leurs conditions de détention caractérisées par : L’opacité sur les mobiles de leurs arrestations et le lieu de leurs détentions; Le non-respect des garanties judiciaires, notamment le droit à un avocat, à une information claire des charges, et à être présenté devant un juge dans un délai raisonnable; Les risques de torture, des mauvais traitements et de détention prolongée sans jugement. » Peut-on lire
Notre source indique que tous ces faits contribuent à fragiliser davantage la cohésion nationale et à nourrir un sentiment d’exclusion, d’humiliation et de stigmatisation dans le chef de certains compatriotes.
Ces organisations conseillent que ce moment exige plutôt des signaux positifs et clairs d’unité, de justice équitable, de traitement impartial et non discriminatoire à l’égard de tous les citoyens, sans considération d’origine régionale ou linguistique de la part des dirigeants à différents niveaux de décision.
Tout en exhortant aux autorités compétentes à informer urgemment de la localisation du Général Pierre BANYWESIZE, le Consortium des Organisations Non Gouvernementales des Droits de l’Homme en RDC recommande que les droits à la visite des officiers détenus soient observés.
« Par exemple pour le cas du Général Pierre BANYWESIZE, ni sa famille ni ses avocats ne peuvent l’atteindre à ce jour. »
Ces organisations demandent aussi que les autorités judiciaires militaires organisent leurs procès afin que la vérité soit établie. « A défaut, de libérer simplement. »
Elles demandent que des mesures d’urgence soient prises en faveur du Général Pierre BANYWESIZE, vu son en état de santé préoccupant, pour son accès aux soins médicaux appropriés et que dans des conditions pareilles, cela ne puisse pas accélérer la détérioration de son état physique ouvrant une incertitude à la vie.
Que leurs droits à un procès digne et équitable leurs soient garantis et que les facilités soient accordées aux défenseurs des droits de l’homme et aux partenaires internationaux pour le monitoring de l’ensemble des procédures liées à ces arrestations et détentions.
Enfin, Le Consortium réaffirme son engagement indéfectible à la primauté du droit et à la protection des droits fondamentaux, y compris dans les milieux carcéraux militaires, surtout en cette période sensible où la stabilité de la République est menacée.
Sud-kivu : Le gouvernement de la RDC assiste en vivres et non-vivre les sinistrés des inondations de Kasaba à Fizi
Le Gouvernement central de la république démocratique du Congo via son ministre des affaires sociales actions humanitaires et solidarité nationale, vient d’assister les victimes de la catastrophe naturelle survenue en date du 9 mai 2025 à kasaba, un village situé dans le groupement des Babungwe sud en secteur de Ngandja dans le territoire de Fizi au sud-kivu.
Une forte délégation en Provence de Kinshasa et uvira la capitale provisoire de la province du sud-kivu accompagnait cette assistance dans le kasaba en date du 27 du mois en cours via le lac Tanganyika.
Cette assistance était composée de la farine de maïs, des tôles, des savons, du riz, du Haricot, des pagnes et une enveloppe.
Chaque victime parmi Plus 200 enregistrée a réussi une somme de 200 dollars américains,50 kgs de farine,un carton des savons, 15 tôles,2 kgs de clous,2 pièces de pagne,25kgs du riz,2kgs du sel et 25 de haricots.
C’est une réalisation de la promesse faite par les autorités provinciales lors d’une visite de condoléances aux habitants de Kasaba. Une délégation qui était composée de figures de proue, dont l’évêque de l’Église catholique et le président de l’Assemblée provinciale, s’était rendue sur place aux côtés du gouverneur Jean-Jacques Purusi pour manifester sa solidarité.
C’est une réponse du Gouvernement central au cri d’armes des autorités provinciales selon le vice-gouverneur de la province du sud-kivu, Maître Jean-Jacques Elakano.
« Nous n’avons pas dormi,nous avons pleuré avec les habitants de Kasaba et vous voyez aujourd’hui le gouvernement vient de répondre favorablement, ce qui témoigne son souci en vers sa population” at-il dit
cependant,pour la continuité de cet engagement,le gouverneur provincial a annoncé la mise en place prochaine d’un centre de santé pour les sinistres de Kasaba pour rendre à leurs besoins médicaux.
Uvira: les commerçants qui jadis exerçaient les activités à la frontière de Kavimvira dotés d’équipements par le projet PFCIGL
Kavimvira, 27 mai 2028 : Les commerçants qui exerçaient jadis leurs activités à la frontière de Kavimvira ont reçu ce mardi 27 mai 2028 des équipements d’accompagnement offerts par le Projet de Facilitation et d’Intégration dans la Région des Grands Lacs (PFCIGL).
Cette cérémonie s’est déroulée au marché de Kilomoni, situé en commune de Kavimvira, où les commerçants seront désormais installés, suite à leur relocalisation provoquée par les travaux en préparation de la construction des nouveaux bâtiments du poste frontalier de Kavimvira.

Les bénéficiaires ont reçu notamment des tables et des parapluies, afin d’améliorer leur cadre de travail dans ce marché. Ces équipements sont une réponse concrète aux besoins des commerçants déplacés, qui ont exprimé leur gratitude envers le PFCIGL pour ce geste d’accompagnement.
En plus de ces matériels, une somme d’argent sera également remise à chaque commerçant identifié comme exerçant quotidiennement ses activités à la frontière, comme l’a indiqué la présidente des commerçants concernés.
Le maire adjoint et maire intérimaire de la ville d’Uvira, présent lors de la remise, a encouragé les bénéficiaires à utiliser ces équipements conformément à leur destination. Kifara Kapenda Kyk’y, a salué l’initiative du PFCIGL, la qualifiant de pas important vers le soutien aux acteurs économiques de la région.
Cette distribution a été couplée avec une formation de deux jours, organisée du 26 au 27 mai 2025, destinée aux agents qui seront chargés de la construction des infrastructures du poste frontalier de Kavimvira.
Organisée par l’entreprise EIS-EKA, qui exécutera ces travaux, cette formation vise à lutter contre les violences sexuelles et basée sur le genre en milieu de travail et dans la communauté locale bénéficiant de ces initiatives.
La dite formation s’est tenue à l’hôtel Suzana, en présence des futurs opérateurs des chantiers.
Cette double initiative, soutien aux commerçants et formation des travailleurs, illustre l’approche intégrée du PFCIGL visant à favoriser le développement économique et social tout en garantissant un cadre sécuritaire et respectueux des droits humains dans la région des Grands Lacs.
Mauvaise utilisation des réseaux sociaux : la COMEL lance un appel à la responsabilité des jeunes dans la consolidation de la paix
Uvira, RDC: Les jeunes utilisateurs des réseaux sociaux sont invités à adopter une attitude responsable en ligne, en évitant la diffusion de fausses informations et de discours de haine. Appel lancé par Eric Ngabo, coordonnateur de la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga, (COMEL) en sigle.
Il a donné ce message à l’occasion d’une journée d’échange centrée sur le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix, la non-violence et la promotion de l’entrepreneuriat. Organisée par la Coalition Amani Grands Lacs, l’activité a rassemblé des acteurs de paix venus de la République Démocratique du Congo et du Burundi. L’objectif principal était de renforcer les liens transfrontaliers et d’ancrer une culture de paix durable dans la sous-région.
Lors de son intervention, Eric Ngabo a rappelé les dangers liés à l’usage irresponsable des plateformes numériques, surtout en période de tensions sécuritaires. A lui de souligné que les réseaux sociaux, bien qu’étant des outils puissants de communication, peuvent aussi devenir des vecteurs de division et des violences.
« Une gestion éthique et réfléchie des contenus diffusés est aujourd’hui une nécessité pour préserver la cohésion sociale », a-t-il affirmé.
Le coordonnateur de la COMEL a également présenté les résultats de la campagne “Vrai ou Faux”, menée par son organisation avec la SYMUF, et soutenue par La Benevolencija Grand. Cette initiative vise à lutter contre la désinformation en sensibilisant la population à la vérification des faits avant toute diffusion. Des témoignages recueillis durant la journée ont mis en lumière les conséquences parfois dramatiques de la propagation de fausses nouvelles, notamment sur les relations communautaires.
De son côté, Teddy Harushimana, membre de la Coalition Amani Grands Lacs au Burundi, a souligné le rôle stratégique du commerce transfrontalier dans la promotion de la paix. Selon lui, le développement de la coopération économique entre les communautés voisines renforce la confiance mutuelle et réduit les risques de conflits. Amasi Pelelo Pele, de la coalition en RDC, a pour sa part annoncé la préparation de nouvelles activités conjointes entre acteurs de paix des deux pays, visant à consolider les stratégies de cohabitation pacifique et à promouvoir le vivre-ensemble.
Cette journée d’échange, qui s’est tenue dans le centre de ressources pour les jeunes de Kasenga, s’inscrit dans une dynamique régionale de mobilisation des jeunes autour des valeurs de paix, de responsabilité et de développement durable. L’ensemble des intervenants ont souligné l’urgence de former une génération consciente de son rôle dans la prévention des conflits et la promotion d’une société inclusive.
Uvira: renouer les relations entre les Wazalendo et les FARDC : mission du conseiller du Vice-Premier Ministre de la défense
Uvira :– Dans un contexte marqué par des tensions persistantes jadis entre les groupes Wazalendo et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), une mission de paix et de réconciliation a été organisée par le ministère de la défense.
Le Général de brigade Baleke Deo, conseiller du Vice-Premier Ministre, Ministre de la défense et des anciens combats, s’est rendu à Uvira pour une consultation approfondie.
À son arrivée, le Général Baleke Deo a tenu une adresse à la presse locale, soulignant l’importance de sa mission. Après avoir rencontré diverses couches de la population, notamment des représentants de la société civile, des acteurs locaux et les services de sécurité, il a indiqué que sa hiérarchie l’a dépêché afin de s’enquérir de la situation sur le terrain et surtout de contribuer à restaurer la confiance entre les Wazalendo et les FARDC.
« La mission vise à comprendre les causes profondes des différends et à trouver des voies de dialogue afin de garantir la paix et la stabilité dans la région », a déclaré le Général.
Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration sincère entre toutes les parties prenantes pour éviter que les tensions ne dégénèrent en conflits plus graves.
Cette initiative intervient dans un contexte où la coopération entre les groupes armés locaux appelés Wazalendo et les forces gouvernementales est cruciale pour la sécurité et le développement durable dans l’est du pays.
Kalehe :le CICR remet de médicaments au centre de santé de Ramba et aux hôpitaux de Tshigoma et de Kasheke
Kalehe,Sud-Kivu :Le CICR a fait des donations de médicaments au centre de santé de Ramba et aux hôpitaux de Tshigoma et de Kasheke dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu. La remise est intervenue entre le 12 et le 19 mai 2025.
Selon le CICR qui nous livre cette information à kivutimes, ces médicaments sont destinés au traitement gratuit des personnes victimes de conflits actifs dans la zone.
Patrick Makengo, Officier Santé au CICR Bukavu indique qu’ils viennent en appui à ces structures sanitaires suite à l’insécurité qui secoue la zone.
« Ça fait environs 41 mois qu’on intervient ici au centre hospitalier de Kasheke. Actuellement la situation sécuritaire dans la zone ne pas stable. Il ne passe pas 2 à 3 jours qu’il n’y ait des affrontements dans la zone. Et cela entraine le mouvement de déplacement des populations, des blesses, des victimes des violences sexuelles, des enfants séparés de leur famille et il y a même certains retournés qui arrivent, trois jours après ils repartent encore. La zone de santé de Kasheke est aussi en épidémie de choléra. C’est pourquoi cette donation tombe au bon moment » souligne Patrick Makengo

Un geste salué par Dr Pacifique Chirhalwirwa, Médecin Chef de Zone de Kalehe.
« Il y a beaucoup des déplacés qui se trouvent dans cette aire de santé et qui viennent consulter au centre hospitalier de Kasheke. Ces déplacés auront accès aux soins avec ces médicaments qui viennent d’etre approvisionné dans l’aire de santé de kasheke précisément au centre hospitalier de Kasheke. Et donc pour nous, c’est un ouf de soulagement et à cela que nous profitons pour dire encore un grand merci au CICR » témoigne Dr Pacifique Chirhalwirwa

Il sied de noter que depuis le 1er mars 2024, le CICR soutient régulièrement l’accès gratuit aux soins de santé pour les populations autochtones et déplacées de l’aire de santé de Ramba, estimée à plus de 23000 personnes, ainsi que le référencement des cas graves au centre hospitalier de Tshigoma.
Le don Adhoc de médicaments au CH Kasheke compensera également les soins gratuits aux blessés par armes reçus dans cette structure.
Fizi: la désinformation dans les réseaux sociaux à la base des tensions: comment protéger le vivre-ensemble
Fizi, Sud-Kivu: Ces derniers jours, des rumeurs alarmantes circulent sur les réseaux sociaux, évoquant un supposé rapatriement massif de plus de 100 000 personnes identifiées comme des citoyens d’un pays étranger vers la République démocratique du Congo, en particulier dans les territoires du Nord-Kivu.
Accompagnées de propos haineux et de discours alarmistes, ces publications non vérifiées sèment la confusion et ravivent les tensions communautaires dans une région déjà fragilisée. À Fizi comme à Uvira, dans le sud du Sud-Kivu, ces rumeurs sont devenues le carburant de vifs échanges sur les plateformes sociales, souvent teintés de discours de haine et de rejet. Dans une zone où les blessures des conflits passés sont encore vives, la désinformation représente un réel danger pour la paix et la cohésion sociale.
Selon une source basée à Goma, qui a requis l’anonymat, les images largement relayées pour illustrer ces allégations ne représentent pas des congolais rapatriés, comme le prétendent certains messages viraux. En réalité, il s’agit de réfugiés rwandais ayant été officiellement rapatriés par la grande barrière de Goma, dans le cadre d’une opération coordonnée, couverte par la presse.
Ces précisions confirment l’existence d’une manipulation de l’information, visant à attiser les divisions dans une région où les tensions ethniques peuvent rapidement dégénérer. Dans un tel contexte, la désinformation devient une arme silencieuse, mais redoutable.
Pour Bani Bibenga Georges, analyste indépendant et coordinateur de l’organisation INIREC, cette période exige plus que jamais un sursaut collectif en faveur de la paix, de la tolérance et de l’unité. « Ce n’est pas le moment de nous diviser, de propager des messages de haine ou de nourrir la suspicion.
Nos communautés doivent s’unir, dialoguer et cultiver la tolérance mutuelle pour affronter les défis humanitaires et sécuritaires actuels », a-t-il insisté. Il rappelle que la cohésion sociale est une construction collective, fragile mais essentielle. Les messages de haine, les soupçons infondés et les récits falsifiés ne font que compromettre les efforts de stabilisation dans des zones comme la partie sud du Sud-Kivu, où le tissu social est déjà fortement éprouvé.
Dans un monde connecté, les réseaux sociaux représentent à la fois une opportunité de communication rapide et un terrain fertile pour la désinformation. Georges appelle les utilisateurs de ces plateformes à adopter une attitude responsable: « Avant de partager un message, posons-nous la question de sa véracité et de son impact.
Un simple clic peut détruire des ponts de confiance entre communautés. » Le partage de fausses informations n’est pas anodin : il alimente l’hostilité, encourage les actes discriminatoires et peut, dans les cas extrêmes, déclencher des violences communautaires.
Dans le cadre de la campagne Vrai ou Faux exécutée par la corporation des médias en ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga « COMEL » et SYMUF avec l’appui de la Benevolencija, la « COMEL » réitère son engagement de faire l’éducation aux médias, former les citoyens, en particulier les jeunes, à l’analyse critique des contenus numériques.
De renforcer le dialogue communautaire, de créer et soutenir des espaces d’échange entre groupes ethniques et sociaux ainsi que de promouvoir la veille citoyenne contre la désinformation et d’encourager les leaders locaux, les journalistes et les activistes à vérifier et corriger publiquement les fausses nouvelles.
Uvira: la Croix-Rouge appuie le CTCUS avec un don d’équipements de bureau
Uvira, RDC : Dans le cadre du Projet de Partenariat programmatique pilote (PPP), la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo (RDC), bureau urbain d’Uvira, en collaboration avec la Croix-Rouge française, a ce jeudi 22 mai 2025 à un don d’équipements de bureau et de matériels divers au bénéfice du Comité Territorial de Coordination « Une Santé » (CTCUS) d’Uvira.
La cérémonie de remise officielle s’est tenue AU quartier Nyamianda dans les installations du bureau urbain de l’inspection de la pêche et de l’élevage, où est actuellement hébergé le CTCUS. L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs autorités locales, dont le chef de bureau du territoire d’Uvira, l’inspecteur urbain de la pêche et de l’élevage, ainsi que des représentants de la Croix-Rouge.

Ce don symbolise une avancée significative dans les efforts de renforcement des capacités opérationnelles du CTCUS, un organe clé dans la coordination intersectorielle pour la santé humaine, animale et environnementale.
Ce support matériel comprend notamment d’un groupe électrogène, des chaises, des outils informatiques et d’autres équipements destinés à améliorer le cadre de travail du comité.
« Cette initiative témoigne de notre engagement à renforcer concrètement les structures locales impliquées dans la lutte contre les épidémies » a déclaré Sety Buyonde, président urbain de la Croix-Rouge de la RDC à Uvira. Selon lui, cette approche intégrée est essentielle pour faire face aux menaces sanitaires complexes auxquelles font face la région.
De son côté, le Dr Olinga Kakozi, coordinateur du CTCUS Uvira, a exprimé sa profonde reconnaissance envers la Croix-Rouge de la RDC et son partenaire français. Il a salué un geste « louable et opportun », soulignant que la disponibilité d’un cadre de travail adéquat est une condition essentielle à la réussite des missions de coordination, de surveillance et d’intervention dans le domaine de la santé publique intégrée.
« Nous espérons que d’autres partenaires s’inspireront de cet exemple pour nous appuyer dans la consolidation de notre mission » , a ajouté le Dr Kakozi, lançant un appel à la solidarité interinstitutionnelle.
La remise des équipements s’est déroulée dans une ambiance conviviale, marquée par la satisfaction des bénéficiaires et l’engagement renouvelé des partenaires humanitaires à travailler ensemble pour une meilleure résilience locale face aux crises sanitaires d’ordre multiple.

Ce geste s’inscrit dans une dynamique de collaboration durable entre acteurs humanitaires et institutions locales, en droite ligne avec les objectifs du programme « Une seule santé », une approche globale qui vise à renforcer les synergies entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale pour une réponse plus cohérente aux défis de santé publique.
Sud-kivu : le Gouverneur Jean-Jacques Purusi annonce le projet du barrage hydroélectrique de Malicha à Fizi
Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki vient d’annoncer des projets de développement local dans la province une fois la situation est rétablie dans la région.
C’est dans un point de presse qu’il a tenu ce jeudi 22 mai 2025 lors de son passage dans la ville Baraka.Il a évoqué la relance du barrage hydroélectrique de Malicha qui a été suspendu après la prise de la ville de Bukavu, chef-lieu de la province par les rebelles de l’AFC/ M23 mais qui devrait reprendre dès le retour de la paix.
Devant la presse locale, l’autorité Provinciale a également annoncé l’envoi de délégations ministérielles chargées d’évaluer les besoins des sinistrés de Kasaba et de mettre en œuvre des projets de la protection de l’environnement pour lutter contre ces catastrophes naturelles causées par le changement climatique.
Pour la réussite de ces initiatives, le gouverneur a insisté sur l’importance de la coopération entre les différents acteurs locaux et nationaux pour garantir le succès.
“Cette approche vise à améliorer les conditions de vie des populations et à promouvoir un développement inclusif et durable dans l’ensemble du Sud-Kivu” a-t-il dit.
Suite aux inondations survenues à Kasaba, le gouverneur de la province du sud-kivu a annoncé une série de mesures pour assister les sinistrés.tout en reconnaissant la responsabilité de l’État dans la gestion du territoire il a indiqué l’envoi de délégations ministérielles chargées d’apporter une aide substantielle aux populations touchées.
Par ailleurs, il exhorte la population d’éviter la construction anarchique enfin de lutter contre dangers liés à l’urbanisation qu’il considère comme un facteur aggravant des catastrophes naturelles.
Il a aussi annoncé la mise en place de mesures préventives pour éviter de nouveaux drames.Cette stratégie vise à renforcer la résilience des communautés locales face aux aléas climatiques, tout en promouvant une gestion durable et responsable des ressources en eau.
Fizi : la société civile se réjouit de la supression des certaines barrières des wazalendo dans le secteur de Lulenge
Plusieurs barrières illégales érigées par les wazalendo pour rançonner la population sur le tronçon routier Lulimba-kilembwe viennent d’être supprimées suite à l’implication du chef de secteur de Lulenge.Cela est le résultat des plusieurs plaidoyers qui ont été menés par la société civile dans cette partie du territoire de Fizi en Provence du sud-kivu.
Un acte salutaire selon la société civile qui la qualifie comme un soulagement à la population de Lulenge longtemps victime de rançonnement et autres tracasseries dûes à la présence des ces barrières illégales dans le secteur de Lulenge.
Se confiant à la rédaction de Kivutimes,le président de la société civile dans ce secteur, monsieur Abedi sumbya Abdou demandé à d’autres responsables des groupes des wazalendo de suivre cet exemple afin que la population de Fizi et d’uvira soit libre de circuler sans être inquiètée.
Il a ensuite précisé que la suppression de ces barrières est le résultat positif des efforts réunis entre le chef de secteur de Lulenge et celui du secteur des babuyu plus les plaidoyés de la société civile.
“Le problème qui causait l’insécurité dans le secteur de Lulenge, celle des barrières vient de trouver solution.pour le moment de kilembwe à Maindombe nous avons seulement une seule barrière.c’est un grand travail des deux chefs de secteur qui sont réunis pour sensibiliser les groupes armes sur ce problème et présentement les gens circules librement” a dit Abedi sumbya.
Rappelons que plus de dix barrières étaient érigées sur le tronçon routier Lulimba-kilembwe où chaque passager était obligé de payer une somme de 5000fc pour traverser à chaque barrière et une somme de 1000 à 15000FC pour le colis.
Sud-kivu:la Plateforme des organisations des jeunes lance la Campagne « Nous sommes Un » pour la Paix dans la région des Grands-Lacs africains
À l’occasion de la Journée Internationale du Vivre-ensemble en Paix le 16 mai, le
Collectif 2250, grande plateforme des organisations congolaises des jeunes autour de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, annonce le lancement de la campagne régionale:Nous sommes Un »/« We are One » /«< Turi umwe»/« Tuli Emu » /« Sisi ni Mmoja ».
Madame Armelle Katembera, Secrétaire Exécutive Provinciale Sud-Kivu de cette plateforme précise que cette initiative vise à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir la paix entre les
jeunes des pays voisins du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et de la RDC.
Durant 30 jours, des messages de paix, de solidarité et de non-violence seront diffusés en ligne et sur les médias traditionnels.
L’objectif est d’encourager les jeunes de la région des Grands-Lacs à se parler, à dialoguer et à collaborer pour un avenir commun et pacifique, malgré les tensions sécuritaires et politiques existantes.
En plus des messages en ligne, des témoignages et des récits de jeunes leaders engagés pour la paix et la réconciliation seront partagés. Ces histoires illustrent les efforts quotidiens des jeunes pour briser les barrières, promouvoir l’unité et travailler ensemble pour la consolidation de la paix dans leurs communautés. Les récits mettront en lumière
l’importance de la solidarité, de l’empathie et de l’engagement pour surmonter les
divisions.
« L’unité dans la diversité : construire une culture de paix par le dialogue et la
collaboration », thème de cette année, invite les jeunes à promouvoir une culture de dialogue et à rejeter la violence sous toutes ses formes.
En cette journée symbolique, nous appelons tous les jeunes de la région à s’unir pour bâtir un monde plus pacifique et inclusif, un monde où les différences sont célébrées et non perçues comme des menaces.
Cette campagne est une réponse, que nous pensons appropriée, aux défis actuels
auxquels sont confrontés les jeunes de la région, notamment les violences interethniques et la montée des discours de haine.
Nous croyons fermement que le changement commence par la jeunesse, et que seule l’unité, l’écoute mutuelle et le respect de l’autre permettront de réaliser une paix durable peut on lire dans un communiqué parvenu à Kivutimes ce vendredi.
Le Collectif 2250 invite tous les jeunes des Grands-Lacs à participer activement à cette campagne et à faire entendre leur voix pour un avenir de paix, d’harmonie et de
solidarité.
Uvira: les artistes en première ligne contre la propagation des fausses nouvelles: une initiative pour la paix et la cohésion sociale
Dans une situation où les fausses informations se propagent à une vitesse alarmante, certains artistes d’Uvira, dans le Sud-Kivu, ont décidé de prendre les devants pour lutter contre ce phénomène destructeur.
En effet, après avoir reçu une formation dans le cadre de la campagne « Vrai ou Faux », ces artistes se sont engagés activement à sensibiliser leurs paires et leurs communautés sur les dangers des fausses nouvelles.
Lors d’une interview exclusive avec Monsieur Kapita King Freedom, président de l’association UVA UNITY, qui regroupe les artistes musiciens d’Uvira, il a souligné l’importance de cette campagne.
Selon lui, elle constitue un signal d’alerte pour les artistes, qui ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre la désinformation. « Nous, en tant qu’artistes, avons une responsabilité envers notre communauté.
Nos chansons doivent être des vecteurs de paix, de cohésion sociale et de lutte contre les fausses informations et les discours de haine », at-il déclaré.
Cette initiative est d’autant plus pertinente dans un contexte où les fausses nouvelles sont souvent à l’origine de violences intercommunautaires, en particulier dans la ville et territoire d’Uvira, Fizi et Mwenga.
Les artistes d’Uvira ne se contentent pas de dénoncer les fausses informations : ils prennent des mesures concrètes pour lutter contre leur propagation.
« Nous sensibilisons activement la population à travers nos compositions, afin de combattre les mensonges qui alimentent les tensions et les conflits », a ajouté Kapita King Freedom.
Pour ces artistes, la musique devient un instrument de lutte contre l’intoxication médiatique.
Dans leurs chansons, ils intègrent des messages forts de paix et de réconciliation, incitant les populations à vérifier les informations avant de les partager et à éviter de se laisser manipuler par des rumeurs. Ils rappellent également que la désinformation peut être un facteur déterminant dans l’escalade des violences et des conflits ethniques, en exacerbant les divisions et en sémant la méfiance entre les différentes communautés.
Monsieur Kapita a lancé un appel à ses collègues musiciens, les exhortant à poursuivre leur travail en ce sens. « Nous devons élever nos voix pour la paix, pour l’unité et pour la cohésion sociale.
Nous avons le pouvoir de toucher les cœurs et de changer les mentalités », at-il conclu.
L’initiative des artistes d’Uvira s’inscrit ainsi dans un effort global visant à promouvoir la vérité, à combattre la désinformation et à renforcer la cohésion sociale dans une région souvent fragilisée par les conflits.
Grâce à leur engagement, ces artistes espèrent que leurs messages trouveront un écho auprès des populations et contribueront à instaurer un climat de paix durable.
Face à la montée des fausses nouvelles et de la violence qui en découle, la voix des artistes devient plus que jamais essentielle. En alliant art et engagement citoyen, ils prouvent que la culture peut être un levier puissant pour la paix et la stabilité sociale.
Ralentissement des travaux de construction de la RN5 à Uvira: un blocage de fonds qui fait peiner un projet stratégique pour le développement
Un an après le début des travaux de réhabilitation de la Route Nationale numéro 5 (RN5), les avancées restent préoccupantes. Seulement 40 % des activités ont été réalisées, bien que le projet soit prévu pour une durée totale de 18 mois. Un retard qui, selon plusieurs parties, trouve sa cause principale dans le déblocage tardif des fonds attachés.

Lors du lancement symbolique des travaux vers la fin de l’année 2023, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro Muvunyi, avait souligné l’importance stratégique de cet itinéraire pour le désenclavement du Sud-Kivu. Un an plus tard, le chantier peine à avancer, des ponts restent non construits, et les usagers continuent de faire face à des conditions de déplacement difficiles.
Dans une réunion d’évaluation organisée ce vendredi 09 mai 2025 à la salle auditorium des femmes de la mairie d’Uvira, les inquiétudes ont fusionné. Convoquée par le maire de la ville, qui préside également le comité de suivi des activités de construction de cet itinéraire, la rencontre à réuni des représentants de la société civile, des techniciens, ainsi que d’autres parties apparaissant.
L’ingénieur Elysé Nduwamahoro, directeur du projet au sein de l’entreprise exécutante EIS-KA, a confirmé que seuls 40 % des travaux ont été achevés à ce jour. Il s’est toutefois montré optimiste, affirmant que le Gouvernement est conscient de l’urgence et du besoin constant de cette route, espérant un déblocage rapide des financements pour la suite du chantier.
Un autre obstacle majeur pointé du doigt est la présence d’infrastructures souterraines, notamment les conduites de la REGIDESO.

Le chef de centre d’Uvira de cette entreprise de distribution d’eau a précisé qu’aucune construction ne peut se faire sans déplacement préalable de ces installations. Pour cela, un devis a été fourni, mais reste encore sans suite financière.
Le pasteur Rusimbana Musfiri Venasi, intervenant lors de la réunion, a lancé un appel pressant à l’entreprise pour qu’elle débloque les moyens nécessaires afin de faciliter ce déplacement, permettant ainsi une reprise effective des travaux.
Alors que la population attend avec impatience la concrétisation de cette infrastructure cruciale, les lenteurs administratives et financières viennent ralentir ce projet censé améliorer significativement la mobilité et l’économie dans cette partie et ses environs. Les parties impliquées appellent à une action concertée et urgente pour remettre la RN5 sur les rails.
Kamanyola:Msf clôture une série des formations à l’intention des prestataires de santé
S’inscrivant dans le cadre du projet d’assistance sanitaire en faveur aux retournés dans la cité de kamanyola en territoire de Walungu au sud-Kivu, le Msf hollande a clôturé ce vendredi 9 mai 2025 une série des formations en faveur des prestataires de santé, quelques jours avant la clôture de ce projet le dimanche 11 mai 2025.
Lancée ce jeudi 8 mai 2025 pour les infirmiers et médecins des structures sanitaires bénéficiant de ce projet sur le protocole de prise en charge, celle-ci s’est clôturée ce vendredi. A cette occasion les leaders communautaires et les relais communautaires de cinq ères de santé ont été formés sur le rôle des relais communautaires, des violences sexuelles et des premiers soins psychologiques pour la pérennisation des acquis.
Lancé le 17 Mars de l’année en cours, ce projet prend fin ce dimanche 11 mai 2025 à la grande satisfaction de la société civile forces vives locale qui salue les résultats obtenus pendant cette période. humanitaire en assistant en vivre cette population en besoin qui depuis cette période ne vaque plus à ses activités habituelles.
Facilitez l’action humanitaire de la Croix-Rouge et du CICR: un appel aux porteurs d’armes et aux membres de la communauté d’Uvira
Le jeudi 8 mai 2025, à Uvira, le président urbain de la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo (RDC) a lancé un appel vibrant aux porteurs d’armes, aux autorités locales et aux membres de la communauté pour faciliter le travail des volontaires de la Croix-Rouge dans leur mission humanitaire.
Cet appel a été formulé lors des cérémonies de célébration du 162ième anniversaire du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, une journée symbolique chaque année le 8 mai, où la communauté internationale rend hommage à l’engagement humanitaire des bénévoles dans des contextes souvent dangereux et difficiles.
Dans son discours, le président urbain de la Croix-Rouge de la RDC à Uvira, Seth Buyonde, a souligné l’engagement indéfectible des volontaires qui, chaque jour, mettent en péril leur sécurité pour venir en aide aux personnes en situation de vulnérabilité.
« Nos volontaires se donnent corps et âme pour sauver des vies humaines, mais cette noble mission est souvent entravée par des obstacles », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur le fait que les porteurs d’armes, qu’ils soient militaires, policiers ou autres, ainsi que les membres de la communauté, doivent impérativement laisser libre cours à l’action des bénévoles.
Leur travail de secours ne doit en aucun cas être compromis par des actes d’enttrave ou de violence.
L’appel à la coopération a également été désigné aux autorités locales, qui garantissent la protection des volontaires dans l’exercice de leur mission, notamment dans les zones sensibles ou en conflit.
Lors de cette cérémonie, le ministre de la Justice, Faustin Mayani, qui représentait le gouverneur, a également salué les efforts de la Croix-Rouge et du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) dans les zones touchées par les conflits et les catastrophes humanitaires.
Cependant, il a exprimé son inquiétude face à la tendance croissante de certaines personnes à se contenter de photographier ou filmer des victimes en situation de détresse, avant de publier ces images sur les réseaux sociaux.
Le ministre a fermement condamné cette pratique qui ne fait que déshumaniser les victimes, et a appelé à une prise de conscience collective. « Plutôt que de chercher à obtenir des images sensationnelles, il est crucial de se mobiliser pour sauver des vies et soutenir les efforts des organisations humanitaires », a-t-il affirmé.
Il a également encouragé les citoyens à se ranger derrière les actions de la Croix-Rouge et du CICR, pour garantir que l’humanité et la dignité des victimes soient préservées à tout moment.
Le thème choisi pour cette année, « Du côté de l’humanité », a résonné tout au long des interventions. Ce thème incite à la solidarité, à la bienveillance et à l’unité en période de crise.
La Croix-Rouge et le CICR œuvrent sans relâche pour soulager la souffrance des populations, en fournissant des soins médicaux, et des articles de première nécessité, et en contribuant à la réconciliation dans les zones de conflit.
La célébration de cette journée a eu lieu dans les locaux de la Croix-Rouge de la RDC à Uvira, en présence de diverses délégations, y compris celle du CICR, des autorités locales, et des représentants de la société civile.
Ensemble, ils ont réaffirmé l’importance de travailler de concert pour assurer la protection des volontaires et permettre à la Croix-Rouge de continuer son travail dans les meilleures conditions possibles.
Kamanyola :En fin, le vice-président de la société civile forces vives , Ntagondwa Minyati relaxé
Arrêté à Uvira par les résistants Wazalendo ce mercredi 7mai 2025 pour motif de complicité à la coalition M23, Ntagondwa Minyati Alphonse retrouve sa liberté après intervention des filles et fils de kamanyola vivant dans la ville d’Uvira ce jeudi 8 mai 2025.
L’information est confirmée par un communiqué signé par le secrétaire rapporteur de la société civile forces vives de Kamanyola en territoire de Walungu ce jeudi 8 Mai 2025. Ce dernier salue l’implication de toutes les parties pour la libération de cet acteur de la société civile innocemment imputé pour complicité à la coalition AFC-M23 qui occupe la cité de kamanyola depuis le 18 Février 2025.
Pour la suite, c’est une désolation de trouver que les habitants de kamanyola soient en ces jours victimes de traitement inhumain pour le fait d’appartenir à une entité occupée par le mouvement du M23,et appel aux filles et fils de ce village de cultiver la paix et la cohésion sociale en évitant de se pointer du doigts.
Tout en déplorant les messages qui circulent sur les réseaux sociaux indexant les uns et les autres d’appartenir aux résistants Wazalendo ou à la coalition AFC-M23 pour ternir l’image des gens, Mwenewirhu styve secrétaire rapporteur de la société civile forces vives de Kamanyola pense que l’heure est à la retenue.
Ceci arrive pendant que plusieurs habitants de kamanyola sont aujourd’hui exilés au Burundi et ailleurs fouillant la guerre qui secoue la région.
Kabare: lancement de la formation professionnelle de New Hope Academy à Kashusha-Miti
Dans le souci de renforcer la paix et la cohabitation pacifique en RDC, la formation professionnelle de New Hope Academy à l’intention des jeunes du territoire de Kabare précisément à Kashushu dans le groupement de Miti au Sud-Kivu.
Cette formation a été lancée par l’organisation par New Hope Réconciliation Center et Congo peace le Mercredi 08 Mai 2025 en présence de plusieurs invités dont le responsable d’ACAD, le chef de village de Kashusha et bien d’autres.

Selon Joseph Harera directeur exécutif de New Hope Réconciliation Center, ce centre équipé vise à former les communautés sur différents métiers. Il s’agit de la coupe et couture, l’entrepreneuriat, cuisine améliorée, le savoir vivre dans la communauté, la conduite, l’anglais et bien d’autres.
De son coté,le coordonateur de Peace Congo Cikuru,ce centre de formation est une opportunité pour les jeunes d’apprendre et de faire la paix en RDC. Il a invité tous les bénéficiaires à protéger les installations de ce centre.

Les bénéficiaires de ce projet ont remercié les initiateurs.
« Moi je remercie Congo peace et New Hope pour ce projet ici chez nous à Kashusha. Nos enfants vont étudier différents métiers dans ce centre. Et nous pasteurs, nous allons apprendre dans ce centre comment faire la paix, le leadership…Vraiment Mercie pour ce projet » a fait savoir Mushagasha Michel pasteur de Kashusha
Et maman Namasale Mirindi Henriette d’ajouter :
« Nos enfants errés dans la rue mais à New Hope et Congo peace ,ils étudient. A travers la formation de différents métiers, nous pensons que nos filles vont éviter de porter des grossesses non désirées et il va contribuer pour le développement de nos villages. »

Bulangalire Kabugu Jean un autre qui bénéficie les études dans ce centre témoigne,
« J’ai un cœur rempli de joie de m’avoir accepté dans ce centre. J’apprends la cuisine améliorée mais aussi d’autres domaines utiles à la vie comme l’entrepreneuriat. Aussi nos grands frères ont eu du travail dans ce centre depuis qu’il a commencé. Nous disons vraiment merci »

Bien avant le lancement officiel de ce centre de formation, certains habitants de Kashusha ont participé à un atelier de formation sur la résolution des conflits entre les communautés locales et les églises.
Loi sur la sécurité alimentaire en RDC : Olive Mudekereza propose l’ouverture des Banques des crédits agricoles et des routes agricoles
Le député national Olive Mudekeraza demande au gouvernement congolais l’ouverture des banques des crédits agricoles pour l’amélioration de la sécurité Alimentaire en RDC. Il demande aussi de subventionner l’agriculture, exempter de toutes les taxes liées à l’agriculture et d’accompagner les agriculteurs.
Cet élu du Sud-Kivu intervenait sur le débat au sujet de la loi portant sur la sécurité alimentaire débattu à la plénière de mercredi 07 Mai 2025 à l’assemblée nationale.
Olive Mudekereza indique que la RDC est le seul pays au monde qui n’a pas des banques des crédits agricoles.
« Vous ne pouvez pas se lancer dans l’agriculture sans crédits et sans financement. Presque dans toutes les provinces de la RDC, il y a la vocation agricole mais il est question maintenant de valoriser les agriculteurs. Et ça tombe bien, on parle des USA qui s’intéressent des minerais en RDC, on peut aussi parler de la sécurité alimentaire. On peut exiger qu’on ait une concession minière et à coté vous devez avoir une concession agricole comme faisait GECAMINE dans les années 1980. GECAMINE avait presque 5 mille hectares des maïs près de Likasi » a-t-il dit
Olive Mudekereza souligne que si l’on veut créer des millionnaires jeunes entrepreneurs, il faut investir dans la demande agricole.
« Par ce que dans l’agriculture vous avez la production, la transformation, la distribution et l’exportation. Mais l’agriculture exige beaucoup des choses. Nous devons avoir la sécurité. Aujourd’hui pour le Nord et Sud-Kivu, vous ne pouvez pas parler de l’agriculture par ce qu’il y a l’insécurité. Il faut ramener la paix. Il faut construire des routes et il faut avoir le moyen de financement pour améliorer le secteur de l’agriculture »
Olive Mudekereza déplore de constater que 90 pourcents dans les villes de la RDC vivent des exportations. D’où son appel au gouvernement à s’investir dans l’ouverture des banques des crédits agricoles, la sécurité et l’ouverture des routes Agricoles.
La situation a été tendue dans la cité de kamanyola en territoire de Walungu, après une journée d’agitation ce lundi
La population locale a passé une nuit d’incertitude après les tirs à l’arme lourde entendus jusqu’au soir.
Selon nos sources, c’est à partir de 10h que les grandes détonations ont commencé au niveau de katogota en territoire d’uvira et à la rivière Luvumvi côté ouest de la cité de kamanyola.
Cette situation a fait croire à une éventuelle contre offensive des Wazalendo aux positions du M23. une personne civile aurait été touchée par balle au niveau du bras, et bénéficier des soins à l’hôpital St Joseph de kamanyola.
Cela a perturbé les activités socio-économiques jusque les heures d’après-midi.
Il était cependant difficile pour le moment d’établir le bilan.
Tension et tragédie sur la route nationale 5 : deux personnes tuées par balle près de Munywema
Le lundi 05 mai 2025, aux environs de 13h00, un incident tragique a secoué la localité de Munywema, entre Kiliba et Runungu, dans le sud du territoire d’Uvira au Sud-Kivu.
Deux personnes ont été tuées par balle dans des circonstances encore floues, et leurs auteurs restent inconnus à ce jour. L’attaque s’est produite sur la route nationale numéro cinq, un axe stratégique dépendant de plusieurs localités de la province du Sud-Kivu.
Les corps des victimes sont restés exposés pendant plusieurs heures sur cette route très fréquente. Cette situation a profondément choqué la population locale et les passants, témoins de cette scène macabre.
Ce n’est qu’après plusieurs heures que l’ambulance militaire est arrivée pour récupérer les dépouilles et les transporteurs vers Uvira, à des fins d’identification et de procédure légale. Sur place, l’une des victimes a été identifiée suite à sa carte d’électeur tenant lieu de la carte d’identité.
Un acteur de la société civile de Kiliba a été vivement condamné cet acte qu’il qualifie de « barbarie », soulignant le caractère injustifiable de ce genre de violence.
Selon lui, cet incident n’est que le dernier en date d’une série de violences qui frappent cette partie, semant terreur et insécurité parmi les habitants. Il a insisté sur la nécessité pour les autorités locales et sécuritaires de redoubler d’efforts pour protéger la population et restaurer la paix sur cette route stratégique, très empruntée par les voyageurs et les commerçants.
Cet appel à l’action met en lumière un sentiment d’impuissance grandissant parmi les citoyens face à l’escalade de la violence, particulièrement dans les zones rurales. “Il est crucial de mettre en place des mécanismes de sécurité renforcés pour protéger les innocents qui sont pris au piège de ces actes de violence”, a ajouté l’acteur de la société civile.
Cet incident intervient dans un contexte de forte instabilité sécuritaire dans le Sud-Kivu, une région marquée par des tensions communautaires et des affrontements armés entre différents groupes.
Alors que la population continue de vivre dans l’angoisse, la question de la sécurisation des routes principales, notamment la RN5, devient un enjeu crucial pour le rétablissement de l’ordre et la protection des civils.
Baraka: la population traverse une psychose causée par des Wazalendo
Le crépitement des balles dans la ville de Baraka devient un autre mode de vie depuis que les Walendo s’y sont installés.
Chaque nuit, les habitants sont sous les chansons des armes alors que depuis l’avancée de L’AFC/M23 dans la province du sud-kivu. ces rebelles n’ont jamais arrivé à Baraka. Cette situation plonge la population dans une insécurité provoquée par ces wazalendo alliés aux formes armées de la république démocratique du Congo.
La matinée du dimanche 04 mai 2025,depuis 5h du matin,les habitants ont été obligés d’ouvrir leurs portes tardivement suite aux détonations d’armes attendues dans les coins de la ville.ce qui a laissé à la population de croire que la ville serait attaquée par les M23.
Suite à cette situation, certains habitants n’ont pas pu aller à l’église préférant rester à la Maison avec leurs femmes craignant leur sécurité.
Selon Orphée Kamengele, un jeune leader de l’espace Baraka-Fizi contacté par Kivutimes, révèle que ces détonations étaient à l’accueil d’un commandant des wazalendo qui est arrivé à Baraka revenant au front dans la province de Ruzizi en Territoire d’uvira.
” Nous avons été tous étonnés par ces crépitements de Balles. l’ennemi n’est pas encore arriver ici ” at-il dit.
Cependant, malgré plusieurs appels du Maire de la ville de Baraka demandant aux wazalendo de mettre fin à cette pratique enfin de recerver ses munitions pour l’ennemi, ces derniers semblent être bafoués par ces walendo.
Notons ces mêmes chansons des armes ont été comme d’habitude entendues dans la ville vers 23h la nuit de ce même dimanche au lundi 05 mai 2025.
Bukavu : l’eau potable reste un luxe inaccessible pour une grande partie de la population
Nichée au cœur des collines surplombant le Lac Kivu, la ville de Bukavu fait face à une crise silencieuse mais persistante : l’accès à l’eau potable. Pour de nombreux habitants, cette ressource vitale demeure un rêve lointain. Malgré l’abondance apparente du lac et des sources environnantes, la réalité quotidienne est marquée par une pénurie chronique et une organisation précaire de l’approvisionnement.
Dans plusieurs quartiers de la ville, les longues files d’alignements de récipients multicolores sont devenus un élément banal du paysage urbain. Sur avenue SINELAC en commune d’Ibanda, comme dans d’autres quartiers périphériques, les familles remplissent leurs bidons dans des points d’eau improvisés, souvent à même le sol, ou à des sources non sécurisées.
Une corvée d’eau éreintante et risquée
La quête de l’eau est un exercice quotidien exténuant, mobilisant souvent femmes, enfants et personnes âgées. Certains doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied pour atteindre un point d’eau. D’autres patientent des heures dans des files interminables, dans l’espoir d’un peu de liquide vital.
« L’eau que nous utilisons provient parfois de marres ou de sources sales. Nous n’avons pas le choix », confie une habitante de SINELAC.
Outre l’épuisement physique, cette situation entraîne de graves conséquences sanitaires. Des maladies hydriques telles que les infections intestinales, les mycoses et les affections cutanées sont fréquentes, surtout chez les enfants.
« L’eau qu’on trouve est puissante, oui, mais dangereuse. Elle transporte des champignons et parfois des parasites invisibles », explique un habitant, inquiet pour la santé de ses proches.
Des factures incompréhensibles pour une eau inexistante
Paradoxalement, plusieurs ménages se plaignent de recevoir des factures de la REGIDESO, alors qu’ils n’ont jamais vu couler une goutte d’eau de leurs robinets. « Nous sommes facturés alors qu’il n’y a même pas de tuyaux fonctionnels dans notre avenue. C’est injuste », dénonce une mère de famille. Cette situation suscite colère et incompréhension, d’autant plus que l’eau est un droit fondamental.
Une régie dépassée par la demande
De son côté, la Régie provinciale de distribution d’eau reconnaît les difficultés rencontrées dans la desserte. Elle évoque des infrastructures obsolètes, un réseau insuffisant, et un déficit de captation des sources. « Nous travaillons à l’élargissement de notre réseau, notamment par la captation de nouvelles sources pour mieux alimenter les zones mal desservies », assure un responsable local.
Mais les habitants, eux, restent sceptiques. En attendant des solutions durables, ils doivent composer avec des systèmes souvent dangereux et coûteux.
La situation de l’eau à Bukavu s’inscrit dans un contexte plus large de crise. Entre insécurité chronique, déplacements de population et pauvreté généralisée, les conditions de vie deviennent chaque jour plus dures. L’eau, ressource de base, devient un indicateur poignant de cette misère quotidienne.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Bukavu : des jeunes s’engagent pour reverdir la terre malgré les défis sécuritaires
persistante, un souffle d’espoir renaît à travers l’engagement citoyen. À Bukavu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, des jeunes membres du mouvement ATD Quart Monde ont lancé une campagne ambitieuse de plantation d’arbres. L’objectif est de restaurer l’environnement et protéger les populations locales contre les catastrophes naturelles.
C’est au quartier Nkafu, à proximité de l’Hôpital Général en commune de Kadutu, que l’initiative a récemment pris forme. La zone est connue pour ses éboulements fréquents, mettant en danger la vie des habitants. Pour les membres d’ATD Quart Monde, cette action de reboisement est une réponse concrète aux défis environnementaux qui minent la région.
« Nous voulons stabiliser les sols et redonner vie à la nature », explique Daniel Alingila, représentant d’ATD Quart Monde. Il précise que cette action vise avant tout à protéger les habitations menacées par l’érosion et les glissements de terrain.
« Le site ici, est frappé par des catastrophes naturelles. Avec ces gestes de mise en terre, nous espérons que le sol sera stabilisé et que les familles vivront désormais dans un environnement plus sûr », affirme-t-il.
La mobilisation dépasse les seuls cercles militants. Des chefs de quartiers, des autorités locales, ainsi que des familles entières prennent part activement à cette campagne. Ils accompagnent les jeunes non seulement dans la mise en terre des plants, mais aussi dans leur entretien quotidien. Une implication communautaire qui, selon Alingila, garantit le succès à long terme du projet : « Ce sont les familles elles-mêmes qui prennent soin des plantes, et cela donne de bons résultats », souligne-t-il.
Parmi les habitants engagés, la voix d’un jeune garçon d’une dizaine d’année, visiblement marqué par les dangers de l’érosion, rappelle l’importance de ces efforts : « Un jour, j’ai failli être emporté par un éboulement. Je suis tombé alors que j’étais dans la maison de mon père », confie-t-il, évoquant la peur mais aussi l’espoir que cette campagne représente.
Au-delà du geste écologique, cette action de reboisement apparaît comme un levier de résilience communautaire, face à des défis environnementaux, sociaux et sécuritaires. Les jeunes de Bukavu, avec l’appui de leurs aînés, démontrent qu’il est possible d’agir localement pour bâtir un avenir plus sûr et plus vert.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
A l’occasion de la Journée de la liberté de presse: les journalistes de l’espace Baraka-Fizi appelés à lutter contre les messages de haine et la désinformation
Chaque le 03 Mai le monde célèbre la journée internationale de la liberté de presse.Pour cette année,cette journée n’est pas passé inaperçue dans l’espace Baraka-Fizi.
Dans la ville de Baraka en province du Sud-Kivu,la célébration de cette journée a été organisée par le réseau des journalistes des Fizi en collaboration avec l’Union nationale de la presse du Congolaise (UNPC) et l’ONG Solidarité des volontaires pour l’humanité (SVH) à l’hôtel Mabenga.
plusieurs invités de marque ont participé dans ces cérémonies dont madame le Maire ad-intérim de la ville de Baraka Émérite Tabisha.
Pour cette année,cette journée a été célébrée sous le thème” le renforcement de l’unité et de la cohésion sociale à travers la prévention et la lutte contre les messages de haine et la désinformation/intoxication ».
Ces cérémonies ont été été ouvertes et clôturée par l’autorité urbaine, Madame le Maire a.i. de Baraka, Émérite Tabisha Mongelwa. L’exposé sur le thème central a été présenté par le magistrat Jacques Asunge Raphaël, soulignant l’importance de la presse dans la lutte contre la désinformation et la promotion de la cohésion sociale.
De son conté le coordinateur du réseau des journalistes de Fizi, Monsieur Jonas SEBA a exprimé sa gratitude envers les autorités locales, l’UNPC et la SVH pour leur soutien. Il a souligné la nécessité pour les journalistes de respecter la déontologie professionnelle et d’éviter la diffusion d’informations non vérifiées
« On est en vie, c’est pour quoi nous sommes appelés journalistes.avant de diffuser toute information,nous avons l’obligation de la vérification,si non nous allons diffuser les rumeurs» a dit Jonas SEBA.
Par ailleurs,Madame le Maire a.i. Émérite Tabisha Mongelwa a appelé les professionnels des médias du territoire de Fizi et de la ville de Baraka à collaborer avec les autorités locales en renforçant les mesures de sécurité et à éviter la propagation de messages de haine et de désinformation.
Journée Internationale de la liberté de la presse à Uvira,la COMEL présente les résultats de la campagne “Vrai ou Faux”.
Le 3 mai, à l’occasion de la Journée Internationale de la liberté de la presse, la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL) a présenté les résultats de la première phase de sa campagne “Vrai ou Faux”, soutenue par l’organisation Benevolencija.
Cette journée a été un moment fort pour plusieurs acteurs clés dont les journalistes, membres de la société civile, autorités politico-administratives et sécuritaires, mais aussi les femmes et les jeunes. 
Les activités se déroulent dans la salle auditorium des femmes de la mairie d’Uvira sous l’initiative de l’UNPC sous section d’Uvira et Fizi en collaboration avec la corporation des médias en ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga « COMEL », l’union des femmes des médias pour la Paix » UFMP, la SYMUF et RJFI.
Le coordonnateur de la COMEL, Monsieur Eric Ngabo, a partagé les premiers résultats obtenus à cette Dans son discours, il a souligné, bien que le changement soit un processus long et progressif, les retours des internautes sur les articles publiés dans le cadre de la campagne montrent déjà un impact tangible. Leurs retours ne sont pas négligeables et témoignent d’une sensibilisation croissante auprès de la population.
” Nous constatons que cette campagne a joué un rôle crucial dans la résilience des citoyens face à la désinformation, particulièrement dans une période de crise et après celle-ci”,
a précisé Eric Ngabo. membres de la COMEL, en publiant des des articles de vérification des faits, ont contribué à démystifier les fausses informations et à combattre les discours de haine, qui sont souvent à la base des violences sociales.
La campagne “Vrai ou Faux” a non seulement permis d’informer mais a aussi éduqué et sensibilisé la population à l’importance de la véracité des informations.
À la veille de cette journée importante dans le monde médiatique, le maire Intérimaire de la ville d’Uvira, Kifara Kapenda Kyk’y, a été intégré par les journalistes sur l’impact de la campagne “Vrai ou Faux”. Il a insisté sur le rôle clé qui joue cette initiative dans une société où, parfois, les fausses informations l’emportent sur les vérités.
La campagne reste un moyen essentiel pour décourager la propagation de fausses informations”, a souligné, ajoutant qu’il soutenait pleinement cette initiative ainsi que toute autre activité visant à combattre la désinformation.
Pour les participants, la continuité de cette campagne serait primordiale. Ils ont exprimé la nécessité de maintenir et même d’intensifier les efforts pour éradiquer la désinformation et ses effets néfastes sur la cohésion sociale et la paix.La COMEL est ainsi convaincue que la lutte contre la désinformation est essentielle pour garantir une société pacifique et bien informée.
Cette journée a donc non seulement célébré la liberté de la presse, mais a aussi mis en lumière les efforts entrepris pour un journalisme responsable et éthique, en même de contrer les défis liés à la prolifération des fausses informations dans la région.
Monsieur Debaba Lufira Patient, président de l’UNPC sous section Uvira-Fizi, a demandé aux journalistes de rester professionnels en respectant le code d’éthique et déontologie journalistique. Il a remercié les partenaires qui ont facilité la réussite de cette journée. 
La session a été ouverte par le ministre provincial de la justice monsieur Faustin Mayani qui représentait le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire. Cette année la journée internationale de la liberté de la presse est célébrée sous le thème international ” informateur dans un monde complexe, l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias et le thème local c’est : lutte contre les fausses nouvelles à l’ère de l’intelligence artificielle, qui responsabilisent des médias et des dirigeants communautaires.
Signalons que cette activité a été soutenue par l’organisation internationale La Benevolencija.
Le Réseau de Plaidoyer des médias du Nord et du Sud-Kivu appelle au soutien urgent pour les radios communautaires affectées par le conflit en RDC
A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée ce 03 Mai 2025, le Réseau de Plaidoyer des Mediaş du Nord et du Sud-Kivu appelle au soutien urgent pour les radios communautaires affectées par le conflit en RDC.
Ainsi ce réseau sollicite un appui financier et matériel pour permettre aux radios communautaires de poursuivre leur mission essentielle auprès des populations.
Les membres de ce réseau le disent dans une note de plaidoyer adressée à plusieurs autorités et dont une copie est parvenue à Kivutimes ce Samedi 03 Mai 2025.
Cette correspondance souligne que depuis 2021, l’Est de la République Démocratique du Congo est en proie à un conflit armé opposant les Forces Armées de la RDC (FARDC) au groupe armé dénommé Mouvement du 23 mars (M23).
A l’en croire, Cette guerre a entraîné le déplacement de millions de citoyens, certains ayant même dû chercher refuge à l’étranger. Depuis janvier 2025, la crise s’est intensifiée avec la chute de la ville de Goma suivi de celle de BUKAVU, aggravant considérablement la situation humanitaire et économique.
Les conséquences de ce conflit sont désastreuses :
« la fermeture des voies de communication avec le reste du pays, l’arrêt des activités bancaires, la paralysie de plusieurs entreprises privées et ONG, ainsi que la dégradation continue des conditions de vie des populations locales. Dans ce contexte, les radios communautaires du Nord et du Sud-Kivu sont directement impactées. Plusieurs d’entre elles ont dû suspendre leurs activités, notamment dans les territoires de Rutshuru et de MASISI, tandis que d’autres fonctionnent au ralenti avec des équipes réduites et des ressources limitées. » note cette déclaration
Et de poursuivre que les radios communautaires jouent un rôle important en cette période de crise. Elles constituent la principale source d’information fiable pour des millions de personnes et servent de relais pour les messages humanitaires, les alertes sécuritaires et les programmes de sensibilisation.
Et pourtant, ces médias locaux dépendent financièrement des subventions des ONG et des annonces sponsorisées des entreprises privées, qui, aujourd’hui, ne sont plus en mesure de les soutenir car nombreux ont suspendus leurs partenariats.
« Cette situation entraine une désinformation croissante et la prolifération des rumeurs, Une baisse de la sensibilisation sur les risques humanitaires (Violence, inondations, changement climatique, insécurité alimentaire, détentions arbitraires, etc.) ainsi que des risques sanitaires. Un affaiblissement du lien social et de la cohésion communautaire dans un contexte de crise. Une perte des emplois pour de nombreux journalistes et techniciens. Des problèmes psychosociaux et des traumatismes chez les journalistes »
Pour faire face à ces défis, le Réseau de Plaidoyer des médias du nord et du Sud-Kivu sollicite une aide financière pour couvrir les coûts opérationnels (fonctionnement, renouvellement du matériel, paiement de l’énergie).
Un appui en matériel technique (émetteurs, générateurs, panneaux solaires, etc.) et des subventions pour financer des programmes de sensibilisation et d’information en période de crise.
Ce réseau se dit convaincus qu’avec cet appui, les radios communautaires du Nord et du Sud-Kivu pourront continuer à jouer leur rôle vital auprès des populations en détresse.
Uvira: matinée media de MSF: une voie pour renforcer sa collaboration avec les journalistes locaux
L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) organise une rencontre appelée matinée médias à l’hôtel Suisse Plaza d’Uvira, vendredi 02/05 un événement clé destiné à renforcer la collaboration entre les professionnels des médias et l’équipe MSF dans la cette partie.
Madame Norah Mbadi Nzila, responsable de la communication terrain pour MSF dans le Sud-Kivu et le Maniema, a souligné que cet événement vise à informer les journalistes sur comment ils peuvent collaborer avec MSF.
Selon Norah Mbadu Nzila, un cadre de travail bien défini permettra aux journalistes de mieux comprendre leur rôle dans la diffusion d’informations fiables et pertinentes sur les actions menées par MSF dans la région.
Elle a également souligné que MSF reste une source de confiance dans les domaines où elle intervient, notamment dans le secteur de la santé et de la gestion des urgences sanitaires.
Actuellement, MSF intervient de manière intensive dans la lutte contre l’épidémie de choléra à Uvira ville et dans la plaine, en collaboration étroite avec le ministère de la Santé.
L’organisation apporte un soutien crucial dans la prise en charge des patients, la prévention et la gestion de l’épidémie. Le travail conjoint avec les autorités sanitaires locales et les autres acteurs humanitaires témoigne de l’engagement de MSF à combattre les maladies infectieuses qui touchent particulièrement les populations vulnérables.
La matinée Média se déroule dans un contexte de mobilisation accrue des acteurs humanitaires, qui œuvrent sans relâche pour freiner la propagation du choléra et offrir des soins essentiels à la population touchée.
L’événement constitue donc un moment clé pour favoriser la transparence, le dialogue et la confiance entre les médias et l’organisation, afin d’assurer une information juste et précise sur les défis sanitaires auxquels fait face la région.
Cette initiative témoigne de la volonté de MSF de renforcer sa coopération avec les médias locaux, en vue d’améliorer la visibilité de ses actions et d’assurer une meilleure couverture des questions de santé publique et des épidémies dans la région du Sud-Kivu.
L’organisation MSF continue d’œuvrer avec dévouement pour apporter un soutien vital aux populations en situation de crise, en fournissant des soins médicaux d’urgence, en luttant contre les épidémies et en soutenant les infrastructures sanitaires locales.
Rumeur démentie :les habitants de la plaine de Ruzizi n’ont pas pris fuite jeudi 01 Mai 2025
Une information largement relayée sur les réseaux sociaux a semé la panique ce jeudi 1er avril 2025, prétendant que les habitants des localités de Sange, Runingu et Kiliba et leurs environs dans la plaine de la Ruzizi, fuyaient massivement en raison de la présence présumée de groupes rebelles dans cette partie.
La rumeur en question disait que ces déplacés se dirigeaient vers le Burundi. Une équipe de vérification de l’information a mené des investigations sur le terrain et s’est entretenue avec plusieurs sources locales, dont le coordinateur territorial de la société civile citoyenne basée à Sange.
Celui-ci a formellement démenti l’information : « Aucun mouvement de fuite de la population n’a été constaté ce jour-là. La situation sécuritaire reste calme dans les zones concernées. »
A lui d’ajouter
« Les rumeurs évoquant la fuite des habitants de la plaine de la Ruzizi le 1er avril 2025 sont infondées. Il est crucial de s’informer à partir de sources crédibles avant de relayer toute information ».
Un habitant de Kiliba contacté ce vendredi 02/05/2025, fait savoir que les activités sont bien menées par les habitants sans aucune inquiétude.
A Kiliba et ses environs les écoles fonctionnent et des activités champêtres, aucun mouvement des déplacés signalé dans notre centre.
Cette rumeur, bien qu’infondée, a provoqué une certaine tension sur les réseaux sociaux, soulignant l’impact que peut avoir la désinformation au sein des communautés locales.
Cet article s’inscrit dans le cadre de la campagne « Vrai ou Faux », menée conjointe de la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL) et SYMUF, avec le soutien de La Benevolencija, visant à lutter contre la désinformation et à promouvoir une information fiable et vérifiée à l’est de la RDC.
Sud-Kivu : le centre hospitalier Nakiele appuie en matériel l’hôpital général d’itombwe victime de pillage
L’hôpital général de référence d’itombwe situé à Mikenge dans les hauts-plateaux du territoire de Mwenga en secteur d’Itombwe, au Sud-Kivu, a été victime d’un pillage systématique de ses équipements médicaux lors des violents affrontements qui ont opposé le groupe armé twigwaneho allié à l’AFC/M23 aux groupes de wazalendo au mois de mars 2025 dans cette zone.
Lors de ces affrontements, cette structure médicale de la zone de santé d’itombwe a été systématiquement pillée, ce qui met son fonctionnement en difficulté.
C’est face à cette situation dramatique que le centre hospitalier de Nakiele situé dans le moyen-plateaux a décidé d’intervenir en cédant l’un de ces matériels médicaux à cet hôpital d’après le docteur Sumaili Enas Prince,
ces matériels qui viennent d’être remis ce vendredi 01 mai à Monsieur Ebulaca Ngulumina, le comptable de l’hôpital d’itombwe sont composés d’un microscope binoculaire, un kit de césarienne, un kit d’accouchement, ainsi qu’un kit pour les hernies.
Cet appui vise à maintenir un accès minimal aux soins médicaux aux déplacés internes du secteur d’itombwe éparpillés dans ces parties suite à l’insécurité persistante dans la région
« La population vit dans une détresse aiguë, et cette action vise à leur redonner un minimum d’espoir », a dit Ebulaca ngulumina, le comptable de l’hôpital d’itombwe.
Notons que comme Mikenge est devenu invivable suite à la situation sécuritaire, les autorités sanitaires autorisent la relocalisation temporaire de cet établissement sanitaire soit à Kipupu ou à Kiseke, où de nombreux habitants ont trouvé refuge suite aux affrontements.
Uvira: affrontements entre FARDC et Wazalendo: une tension croissante
Depuis ce jeudi 1er mai 2025, des détonations des armes lourdes et légères ont été entendues toute la matinée aux collines surplombant les quartiers Kasenga et Kakombe à Uvira, une ville située dans le Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo.
Les témoins sur place font état d’affrontements entre les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les Wazalendo.
Un habitant du quartier Kakombe rapporte qu’il est resté enfermé chez lui jusqu’à 10h00, craignant pour sa sécurité en raison de la violence qui semblait s’intensifier. Cette situation a conduit à une perturbation de la circulation dans ces quartiers, rendant le quotidien des habitants difficile et inquiétant.
Toutefois, jusqu’à présent, les sources militaires n’ont pas fourni de détails officiels sur les causes ou l’évolution de ces affrontements.
Cette escalade de violence n’est pas un phénomène isolé. En effet, la semaine dernière, une situation similaire s’était déjà produite dans les montagnes surplombant les quartiers Songo et Kalundu, où les FARDC se sont également affrontés avec les Wazalendo.
Ces événements rappellent l’instabilité persistante dans la région, qui semble se traduire par une multiplication des violences armées.
Malgré ces tensions, certains acteurs locaux et nationaux continuent de minimiser ou de nier l’existence de véritables conflits entre les FARDC et les Wazalendo. Pourtant, ces affrontements récurrents soulèvent de nombreuses questions, notamment sur l’avenir des Wazalendo.
Des analystes soulignent le paradoxe apparent entre ces combats et les pourparlers de paix entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais à Doha, au Qatar.
Il est important de noter que dans d’autres zones de la province, des affrontements similaires ont eu lieu entre les FARDC et leurs alliés Wazalendo d’une part, et l’armée congolaise contre les rebelles du M23 d’autre part. Ces batailles multiples contribuent à aggraver un climat déjà tendu.
Derrière ces combats se cache également un enjeu diplomatique majeur, alors qu’un accord de principes a été signé la semaine dernière entre la ministre des affaires étrangères de la RDC et son homologue rwandais à Washington. Cet accord, qui fait suite à des négociations autour de la situation des M23, s’est faite avec la supervisions du secrétaire d’État américain Marco Rubio en tant que médiateur.
Ce contexte international met en lumière les complexités géopolitiques de la région, où les enjeux internes et externes se croisent. La situation à Uvira est donc le reflet d’une instabilité profonde qui, au-delà des affrontements militaires, interroge sur la pérennité de la paix et de la stabilité en République Démocratique du Congo.
Alors que les négociations de paix à Doha se poursuivent, la réalité sur le terrain semble s’éloigner de toute solution pacifique immédiate.
Sud-Kivu: bonne nouvelle pour les habitants de Bukavu et ses environs, ETHIOPIAN AIRLINES/AFRICA TRAVELS COMPANY est là pour vos vols
Pour rendre vos voyages plus agréables, plus facile et surtout à un coût raisonnable, Ethiopian Airlines En collaboration avec son partenaire AFRICA TRAVELS COMPANY, vient désormais d’étendre ses services complets à Bukavu.
C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué parvenu à Kivu times ce Jeudi 01 Mai 2025.
Ce communiqué souligne qu’à partir de Bukavu, ses clients désirés de voyager avec cette compagnie peuvent désormais réserver à moindre Coût leurs billets d’avion Ethiopian Airlines pour toutes leurs destinations.
« Comme cela ne suffisait pas, Ethiopian Airlines offre également à ses clients des séjours Gratuits dans un hôtel à Kigali et Addis-Abeba, ainsi que des services de transport aéroport/Gare. N’hésitez plus ! Réservez dès aujourd’hui votre billet de voyage avec EthiopianAirlines à partir de Bukavu.» souligne ce communiqué
Pour plus d’informations et pour la réservation, la compagnie demande de contacter sur le +243 82 2 2 22 067 ou de visiter leurs bureaux sis avenue Patrice Emery Lumumba, commune d’Ibanda, En face de CARITAS/LIKEMBE, au 1er Niveau, Galerie BIMU, Ref. PHILA FRANCOPHONE.
« Profitez de cette occasion exceptionnelle pour voyager avec Ethiopian Airlines à moindre Coût et bénéficier Gratuitement de l’hébergement, Transport Aero et Services Protocole ! » peut-on lire
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Uvira: deux personnes tuées, la société civile demande l’implication des autorités et les services de sécurité
Le quartier de Songo, situé dans la commune de Kalundu, a été le théâtre d’un drame la soirée du 29 avril aux environs de 21h00. Deux personnes ont été tuées dans des conditions particulièrement violentes.
L’une des victimes, un jeune homme de 25 ans, a été retrouvée dans l’avenue du Marché, tandis que l’autre, âgée de 28 ans, a été découverte dans l’avenue du Stade. Les deux victimes, selon des sources locales, ne résidaient pas dans la commune de Kalundu. Elles auraient pu être enlevées par des individus armés, qui les ont ensuite conduite à ces lieux avant de les exécuter froidement.
Les circonstances de cette exécution brutale restent floues, et aucune information n’a été donnée sur les raisons de cet assassinat ciblé.
Cet incident tragique met en lumière une série de violences qui semblent se multiplier à Uvira, notamment dans certains quartiers comme Kalundu et Songo.
La situation est d’autant plus préoccupante que ces assassinats deviennent de plus en plus fréquents, alimentant la crainte au sein de la population locale. Les habitants de la commune expriment leur désarroi et leur peur face à ces événements qui perturbent la tranquillité de la ville.
Un acteur de la société civile a déclaré ces meurtres et appelle les autorités compétentes à mener des enquêtes approfondies. Il insiste sur la nécessité de traduire en justice les responsables de ces actes barbares, afin de mettre fin à l’impunité et de rétablir l’ordre dans la ville. Face à cette situation, les autorités locales n’ont pas encore réagi correctement, mais.
Les meurtres de ce soir rappellent cruellement que, malgré les efforts pour maintenir l’ordre dans la ville, des défis majeurs restent à relever en matière de sécurité.
Le besoin d’une action concrète pour mettre fin à la violence et offrir aux citoyens une vie en paix est une urgence comme souhaite la société civile d’Uvira.
Uvira : Inquiétudes du comité exécutif pour la paix face à la délocalisation du bureau de l’administrateur du territoire
Le Comité exécutif pour la paix et la cohabitation communautaire dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga a exprimé ses vives préoccupations concernant la récente délocalisation du bureau de l’administrateur du territoire d’Uvira, déplacé de Sange vers la ville d’Uvira depuis le 15 avril dernier.
Dans une lettre datée du 26 avril 2025, signée par Monsieur Ahadi Byamasu Mathan, président du comité, et dont une copie est parvenue à notre rédaction, l’organisation déplore un manque de transparence dans cette décision administrative. Selon la correspondance, « les administrés n’ont été ni informés d’une quelconque autorisation hiérarchique ni des circonstances ayant motivé ce déplacement ».
Le comité considère cette décision comme un coup porté à la confiance entre l’administration territoriale et les communautés locales, surtout dans un contexte déjà fragile de cohabitation intercommunautaire.
« Une telle mesure, prise sans consultation ou explication claire, risque d’aggraver les tensions dans une région où la stabilité reste précaire », peut-on encore lire dans la lettre.
Interrogé à ce sujet, Monsieur Kifano Kibonge Decky, administrateur adjoint en charge des finances en territoire d’Uvira, a confirmé la délocalisation temporaire du bureau. Il a précisé que la décision a été prise « en raison de la situation sécuritaire préoccupante dans la contrée de Sange », ajoutant que « l’administration a obtenu l’autorisation de la hiérarchie compétente pour suspendre provisoirement les activités à Sange ».
Il a tenu à rassurer la population que « l’administration du territoire d’Uvira reste fonctionnelle malgré cette réorganisation », soulignant que des efforts sont en cours pour surveiller l’évolution de la situation sécuritaire et permettre un retour rapide à la normale. Face à cette situation, le comité exécutif pour la paix appelle à une meilleure communication entre les autorités territoriales et les communautés locales.
Il plaide pour une reprise rapide des services publics à Sange dès que les conditions sécuritaires le permettront, tout en exhortant les autorités à renforcer les mécanismes d’alerte et de dialogue communautaire pour éviter toute escalade des tensions. La population de Sange, souvent confrontée à l’insécurité, attend désormais des signaux clairs de la part des autorités sur la durée de cette délocalisation et les mesures prévues pour assurer leur protection
Uvira : face à la crise humanitaire, 2 500 ménages, dont des déplacés de guerre et des familles hôtes, assistés en vivres et non-vivres par Sowers of Hope
Deux mille cinq cents(2500) ménages, dont des déplacés de guerre et des familles d’accueil, bénéficient d’une assistance à Uvira. C’est par l’organisation Sowers of Hope DRC sous le financement de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
Les bénéficiaires proviennent des quartiers Songo et Kilibula, situés dans la commune de Kalundu. Les cérémonies de lancement ont été effectuées par le maire à l’intérim de la ville d’Uvira, Kifara Kapenda KyKy. La distribution s’est déroulée dans les enceintes de la cathédrale Saint-Paul, au quartier Songo, pendant trois jours, soit du 24 au 28 avril 2025. Jeudi 24 et vendredi 25 avril, mille cinq cents ménages ont été assistés, et le lundi 28 avril, c’était le tour de mille autres bénéficiaires.
Chaque ménage a reçu un lot de vivres composé de 25 kg de riz, 25 kg de farine de maïs, 2 litres d’huile végétale, 2 kg de sel de cuisine et 12 kg de haricots. À cela s’ajoute un kit non alimentaire comprenant 6 assiettes, 6 gobelets, 2 casseroles, un seau en plastique de 20 litres, un bidon, 2 nattes, 2 moustiquaires, un pagne, 10 pièces de vêtements pour enfants, 3 draps de lit et 2 barres de savon. Les femmes et les filles ont également reçu un kit d’hygiène composé de 6 savons de bain, d’une douzaine de sous-vêtements, de 4 serviettes hygiéniques, de 5 rasoirs jetables et d’un petit seau de 5 litres pour usage personnel.

Selon le chargé de programme de Sowers of Hope RDC, Monsieur Jonas Byumanine, cette assistance d’urgence intervient dans le cadre de soulager les souffrances des populations ayant fui les hostilités de la guerre qui sévit actuellement à l’est de la RDC et des ménages hôtes d’Uvira.
<< La ville d’Uvira, une ville d’accueil des populations venues de Goma, Bukavu, Kamanyola et d’autres contrées du Sud et du Nord Kivu, se trouve dans une situation humanitaire critique, d’après les autorités de la ville ; une situation confirmée après nos études sur le terrain, >> a-t-il conclu.
Présent lors de cette activité, Monsieur Christian Bononga Botchike, point focal du département humanitaire de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à l’est de la RDC, a salué la bonne exécution du projet par Sowers of Hope RDC. Pour lui : « La véritable religion est celle qui apporte du soulagement aux affligés », a-t-il affirmé. Ce dernier a également évoqué la fermeture des différentes organisations humanitaires dans la région en raison du manque de financement.
<< Beaucoup d’organisations humanitaires ont suspendu leurs activités du fait qu’elles dépendent de l’USAID. Mais aussi, la guerre qui sévit actuellement à l’est de la RDC accentue la crise humanitaire dans la région, >> renchérit monsieur Christian Bononga Botchike

Le maire de la ville d’Uvira, Kifara Kapenda Kyky, a également exprimé sa gratitude envers l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et son partenaire Sowers of Hope Congo au nom de tous les bénéficiaires de l’assistance. Il a profité de l’occasion pour appeler Sowers of Hope à intensifier son plaidoyer auprès des bailleurs de fonds, face aux besoins grandissants de la population affectée par les conflits armés.
Pour rappel, ce projet humanitaire est prévu pour s’étendre du 8 avril au 31 mai 2025.
Uvira: l’ONG ADMR organise une séance d’analyse du contexte sécuritaire: un pas vers la paix et la cohésion Sociale
Cette rencontre, qui a rassemblé des acteurs de la société civile, des journalistes ainsi que des autorités locales, se déroule ce lundi 28 avril sait 2025 et vise à discuter des enjeux sécuritaires actuels de la région et à développer des stratégies de sensibilisation en vue de renforcer la paix et la cohésion sociale.
L’ONG ADMR a organisé cette séance dans le but de favoriser une meilleure compréhension des défis sécuritaires à Uvira ville comme territoire, des entités qui font face à des tensions liées aux déplacements internes et à la cohabitation entre les communautés hôtes et les déplacés. 
Cette activité se déroule dans le cadre du partenariat de l’organisation internationale Life and Peace Institute avec le financement de SIDA.
Le représentant de l’organisation a souligné l’importance de cette analyse pour renforcer l’unité et la solidarité entre les différents groupes sociaux de la région, notamment dans cette période de crise prolongée.
Les participants à la séance ont échangé sur des sujets cruciaux, notamment les causes des tensions sécuritaires et les moyens de les surmonter. La présence des autorités locales, des membres de la société civile, ainsi que des journalistes, a permis de créer un espace de dialogue inclusif, dans lequel chacun a pu apporter sa contribution pour une meilleure gestion de la crise.
Selon les organisateurs, cette approche collaborative est essentielle pour réussir à apaiser les conflits et promouvoir un environnement stable et sécurisé.
À la suite de cette analyse du contexte, les participants ont travaillé ensemble pour élaborer des messages de sensibilisation destinés à être diffusés dans les médias locaux. Ces messages visent à promouvoir la paix, la cohésion sociale, ainsi que la cohabitation pacifique entre les communautés hôtes et les déplacés.
Ils se concentrent également sur la lutte contre la discrimination et sur la nécessité de renforcer les valeurs humaines essentielles pour traverser cette période difficile.
Le représentant d’ADMR a insisté sur l’objectif principal de cette activité qui est celui de contribuer à la promotion de la cohabitation pacifique en encourageant une meilleure entente entre les communautés, en particulier dans un contexte marqué par des déplacements massifs.
L’ONG entend ainsi jouer un rôle actif dans la construction de la paix en facilitant le dialogue entre les différentes parties, tout en consolidant la cohésion sociale. 
En effet, les journalistes présents à la séance ont été sensibilisés à la nécessité d’utiliser leurs plateformes pour propager les valeurs de tolérance, de solidarité et de respect mutuel. En transmettant ces messages, ils contribueront à apaiser les tensions et à favoriser un climat de paix durable dans la région.
Cette séance d’analyse du contexte sécuritaire à Uvira, organisée par l’ONG ADMR, marque une étape importante dans le processus de promotion de la paix et de la cohésion sociale en période de crise.
Découverte inquiétante d’une pirogue militaire sur la plage de Katongo : l’ombre d’un incident au lac Tanganyika
Une pirogue militaire abandonnée a été retrouvée sur la plage de Kigongo en chefferie de Bavira, provoquant une onde de choc parmi les habitants. À bord, des armes et des munitions de guerre ont été découvertes, alimentant les craintes au sein de la population locale.
L’apparition de cet engin en apparence militaire sur les rives du lac Tanganyika soulève plusieurs interrogations. D’où vient-elle ? Pourquoi at-elle été laissée à la dérive ? Ces questions restent sans réponse à ce jour, mais les autorités locales, en collaboration avec les services de sécurité, ont immédiatement lancé une enquête pour éclairer la situation.
L’inquiétude des habitants de Katongo est palpable. Nombreux sont ceux qui redoutent que cet incident ne soit qu’un avant-goût de troubles plus graves. “Nous ne savons pas d’où cela vient, mais il est évident que ce n’est pas un hasard. Il y a des armes à bord, et cela pourrait signifier des conflits à venir”, a confié un habitant sous couvert d’anonymat.
Quelques jours avant cette découverte, des informations en provenance de sources anonymes avaient fait état de la possible perte de contrôle d’une pirogue militaire du Burundi sur le lac Tanganyika. Selon ces sources, l’embarcation aurait dérivé du territoire de Fizi, important à son bord des militaires venant dans les hauts plateaux de Fizi. Les militaires seraient venus de la zone des combats qui s’opposent, depuis plusieurs semaines, aux forces régulières congolaises à des groupes armés, principalement actifs dans cette région.
Cependant, aucune confirmation officielle n’a été donnée par les armées congolaise et burundaise concernant cette hypothèse.
En attendant des éclaircissements, l’incident met en lumière la vulnérabilité de la partie sud du Sud-Kivu, confrontée à une multitude de conflits armés et à une forte présence de groupes militaires et paramilitaires. La sécurité dans cette zone est déjà un défi de taille, et l’arrivée inattendue d’une pirogue militaire avec des armes pourrait exacerber encore les tensions.
Alors que les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine exacte de la pirogue et la provenance des armes qu’elle transportait, la question demeure : cet incident est-il le symptôme d’une instabilité plus profonde, ou n’est-ce qu’un malheureux accident lié aux violents affrontements dans la région ?.
La population locale, déjà fragile et souvent prise en otage dans les luttes de pouvoir des groupes armés, suit de près l’évolution de la situation.
Uvira: Le vice-gouverneur appelle à la sérénité après des détonations d’armes inquiétantes
Depuis jeudi 24 avril 2025, des détonations d’armes se font entendre depuis les montagnes qui surplombent la ville d’Uvira, plongeant la population locale dans l’incertitude et la crainte.
Dans un entretien accordé à la presse locale vendredi 25 avril, le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire de la province, Jean Jacques Elakano, a rassuré les citoyens d’Uvira et a appelé la population à continuer de vaquer à ses occupations sans crainte, insistant sur le fait que la situation était sous contrôle et que les incompréhensions entre les FARDC et les Wazalendo avaient été résolues grâce à l’implication directe des autorités provinciales et urbaines.
« Les autorités ont pris les mesures nécessaires pour apaiser la situation, et les malentendus entre quelques éléments FARDC et les Wazalendo ont été clarifiés. Nous encourageons la population à garder son calme et à ne pas céder à la panique », a déclaré Jean Jacques Elakano.
Néanmoins selon les dernières informations données par la société civile, au moins quatre civils ont été blessés par des balles perdues. Ces victimes innocentes, prises dans le feu croisé, soulignent les risques persistants pour les habitants de la ville.
Les dirigeants communautaires et les organisations de la société civile ont exprimé leur inquiétude face à cette situation qui dure depuis le début de la semaine. Ils appellent les autorités à redoubler d’efforts pour trouver une solution durable et éviter que des civils ne deviennent les victimes collatérales de ces probables affrontements.
La présence de balles perdues et les détonations répétées créent une situation intenable. Nous exigeons que des mesures urgentes soient prises pour garantir la sécurité des civils », a souligné un représentant de la société civile.
En attendant, les citoyens d’Uvira tentent de poursuivre leurs activités quotidiennes, tout en gardant l’œil ouvert sur les montagnes ou sont entendus les coups des balles.
La dynamique Grand-Kivu déplore la manipulation par le pouvoir en place des institutions judicaires et sécuritaires du pays pour infliger des traitements humiliants envers ses fils et filles
La dynamique Grand-Kivu exige la cessation sans conditions de la manipulation par le président de la république démocratique du Congo Felix Tshisekedi Tshilombo des institutions judicaires et sécuritaires du pays pour infliger des traitements humiliants, dégradants et discriminatoires envers ses fils et filles.
Cette organisation regroupant les leaders socio- politique ainsi que plusieurs plateformes socio-culturelles du Grand-Kivu le dit dans une déclaration rendue publique ce vendredi 25 avril 2025 et dont une copie est parvenue à kivutimes.
La dynamique Grand-Kivu souligne dans cette correspondance avoir constaté avec amertume la stigmatisation ainsi que la chasse à l’homme entretenues par le régime du président Felix Tshisekedi Tshilombo dont sont l’objet en général les leaders de l’Est de la RDC en général et du Grand Kivu en particulier. Les exemples sont légion.
Notre source cite des procès qui sont concoctés dans les officines du pouvoir afin d’écarter de l’arène politique, d’humilier ou de mettre en laisse, les fils et filles du Grand-Kivu qui jouissent d’une certaine aura sur le plan national. Tel fut le cas par exemple de l’honorable Professeur Vital Kamerhe, l’honorable Masumbuko Rubota et présentement l’honorable Professeur Matata Ponyo Mapon.
« Cette chasse à l’homme envers les fils et filles du Grand-Kivu aura couté la vie aux vaillants Généraux Delphin Kahimbi et Peter Cirimwami, d’heureuse mémoire, pendant que plusieurs autres fils et filles du Sud-Kivu ayant servis sous le drapeau croupissent en prison, sans raisons aucunes, dans des conditions déplorables tel est le cas du Général Sikatenda. D’autres sont humiliés par les services de sécurité comme le témoigne le cas récent de l’arrestation du Général Padiri. » peut-on lire dans cette correspondance
Et pourtant la dynamique Grand-Kivu a recensé autant des dossiers des détournements patents dans plusieurs domaines qui ont été mis par la justice sous les placards uniquement car les inculpés étaient des fils et fils du Grand-Kasai, région d’origine de Felix Tshisekedi Tshilombo.
Le cas le plus récent étant celui de l’honorable Nicolas Kazadi dans le dossier dit « lampadaires » ou encore celui concernant la famille Kibasa dans le fameux dossier «RAM».
Notre source s’interroge :
« Comment expliquer cette justice sélective, si elle n’est motivée que par un esprit de discrimination et d’annihilation des fils et filles du Grand-Kivu ? Les organes de la loi deviennent-elles aveugles pour les dossiers des ressortissants du Grand-Kasai et regardant pour les originaires du Grand- Kivu? La RDC est-elle devenue un patrimoine des seuls Kasaiens ? Les fils et les filles du Grand-Kivu n’ont-ils plus droit de jouir des libertés fondamentales garanties par la constitution de la RDC, qui est le pacte républicain qui nous lie les uns aux autres malgré nos divergence socio-culturelles ? »
Suite à cette situation, la dynamique Grand-Kivu prend acte de la volonté manifeste du président Felix Tshisekedi Tshilombo de casser la cohésion nationale.
Ainsi la dynamique appelle aux acteurs politiques et sociaux du Grand-Kivu à un élan de solidarité. « C’est dans l’union que réside vôtre force ainsi vous serez craints et respectés. Divisés vous continuerez à être une proie facile au régime décadent de Mr Felix Tshisekedi Tshilombo. L’humiliation a dépassé les bornes. Ressaisissez-vous »
Notre source demande à la population du Grand-Kivu à cesser tout soutien au régime de Felix Tshisekedi Tshilombo.
Et aux Wazalendo ainsi qu’aux fils et filles du Grand-Kivu qui sont dans l’armée et les services de sécurité à rester en alerte pour protéger, le moment venu, leur territoire ainsi que les frères et sœurs malmenés par ce pouvoir qu’elle qualifie dictatorial, tribal, incompétent et décadent.
Bukavu :la clinique Oculaire Aide Vision lance la campagne de l’opération de la cataracte
La clinique oculaire aide vision a lancé la campagne de l’opération de la cataracte. Une maladie communément appelé ‘N’shongo’ qui rend aveugle mais guérissables.
C’est ce qu’indique un communiqué parvenu à kivutimes ce vendredi le 25 Avril 2025.
Le programme prévoit que du 28 avril au 10 mai 2025, c’est l’enregistrement des malades à la clinique aide vision pour 10 000fc. Ce même communiqué souligne que du 19 au 25 mai 2025, il y aura le début des opérations.
La clinique Oculaire Aide Vision invite toutes les personnes atteintes par cette maladie dite « N’shongo » à venir se faire soigner. « Votre bonne vue est notre préoccupation »
Pour votre information, la clinique Oculaire Aide Vision est située dans la Galerie Bugugu a côté de la mosquée de Nyawera. Contact : +243 998623937
RDC :le député Olive Mudekereza demande au gouvernement d’exempter aux élèves touchés par la guerre le payement des frais de participation aux examens d’Etat
Le député national Olive Mudekereza demande au gouvernement congolais une exemption totale du payement des Frais de participation aux examens d’Etat en faveur des élèves vivants dans la partie touchée directement par la guerre imposée injustement par le Rwanda et leurs supplétifs de AFC/M23 notamment au Nord et Sud-Kivu.
Il souligne que cette doléance devra concerner aussi les élèves en refuge dans les pays voisins au Burundi et en Tanzanie, en vue de ne permettre aucune exclusion de partition aux dites épreuves d’un seul élève.
Notre source demande aussi au gouvernement d’examiner la possibilité d’allègement des Frais académiques aux Etudiants des universités, car dit-on, la jeunesse est la sève qui fera vivre l’avenir ; son éducation et sa formation doivent être parmi les priorités pour espérer à un demain meilleurs.
Olive Mudekereza le dans une lettre de plaidoyers adressée au gouvernement congolais le 21 Avril 2025 et dont une copie est parvenue à Kivutimes ce vendredi 25 Avril 2025.
Dans cette correspondance cet élu de Bukavu et Walungu souligne qu’en situation de guerre, la vie est bouleversée :
«Les familles sont en débandades, certaines en déplacement, des vols, incendies et pillages observés, ce qui occasionne la destruction méchante du tissu économique ; Lutter contre la guerre égale combattre toutes les affres qu’elle laisse sur son passage, tenant compte de la situation économique actuelle de nos compatriotes habitants l’Est du pays et ceux en fuite dans les provinces voisines et certains en refuge dans les pays voisins nous demandons gouvernement d’exempter aux élèves de payer ces frais. » souligne notre source
Le député Olive Mudekereza souligne que cette mesure doit concerner les examens Enafep, Tenasosp et d’Exetat qui pointent à l’horizon, et qui nécessitent le payement des frais pour la participation.
« demander aux compatriotes incapables de se procurer même le pain quotidien, de payer ces différents frais est comme enfoncer une épée dans une plaie qui saigne encore.C’est Pourquoi, se bornant sur la logique du programme du Chef de l’Etat et garant du bon fonctionnement des institutions, couplée avec son jargon : le peuple d’abord, et l’orthodoxie de votre gouvernement »a-t-il dit
Par ailleurs tout en reconnaissant la ferme détermination du Chef de l’Etat, Magistrat suprême, qui consiste à en découdre définitivement par toutes les voies possibles la guerre et ramener la paix dans la partie Est, et le pays en général, en vue de permettre la vie normale à tous les Congolais, Olive Mudekereza attire aussi l’attention sur les fonctionnaires en déplacement de leur lieu de travail habituel suite à la guerre et qui, à ces jours ne savent plus à quel saint se vouer :
« Comme la guerre ne doit pas être comprise comme une autre forme de licenciement, nous proposons leur intégration dans les admirations du lieu où ils se retrouvent en vue de leur permettre de continuer à servir l’Etat et gagner leurs salaires pour la survie de leurs familles ainsi que de leurs dépendants,Toutefois, tenant compte de l’effondrement de la situation socio-économique de nos concitoyens de l’Est du pays, Nous réitérons ici notre proposition au Gouvernement par l’entremise de l’assemblée nationale (Ressente Motion soumise à la plénière du 17 avril 2025) qui consiste à instruire tous les Ministères et autres services de l’Etat, de prendre chacun en ce qui lui concerne, des mesures spéciales d’assouplissement: administratives, fiscales, judicaires et aussi d’immigration (Douane), en vue de permettre aux déplacés des zones occupées en cas de besoin de rejoindre Kinshasa. Vue qu’à ces jours, pour atteindre KINSHASA par Avion, Entebe Aeroport et Kigali Aéroport restent les seules voies de transit par des vols Internationaux (Kenya Air ways, Ethiopian et Uganda airlines.), il est important que les documents (laisser passer, Tenant lieux et Passeports) visés à Goma et Bukavu ne fassent plus objet de doute après vérification par les services spécialisés car, il faut nécessairement qu’ils soient visés par les pays de Transit. »
En définitives, Olive Mudekereza réitère ses félicitations et encouragements à la Banque Centrale pour les mesures spéciales prises dans son instructions n°44 du 08 Avril 2025, portant mesures spéciales applicables aux Etablissements de crédit et société financières du Nord et Sud-Kivu et l’appelons tout de même de continuer sur la même lancée en enjoignant aux banques commerciales et ses institutions financières d’avoir un service minimum permettant des opérations des petits montants pour la survie des populations des deux provinces (le Nord et le Sud-Kivu).
Il appelle par ailleurs aux autres organes du gouvernement d’emboiter les pas la Banque Centrale, par des actions de même nature chacun en ce qui le concerne. (Mesures de facilitation et ou d’allègements fiscaux à même de permettre aux gagnepetits, micros entreprises, et les PME de survivre malgré la dureté de cette situation et au bas peuple de relever et réajuster tant soit peu, le panier de la ménagère)
Des coups de balles entendus dans les montagnes surplombant la ville d’Uvira : Une situation inquiétante qui seme la panique dans la population
Depuis jeudi 24 avril 20 25 jusqu’au matin du vendredi 25 avril, des coups de balles résonnent dans les montagnes surplombant la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette situation seme la panique au sein de la population locale, qui craint pour sa sécurité.
Les bruits d’armes lourdes et légères ont alimenté l’inquiétude, amplifiée par l’incertitude quant à l’identité des auteurs et les raisons de ces tirs.
Le Lieutenant Marc Elongo, porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans le secteur opérationnel Sokola 2 sud du Sud-Kivu, a rapidement réagi en précisant que les tirs provenaient des éléments des FARDC en déploiement dans les montagnes surplombant la ville d’Uvira.
Selon lui, ces militaires étaient en mission pour sécuriser la ville et renforcer la présence de l’armée dans cette partie. Cependant, il n’a pas fourni d’explications claires sur les raisons qui ont poussé les soldats à tirer, laissant ainsi place à des spéculations.
Des sources indépendantes, proches du terrain, ont néanmoins évoqué un autre scénario. Elles parlent d’affrontements entre les FARDC et les Wazalendo. Ces sources avancent que les Wazalendo, opposés à l’installation de l’armée dans les montagnes, ont engagé des échanges de tirs avec les FARDC.
Une version qui semble corroborer des informations circulant depuis le début de la semaine concernant des échanges de balles dans le quartier de Rugenge, à Uvira, bien que les autorités militaires n’aient pas encore confirmé cette version des faits.
Les acteurs de la société civile, quant à eux, ont dénoncé cette escalade de violences entre les FARDC et les Wazalendo, appelant à une clarification de la situation et à une gestion plus transparente des troupes dans cette partie.
Selon ces acteurs, les affrontements ne font qu’ajouter à l’instabilité qui touche déjà la ville d’Uvira et ses environs, exacerbant la souffrance des civils.
La question qui reste en suspens est celle des raisons sous-jacentes de ces tensions. Pourquoi les Wazalendo s’opposent-ils à l’installation des FARDC dans les montagnes, et comment ces affrontements peuvent-ils impacter la sécurité des habitants d’Uvira, déjà fragilisée par plusieurs années de conflits.
La population, inquiète, attend des réponses claires des autorités pour apaiser les tensions et éviter que la situation ne dégénère davantage.
RDC: MSF demande de cesser les violences contre les civils et les humanitaires après la mort d’un autre agent de cette ONG à Masisi
Dans la soirée du 18 avril, un employé de Médecins Sans Frontières (MSF) a été tué par balle à son domicile de Masisi centre (Nord-Kivu) par un homme armé en uniforme. Infirmier à l’hôpital général de référence de Masisi, il est le second employé de MSF à être tué par balle à Masisi centre en deux mois. Et le troisième employé de MSF a perdu la vie par balle depuis le début de l’année au Nord-Kivu.
Selon le MSF le vendredi 18 avril, deux hommes en uniforme militaire armés de fusils d’assauts ont agressé et racketté des civils dans la ville de Masisi avant de faire irruption au domicile d’un employé de MSF afin d’y extorquer les biens des résidents. Lors des échauffourées, ces hommes armés ont fait usage de leurs armes, blessant mortellement l’employé de MSF, touché à deux reprises au thorax.
« Nous condamnons fermement cet acte terrible qui a coûté la vie à notre collègue, et qui reflète la dégradation sécuritaire massive que nous constatons au Nord-Kivu et Sud-Kivu depuis le début de l’année », dénonce Emmanuel Lampaert, Représentant de MSF en RDC. « Semaine après semaine, nos équipes sont les témoins directs – mais également les victimes – d’incidents affectant les civils, les humanitaires et les structures médicales. Cela doit cesser de toute urgence. »fait savoir MSF à Kivutimes ce jeudi
Depuis le début de l’année 2025, les équipes de MSF en ont été les témoins quasi quotidiens – mais également les victimes, de cette insécurité. En quatre mois, trois employés de MSF ont ainsi perdu la vie par balle au Nord-Kivu, que ce soit dans le cadre de leur travail ou par ce qu’ils ont été victimes de violences affectant les civils.
Le 20 février, un radio-opérateur de MSF alors en poste dans la base de l’ONG à Masisi centre, a été mortellement fauché par des tirs entre combattants VDP/Wazalendo et du M23/AFC qui faisaient rage à proximité du bâtiment MSF. Quelques jours plus tard, un autre employé de MSF a été abattu à son domicile de Goma, en pleine nuit. D’autres collègues ont été blessés par balle, le dernier d’entre eux est actuellement hospitalisé dans une structure de santé de Goma.
« Même loin des lignes de front, l’insécurité est partout. Outre la violence armée affectant directement les hôpitaux et nos bases, nous constatons une criminalité toujours élevée et une répétition d’incidents violents, quotidiens affectant tous les civils, notamment la nuit : assassinats, violences sexuelles, blessures par balle, extorsion de biens, intrusions à domicile, intimidations… », déplore Mathilde Guého, cheffe des programmes MSF au Nord-Kivu dans ce communiqué.
Face à l’accumulation d’incidents – dont une quinzaine depuis janvier ayant directement affecté ses équipes, ambulances, bureaux et les structures qu’elle soutient – MSF exhorte les autorités en charge à encadrer les porteurs d’armes et agir immédiatement pour assurer la sécurité des civils et des humanitaires, à lutter contre la criminalité et mettre fin aux exactions dont ses équipes sont témoins quotidiennement.
« A tous – M23/AFC, VDP/Wazalendos, FARDC – nous rappelons que la protection des civils et de leurs biens en situation de conflit est une obligation. Toutes les autorités compétentes doivent de toute urgence travailler à cela », plaide Emmanuel Lampaert.
En RDC, près de 3 000 collaborateurs nationaux et internationaux travaillent directement pour MSF, aux côtés du personnel du Ministère de la Santé, afin d’offrir des soins aux populations vulnérables à travers toute l’étendue de la RDC.
Walungu : Clôture des premières formations du projet « Wasichana na Amani » pour renforcer la participation des filles à la paix
Après six jours de formation répartis en trois sessions thématiques, les premières activités du projet « Wasichana na Amani » se sont clôturées ce mardi 22 avril à Walungu. Mis en œuvre par l’organisation suédoise Kvinna till Kvinna, à travers La Prunelle RDC asbl, et financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF), ce projet vise à promouvoir la participation active des jeunes filles et femmes à la paix, au développement et à la défense de leurs droits dans les territoires de Walungu et Mwenga, notamment.

Un premier programme en trois thématiques clés pour l’autonomisation des jeunes filles
Les formations ont rassemblé 50 jeunes filles et femmes venues de plusieurs villages du territoire de Walungu. Chacune des trois sessions a abordé une thématique essentielle pour renforcer leurs capacités, leur leadership et leur participation citoyenne, en lien avec les Résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Participation politique, à la paix avec les Résolutions 1325 et 2250
Cette session a posé les bases de la participation des jeunes filles aux dynamiques communautaires et aux espaces décisionnels. Elle a permis d’aborder le rôle des filles dans la gouvernance locale et d’introduire les concepts de participation inclusive et de responsabilité citoyenne en lien avec les Résolutions 1325 et 2250 sur lesquelles se base le projet.

Leadership féministe, droits des femmes/filles et égalité de genre
Clôturée le 20 avril 2025, cette thématique avait pour objectif principal de favoriser l’autonomisation des participantes à travers une meilleure compréhension du leadership féminin et des enjeux liés au genre. Les jeunes femmes ont été encouragées à identifier et valoriser leur potentiel, à comprendre les normes sociales influençant les rapports entre hommes et femmes, et à revendiquer leurs droits de manière pacifique.
« Grâce à cette formation, je comprends maintenant parfaitement que le genre se réfère aux caractéristiques et aux normes socialement attribuées aux hommes et aux femmes », a témoigné Nshobole Bahirwa, l’une des participantes.
Cette session a permis d’explorer en profondeur les droits humains, les violences basées sur le genre, ainsi que le pouvoir d’agir des jeunes filles. Elle représente une étape importante dans le processus d’émancipation féminine à Walungu.

Gestion de conflits, plaidoyer, lobbying et communication digitale
Clôturée le mardi 22 avril, cette session s’est déroulée à l’école Mulezi Wabana. Elle a offert aux participantes une série de modules pratiques sur : l’analyse contextuelle des conflits, les techniques de gestion pacifique, les stratégies de plaidoyer et de lobbying, ainsi que l’usage des réseaux sociaux pour porter leurs messages.
À travers des discussions interactives, des exercices pratiques et des mises en situation, les filles ont appris à formuler des messages percutants, à identifier les parties prenantes dans la résolution des conflits et à se servir de plateformes comme WhatsApp ou Facebook pour mobiliser autour des questions de paix et de participation politique.
« J’ai appris à utiliser les réseaux sociaux pour faire entendre ma voix et celle des autres », a affirmé une participante.
Pour Ciza Rugendabanga Gloria, cette formation est « un pas vers l’autonomisation des jeunes femmes et filles, leur permettant de devenir des actrices de changement dans leurs communautés ».

Des engagements pour un avenir pacifique et équitable
Au terme de cette série de formations, les participantes se sont dites satisfaites des connaissances acquises et ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les compétences développées. Certaines se sont engagées à sensibiliser d’autres jeunes filles dans leurs villages, à s’impliquer dans les initiatives locales, et à contribuer activement à la paix.
« Nous avons appris à parler en public, à nous défendre sans violence, et à utiliser les outils numériques pour partager des messages positifs », a expliqué une autre participante.
Un projet de leadership féminin local
Le projet « Wasichana na Amani » qui signifie « Les jeunes filles et la paix » en swahili — vise à renforcer la place des jeunes filles dans les processus de paix et de gouvernance locale, dans un contexte marqué par des inégalités persistantes et des violences structurelles.
Pour La Prunelle RDC asbl, ces premières formations marquent une grande avancée dans son travail de terrain pour la promotion des droits des filles, leur représentation dans les instances de décision, et leur rôle actif dans la consolidation d’une paix durable à Walungu et Mwenga.
« Dans un contexte où les inégalités de genre demeurent un défi majeur, la tenue d’une formation de six jours dédiée au renforcement des capacités des jeunes femmes et filles constitue une avancée extraordinaire. Elle vise non seulement à développer leurs compétences, mais aussi à les outiller pour qu’elles puissent jouer un rôle actif dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale au sein de leurs communautés. Nous remercions notre partenaire Kvinna Till Kvinna pour cette opportunité » a dit Eliane Mufungizi de La Prunelle RDC asbl au clôture de cette formation.

Le projet « Wasichana na Amani », lancé officiellement à Bukavu en novembre 2024, s’étend sur deux ans et couvre six zones d’intervention : les territoires de Walungu, Kabare, Mwenga et Kalehe, ainsi que les villes de Bukavu et Uvira. Il mobilise cinq organisations féminines et de jeunesse, dont La Prunelle RDC, Mwanamke Kesho et Génération Épanouie.
Selon Evelyne Ndipondjou, Directrice pays de Kvinna till Kvinna, ce projet comble un vide en mettant la lumière sur une catégorie d’acteurs souvent négligée : les jeunes femmes. « Elles subissent les effets des conflits, mais sont rarement présentes dans les espaces où se décident la paix et l’avenir de leur pays. Ce projet est un pont entre les femmes leaders établies et les jeunes émergentes », avait-elle déclaré.
Walungu: lancement des formations en faveur des jeunes filles engagées dans la paix grâce au projet « Wasichana na Amani » de Kvinna Till Kvinna à travers La Prunelle RDC asbl
Cinquante jeunes filles et femmes du territoire de Walungu participent depuis ce jeudi 17 avril 2025 à un atelier de formation sur la consolidation de la paix, dans le cadre du projet « Wasichana na Amani » (« Les jeunes filles et la paix ») ; un projet mis en œuvre par Kvinna Till Kvinna à travers l’organisation des jeunes La Prunelle RDC asbl sur financement du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF). Elle se tient à Mulezi Wa Bana.
Ce programme intensif de six jours, qui se tient jusqu’au 22 avril, vise à outiller les jeunes participantes pour qu’elles deviennent des actrices de changement dans leurs communautés, en favorisant leur implication directe dans les processus de paix et de prise de décision politique, conformément aux résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ces formations visent aussi à former sur le leadership féministe, droits des femmes et filles et égalité du genre. La troisième formation touchera sur la gestion des conflits, plaidoyer, lobbying et communication à travers les réseaux sociaux.

Donner une voix aux oubliées de la paix
Le lancement de ces ateliers de 6 jours a été marqué par une session de sensibilisation sur les résolutions « Femmes, Paix et Sécurité » (1325) et « Jeunes, Paix et Sécurité » (2250), soulignant le rôle central que les jeunes filles peuvent et doivent jouer dans les processus de paix, souvent monopolisés par des élites masculines et adultes.
« Les jeunes filles sont souvent marginalisées dans les initiatives de paix. Pourtant, elles ont un potentiel immense pour bâtir une société pacifique et inclusive », confie Arlène Ashuza Cibanvunya, l’une des participantes. « Cette formation me donne la confiance nécessaire pour m’affirmer et contribuer activement. »

Un projet ancré dans une vision globale
Le projet « Wasichana na Amani », lancé officiellement à Bukavu en novembre 2024, s’étend sur deux ans et couvre six zones d’intervention : les territoires de Walungu, Kabare, Mwenga et Kalehe, ainsi que les villes de Bukavu et Uvira. Il mobilise cinq organisations féminines et de jeunesse, dont La Prunelle RDC asbl, Mwanamke Kesho et Génération Épanouie.
Selon Evelyne Ndipondjou, Directrice pays de Kvinna till Kvinna, ce projet comble un vide en mettant la lumière sur une catégorie d’acteurs souvent négligée : les jeunes femmes. « Elles subissent les effets des conflits, mais sont rarement présentes dans les espaces où se décident la paix et l’avenir de leur pays. Ce projet est un pont entre les femmes leaders établies et les jeunes émergentes », avait-elle déclaré.

Vers un avenir pacifique et inclusif
L’ambition du projet va au-delà de la formation ponctuelle. Il s’agit de semer les graines d’un changement structurel : en renforçant les compétences et le leadership des jeunes femmes, « Wasichana na Amani » veut impulser une dynamique pérenne où les filles de Walungu deviennent des références en matière de paix, de gouvernance locale et de résilience communautaire.
Uvira: le conseil urbain de la jeunesse lance une série de consultations inclusives avec les différentes catégories de jeunes
Ce mardi 22 avril, le conseil urbain de la jeunesse d’Uvira (CUJ-Uvira) a donné le coup d’envoi d’une série de consultations avec les différentes catégories de jeunes de la ville. L’événement, qui s’est tenu au bureau du CUJ-Uvira, a réuni des acteurs majeurs de la société civile locale, notamment des représentants des mouvements citoyens et des composantes jeunesse de la société civile locale.
L’objectif principal pour Issa Moustapha président de CUJ est d’offrir un espace d’échange afin de recueillir les avis, recommandations et propositions des jeunes pour une meilleure promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable à Uvira.
Lors de cette première rencontre, des représentants des mouvements citoyens MCLA, Machozi ya Raiya et LUCHA-RDC-Afrique, ainsi que ceux de la composante jeunesse de la SOCILEVI, ont pris part aux discussions.
Le président du CUJ-Uvira a insisté sur l’importance de cette initiative dans le cadre d’une gouvernance participative, où chaque catégorie de jeunes, quel que soit son appartenance ou son secteur d’activité, peut apporter sa voix.
“Nous visons à élaborer un plan d’action inclusif qui reflète les aspirations réelles de la jeunesse d’Uvira”, a déclaré Mustapha Amisi Issa, soulignant la nécessité de construire une feuille de route qui prenne en compte les préoccupations et les idées de tous les jeunes de la ville.
Il est à noter que ces consultations s’inscrivent dans une dynamique entamée dès le 14 janvier 2025 par le CUJ-Uvira avec les conseils locaux de la jeunesse dans les quartiers et groupements de la ville.
Après cette première rencontre, la phase actuelle des consultations se poursuivra jusqu’au lundi 28 avril 2025, permettant à tous les jeunes de la ville de faire entendre leurs voix.
Cette démarche vise à assurer une gouvernance plus inclusive et participative, dans l’espoir de répondre aux défis sociaux, économiques et politiques auxquels la jeunesse uviroise est confrontée, tout en promouvant une dynamique de développement durable et de paix durable pour la région.
Les prochaines consultations s’annoncent comme un moment clé pour renforcer le lien entre les jeunes et les autorités locales, tout en favorisant une meilleure appropriation des enjeux qui concernent directement cette frange importante de la population,.
Dans un échange avec Kivutimes, le président de CUJ-UVIRA précise que pour le mercredi 23 avril la consultation va concerner les étudiants d’Uvira et les jeunes des confessions religieuses.
Fizi :un sujet Burundais tué par un muzalendo à Misisi
Un jeune homme d’une vingtaine d’années, de la nationalité burundaise a été sauvagement abattu la soirée de ce lundi 21 avril 2025 par un muzalendo de la CNPSC du commandant William yakotumba dans le village de Misisi situé dans le secteur de Ngandja en Territoire de Fizi en Province du sud-kivu
selon les sources locales contactées par la rédaction de Kivutimes, celui-ci a été tué alors qu’il a travaillé dans une plantation des bananiers appartenant au secteur du village Misisi Monsieur Ishachinja.
Tout a commencé lorsqu’un bagarre a éclaté entre des Burundais commis dans cette plantation pour son entretien. Un muzalendo qui assistait la Cène à fait appel à une intervention. c’est ainsi que d’autres éléments seraient déployés dans la plantation pour tenter de calmer la situation.
C’est quand ces derniers sont arrivés sur le lieu du drame que ces burundi ont pris fuite, laissant ce jeune qui s’occupait de la cuisine communément appelé S4 qui à son tour a commencé à courir pour se sauver.soudain,un parmi ces wazalendo l’a logé trois balles dans son corps lui causant la mort sur place.
La société civile déplore ce unième cas de meurtre perpétré par les wazalendo car c’est un incident qui s’était produit sans aucune justification apparente, illustrant une tendance inquiétante d’arrestations arbitraires et de violences dans la zone.
” Des Wazalendo à Misisi sont accusés de détenir illégalement des civils et de recourir à la force létale sans motif valable. Je viens de parler avec le président des burundi il m’a dit qu’il n’avait eu aucun bagarre entre les burundais qui nécessitait l’intervention de wazalendo.donc tirer sur une personne pour les wazalendo ça ne demande rien. nous sollicitons l’intention de leurs responsables, si non, nous aurons beaucoup des pertres en vie humaine avec ce comportement des wazal endo”, a dit Kashindi Asumani, président de la société dans le secteur de Ngandja.
Rappelons qu’en Territoire de Fizi, au moins trois civils sont tués au cours de ce mois d’avril dont deux dans le secteur Mutambala( à Kandali, Mukindu) et Misisi dans le secteur Ngandja
Les habitants de Gatumba au Burundi: victimes de la montée des eaux du lac Tanganyika et de la rivière Ruzizi
Depuis plus d’un mois, les habitants de la localité de Gatumba, un centre frontalier de la ville d’Uvira, sont confrontés à une catastrophe environnementale qui a plongé toute cette partie dans une situation de grande précarité.
La montée des eaux du lac Tanganyika et de la rivière Ruzizi continue d’affecter les zones riveraines, menaçant à la fois les habitations, les infrastructures et la stabilité socio-économique de la région. Marie Claire Inamahoro, une habitante de Gatumba, fait partie de son calvaire. Elle évoque une situation difficile qu’elle traverse avec ses quatre enfants. Relogée dans une petite chambrette, loin de son domicile d’origine, elle se trouve contrainte de partager un espace étroit avec ses enfants, dont un garçon de 15 ans.
« Selon la coutume africaine, il est impensable qu’un garçon de 15 ans partage une chambre avec ses sœurs, encore moins avec sa mère. Cela me énormément », témoigne Marie Claire, qui souligne l’impact profond sur la vie familiale et les pratiques culturelles. Elle appelle donc à une intervention rapide du Gouvernement et des organisations humanitaires pour soulager la population de cette cité. « La situation devient de plus en plus intenable et les conditions de vie ne cessent de se détériorer », ajoute-t-elle avec une grande inquiétude.
Le secteur de l’éducation n’est pas en reste face à cette crise. Plusieurs écoles situées dans les zones inondées ont été gravement endommagées, mettant en péril la scolarité des enfants. Ces derniers rencontrent des difficultés pour poursuivre leur cursus et terminer l’année scolaire dans des conditions normales.
« Les enfants ne peuvent pas suivre leurs cours comme d’habitude. Beaucoup sont désorientés et n’ont plus de lieux où se réunissent pour étudier », témoigne un parent d’élève. Cette situation compromettant l’avenir de milliers d’enfants pourrait avoir des répercussions à long terme sur le développement éducatif et socio-économique de la région.
La montée des eaux ne se limite pas à Gatumba. La ville d’Uvira, située de l’autre côté de la frontière, est également confrontée à une crise similaire. Plusieurs quartiers sont déjà touchés, et les habitants vivent dans l’incertitude, avec des infrastructures submergées par les eaux. Le marais Nyangara et les rives du lac Tanganyika continuent de déborder, menaçant la sécurité des rivières et des biens.
La frontière entre le Burundi et la République Démocratique du Congo, particulièrement la zone de Kavimvira, n’est pas épargnée. Les bureaux administratifs, notamment ceux de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), ont été submergés par les eaux. Les agents ont dû évacuer les locaux, et la situation devient de plus en plus ingérable.
Le passage entre le Guichet d’entrée et de sortie de la Direction Générale des Migrations (DGM) à Kavimvira est également perturbé, les passagers traversent difficilement en raison de l’inondation de l’espace.
Un passager rencontré sur place le mardi 22 avril 2025 déclare : « Les travaux d’urgence sont absolument nécessaires pour éviter une répétition de la situation que nous avons vécue l’année dernière, où les véhicules et pirogues étaient obligés d’utiliser la voie lacustre pour traverser.
La situation à Gatumba et dans les zones frontales du Burundi et de la RDC est d’une gravité extrême et nécessite une action rapide.
Les autorités gouvernementales et les organisations humanitaires doivent intensifier leurs efforts pour fournir une aide d’urgence aux populations touchées, qu’il s’agisse d’assistance alimentaire, d’abris temporaires, de soins médicaux et de solutions durables pour éviter les conséquences futures des inondations.
Kamanyola:face à une rumeur accrue,la cité se vide de ses habitants
Suite à une rumeur qui circule depuis la semaine passée faisant une probable contre offensive des résistants Wazalendo en collaboration avec les Fardc contre les éléments de la coalition AFC/M23 qui occupent la cité de kamanyola en territoire de Walungu au sud-kivu depuis le 18 février 2025, les habitants qui n’ont pas su supporter ont commencé à évacuer vers le Burundi passant par la rivière ruzizi avec tout comme risque, et d’autres vers les villages de Lubarika et Bwigala en territoire d’uvira.
Le lundi 21 avril, un groupe d’habitants ont été interceptés le matin par les éléments de la coalition AFC/M23 lorsqu’ils voulaient se rendre en exil au Burundi, accusés de céder aux rumeurs en défaveur du pouvoir en place.
Ceci, après une série d’affrontements opposant les résistants Wazalendo aux éléments m23 sur les collines surplombant kamanyola, précisément dans les villages de Kalunga et à Nyangezi dans le groupement de Karhongo.
Cela étant, un mouvement inhabituel des populations s’observe dans ces villages présumés vers les villages jugés stables favorisant la panique au sein des habitants qui craignent pour leur sécurité en cas d’éventuelle contre attaque.
Notre source pense qu’il serait plutôt important de prier aux parties belligérantes de préconiser la voie pacifique de dialogue pour chercher une solution face à cette guerre qui endeuille depuis 2022 les deux provinces du Kivu, que utilisent aux armes.
Fizi: pas des éléments de l’AFC/M23 à Mboko
Depuis la soirée de ce lundi 20 avril 2025,un message anonyme est devenu Viral sur les réseaux sociaux,faisant étant d’une présence des militaires de la rébellion dans la brousse environnant la cité de Mboko,le chef lieu du secteur de Tanganyika en Territoire de Fizi dans la province du sud-kivu.
Selon ce message dont l’auteur est un inconnu,les plusieurs hommes armes en tenue militaire assimilés aux éléments du M23 seraient aperçus par une femme dans un champ situé sur les montagnes surplombant la cité de Mboka.
Une fausse information selon la société civile forces vives à travers son vice-président territorial du Territoire de Fizi,Monsieur Samy Amimo. celui-ci appelle la population à la vigilance afin de veuillez sur la vérification l’information pour la rendre publique.
” Nous recevons plusieurs appels par apport à cette information.nous avons tous lit sur les réseaux sociaux qu’une femme a vu plusieurs militaires dans son champ.alors quand nous avons mené des enquêtes,nous avons remarqué que c’est une fausse information. où seraient venus ces m23 pendant les walendo sont déployés sur toutes les montagnes du secteur de Tanganyika ? Donc un peu dire que c’est un jeu que joue l’ennemi pour chercher à paniquer la population” a dit samy Amimo,le vice-président de la société civile forces en Territoire de Fizi.
Cependant, plusieurs contactées par la rédaction de Kivutimes au niveau de Mboka,renseignent que même la femme qui aurait vu ces militaires reste inconnue.
Notons cette rumeur problème une psychose dans le chef des habitants où suite à la panique du à ce message,les activités socioéconomiques tournent au renlenti dans cette partie nous du territoire de Fizi.
La probable arrivée de Joseph Kabila à Goma: un bouleversement politique et sécuritaire pour la RDC
L’annonce de l’arrivée de l’ancien président congolais, Joseph Kabila Kabange, à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, a rapidement provoqué des vagues d’agitation à la fois politiques et sociales. Ce déplacement de l’ex-président, anciennement au pouvoir avant de céder le flambeau à Félix Tshisekedi en 2018, a non seulement alimenté les spéculations sur son rôle futur, mais a aussi exacerbé les tensions au sein du gouvernement et dans la société congolaise.
À Kinshasa, la capitale, des mesures immédiates ont été prises par le gouvernement congolais. Selon un communiqué du ministre de l’Intérieur, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), fondé par Joseph Kabila, a été suspendu à travers tout le pays. Cette décision s’ajoute à une autre mesure de la saisie des biens de l’ex-président et de la possibilité de poursuites judiciaires à sa rencontre.
Ce tournant majeur intervient dans un climat déjà tendu, où l’instabilité sécuritaire, notamment à l’Est du pays, exacerbe davantage les tensions internes.
L’un des éléments les plus frappants de cette crise est l’incertitude qui entoure la réaction de Joseph Kabila lui-même. Plusieurs sources affirment qu’une déclaration officielle est en préparation de son côté, laissant présager une prise de parole devant la nation. Toutefois, les questions restent nombreuses.
Quel rôle l’ex-président pourrait-il jouer dans les événements actuels ? Est-il de retour pour renforcer ses partisans ou pour apaiser les tensions politiques ? Et surtout, quelle sera la réponse du gouvernement face à son retour à Goma et aux agitations qu’il suscite ?
Le retour de Joseph Kabila se produit dans un contexte particulièrement délicat, marqué par la présence militaire du groupe armé M23 dans plusieurs partis de l’Est de la RDC, notamment à Goma et Bukavu.
Le M23, souvent accusé de recevoir le soutien du Rwanda, est au cœur d’un conflit complexe qui oppose la RDC à son voisin. Malgré la démence de Kigali, la situation sécuritaire reste extrêmement préoccupante.
Le gouvernement congolais poursuit en parallèle des discussions de paix avec le M23 à Doha, bien que ces négociations n’étaient pas encore autour d’un cessez-le-feu.
La question qui persiste est de savoir si ces pourparlers, encore en cours, déboucheront sur une désescalade des violences, et si un cessez-le-feu permettra au M23 de rendre les territoires conquis, ou si au contraire, les tensions continueront de croître.
La position officielle du gouvernement reste floue, malgré les déclarations récentes du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya qui a fait qu’il n’a pas assez d’informations sur l’arrivée de Joseph Kabila.
Toutefois, il a rappelé que le président Tshisekedi avait déjà pointé Joseph Kabila comme “le patron du M23”, un commentaire qui a ravi les spéculations sur une implication directe de l’ex-président dans les événements actuels.
Les Congolais se demandent ce que l’avenir leur réserve. Les agitations politiques, combinées à l’incertitude qui plane autour du rôle de Joseph Kabila dans l’insécurité à l’est, alimentent un sentiment général de confusion.
À travers tout le pays, la question principale demeure : que veut réellement le peuple congolais dans ce contexte de crise, et quelle sera la prochaine étape pour la RDC ?.
Le dialogue à Doha et les prises de position du gouvernement continueront d’évoluer, mais les réponses aux nombreuses interrogations du peuple congolais restent encore dans l’ombre. Il faudra du temps pour savoir si ce retour de Joseph Kabila sera un tournant majeur dans la politique congolaise ou si, au contraire, il s’agira d’un simple épisode dans une période de grande instabilité.
Les jours à venir seront décisifs, et l’attention du pays reste toute la tournée vers sa partie est, où les événements se déroulent sous haute tension.
Fizi: trois personnes blessées par balles lors des troubles provoqués par des FARDC indisciplinés à Mukera
La situation sécuritaire est conservée confuse durant toute la journée de ce jeudi 17 avril 2025 à Mukera, village situé dans le groupement de Basimukuma sud dans le secteur de Mutambala en Territoire de Fizi. C’est suite aux troubles causés par les militaires FARDC qui ont tiré des balles en désordre durant toute la journée réclamant leurs soldes avant de rejoindre le front dans les hauts-plateaux.
Une situation qui a semé la psychose dans le chef des habitants et conduit à la paralysie de toutes les activités socioéconomiques dans le village où plusieurs habitants ont pris fuite vers les villages voisins et d’autres dans la brousse sous les détonations d’armes.
Contacté par la rédaction de Kivutimes, le chef du village Mukera, Monsieur Mboka Ishietùmbula13 a déploré ce comportement irresponsable de ces militaires censés protéger la population qui ont failli à leur mission.
L’autorité locale, confirme que ces militaires refusent d’obéir à l’ordre de leur hiérarchie sur le retour au front dans les hauts-plateaux alors qu’ils ne sont rien en termes de solde.
” Toute la journée d’hier, le village Mukera était sous les détonations d’armes. il s’agissait de militaires FARDC qui ont refusé de rejoindre le front en réclamant leurs soldes .
C’est dans la soirée que la situation est revenue au calme quand ces militaires eux mêmes ont décidé de cesser de tirer. Pour tenter de trouver une solution, une réunion d’urgence a été organisée au cours de la quelle il a été demandé au commandant de rehausser le rapport à sa hiérarchie afin que ces militaires soient payés leurs soldes.
Ce matin, les activités reprennent normalement à Mukera, un signe de retour au calme. cependant,le chef du village appelle aux habitants qui ont fui vers les villages voisins retour afin de vaguer à leurs activités car la situation est relativement calme.
Uvira: sensibilisation des chefs de quartiers sur la mission et les activités du CICR
Tenue d’une séance de sensibilisation importante qui a réuni les chefs de quartiers de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, afin de leur faire découvrir la mission et les activités du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en République Démocratique du Congo (RDC).
Cette rencontre organisée le 16 Avril 2025,a permis aux responsables locaux de mieux comprendre le rôle essentiel du CICR dans la protection et l’assistance aux victimes des conflits armés et des situations de violence.
Lors de cette séance d’échanges, les chefs de quartiers ont appris en détail le travail du CICR, qui œuvre non seulement pour la protection des populations vulnérables, mais aussi pour le soutien à la réinsertion des personnes affectées par la guerre.
Ils ont également pris connaissance de la neutralité et de l’impartialité de l’organisation, qui agit indépendamment de toute influence politique ou militaire.
Les chefs de quartiers ont exprimé leur souhait d’une collaboration renforcée avec le CICR et la Croix-Rouge de la RDC, insistant sur la nécessité de mieux répondre aux besoins des habitants de leurs quartiers, souvent pris dans les tourments des violences armées.
Dans ce cadre, ils ont plaidé pour une extension des activités humanitaires et une implication accrue de ces organisations dans l’assistance aux populations locales.
Monsieur Djibril Diallo, chef de bureau du CICR à Uvira, a assuré les autorités locales de l’engagement constant du CICR et de la Croix-Rouge de la RDC à soutenir la population, dans les limites des moyens disponibles.
Il a insisté sur l’importance de la neutralité de la Croix-Rouge, soulignant que l’organisation ne prend aucune position dans les conflits mais se concentre exclusivement sur les besoins humanitaires des civils.
Enfin, les chefs de quartiers ont promis de faciliter le travail du CICR dans leurs communautés, exprimant leur volonté d’assurer une collaboration harmonieuse pour mieux répondre aux défis humanitaires de la région.
Cette initiative reflète l’importance de la coopération entre les organisations humanitaires et les autorités locales pour faire face aux souffrances des populations affectées par les violences armées en RDC.
Uvira : Le pont jeté sur la rivière Kavimvira en état de délabrement : une menace sérieuse pour les usagers de la RN5
Le pont jeté sur la rivière Kavimvira, situé sur la Route Nationale n°5 (RN5), suscite de vives inquiétudes parmi les usagers de cette importante voie de communication. Plusieurs voix s’élèvent, notamment celles des habitants de Kavimvira et des membres de la société civile, pour alerter sur l’état de dégradation avancée de cette infrastructure stratégique. Depuis plusieurs mois, les tôles qui recouvrent le tablier du pont présentent des signes évidents de vétusté.
Des trous béants y sont visibles, compliquant considérablement le passage des véhicules, en particulier des engins roulants lourds. Cette situation non seulement ralentit le trafic, mais représente également un danger réel pour les usagers, augmentant les risques d’accidents et de dommages matériels.
L’entreprise EIS-KA, en collaboration avec la société ANDA LOGISTIC, avait pourtant procédé à des travaux de réhabilitation de ce pont il y a quelques mois. Toutefois, ces interventions semblent avoir été insuffisantes ou de courte durée. En effet, selon plusieurs habitants de la localité, les camions poids lourds appartenant à ANDA LOGISTIC contribuent activement à la détérioration du pont, en raison de leur passage fréquent et de leur poids élevé. Les critiques pointent du doigt l’irresponsabilité des autorités locales, accusées de fermer les yeux sur cette situation.
Des membres de la société civile exigent une réaction ferme de la part des autorités urbaines. Ils demandent que la société logistique impliquée soit contrainte de participer activement à la réhabilitation durable de cette infrastructure, qu’elle utilise de manière régulière. Nos efforts pour contacter Anda Logistic n’ont pas abouti. Ce pont est vital pour la circulation sur la RN5, et sa dégradation menace non seulement notre sécurité, mais aussi l’économie locale qui dépend de cette voie pour l’acheminement de marchandises”, déclare un résident de la société civile au quartier Kavimvira.
Face à l’urgence de la situation, les usagers de la RN5 appellent à une mobilisation collective, ils demandent aux autorités nationales, provinciales et locales à prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité de tous et assurer la pérennité de cette infrastructure cruciale.
Montée des eaux à Uvira, le lac Tanganyika et le marais Nyangara inquiètent de nouveau les habitants de Kavimvira
Depuis le mois de mars dernier, une inquiétante montée des eaux est observée dans la ville d’Uvira, plus précisément au niveau du lac Tanganyika et du marais Nyangara. Le quartier de Kavimvira, notamment à Kalomoni, est l’un des plus touchés par cette recrudescence, ravivant les souvenirs douloureux des inondations de l’année précédente. Bien que les eaux n’aient pas encore atteint le niveau critique observé en 2024 où la route menant à la frontière était complètement submergée une augmentation notable du niveau des eaux est déjà visible. Les riverains, conscients des risques, vivent dans une tension croissante.
À la frontière, les activités commerciales et douanières se poursuivent normalement, mais des signes de perturbation apparaissent. Plusieurs bureaux de la DGDA (Direction Générale des Douanes et Accises) situés du côté de Kavimvira sont déjà envahis par les eaux. Cette situation laisse présager de potentielles interruptions si la montée se poursuit. Depuis les crues catastrophiques de 2020, des familles entières ont perdu leurs terrains et leurs maisons, désormais engloutis par les eaux. Des quartiers comme Kasenga, Rombe, Kimanga, Nyamianda, Kilibula, Kalundu et Kavimvira restent marqués par ces pertes. Ces zones sont aujourd’hui encore partiellement inaccessibles ou inhabitables dans certaines parties.
Le commissaire maritime d’Uvira avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur la situation du port de Kalundu, submergé lui aussi par les eaux du Tanganyika. En tant que deuxième port public de la RDC, son bon fonctionnement est crucial pour l’économie régionale. Les perturbations y freinent la circulation des marchandises, mettant en péril le commerce local et les échanges avec les pays voisins.
Face à cette montée lente mais continue des eaux, les autorités locales sont appelées à renforcer la surveillance et à accélérer la mise en œuvre de plans d’adaptation et de secours. Les populations, elles, espèrent des solutions urbanistiques et environnementales durables pour mettre fin à ce cycle d’inondations qui menace chaque année leurs biens, leur sécurité et leur avenir.
Uvira tient bon : malgré l’insécurité, les travaux de construction de la RN5 avancent sous la main ferme du Groupe EIS-EKA
Uvira, RDC – Malgré un contexte sécuritaire tendu qui secoue périodiquement la ville d’Uvira, les travaux de construction de la Route Nationale numéro 5 (RN5) avancent résolument. Pilotés par l’entreprise burundaise Groupe EIS-KA, ces travaux, suspendus momentanément lors des dernières vagues d’insécurité, ont repris.
Actuellement, les ouvriers sont principalement concentrés sur la construction des caniveaux, une étape cruciale pour la durabilité de la route. Ce chantier s’inscrit dans un ambitieux projet de modernisation de l’axe routier allant de la frontière Congolo-Burundaise de Kavimvira jusqu’au port de Kalundu, avec une durée d’exécution fixée à 18 mois, selon les annonces du ministre d’État, ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro Muvunyi, lors du lancement officiel.
Le ministre Gisaro, avait promis durant sa campagne électorale que la ville d’Uvira serait dotée d’une route moderne répondant aux normes internationales. Une promesse qui commence à prendre forme, au grand soulagement des habitants. Le projet bénéficie d’un financement mixte l’Union européenne finance le tronçon frontière- Kavimvira – rond-point, tandis que le Gouvernement congolais prend en charge la section allant du rond-point jusqu’au port de Kalundu, considéré comme le deuxième port du pays après Matadi.
Au démarrage, des doutes persistaient quant à la capacité technique du Groupe EIS-KA à mener à bien ce chantier. Toutefois, les avancées visibles sur le terrain ont progressivement rassuré la population, même si l’objectif final reste à atteindre. De son côté, l’entreprise a exprimé des difficultés financières, signalant qu’elle n’avait reçu que 6 % du budget total prévu, l’obligeant à financer les travaux initiaux sur fonds propres. Suite à ses alertes, des sources proches du dossier affirment que le gouvernement a débloqué une somme significative, bien que le montant exact n’ait pas été communiqué.
La RN5 est un axe vital pour l’économie locale, facilitant les échanges entre différentes villes, territoires et province de la RDC et la RN5, tout en désenclavant une région longtemps négligée. Sa réhabilitation est non seulement un signe d’espoir pour la population d’Uvira, mais également un gage de stabilité et de développement dans une zone marquée par l’instabilité.
Uvira: le port de Kalundu;cap sur la modernisation avec l’appui du PFCIGL
Le processus de réhabilitation et de modernisation du port public de Kalundu franchit une étape cruciale. Après y avoir rétabli l’autorité de l’État en installant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Me Jean-Jacques Elakano, s’est de nouveau rendu sur le site ce vendredi 11 avril 2025 pour soutenir et encourager l’avancement du projet.
Ce port stratégique, véritable poumon économique de la région, sera entièrement modernisé grâce au Projet de Facilitation du Commerce et d’Intégration dans les pays des Grands Lacs (PFCIGL), fruit de la diplomatie agissante du Président de la République.
Dans cette dynamique, le Vice-Gouverneur, accompagné des autorités provinciales, a participé à une visite du port organisée à l’intention des entreprises ayant soumissionné pour l’exécution du projet.
Cette étape vise à permettre aux soumissionnaires nationaux et internationaux de mieux évaluer les réalités du terrain avant de déposer leurs offres définitives.
Le Coordonnateur du projet PFCIGL a précisé que l’appel d’offres avait suscité un intérêt notable. Il a également souligné l’importance des garanties sécuritaires, tant pour les entreprises adjudicataires que pour les gestionnaires du projet, afin d’assurer une mise en œuvre sereine et efficace des travaux.
L’ouverture des plis est prévue vers la fin du mois d’avril, tandis que le lancement officiel des travaux interviendra dès juin prochain.
Cette initiative marque une nouvelle ère pour le port de Kalundu, qui s’apprête à devenir un pôle logistique moderne, capable de répondre aux exigences du commerce régional et international dans la région des Grands Lacs.
Goma : MSF condamne les tirs qui ont fait un mort et trois blessés au sein de l’hôpital de Kyeshero
Face à une résurgence d’incidents violents touchant les services de santé dans le conflit en cours dans les provinces du Nord et du Sud Kivu en République Démocratique du Congo (RDC), Médecins Sans Frontières (MSF) condamne une nouvelle fois l’usage des armes dans et autour des structures de soins. Le dernier exemple en date a causé la mort d’une personne au sein d’un hôpital de Goma dans lequel les équipes de MSF travaillent.
selon MSF,dans la soirée de vendredi 4 à samedi 5 avril 2025, une vingtaine d’hommes armés appartenant au M23/AFC sont entrés dans l’enceinte de l’hôpital de Kyeshero, à Goma, à la recherche de personnes ayant trouvé refuge à l’intérieur de l’hôpital et ne souhaitant plus en sortir depuis plusieurs semaines. Au cours de cette opération, les équipes de MSF, qui appuient l’Unité Nutritionnelle de Traitement Intensif (UNTI) de cette structure privée liée au ministère de la Santé, ont été témoins de tirs provenant de ces hommes en armes. Une personne a été tuée, trois autres blessées. Deux membres du personnel de l’hôpital ont été violemment frappés. Bien que les hommes armés ne soient pas entrés à l’intérieur des services de l’hôpital, des balles ont atterri à l’intérieur de certains d’entre eux.
“L’usage de la force et des armes dans l’enceinte de l’hôpital de Kyeshero a transformé une structure médicale, censée demeurer en tout temps un lieu sûr, en une zone dangereuse où une personne a été tuée. Les tirs ont semé la peur et perturbé les services médicaux. Une balle a traversé une fenêtre et a atterri dans le matelas d’un patient. Ces événements sont inacceptables et ne doivent en aucun cas se répéter, ni à Goma ni ailleurs” explique Margot Grelet, coordinatrice des urgences pour MSF à Goma et au Nord-Kivu.
Cet incident violent n’est pas un événement isolé, mais reflète une augmentation alarmante de la violence perpétrée par l’ensemble des parties au conflit en cours, touchant les établissements et les travailleurs de la santé et mettant en danger la vie des patients et du personnel médical dans l’est de la République démocratique du Congo, depuis le début de l’année 2025.
Les équipes MSF ont été confrontées depuis le début de l’année à une quinzaine d’incidents violents affectant directement les structures et hôpitaux qu’elles soutiennent dans les deux provinces. L’un des derniers exemples tragiques en date s’est déroulé à Masisi Centre le 20 février, au Nord-Kivu, lorsque les affrontements entre combattants VDP/Wazalendos et M23/AFC ont blessé par balle deux personnes dans la base MSF, parmi lesquelles Jerry Muhindo Kavali, employé de MSF, décédé de ses blessures deux jours plus tard. A Walikale, à 150 kilomètres de Masisi, des tirs croisés ont touché notre base le 19 mars, impactant nos structures et certains de nos véhicules lors d’affrontements entre FARDC et M23/AFC, et leurs alliés respectifs.
Au Sud-Kivu, l’Hôpital général de Référence (HGR) d’Uvira s’est retrouvé pris sous des tirs croisés mi-février lors d’affrontements dans la ville, mettant gravement en danger les patients et le personnel. Les activités médicales ont dû être interrompues et les patients ont dû se mettre à l’abri pour éviter d’être touchés. Des hommes armés avaient également pénétré dans les locaux de l’hôpital, se déplaçant et tirant à l’intérieur.
MSF réitère son engagement à fournir des soins médicaux aux côtés des services de santé locaux dans les provinces affectées par le conflit à l’Est de la RDC. Cependant, la fréquence et la gravité accrues de ces incidents mettent à rude épreuve nos capacités d’intervention et risquent d’entraîner la suspension de certains services. “Sans garanties minimales de sécurité, le personnel soignant et Les acteurs humanitaires ne peuvent travailler. Ils ne doivent pas risquer leur vie pour continuer à fournir des soins vitaux à la population. Nous demandons à toutes les parties concernées de préserver le caractère civil des structures de santé,” poursuit Margot Grelet.
A Goma comme dans plusieurs localités du Nord et du Sud Kivu, MSF appuie plusieurs structures de santé, notamment dans la fourniture de soins de santé primaires et secondaires, de soins maternels et pédiatriques, du choléra, la malnutrition et dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles. MSF intervient dans l’hôpital de Kyeshero de Goma depuis plusieurs années, notamment dans la prise en charge des cas de malnutrition. Les équipes de MSF ont également soutenu les hôpitaux de Kyeshero et de Virunga à Goma, ainsi que le HGR de Minova et le centre hospitalier de Numbi au Sud Kivu, dans la prise en charge des blessés lors des affrontements armés en début d’année.
Une information du service de communication du MSF en RDC.
Bukavu : Dr Sylvie Mwambali explique le modèle de la prise en charge des survivants des violences sexuelles et basées sur le sur le genre à l’Hôpital Panzi
BUKAVU :-L’hôpital de Panzi prend en charge les survivants des violences sexuelles et basées sur le sur le genre. Les victimes reçoivent gratuitement les soins médicaux et un service psychosocial.
Cette information a été livrée à votre radio ce Mercredi 09 Avril 2025 par Dr Sylvie Mwambali coordinatrice du service médical des survivantes de violences sexuelles à l’hôpital de Panzi.
Dr Sylvie Mwambali indique que l’hôpital et la fondation Panzi ont développé un modèle holistique de la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre qui comprends 4 piliers. Il s’agit des piliers médical, psychosocial, réinsertion socio-économique et l’accompagnement juridique.
Notre source souligne que ce modèle a été développé suite aux besoins des bénéficiaires et grâce à ce dernier, l’hôpital et la fondation Panzi ont déjà pris en charge plusieurs survivants des violences sexuelles et basés sur le genre victimes des conflits des guerres à l’Est de la RDC.
Dr Sylvie Mwambali regrette de constater qu’à cause de ces guerres, l’hôpital de Panzi continue à recevoir d’autres victimes.
« Il se décrie qu’en temps d’insécurité, il y a toujours des victimes qui sont surtout des femmes et des enfants. Mais en matière des violences sexuelles, aussi les hommes ne sont pas épargnés. Nous recevons malheureusement des cas de moins de 72 heures qui nous viennent soit de la zone urbaine ou des zones rurales. » dit Dr Sylvie Mwambali
Elle souligne en outre que ce service est gratuit et nécessite l’accompagnement. Dr Sylvie Mwambali invite la population de venir urgemment à l’hôpital de Panzi si elle constate des victimes.
« Nous demandons quand même à la population de ne pas rester à la maison s’elle victime, de venir par ce qu’en termes de la prise en charge nous regardons plus les trois jours avant l’incident. Il faut qu’ils viennent pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées et tout ce qui va avec. Nous sommes là, 24 heures sur 24 heures, il y a la confidentialité, donc on veuille à votre santé il faut venir se faire consulter » fait savoir notre source
Pour rappel, l’hôpital de Panzi qui a été fondé par le Dr Denis Mukwege en 1999, est connu mondialement pour le traitement des victimes de violences sexuelles et de lésions gynécologiques.
Bukavu : le CICR promet de continuer à accompagner la REGIDESO dans la desserte en eau potable à la population
Le coordonnateur l’eau et habitant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en RDC annonce que cette organisation va continuer à apporter son assistance à la REGIDESO pour permettre à cette société de fournir à la population de l’eau potable.
Mr Tammo Van Gastel l’a dit ce vendredi 11 Avril 2025 lors d’une interview qu’il a accordée à la presse au sortir de la rencontre qu’il a eu avec les agents staff de la REGIDESO.
Il indique qu’il était question de se rendre compte de ce que fait la REGIDESO et voir dans quelle possibilité continuer d’apporter l’accompagnement du CICR en ce moment difficile.
Ainsi la REGIDESO va bénéficier d’abord d’un groupe électrogène 250 mètres cube pour renforcer le captage d’eau dans la ville de Bukavu. Mr Tammo Van Gastel a promis de continuer à mener le plaidoyer pour que la REGIDESO trouve des produits chimiques de traitement d’eau.
« On sait très bien que le traitement de l’eau est très important et nécessite des produits. On va voir qu’est ce qu’on peut faire en ce moment. On a donné un groupe électrogène et quelques produits, on va voir comment on peut progresser pour permettre à cette société de continuer à desservir de l’eau potable à la population » a dit Tammo Van Gastel
La REGIDESO a salué ce geste du CICR. Selon son directeur ad-intérim Mudumbi Mweze, ce partenariat date de longtemps. Il a témoigné qu’il s’était passé un temps ou le CICR avait payé un salaire à certains agents de la REGIDESO.
Nord-Kivu :Msf se retire du centre de santé de Kanyaruchinya et s’oriente à ailleurs
Après presque trois ans d’appui au centre de santé de Kanyaruchinya, au nord de Goma, les équipes du Msf se retirent ce mois d’avril dans ce centre pour appuyer d’autres structures de soins qui ont des besoins plus urgents.
Selon Marcela Allheimen, Responsable des urgences MSF à Goma, les camps de déplacés autour de Goma se sont largement vidés. Elle souligne qu’ils ont constaté une forte baisse du nombre de consultations à Kanyaruchinya alors que les besoins augmentent ailleurs.
« Nous adaptons donc notre réponse d’urgence à cette réalité. » indique-t-elle dans un communiqué parvenu à kivutimes ce 10 Avril 2025
Et de poursuivre qu’à Kanyaruchinya, en 3 ans, les équipes de MSF ont soutenu plus de 220.000 consultations médicales et plus de 7.500 accouchements.
« Nous avons également offert des soins à près de 6.000 victimes de violences sexuelles dans ce centre de santé. Nos équipes ne seront plus dans ce centre de santé fin du mois, mais nous suivons évidemment de près l’évolution de la situation dans cette zone. » souligne notre source
La 33ème région militaire de la RDC a un nouveau commandant depuis le lundi 7 avril 2025
Passation des pouvoir de commandement à la 33ème région militaire au Sud-Kivu. Il s’agit du Général de Brigade Dunia Kasindi, qui a pris ses fonctions le lundi 7 avril 2025, succédant ainsi au Général Major Yav Avul.
Ce dernier a été appelé à Kinshasa pour d’autres tâches, marquant ainsi un tournant dans la gestion de cette région stratégique. La cérémonie de remise de commandement a eu lieu dans la plaine de la Ruzizi, à Runungu, et a été marquée par une forte présence militaire.
L’événement a coïncidé avec l’arrivée du ministre de la Défense à Uvira, une ville située non loin de la plaine de la Ruzizi, après un passage par Bujumbura.
Cette convergence de personnalités et d’événements montre l’importance de la région dans le dispositif sécuritaire du pays. La remise de commandement intervient dans un contexte particulièrement tendu, où l’est de la RDC, et plus spécifiquement la province du Sud-Kivu, fait face à une insécurité croissante.
La capitale de la province, Bukavu, ainsi que plusieurs autres localités, se trouvent sous l’occupation du M23.
L’arrivée du Général Dunia Kasindi à la tête de la 33ème région militaire s’inscrit donc dans un défi majeur dont celui de restaurer l’autorité de l’État et d’assurer la sécurité de la population dans une zone particulièrement volatile.
Le nouveau commandant région a un travail colossal devant lui. En plus de faire face à l’insécurité généralisée qui touche une grande partie de la juridiction de la 33ème région, il devra également naviguer entre les tensions politiques et militaires, tout en s’efforçant de restaurer la paix et de renforcer l’efficacité des forces armées nationales.
Son mandat s’annonce donc difficile, mais crucial pour la stabilisation de cette région stratégique de la RDC.
Certains acteurs de la société civile d’Uvira espèrent que le Général Dunia Kasindi saura relever ce défi avec brio et conduire ses troupes vers une meilleure maîtrise de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Le Général Kasindi, fort de son expérience, aura à cœur de restaurer l’ordre et de lutter contre les groupes armés. Ses premières actions et décisions seront scrutées de près, car elles détermineront, en grande partie, l’avenir immédiat de la sécurité dans le Sud-Kivu et au-delà.
Uvira: mutualiser les forces des toutes les couches pour gagner la guerre à l’est du pays;une approche clé, selon le VPM,Ministre de la défense
Lors de sa mission officielle dans la ville d’Uvira ce lundi 7 avril 2025, le vice premier ministre, ministre de la défense et des anciens combattants, Guy Muadiavita, a souligné l’importance de mutualiser les efforts de toutes les couches sociales et des forces de défense pour vaincre la guerre qui ravage la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Cette approche, selon lui, est essentielle pour restaurer la paix et la stabilité dans la partie Est de la RDC. Dans le cadre de sa visite, le ministre a écouté les préoccupations de la population d’Uvira lors d’une rencontre organisée dans la salle dite auditorium des femmes de la mairie, où diverses couches sociales étaient représentées, incluant les sociétés civiles, les femmes, les notables, ainsi que les groupes armés dits Wazalendo.
Les échanges ont été l’occasion pour Guy Muadiavita de répondre aux questions de la population, notamment concernant le probable détournement des fonds alloués aux opérations dans l’Est du pays, question soulevée par les participants à cette rencontre. Le ministre a dénoncé ce phénomène, soulignant qu’il est devenu un véritable “fonds de commerce” pour certains politiciens mal intentionnés.
Il a affirmé que les doléances recueillies à Uvira seraient transmises à Kinshasa, où des mesures importantes seraient prises pour répondre aux attentes de la population locale. Il a également réaffirmé que le président Félix Tshisekedi n’a pas oublié cette région, durement touchée par l’insécurité.
Lundi matin, Guy Muadiavita est arrivé à Uvira en passant par la frontière Congolo-Burundaise de Kavimvira, à son côté le Vice Gouverneur du Sud-Kivu, le maire ad intérim de la ville d’Uvira et des autorités militaires et policières.
Là, il a échangé avec la population au rond-point Kavimvira, soulignant le soutien du président Tshisekedi aux habitants de cette ville.
Après cette rencontre, il a tenu une séance de travail avec les officiers militaires au bureau de l’état major du secteur opérationnel Sokola 2, dans le sud du Sud-Kivu, bien que les détails de ces discussions n’aient pas été divulgués.
Avant de quitter Uvira pour le Burundi dans la soirée, le ministre a visité les nouveaux bureaux provisoires du Gouvernorat du Sud-Kivu installé à Kilomoni. Il a annoncé son programme de rencontrer son homologue burundais pour discuter des mesures de sécurité à mettre en place pour renforcer de plus leur coopération surtout en matière sécuritaire. Le ministre a exprimé sa gratitude envers la population d’Uvira pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé.
RDC-TANZANIE : Mise en place du programme des infrastructures de transport pour le développement des échanges commerciaux dans le cadre du Corridor Central
Le Comité de pilotage a convenu de la voie à suivre pour le programme de développement des infrastructures de transport visant à renforcer les échanges commerciaux entre la République-Unie de Tanzanie et la République Démocratique du Congo
C’était lors de la réunion des membres du comité de pilotage tenue le 04 Avril 2025 au gouvernorat de la province du Haut Katanga à Lubumbashi en RDC.

Ainsi les membres ont décidé l’approbation du rapport de l’équipe technique conjointe sur les progrès réalisés et les diverses mises à jour dans la mise en œuvre des activités convenues dans tous les sous- secteurs du Programme de développement des infrastructures de transport.
Également ils se sont convenu de transmettre le rapport d’étape sur la mise en œuvre du programme à la réunion ministérielle bilatérale prévue en juin 2025 à Dar es-Salaam pour examen et approbation.
Ce comité de pilotage décide d’entamer le processus de révision du protocole d’accord bilatéral signé entre I’URT et la RDC le 19 juillet 2022, dans le but de prolonger sa validité afin de permettre l’achèvement des initiatives clés du programme.

Ils ont demandé aux agences de mise en œuvre respectives des deux pays d’accélérer toutes les activités en cours dans le cadre du programme afin d’en garantir l’exécution dans les délais.
Ce programme validé par Roger Te Biasu coordonnateur du CPCOR au ministere de transport, voies de communication et désenclavement en RDC,de Me Flory Okandju secretaire de l’agence de facilitation du transport de transit du corridor central et du prof Godius W.Kahyarara souligne la nécessité de poursuivre les efforts pour explorer des mécanismes de financement innovants allant au-delà des allocations budgétaires traditionnelles, notamment les partenariats public-privé (PPP), afin de financer les activités clés du projet.

Le comité de pilotage a approuvé la proposition de procéder à des examens et évaluations semestriels du programme sous la coordination du CCTTFA, en assurant un suivi et une évaluation systématiques des progrès.
Également il s’est convenu d’entreprendre de nouvelles consultations avec les autorités compétentes des deux pays concernant l’harmonisation de la durée des titres fonciers pour les installations portuaires sèches désignées, de finaliser toutes les procédures administratives nécessaires et de planifier l’échange officiel des titres fonciers.
Lors de cette rencontre le comité de Pilotage et les Experts Techniques conjoints ont visité la zone désignée du port sec de Tanzanie à Kasumbalesa et ont apprécié la viabilité économique de l’installation par rapport à son importance pour faciliter les activités d’importation et d’exportation vers/en provenance de la Tanzanie et le long du Corridor Central.

L’Objectif de cette réunion était d’examiner le rapport de l’équipe Technique Conjointe sur l’analyse et l’information sur la mise en œuvre du programme de développement des infrastructures de transport pour le renforcement des échanges commerciaux entre la République Unie de Tanzanie et la république démocratique du Congo tel que convenu lors de la réunion Ministérielle tenue à Dar es Salaam en Tanzanie le 09 Novembre 2022.
Les Membres du comité de Pilotage suivants ont participé à cette réunion à savoir le Coordonnateur du CPCOR au Ministère de Transport, Voies de Communication et Désenclavement de la République Démocratique du Congo M. Roger Te- BIASU, Le Secrétaire Permanent au Ministère de Transport de la République Unie de Tanzanie, le Prof. Godius W. Kahyarara et du Secrétaire Exécutif de l’Agence de Facilitation de Transport de Transit du Corridor Central, Me Okandju Okonge Flory.
La réunion a connu aussi la présence de leurs excellences SAIDI Juma Mshana et Jean Pierre Massala respectivement Ambassadeur de la République Unie de Tanzanie et Ambassadeur de la République Démocratique du Congo.

Etaient également présents à la réunion les chefs des Institutions et les Hauts Fonctionnaires Gouvernementaux responsables de la mise en œuvre du programme de deux pays, les Membres de l’Equipe Technique Conjointe et le Secrétariat de l’Agence de Facilitation de Transport de Transit du Corridor central ( AFTTCC) faisant office de secrétariat de la réunion.
Fizi : en défendant ses clients dans une barrière,un motard tué par un muzalendo à Kandali
Un mototaximen en provenance de Misisi transportant les passagers vers la ville d’Uvira,a été abattu par balles par un muzalendo la journée de samedi 05 avril 2025 dans une barrière payante établie à Kandali.c’est au village situé dans le groupement des bashimukindje , secteur de Mutambala en Territoire de Fizi,dans la province du sud-kivu.
Selon nos sources, le motard est arrivé à la barrière et ses clients ont payé l’argent comme d’habitude. c’est après quelques discussions avec les éléments commis à la barrière que d’autres wazalendo en étant d’ivresse provenant de la ville de Baraka sont arrivés à cet endroit avec beaucoup d’intimidations.ce qui a provoqué un malentendu avec le motard.soudain,l’un Parmi ces wazalendo qui étaient aussi de passage a tiré à bout portant sur le motard et celui-ci est décédé sur place.
Sous l’anonymat, un membre du citoyen Machozi ya raia qui confirme cette triste nouvelle, condamne ce meurtre tout en demandant aux autorités de prendre des mesures afin de mettre fin aux désordres des wazalendo dans cette partie de la province.
” Les wazalendo font beaucoup des désordres. on ne sait pas qui est chef et qui contrôle qui. ce motard tué prévenait de Misisi en direction d’uvira. quand il est arrivé avec ces clients à la barrière de Kandali, ces gens qu’ils transportaient ont été obligés de payer. avant de traverser la barrière, un autre convoi des wazalendo qui étaient ivres en Provence de Baraka sont arrivés et l’un a proféré des injures contre le motard.c’est lors qu’il a répondu que ce dernier a tiré sur lui” a renseigné ce membre du mouvement machozi ya raia.
Ce motard est la troisième personne tuée dans les différentes barrières illégalement établies dans cette localité de Lweba. Dans le cadre de la guerre de l’AFC/M23, ces barrières du Walendo sont devenues la deuxième guerre imposée à la population de Fizi.
Uvira encore sous psychose après des affrontements entre les Wazalendo
Depuis le matin de samedi 05 avril 2025, aux alentours de 10h00, la ville d’Uvira a été plongée dans une atmosphère de panique suite à des échanges de balles dans le quartier Mulongwe. Ces tirs proviendront d’une altercation entre deux factions des Maï-Maï « Wazalendo » après une mésentente apparemment liée à la collecte d’argent auprès des opérateurs économiques locaux.
La tension s’est rapidement intensifiée, créant une situation de grande insécurité dans la commune. Les affrontements ont coûté la vie à au moins une personne sur place, bien que d’autres sources avancent un bilan de trois morts de Wazalendo.
L’un des blessés, Néné Rubota, a été grièvement touché par balle alors qu’il se trouvait dans son véhicule au moment où la panique a éclaté à cause des tirs. Il a été rapidement transféré dans une structure sanitaire locale pour des soins. Ce dernier, bien qu’ayant été perçu comme un civil, a été vu dans des mouvements de Wazalendo après les troubles sécuritaires ayant secoué la région en février dernier.
L’échange de balles a provoqué une paralysie totale des activités commerciales dans le centre de Mulongwe. Les magasins et boutiques ont fermé leurs portes, et les habitants se sont enfermés chez eux, craignant de nouveaux affrontements.
Le trafic sur la route nationale numéro 5 (RN5) a été interrompu pendant une partie de la journée, avant que la circulation ne reprenne lentement vers la fin de la journée, samedi 5 avril.
Cependant, dans la soirée, des tirs ont repris dans la commune de Mulongwe et dans les montagnes surplombant cette zone urbaine. Malgré ces perturbations, certains habitants ont commencé à reprendre leurs activités, bien que la psychose et la peur restent palpables parmi la population. Il est à noter que ces événements se sont produits après les violents affrontements de février dernier, qui étaient opposés aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à Wazalendo.
Ces affrontements avaient également été exacerbés par les tensions liées à l’avancée du groupe armé M23, qui avait pris le contrôle de plusieurs villes, dont Goma, Bukavu et Kamanyola.
La situation à Uvira et dans ses environs reste tendue, et la population vit dans une sorte de psychose continue, confrontée à des violences récurrentes et à l’incertitude liée à l’instabilité sécuritaire.
La population demande aux autorités locales de prendre des mesures pour ramener la paix et la sécurité, afin d’éviter que la situation ne dégénère davantage.
Un jour avant ces nouvelles agitations dans le chef des Wazalendo, le Maire Intérimaire Kifara Kapenda Kyk’y avait signifié dans sa conférence de presse que le dossier lié aux mésententes entre Wazalendo FARDC et d’autres services de l’état sera réglé petit à petit et que la solution sera trouvée.
Insécurité à Bukavu : Bahati Mushobekwa Venasse dénonce les menaces de mort dont il est victime à Kalengera -Bagira
Monsieur Bahati Mushobekwa Venance connu sous le nom de baba Esta, résident à Kalengera dans la commune de Bagira à Bukavu dans la province du Sud-Kivu alerte l’opinion nationale sur les menaces de mort dont il est victime depuis un temps.
Bahati Mushobekwa venasse témoigne d’avoir eu même des attaques verbales perpétrées par une personne bien connue dans son entité et même à son lieu de travail.
A en croire ces propos, en début de cette semaine il a été visité chez lui à la maison par trois gangsters qui ont terrorisé les membres de sa famille.
Devant cette situation d’insécurité en répétition, monsieur Bahati Mushobekwa Venasse dit être persécuté. Les sources auprès de sa famille professionnelle rapportent que Bahati Mushobekwa Venasse dit baba Esta serait victime des calomnies.
Ces détracteurs seraient également dans les plans machiavéliques visant à lui arracher la vie le plutôt tôt Possible. Notre source souligne qu’un audio fabriqué par ses bourreaux pour le nuire circule sur la toile depuis un temps dans la Bukavu.
Il dit ne pas être impliqué ni de loin ou de prêt dans ce plan tendant à le nuire. Bahati Mushobekwa Venasse dit avoir informé les autorités en place à tous les niveaux car sa vie est en danger.
Pêcheur de son état professionnel Bahati Mushobekwa ne sait plus à quel saint s’est voué. L’incertitude du lendemain prend une place de choix de sa vie et celle de ses familiers victimes des actes de barbaries de ses bourreaux.
Le cas le plus récent, est Celui de son frère qui a subi des coups et blessures lui administrés par des bandits bien identifié dans son quartier. Ce dernier lancer un cri d’alarme à tous afin qu’il retrouve sa sécurité et vaquer paisiblement à ces activités.
RDC : le député Olive Mudekereza alerte sur la situation humanitaire des populations de l’Est et sollicite une aide
Le député national Olive Mudekereza lance un cri d’alarme au gouvernement, aux personnes de bonnes volontés et aux humanitaires à venir en aide des personnes de l’est de la RDC victimes de la guerre.
Dans une interview accordée à nos confrères de Tel50, cet élu du Sud-Kivu souligne que des milliers des populations qui ont fui la guerre à l’étranger vivent le calvaire.
Olive Mudekereza poursuit que même ceux là qui sont restés sur place à Goma et à Bukavu ne savent plus réunir les deux bouts du mois.
« Les banques ne fonctionnent pas à Goma, Bukavu et Uvira. Et quand les banques ne fonctionnent pas, les gagnes petits ont des difficultés d’avoir la nourriture. C’est vraiment un problème, que le gouvernement devrait voir comment résoudre à l’immédiat »a dit olive Mudekereza
Le député Mudekereza dit avoir sollicité une audience auprès des ministres des Affaires sociales et de l’Intérieur, afin qu’ils trouvent des mesures pour apporter une assistance à ces populations déplacées. Il a sensibilisé les mandataires de l’État et les notables du Kivu à se mobiliser et à apporter leur soutien aux populations victimes de cette guerre.
Pour rappel, à cause de la guerre entre le M23 et les FARDC, des milliers de personnes se sont réfugiés au Burundi, Kalemie, Kinshasa,Kampala et dans d’autres régions.
C’est faux : L’ancien président de la RDC Joseph Kabila n’est pas arrivé à Uvira en mars dernier et n’a pas séjourné dans la maison de Kiza Muhato, maire d’Uvira
Récemment, un message a circulé sur plusieurs plateformes d’Uvira et Fizi, affirmant que l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, serait arrivé clandestinement à Uvira en mars dernier, et qu’il aurait passé quelques jours dans la maison du maire d’Uvira, Kiza Muhato.
Ce message a provoqué des échanges houleux et violents au sein de la population locale, certains soutenant cette version, tandis que d’autres ont catégoriquement nié cette rumeur. Cependant, après des vérifications minutieuses, il s’est avéré que cette information est totalement fausse.
Des sources sécuritaires contactées par les médias ont confirmé qu’aucune alerte n’avait été donnée concernant la présence de Joseph Kabila à Uvira. De plus, une source proche du maire Kiza Muhato a démenti les allégations, précisant que ceux qui ont propagé cette rumeur cherchaient délibérément à ternir l’image du maire.
Peu après cette première rumeur, une autre information a circulé, créant de nouveau l’effervescence sur les réseaux sociaux et dans les groupes WhatsApp du Sud-Kivu. Il s’agissait de la prétendue visite de Madame Olive Lembe Kabila, l’épouse de l’ancien président Joseph Kabila, à Bukavu. Cette rumeur a rapidement enflammé les discussions, avec des accusations selon lesquelles Olive Lembe aurait été envoyée par son mari pour soutenir des groupes rebelles actifs dans l’est du pays.
Cette nouvelle rumeur a alimenté des accusations violentes et non vérifiées, certains qualifiant les membres du Parti politique PPRD de Joseph Kabila de traîtres, et les accusant de vouloir “vendre le pays aux étrangers”.
Les groupes WhatsApp d’Uvira, Fizi et Mwenga ont été le théâtre d’échanges houleux et de propos choquants entre les partisans de cette thèse et ceux qui la rejetaient.
Pour clarifier la situation, Sadi Katolo, coordonateur de la plateforme FCC à Uvira, a précisé que les images récemment publiées de Madame Olive Lembe Kabila étaient en réalité de vieilles photos et vidéos datant de précédentes visites de l’ex-première dame dans l’est du pays, lors desquelles elle était venue apporter son aide aux sinistrés de Kalehe au Sud-Kivu.
Selon lui, cette rumeur ne visait qu’à ternir l’image de l’autorité morale de FCC de Joseph Kabila et de ses partisans.
En outre, plusieurs sources indépendantes ont également confirmé que cette rumeur était infondée, n’ayant aucune preuve tangible pour la soutenir.
La propagation de fausses informations dans le Sud-Kivu, notamment dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga, est d’autant plus préoccupante car elle contribue à attiser les tensions et à nourrir les violences entre différentes communautés. Cette situation met en lumière l’importance de la vérification des informations avant de les partager, surtout dans un contexte aussi sensible. Le manque de tolérance et les violences qui en résultent montrent à quel point les fausses informations peuvent avoir des conséquences graves.
Cet article a été rédigé dans le cadre de la campagne “Vrai ou Faux” menée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga “COMEL” en partenariat avec la SYMUF avec le soutien de la Benevolencija.
La cohésion sociale en RDC : le maire Intérimaire demande à la population de s’approprier la campagne Telema lancée par Judith Suminwa
Lors d’une conférence de presse tenue à son bureau situé à Kimanga,ce Vendredi 04 Avril, Kifara Kapenda Kyk’y, maire adjoint et maire intérimaire d’Uvira, a lancé un appel fort à la population congolaise, particulièrement celle d’Uvira, pour cultiver la cohésion sociale. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la campagne “Telema”, lancée par la Première ministre Judith Suminwa, visant à mobiliser les Congolais pour faire face à la guerre qui secoue la partie est du pays.
Dans son intervention, Kifara Kapenda a souligné que la cohésion sociale est un pilier fondamental pour mettre fin à l’insécurité qui touche cette partie du pays. Selon lui, il est impératif que toutes les communautés d’Uvira s’unissent pour lutter contre les forces déstabilisatrices qui nourrissent la violence et l’instabilité.
“Nous devons d’abord nous occuper de la question de la sécurité et éviter tout ce qui peut nous diviser. Nous ne sommes pas dans le moment de regarder si tel est de telle communauté ou tel est de l’autre communauté, non, il est temps de se mettre ensemble, Uvirois tous, communautés confondues, pour nous sécuriser et sécuriser notre pays, il nous appartient tous”, a-t-il affirmé.
Le maire intérimaire a également annoncé des actions d’envergure visant à sensibiliser et mobiliser la population pour qu’elle participe activement à cette initiative nationale. Il a insisté sur l’importance de la participation de chaque citoyen pour apporter une contribution efficace à la lutte contre l’insécurité.
La campagne “Telema”, dont le but est de renforcer l’unité et la solidarité, se veut un levier pour galvaniser l’engagement populaire face à la situation de guerre qui frappe l’Est de la RDC. Kifara Kapenda Kyk’y a confirmé sa détermination à œuvrer pour que la population d’Uvira s’approprie cette campagne et qu’elle participe pleinement à la construction d’un avenir pacifique et sécurisé. Pour lui, l’unité des communautés, loin des divisions ethniques et sociales, est essentielle pour garantir la stabilité à Uvira et dans toute la région.
Sud-Kivu : plus de 2,32 millions d’élèves ont abandonné l’école à cause de la guerre
Alors que l’année scolaire devrait se dérouler normalement, les établissements scolaires dans les trois provinces éducationnelles au Sud-Kivu, font face à de graves perturbations en raison de la crise sécuritaire qui secoue la région.
Depuis plusieurs semaines, des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité ont plongé plusieurs localités des territoires de Kalehe, Kabare et Walungu dans un climat d’instabilité. Cette situation a contraint de nombreuses familles à fuir leurs villages, laissant des écoles désertées par les élèves et le personnel enseignant.
Selon plusieurs sources locales, certains établissements scolaires ont été temporairement fermés, tandis que d’autres fonctionnent au ralenti avec un effectif réduit. « Nos enfants ne peuvent pas aller à l’école en toute sécurité, nous avons peur pour leur vie », témoigne Alphonse Cubaka, un parent d’élève du groupement de Miti.
Un impact alarmant sur l’avenir des élèves:
Les autorités éducatives locales s’inquiètent de l’impact de cette situation sur la scolarité des enfants. « Le retard accumulé dans le programme scolaire risque de compromettre toute l’année académique si rien n’est fait rapidement », alerte un enseignant de Bukavu.
De plus, l’absence prolongée des cours pourrait accroître le taux d’abandon scolaire, un phénomène déjà préoccupant dans ces zones touchées par des crises récurrentes. Les enfants déplacés, en particulier, sont les plus vulnérables, car ils n’ont pas accès à des infrastructures éducatives adaptées dans les zones d’accueil, précise un acteur de la société civile de Minova.
Selon le rapport de l’UNICEF publié au mois de Mars, la crise humanitaire et sécuritaire dans les trois provinces éducationnelles au Sud-Kivu, a entrainé la fermeture de 3305 écoles sur les 8177 que compte la province, et plus de 2,32 millions d’élèves ne se dirigent plus à l’école, 24 écoles secondaires sont utilisées comme abris par les déplacés et 85 autres sont détruites à cause des conflits.
Un appel urgent à l’intervention des autorités
Face à cette situation, les acteurs éducatifs et humanitaires lancent un appel pressant aux autorités congolaises et aux partenaires internationaux pour une intervention rapide. M. Matthieu Bujiriri, enseignant à Kalehe demande notamment un renforcement de la sécurité autour des établissements scolaires et un soutien matériel pour permettre la reprise des cours dans de meilleures conditions.
En attendant des solutions définitives, des initiatives locales tentent d’assurer une continuité pédagogique, notamment l’UNICEF qui travaille afin de permettre à tous les élèves d’achever l’année scolaire en respectant les programmes nationaux. Cette organisation fournit un soutien matériel et psychique aux enseignants et élèves des zones affectées.
« Beaucoup d’enfants, en ce moment, se retrouvent traumatisés. Avec le traumatisme, c’est difficile pour un enfant d’apprendre. Et il faut un soutien ou un accompagnement psychosocial. Et les enseignants sont formés sur ça. Et pour l’instant, nous sommes aussi en train de travailler dans l’acheminement des matériels, des fournitures scolaires, des matériels didactiques, des matériels pédagogiques, pour plusieurs autres écoles dans la province », rapporte Emmanuel Chibangu, chargé des programmes d’ éducation à l’UNICEF.
Les acteurs du secteur de l’éducation font savoir que La situation reste incertaine quant à la reprise effective des activités scolaires dans la région. Tant que l’insécurité persiste, des milliers d’élèves continueront à être privés de leur droit fondamental à l’éducation, compromettant ainsi leur avenir et le développement de la région.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Uvira: Formation des agents de sensibilisation sur la prévention et le contrôle de la MPOX par la Croix-Rouge RDC avec l’appui financier de la Croix-Rouge française
Dans un effort pour renforcer les capacités des agents communautaires face à la menace croissante de la MPOX (ou variole du singe), la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo a organisé une formation dédiée à la prévention et au contrôle de cette maladie virale à Uvira.
Cette initiative vise à mieux équiper les acteurs locaux afin de protéger la population et de limiter la propagation de cette maladie potentiellement grave.
L’atelier a eu lieu à l’hôtel SUZANA de Kimanga et se déroule pour deux jours depuis Jeudi 03 Avril 2025 et a rassemblé un total de 100 participants issus de diverses structures communautaires et humanitaires.
Parmi eux, des relais communautaires, des membres des cellules d’animations communautaires, ainsi que leurs présidents ont été présents. Des agents de l’antenne humanitaire de la mairie d’Uvira, les présidents des comités de développement de santé et leurs superviseurs, ainsi que les membres de la Task Force communication de l’antenne d’Uvira prennent part à la formation.
L’objectif central de cette formation est de doter ces agents de sensibilisation des compétences et des outils nécessaires pour informer et alerter efficacement la communauté sur les dangers liés à la MPOX.
Ces acteurs sont désormais mieux préparés pour expliquer les risques associés à la maladie, en détaillant les symptômes, les modes de transmission, et les mesures de prévention qui doivent être mises en œuvre pour limiter sa propagation.
Les formateurs ont abordé une variété de thématiques essentielles, telles que la reconnaissance des signes cliniques de la MPOX, ainsi que l’importance de bonnes pratiques d’hygiène et de prévention pour protéger la communauté.
Les participants ont appris à identifier rapidement les symptômes de la maladie, ce qui leur permettra de réagir efficacement et d’éviter la propagation de l’infection.
Cette initiative s’inscrit dans une approche proactive de sensibilisation, visant à renforcer la mobilisation de la communauté face à une menace sanitaire en constante évolution.
En fournissant des informations fiables et actualisées, ces agents de sensibilisation joueront un rôle clé dans la gestion de la crise sanitaire et contribueront à maintenir la santé publique au sein de la région.
Grâce à cette formation, la Croix-Rouge RDC marque un pas important dans ses efforts pour renforcer les capacités locales et créer une chaîne de communication efficace qui permettra de mieux gérer la prévention et le contrôle de la MPOX à Uvira.
Fizi:lutte contre les maladies hydriques,le médecin chef de la zone de santé exhorte la population à éviter la consommation d’eau non traitée
Une flambée des cas des maladies d’origine hydrique est signalée dans plusieurs airs des santes de la zone de santé de Fizi dans la province du sud-kivu, depuis le début de la saison pluvieuse de cette année 2025.
D’après le médecin chef de zone, docteur Albert Mahangahiko, cette flambée est due à la divagations des déchets transportés par les eaux de pluie qui rappellent les différentes sources d’eaux utilisées dans des familles.
L’autorité sanitaire exhorte la population dans toute sa juridiction à éviter de consommer de l’eau non traitée et de veiller sur la propriété de leurs latrines tout en respectant les règles d’hygiène.
Dans une interview accordée à la rédaction de Kivutimes ce jeudi 04 avril 2025, le médecin chef de zone de santé de Fizi a précisé que, bien-que les eaux du lac Tanganyika soit la plus affectée par ces déchets porteurs de microbes, cela n’épargne pas les eaux des rivières qui doivent subir le même traitement avant sa consommation surtout en cette période de la pluie ” ”
Pendant cette période où nous enregistrons des cas de maladies hydriques dont le choléra, nous devons tous consommer une eau qui est propre car pendant cette période de la pluie, l’eau est affectée par des microbes suite aux déchets transportés par la pluie dans des différentes sources
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Le député provincial élu d’Uvira, Sinderi Bisimwa, appelle la population à soutenir les institutions de l’Etat récemment installées dans cette ville
Le député provincial élu d’Uvira, Sinderi Bisimwa, a lancé un appel vibrant aux habitants d’Uvira pour soutenir les institutions de l’État installées provisoirement dans la ville, suite à la situation sécuritaire préoccupante qui sévit actuellement dans l’est du pays.
Cet appel a été formulé à l’issue de l’ouverture de la session ordinaire de mars 2025 de l’assemblée provinciale du Sud-Kivu, ce lundi 31 mars.
Dans une interview avec la presse, Sinderi Bisimwa a félicité la résilience de la population d’Uvira, qui, malgré les difficultés imposées par l’insécurité, continue à faire preuve d’une grande détermination face à cette situation difficile.
Le député a souligné que la présence des institutions de l’État à Uvira représente une opportunité importante pour les habitants de la région, notamment en ce qui concerne les plaidoyers auprès des responsables des institutions étatiques.
“Le soutien des citoyens aux autorités présentes est crucial pour garantir l’efficacité de l’action gouvernementale et pour faire avancer les préoccupations locales”, a-t-il déclaré.
Selon lui, la présence des institutions à Uvira permettra de mieux défendre les intérêts de la population et d’améliorer l’accès à divers services publics, notamment en matière de sécurité, de développement et de gestion des ressources.
L’initiative de déplacer ces institutions à Uvira fait partie d’une réponse gouvernementale face à l’insécurité persistante dans l’est du pays, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer.
Bien que la situation reste précaire, l’installation temporaire de ces institutions à Uvira vise à rapprocher le gouvernement de la population et à renforcer la gouvernance de proximité dans cette zone stratégique du Sud-Kivu.
Les autorités provinciales ont exprimé leur volonté de faire de cette période transitoire une phase constructive, où l’engagement citoyen et la coopération avec les autorités locales seront essentiels pour surmonter les défis liés à la sécurité et à l’instabilité.
Sinderi Bisimwa a encouragé les habitants d’Uvira à continuer à faire preuve de solidarité et de résilience, tout en soutenant les institutions qui, selon lui, sont essentielles pour le développement et la stabilité de la région.
Uvira: ouverture de la session ordinaire de mars 2025 de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu
Lundi 31 mars 2025, l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu a officiellement ouverte sa session ordinaire de mars 2025 dans la ville d’Uvira provisoirement capitale du Sud-Kivu.
La cérémonie se tient dans la salle Auditorium des femmes de la Mairie d’Uvira, en présence des députés provinciaux, des autorités politiques administratives et sécuritaires locales.
Lors de cette cérémonie, le président de l’Assemblée provinciale, Monsieur Kabeza Feston, a souligné
la situation préoccupante qui touche l’est de la République Démocratique du Congo, notamment les troubles sécuritaires qui ont perturbé le bon fonctionnement des institutions.
Il a appelé le gouvernement à mettre en place un plan de contingence pour venir en aide aux populations victimes de ces violences.
Pour le président de l’Assemblée, il est impératif que des moyens soient déployés pour permettre aux institutions de continuer à fonctionner normalement malgré la crise. 
De son côté, le vice-gouverneur intérimaire, Me Jean Jacques Elakano, a félicité la population d’Uvira pour sa résilience et sa capacité à reprendre les activités économiques et sociales malgré la situation d’insécurité qui a prévalu dans la région.
Il a exprimé sa satisfaction quant aux efforts déployés pour relancer les activités et a affirmé que l’ouverture de cette session ordinaire de l’Assemblée provinciale marque un signe fort du retour à la normale. Selon lui, cela démontre que les choses commencent progressivement à se stabiliser.
L’événement a également vu la présence d’acteurs de la société civile et de responsables politiques locaux, témoignant de l’implication de tous les acteurs dans la relance des activités dans cette région affectée par les conflits.
Cette session ordinaire s’annonce donc comme un moment crucial pour aborder les défis sécuritaires et économiques auxquels est confrontée la population du Sud-Kivu.
Kamanyola:le Msf hollande assiste les malades en cette période de guerre
Lancé le 17 Mars 2025, le projet de prise en charge en faveur des malades du paludisme, de diarrhée, des infections sexuellement transmissibles et de la pneumonie simple évolue très bien à la satisfaction de la société civile forces vives de Kamanyola et d’autres dirigeants de la place. 
Lors d’une mission de supervision effectuée à Kamanyola ce vendredi 28 mars 2025, l’équipe de Msf hollande s’est entretenue avec les prestataires de santé et les leaders communautaires pour examiner les forces, les faiblesses et les opportunités depuis le lancement du dit projet à kamanyola dans le territoire de Walungu.
Plus qu’une satisfaction a indiquée madame Mugoto Joséphine présidente de la société civile forces vives de Kamanyola de voir son plaidoyer exaucé par cette organisation en faveur de la communauté,tout en saluant la disponibilité des entrants mis à la disposition des prestataires de santé par le Msf,et insiste sur la multiplication des mécanismes de sensibilisation. Il en est de même que Murhula Balola innocente, précodesa de l’aire de santé de Kambara qui salue l’engagement de msf en leur dotant les matériels de sensibilisation pour la prise en charge des patients. 
Pour Elysée Swedi, chargé des activités de communauté au sein du Msf hollande à Bukavu, ce projet d’un mois va intervenir en faveur des malades du paludisme, de diarrhée, des infections sexuellement transmissibles et de la pneumonie simple à six structures sanitaires dont, l’hôpital Saint Joseph de kamanyola, le Centre de santé Busama, Kaboya, Kambara, kashenyi, kabisa et Mulira ! Et ne bénéficieront pas de cette prise en charge à l’hôpital que les malades dont l’âge varie entre 0-15 ans et les femmes enceintes.
Ici s’ajoute, le réaménagement du réservoir d’eau à l’hôpital ainsi que la prise en charge médicale des personnes victimes de violences sexuelles.
Kaziba:le pont Chirindira sous menace d’effondrement,un pire pour les usagers
Depuis quelque temps il s’observe des fissures sur le pont qui relie le groupement de Ngando au groupement de Muchingwa. Selon les sources de la société civile contactées, il faudrait instaurer urgemment des mesures à prendre pour garantir la sécurité des usagers sur ce pont pour éviter le pire.Notre souligne que les fissures augmentent progressivement et le risque d’effondrement pourraient se manifester d’un moment à l’autre indique notre source.
Ce pont Chirindira se trouvant dans le groupement de Ngando est dans un état de délabrement très avancé,Luhwinja,Burhinyi.
ces fissures observées peuvent compromettre la sécurité des usagers et augmenter la perturbation sur le trafic jusqu’à occasionner le risque d’effondrement si rien n’est fait en cette période de pluie.
Ajoutons que les réparations seraient envisageables parce que les fissures dans le pont sur place ne doivent pas être prises à la légère. Il est essentiel d’agir rapidement pour garantir la sécurité des usagers et préserver l’intégrité de cette infrastructure vitale pour minimiser les risques et d’assurer la durabilité de ce pont.
Sud-kivu : le Maire de la ville de Baraka demande aux commandants des wazalendo de recycler leurs éléments qui tirent des balles en désordre
L’avancée de l’AFC/M23 dans la province du sud-kivu a motivé la présence des différentes troupes des wazalendo dans la ville de Baraka depuis le début janvier 2025,sous motif de venir défendre le pays au côté de l’armée contre l’agression rwandaise.
La présence de ces wazalendo dans cette ville a créé une autre forme d’insécurité due aux crépitements des balles tirées par ces derniers sans aucun motif surtout pendant la nuit.
Cependant, le Maire adjoint de la ville de Baraka Madame Émérite Tabisha Mongelwa exhorte ces wazalendo à mettre fin à ce phénomène qui occasionne plusieurs conséquences dont des pertes des vies humaines.
L’autorité urbaine salue la résistance des habitants de Baraka qui n’a jamais cède à la panique malgré la situation sécuritaire qui secoue la partie EST de la république démocratique du Congo. Elle encourage ces filles et fils de Baraka pour leur unité surtout la bonne collaboration avec les autorités pendant cette période de la dure épreuve.
« Je présente mes condoléances à la population de Baraka qui est à ces derniers temps victime des crépitements de Balles qui sont tirées en désordre .
Par ailleurs, le Maire a salué la bravoure des élus qui ont choisi de devenir pour souffrir avec la population dont Le député national Tchakubuta Mfaume et kabungulu Mateso qui ont choisi de mourir avec leur base.
Enfin,elle propose à tous les commandants des wazalendo présents dans la ville de Baraka de passer à un recyclage de leurs éléments et de garder leurs armes dans un même endroit où ils seront sous contrôle leur commandement car il n’a pas la guerre dans la ville Baraka pourque population soit imposer de vivre la panique due aux tonalités à tout moment.
Uvira: opération de bouclage au quartier Nyamianda: des actes de pillage et d’arrestation enregistrés
Une série de pillages et d’arrestations ont caractérisé l’opération de bouclage menée par les services de sécurité en collaboration avec des Wazalendo Vendredi 20 Mars 2025 dans la ville d’Uvira au quartier Nyamianda.
Les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), de la Police Nationale Congolaise (PNC),de l’ANR et des Wazalendo ont été déployés pour effectuer un contrôle dans cette partie de ville.
Toutefois, au lieu de se concentrer sur la mission initiale, plusieurs membres de ces forces se sont engagés dans des actes de vandalisme, volant des biens appartenant à des institutions et des particuliers.
L’une des victimes de ces dérapages a été l’ONG Eben-Ezer Ministry International, implantée dans le quartier Nyamianda. Selon un communiqué signé par Munyiginya Antoine Bizimana, Directeur exécutif de cette organisation humanitaire, un groupe de miliciens Wazalendo est intervenu sous prétexte de procéder à une fouille.
Cependant, ils ont profité de cette occasion pour saccager le bureau de l’ONG, dérobant des ordinateurs, des tablettes, un rétroprojecteur, ainsi que pas moins de 40 radios de communication des agents.
Le responsable de cette ONG a déclaré ces actes, précisant qu’aucun matériel militaire n’avait été trouvé dans les locaux de l’ONG.
Il a également appelé les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour récupérer ces biens.
Le pillage ne s’est pas limité à l’ONG Eben-Ezer Ministry International. L’église Méthodiste Libre d’Uvira a également été une cible. Les biens de cette institution religieuse ont été dérobés par les miliciens Wazalendo, qui ont ensuite transporté les objets pillés vers le quartier Kilibula.
Trois pasteurs de l’église, dont un âgé d’environ 80 ans, ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnue. Ils ont été relâchés plus tard dans la journée.
Ce type d’incident démontre l’ampleur de l’impunité et des abus des forces déployées.
D’autres arrestations ont eu lieu, principalement parmi les membres de la communauté Banyamulenge d’Uvira. Bien que certaines personnes aient été libérées, d’autres ont été mises en détention, notamment dans des cachots, jusqu’au matin du 22 mars 2025.
Cette situation suscite des inquiétudes sur la manière dont les autorités gèrent la sécurité dans cette partie et sur le respect des droits humains lors de telles opérations.
Emmanuel Tommy Tambwe Ushindi, ancien coordonnateur national du PDDRC-S rejete les accusations le liant au groupe armé M23
Ces accusations se basent notamment sur un enregistrement audio attribué à Joël Namunene, circulant largement sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, Joël Namunene prétend que Tommy Tambwe collabore avec le M23, notamment à travers des activités impliquant son neveu, Fabien Bika, résidant en Belgique.
Dans une communication avec Kivutimes, Tommy Tambwe a précisé n’avoir jamais travaillé avec Joël Namunene et a nié toute implication dans les activités du M23. Il a également exprimé son mécontentement face à ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de sa personne par certains de ses confrères politiques, visant à obtenir des avantages politiques de manière malhonnête.
Il a conclu en affirmant que ceux qui cherchent à l’impliquer dans leurs manœuvres politiques finiraient par éprouver du regret.
Sud-Kivu : la crise sécuritaire renforce l’alcoolisme chez les jeunes
La province du Sud-Kivu fait face à une aggravation de la consommation de boissons fortement alcoolisées parmi les jeunes, en raison de la crise humanitaire et sécuritaire provoquée par l’occupation de plusieurs localités par l’AFC-M23. La rareté des produits Bralima et la flambée des prix de la bière traditionnelle, notamment la Primus dont le prix est passé de 4000 FC à 9000 FC, ont poussé les jeunes à se tourner vers des boissons artisanales comme le Sapilo, Buka Mbeto, Kaleoleo ou encore le Vin Chargeur, disponibles entre 1000 et 2000 FC. Les quartiers populaires de Bukavu sont particulièrement touchés.
Cette situation a de graves conséquences sur la santé mentale et physique des jeunes. Safari Bumba Prince, psychologue et clinicien à l’organisation Action Chrétienne pour l’Aide et le Développement (ACAD), met en garde :
« Les jeunes s’exposent aux maladies mentales. Ceux qui consomment ces boissons souffrent souvent de troubles de l’équilibre, de complications graves, de troubles cognitifs et comportementaux, ainsi que de confusions. Certains n’arrivent plus à travailler, d’autres tombent malades, et certains décèdent. »
Il appelle les autorités à interdire l’importation et la vente de ces boissons dangereuses et recommande des campagnes de sensibilisation sur leurs effets néfastes :
« Il faut multiplier les sensibilisations, montrer aux jeunes les conséquences physiques et mentales de ces boissons. Cette sensibilisation doit être adaptée pour aider à une prise de conscience de la gravité de la situation. »
Dans la localité de Kamanyola, en territoire de Walungu, les conséquences sanitaires et sociales sont alarmantes. Un encadreur du lycée de Kamanyola explique que l’arrêt des activités économiques alimente l’alcoolisme :
« L’alcool n’est pas une solution au chômage. Les jeunes devraient s’orienter vers des activités constructives comme le sport, la lecture ou d’autres loisirs enrichissants. Malheureusement, beaucoup passent le plus clair de leur temps dans les débits de boissons, pensant ainsi atténuer leur stress. »
La même situation est observée à Kabare, au nord de Bukavu. Pascal Marhegane, chargé des communications médias et jeunes au Conseil territorial de la jeunesse de Kabare, met en lumière les impacts économiques et sociaux :
« Les consommateurs ne produisent plus, leurs familles ne sont plus prises en charge et certains enfants n’étudient plus. En plus, ils deviennent parfois une source d’insécurité. »
Face à cette situation critique, des voix s’élèvent pour demander aux organisations humanitaires de renforcer l’encadrement des jeunes pendant cette période de crise. Les autorités politiques et administratives sont également appelées à réguler strictement la vente et la consommation des boissons fortement alcoolisées afin d’endiguer ce phénomène.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencja
Sud-Kivu : la fermeture des banques aggrave la crise socio-économique
Sud-Kivu :La fermeture des banques dans la ville de Bukavu et les territoires sous occupation de l’AFC-M23 en province du Sud-Kivu est à l’origine d’énormes difficultés socio-économiques. L’accès aux comptes bancaires est presque impossible, provoquant une hausse des prix des produits de première nécessité et une instabilité du taux de change dans la ville de Bukavu et dans l’ensemble de la province.
À Kamanyola, dans le territoire de Walungu, les enseignants des écoles primaires et secondaires officielles et privées, les agents des organisations humanitaires et les hommes d’affaires, qui dépendent des banques et des coopératives d’épargne et de crédit, sont plongés dans une crise financière.
Un changeur de monnaie local rapporte que le taux de change varie quotidiennement et que les retraits via Airtel Money sont lourdement taxés à hauteur de 10 %.
« Je demande aux autorités de nous venir en aide, de financer les coopératives. En plus, aux banques d’ouvrir pour que nous puissions avoir accès aux comptes », plaide-t-il. Il encourage également les banques à développer le mobile banking et la digitalisation pour contourner ces difficultés.
Dans le territoire de Kalehe, à plus de 60 km au nord de Bukavu, les enseignants des écoles publiques et conventionnées n’ont toujours pas reçu leurs salaires de janvier et février 2025. Privés d’accès à leurs comptes bancaires, ils peinent à subvenir aux besoins de leurs familles. Patrice Lusheke, enseignant dans une école primaire à Mbinga, décrit la difficulté de son quotidien :
« Ma vie est tellement difficile à cause des fermetures des banques. Ces derniers temps, nous vivons des produits des jardins familiaux. Je ne trouve pas d’argent. J’ai contracté des crédits, je ne sais pas à quel moment je paierai. Que les autorités politico-administratives et scolaires plaident afin que les banques soient ouvertes et les institutions de microcrédits soient opérationnelles ».
Par ailleurs, les écoles privées et conventionnées, ne dépendant pas directement des banques, procèdent au recouvrement forcé des frais scolaires. Face à l’incapacité des parents à payer, certains élèves ont abandonné les cours.
« Nous n’avons plus espoir pour gagner de l’argent. Nous ne pouvons pas payer les frais scolaires des enfants dans les écoles secondaires. Les choses sont très difficiles. Les autorités doivent agir dans l’urgence », lance Bora Baguma Christian, un parent de Mbinga.
Le professeur Akilimali Ndatabaye Ephrem souligne les conséquences économiques et sociales de cette crise.
« La vie s’arrête parce que quand on n’a pas d’argent, on ne peut pas vivre. Nous vivons pratiquement l’ère où tout notre argent est gardé en banque. Maintenant, si la banque ne fonctionne pas, ça devient compliqué. Les individus sont obligés de thésauriser. La thésaurisation, c’est comme de l’argent improductif. D’autres seront obligés de faire des dépenses moins raisonnables parce qu’ils ont de l’argent en main mais ne savent pas épargner. Alors, ça va vraiment décevoir », analyse-t-il.
Toutefois, certains enseignants et fonctionnaires de l’État ont perçu leurs salaires de février 2025 grâce au service de Pepele Mobile. Pour soutenir la population affectée par les conflits armés, certaines coopératives ont adopté la digitalisation de leurs services, offrant des transactions sans frais de retrait ni de dépôt.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencja
Bukavu : fermeture des activités à la Bralima, la REGIDESO est en difficulté et demande à ses abonnés de payer leurs factures impayées
La REGIDESO SA Sud-Kivu appelle à ses abonnés de payer leurs factures pour leur permettre à leur desservir en eau potable dans la ville de Bukavu. Son chef de service commercial ad-intérim Jean Kwibuka Chabwine souligne que depuis la fermeture des grandes entreprises comme la Bralima après la guerre de l’AFC/M23, la REGIDESO fait face à des difficultés.
Jean Kwibuka Chabwine indique que la REGIDESO n’a plus d’autres revenus après la fermeture de ses grands abonnés et compte aux ménages Bukavu.
« Que les familles de Bukavu se sentent à l’aise et viennent d’elles même payer leurs factures de consommation d’eau pour nous aider à leur servir. Par ce que nous n’avons pas d’autres ressources de revenus que des moyens nous donnés par les abonnés. » dit Jean Kwibuka Chabwine
Ce chef technique précise que si la population ne paye pas, ils seront obligés de fermer les stations de captage d’eau de Murhundu et celle de Nguba.
« C’est par ce qu’on ne peut pas donner de l’eau non traitée à la population. L’eau traitée c’est la vie. »
La REGIDESO informe que ses agents procéderont à la coupure brusque de l’eau à ses abonnés qui ne s’acquitteront pas à leurs obligations.
Jean Kwibuka Chabwine se remercie car la REGIDESO a fourni des efforts en augmentant la capacité de la station de captage d’eau de Nguba.Il dit que l’eau est désormais disponible dans cette partie de la province du sud-Kivu.
Sud-Kivu : Des fausses informations perturbent le déroulement normal des cours dans les écoles
Les enseignants et les élèves de différentes écoles de Bukavu sont appelés à ne pas croire aux fausses nouvelles qui sont propagées sur les réseaux sociaux et qui compromettent le bon déroulement des activités scolaires en cette crise humanitaire.
C’est ce que témoigne Hitaji Ruviri Serge un enseignant de la place. Affecté par les rumeurs et fausses informations qui circulent dans les réseaux sociaux, certains élèves ne se présentent plus à l’école en cette période de crise humanitaire causée par la guerre.
Ces absences ne permettent pas aux enseignants d’évoluer convenablement avec la matière selon le programme de l’éducation nationale, car ces enseignants sont également affectés d’une manière ou du notre par ces fausses informations, craignant la reprise des hostilités dans la ville.
Monsieur Hitaji Ruviri Serge demande aux parents des élèves de briser la peur et à envoyer leurs enfants à l’école pour leur permettre de finir en beauté l’année scolaire qui touche presque à la fin.
« J’appelle la population du Sud-Kivu à démarrer complètement les activités quotidiennes comme par exemple envoyer les enfants à l’école, exercer les petites activités de commerce et bannir la peur. Je leur demande de ne pas céder au caprice de traumatisme, au caprice de tromperie, au caprice des gens qui ramassent des messages qui n’ont pas de sens » souligne notre source.
Cet enseignant demande également à population de ne pas partager dans les réseaux sociaux les messages dont on a difficile à trouver la véracité.
Vous le savez depuis la prise de la ville de Bukavu par l’AFC/M23 les activités tournent au ralentie. Des lors, des personnes mal intentionnées propagent des fausses informations dans les réseaux sociaux annonçant une probable attaque par les Wazalendo/FARDC.
Cette situation crée une psychose générale perturbant toutes les activités sociales économique et scolaires. Ce que dénonce les autorités.
Fizi : la société civile s’indigne contre les cas d’assassinats en répétition à Swima et sollicite l’implication des autorités
Les assassinats ciblés contre les femmes âgées sont devenus depuis plusieurs années une monnaie courante, dans plusieurs localités du territoire de Fizi,dans la province du Sud-Kivu.
La ville de Baraka et les villages du secteur de Tanganyika précisément dans le groupement des Babungwe nord sont les entités qui occupent les premières places sur ces cas d’assassinats où la majorité sont tués après avoir été accusé de la sorcellerie et autres conflits familiaux.
Le cas le plus récent est celui des deux personnes tuées dans une semaine par des inconnus armés dans le village de Swima à environs 16 km au nord de Mboko, chef-lieu du secteur de Tanganyika, où dans la nuit du mercredi à jeudi 20 mars 2025, une femme âgée de 50 ans, répondant au nom de Mlùle a été tuée à son domicile par des hommes armés non autrement identifiés.
La société civile locale à travers son président, Prince Ndambo déplore cette insécurité grandissante tout en sollicitant l’implication des autorités pour arrêter le sang des innocents qui coule dans cette partie du territoire de Fizi.
« La nuit de ce mercredi au jeudi 20 mars, aux environs de 19h, une maman commerçante des freintes dans ce village de Swima venait d’être assassinée pendant qu’elle faisait la cuisine. Nous condamnons ces cas de meurtres.c’est vraiment déplorable d’avoir enregistré deux cas dans une semaines dans un village comme celui-ci car une autre maman appelée Dorothée a été tuée dans les mêmes circonstances » a-t-il dit
Avant d’ajouter que bien-que la présence des services de sécurité à swima dont wazalendo, les auteurs restent toujours inconnus.
Par ailleurs, il lance un cri d’alarme aux autorités locales dont les chefs coutumiers de s’impliquer afin qu’une solution durable soit trouvée au cas contraire,les habitants seront obligés de vider ce village pour leur sécurité.
Sud-kivu: kibukila Mtetezi répose à jamais aux cimetières de Fizi
Le général autoproclamé et le commandant de force des patriotes pour la défense du Congo ,le lieutenant général kibukila Mtetezi waseba venait d’être enterré ce mercredi 19 mars 2025 aux cimetières de Fizi, réservés uniquement aux leaders militaires et civils originaires de l’espace Fizi-Itombwe dans la province du sud-kivu.
Décédé depuis le 14 mars de l’année en cours au village Lùtete situé à environ 14 km au sud de la ville de Baraka dans la localité de Lweba après un accrochage entre les wazalendo,son corps a été accueilli par une foule immense dont les autorités tant civiles (étatiques et non étatiques) à sa résidence au quartier kibondjwa 1 dans la ville de Baraka
Aussitôt arrivé aux environs de 13heures,une messe pour lui rendre hommage a été organisée par l’église message du temps de la fin(Branamiste).
C’est environs de 14h que sous une escorte,les officiers,les wazalendo que le corps du général autoproclamé kibukila Mtetezi waseba venait d’être conduit à sa dernière demeure aux cimetières des leaders à Fizi centre.
Cependant,compte-tenu du facteur temps,aucun discours ni mot n’a été prononcé ce mercredi à Baraka,mais le maire de de la ville de Baraka , Madame Émérite Tabisha a rassuré la foule que cet étape a été reprogrammer pour se jeudi après le retour du cortège.
Rappelons Mtetezi vient d’être inhimé avec ses deux gardes du corps tués ensemble lors de cette incident de Lutete.
Insécurité dans l’Est de la RDC: enfin Paul Kagame et Félix Tshisekedi se rencontrent, volonté régionale ou une pression internationale?
Mardi le 18 Mars 2025, la question de l’insécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) a pris une nouvelle dimension internationale, marquée par une rencontre trilatérale à Doha.
L’émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a accueilli à son palais le président rwandais Paul Kagame et son homologue congolais Félix Tshisekedi pour discuter de la situation préoccupante qui secoue cette région depuis des années.
Cette réunion s’inscrit dans un cadre diplomatique plus large visant à apaiser les tensions dans l’Est du pays, où des groupes armés, en particulier le M23, ont provoqué des violences et des déplacements massifs de populations.
Le rôle de médiation du Qatar, acteur récemment plus impliqué dans les efforts de paix en Afrique, souligne l’importance de l’internationalisation de ce conflit et la nécessité d’une coopération multilatérale pour y mettre fin.
Au cours de cette réunion, les trois dirigeants ont salué les progrès réalisés dans le cadre des processus de paix de Luanda et de Nairobi. Ces initiatives, qui impliquent la RDC, le Rwanda et d’autres acteurs régionaux, visent à désamorcer les tensions et à favoriser un dialogue entre les parties prenantes.
Le sommet conjoint EAC-SADC du 8 février à Dar es-Salaam a été un moment clé dans ce processus, et les résultats ont permis de poser les bases d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.
Le président Tshisekedi et son homologue Kagame ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre les décisions prises lors de ce sommet régional, un appel à la paix qu’ils ont souligné lors de la rencontre de Doha.
Le rôle de l’émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a été unanimement salué par les deux présidents. En plus de son rôle de facilitateur, le Qatar a joué un rôle clé dans la mise en place de cette réunion trilatérale et continue de soutenir les initiatives de paix.
En accueillant cette rencontre, Doha a renforcé sa position en tant qu’acteur diplomatique de premier plan dans la région, s’alignant ainsi avec les efforts de la communauté internationale pour garantir la paix et la stabilité en Afrique centrale.
L’hospitalité de l’émir et sa volonté de contribuer à la paix dans l’Est de la RDC et dans la sous-région ont été mises en avant lors de la déclaration conjointe, et les dirigeants rwandais et congolais ont exprimé leur profonde gratitude envers le Qatar pour son implication.
La rencontre de Doha représente un tournant dans les efforts internationaux pour résoudre le conflit de l’Est de la RDC.
Le processus de paix continue de se renforcer, grâce à l’implication des acteurs régionaux et internationaux. La mise en œuvre des accords et la consolidation des initiatives de Luanda et de Nairobi restent des défis majeurs, mais l’engagement des leaders régionaux, soutenus par des médiateurs comme le Qatar, inspire un certain optimisme.
La situation reste toutefois fragile avec la position de l’AFC/M23 qui a suspendu sa participation dans le dialogue de paix initié par le président angolais João Lourenço.
Maniema:le chef de groupement des Babuyu appelle les habitants de Kabambare et Fizi à privilégier la paix suite à l’incident survenu à Lutete entre wazalendo
Plusieurs voix appellent à l’unité après la mort du général autoproclamé de wazalendo, Kibukila wa Seba, commandant de Force des patriotes pour la défense du Congo, FDPC-ML en sigle. Ce dernier a été tué en date du 14 mars 2025 lors d’un accrochage entre les wazalendo à Lutete , un village situé à 14km au nord de la ville de Baraka dans le territoire de Fizi dans le secteur de Tanganyika.
L’incident a été provoqué par une incompréhension entre le convoi des troupes de la CNPSC conduits par commandant BROWN en Provence de la province du Manièma en route vers Uvira pour renforcer le front et quelques éléments de Kibukila Mtetezi.
Cet incident a été très mal défini par certaines personnes qui l’a qualifié comme un conflit Tribal opposant Babembe au Babuyu bien-que ce groupe armé dirigé par Brown soit en majorité composé par les membres de la tribu buyu.
C’est suite à différents messages de haine lancés par certaines personnes profitant la mort de Mtetezi pour exciter ces deux tribus à la haine, que le mwami du groupe de bushwe dans le secteur de Babuyu dans le territoire de Kabambare en province de Manièma,Panda kabeya appelle la population de de Fizi et Kabambare de ne pas se laisser emporter par ces messages de division tout en sachant que ni du côté BROWN ni du côté Kibukila personne n’a planifié ce qui est arrivé à Lutete et tout le monde doit connaître que tout peut arriver dans ce mode.
En séjour dans la ville de Baraka quelques jours après l’incident, le majesté Kabeya a insisté sur l’unité pendant cette période de l’agression Rwandaise pour barrer la route à l’ennemi.
« La population doit comprendre des pareils incidents sont normaux pour les militaires. ils ont des malentendus et ils réparent facilement.je demande aux jeunes de se préparer pour vaincre l’ennemi et l’incident de Lutete ne doit pas être rendu Tribal car tout arriver dans ce monde”a-t-il dit
Rappelons que 9 personnes sont mortes dont le général autoproclamé Kibukila Mtetezi,lors de cet incident de Lutete. L’enterrement de cet officier de wazalendo est fixé pour ce mercredi 18 mars à Fizi Centre.
Dialogue de Luanda :Youth for Peace Grands Lacs demande la participation des organisations de la société civile
L’organisation Youth for Peace Grands Lacs sollicite la participation des organisations de la société civile, des leaders des partis politiques de l’opposition aux pourparlers qui se tiennent à partir de ce Mardi 18 Mars 2025 entre le président Félix Tshilombo (gouvernement) et l’AFC-M23.
Cette organisation le dise dans une déclaration parvenue à kivutimes ce Lundi 17 Mars 2025. Son directeur souligne le processus de Nairobi a échoué pour plusieurs raisons complexes liées à la dynamique politique et militaire de la région des Grands Lacs.
Dans la région du grand Kivu, le gouvernement avait pris l’engagement ferme de neutraliser les groupes armés dont plus de 200 sont toujours opérationnels en plus des FDLR et les ADF.
Selon lui, depuis 2024 la situation s’est détériorée lorsque le président de la république démocratique du Congo, Felix Tshisekedi a annoncé le changement de la constitution en violation de certaines dispositions et en ignorant les accords signés avec ses partenaires politiques.
Mais également ces accords ont été signés sans l’implication des organisations de la société civile dans sa pluralité. Cette organisation déplore le fait le président de la RDC a aussi fait recourt aux groupes armés en les associant aux FARDC et pourtant ils étaient tous dans le processus du dialogue de Nairobi dans le cadre de désarmement.
Ce qui a affecté le succès de l’armée sur terrain et permettre l’avancée du mouvement rebelle de l’AFC/M23.
«Il a été clairement souligné dans le processus de Nairobi que tous les milices/groupes opérant en RDC devraient être cantonnés et suivre le processus de PDRRC.For malheureusement ce consensus n’a pas suivi par le gouvernement »souligne notre source
Des lors, il y a eu manque de confiance entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23 et pourtant ils auraient signé des accords sur la paix.
« La branche armée du M23, composé en grande partie de Tutsi congolais avec une nouvelle configuration actuelle depuis leur occupation de la cité de Bunagana , cette rébellion a eu une grande ramification par un communiqué de Nairobi créant l’AFC. Il y a eu des militaires recrutés et des civiles qui adhérés librement à ce mouvement dans les provinces occupées jusqu’à ces jours.L’afc/M23 accuse le gouvernement de ne pas respecter les accords passés, notamment l’accord de paix de Nairobi en 2009.
De son côté, le gouvernement congolais accuse l’AFC/M23 d’être soutenu par le Rwanda, ce qui a exacerbé les tensions et a rendu difficile tout dialogue pour l’aboutissement à une paix durable dans la région.
L’organisation note que l’échec du processus de Nairobi peut être attribué à une combinaison de facteurs politiques, militaires et géopolitiques, ainsi qu’à une mise en œuvre insuffisante des engagements pris. Les négociations entre l’AFC- M23 et le gouvernement congolais restent complexes, et la situation dans l’Est de la RDC nécessite une approche multidimensionnelle pour parvenir à une véritable paix durable en RDC et dans la région de Grands Lacs.
Aussi le Rwanda et l’Ouganda, voisins de la RDC, accusent également la RDC de soutenir les groupes armés opérant dans l’est du pays et qui déstabilisent la paix dans la sous-région.
Cette organisation indique que la situation sur terrain est compliquée car nombreux groupes armés locaux et étrangers se sont fragmentés.
« Ils poursuivaient des objectifs divergents et n’ont pas tous les mêmes intérêts mais depuis que le gouvernement a pris comme alliés les groupes armés, les données de la configuration politique et sécuritaires sur les négociations ont pris une autre forme. Notamment sur la diversité de leurs motivations (ethniques, politiques et économiques) qui rend difficile un accord global, et certains groupes armés peuvent à tout moment se désolidariser à participer à un dialogue qui ne sert pas directement leurs intérêts et ou soit restent des souches de la resistance pour le gouvernement et des poches d’insecurités qui affectera la population dans le proche à venir. »
Youth for Peace Grands Lacs fait savoir que le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS) a rencontré des difficultés pratiques pour mettre en œuvre des solutions concrètes sur le terrain. Les promesses de désarmement n’ont pas été suivies d’actions tangibles, et les violations répétées des cessez-le-feu ont rendu le climat peu propice à des négociations crédibles.
L’organisation dénonce le fait que la population dans l’Est de la RDC, qui souffre depuis longtemps des violences des groupes armés, reste sceptique face aux promesses de paix faites par Kinshasa. De plus, de nombreux habitants estiment que les autorités congolaises n’ont pas suffisamment agi pour protéger la sécurité de la population, ce qui alimente la frustration et la méfiance vis-à-vis du gouvernement.
D’où cet appel pressant de Youth for Peace Grands Lacs pour associer toutes les parties prenantes à ce processus et permettre d’aplanir tout malentendu. Cela va permettre à la population de ne plus revivre les violences que lui font subir des groupes armés depuis plus de 3O ans.
Uvira : une ville vers l’injustice depuis l’éclatement des troubles armés
Cette ville située au bord du lac Tanganyika, dans le sud-est de la République Démocratique du Congo, est actuellement plongée dans une crise sans précédent.
Depuis le début des affrontements violents entre les milices Wazalendo et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), la situation sécuritaire et judiciaire de la ville a été gravement perturbée.
Aujourd’hui, Uvira se trouve sans justice, ce qui pèse lourdement sur la vie quotidienne de ses habitants et fragilise davantage l’autorité de l’État.
Les combats entre les Wazalendo, une milice locale soutenant le gouvernement, et les FARDC ont détruit une grande partie des infrastructures essentielles de la ville, y compris celles du système judiciaire. Les tribunaux, prisons et autres institutions de justice ont été gravement endommagés ou détruits, laissant la population sans recours légal.
Aujourd’hui, aucune institution judiciaire n’est opérationnelle à Uvira. Les citoyens sont confrontés à une absence totale d’organismes capables de juger les affaires civiles ou criminelles, ce qui mène à une situation où la loi est soit inexistante, soit rétablie de manière informelle par des groupes locaux.
La prison centrale d’Uvira, l’une des principales institutions judiciaires, a également été impactée par les affrontements. Les prisonniers ont réussi à s’évader pendant les combats, provoquant un afflux de criminels en liberté. En liberté, ces individus ont non seulement échappé à la justice, mais se sont aussi engagés dans des actes de vol et de violence, aggravant la situation déjà précaire de la ville.
De plus, les arrêtés ou les auteurs d’autres crimes n’ont aucune voie d’être jugés ou punis, faute de places dans les prisons ou de personnel judiciaire pour prendre en charge les affaires.
Dans l’absence de solutions légales formelles, une justice populaire a pris place à Uvira. La population, désemparée et face à l’impossibilité d’attendre un jugement officiel, prend les choses en main, souvent en infligeant des châtiments violents à ceux qu’elle juge coupables. Cela a alimenté un cercle vicieux de violence et d’impunité, qui menace la cohésion sociale et aggrave les divisions au sein de la communauté.
La situation sécuritaire d’Uvira est encore plus inquiétante en raison de l’absence de la police, qui a été forcée de fuir la ville pendant les affrontements et de se réfugier au Burundi. La police, ainsi rapatriée, ne joue plus son rôle de maintien de l’ordre à Uvira, laissant un vide sécuritaire.
Actuellement, les militaires assurent une faible partie de la sécurité, mais la majorité du contrôle de la ville repose sur les milices Wazalendo. Ces milices, bien qu’étant pro-gouvernementales, ne possèdent pas les prérogatives légales pour imposer la loi, créant une situation où les groupes armés imposent leurs propres règles,souvent en dehors du cadre légal.
Un membre de la société civile d’Uvira, qui a préféré garder l’anonymat, a exprimé des préoccupations profondes concernant l’impact de cette situation sur l’autorité de l’État. Selon lui, la vacuité des institutions judiciaires, combinée à l’absence des forces de l’ordre, laisse la population à la merci de forces non étatiques, fragilisant l’État de droit.
L’absence de la police et la destruction des infrastructures judiciaires font qu’il est quasiment impossible d’obtenir justice », at-il déclaré.
D’après une source proche des autorités judiciaires, il est quasi impossible pour les institutions judiciaires de fonctionner dans une ville où la police est absente et où la sécurité est, en grande partie, assurée par des milices. Cette situation d’exception rend encore plus difficile la reprise des activités judiciaires normales.
Les autorités compétentes n’ont pas les moyens d’assurer la justice de manière ordonnée et sécurisée, et les tribunaux sont restés fermés ou inutilisables. Tant que cette crise perdure, la justice populaire risque de devenir la norme, avec toutes les conséquences sociales et humaines que cela comporte s’inquiète un défenseur judiciaire d’Uvira.
Uvira se trouve dans une impasse judiciaire, où la sécurité est menacée et la justice est inexistante. Les habitants vivent dans l’incertitude, sans espoir d’une résolution rapide de leurs problèmes judiciaires. Cette situation appelle à une intervention urgente de la part du gouvernement central et de la communauté internationale pour rétablir l’ordre et permettre à la justice de reprendre ses fonctions dans la ville.
François Moreillon explique aux autorités congolaises : « le CICR n’était pas l’opérateur du vol sanitaire évoqué dans une communication récente du VPM Shabani Lukoo»
Le Chef de délégation du CICR en RDC François Moreillon a eu des échanges le dimanche 16 Mars 2025 avec plusieurs hautes autorités gouvernementales, et en particulier Shabani Lukoo, Vice Premier Ministre de l’Intérieur et Sécurité.
Avec Shabani Lukoo, François Moreillon a rappelé que conformément à son mandat, le CICR est régulièrement sollicité pour l’évacuation des blessés et des malades. « Cette action, au cœur de son mandat humanitaire, sauve des vies. »
Selon François Moreillon l’action médicale du CICR accompagne et renforce les structures et personnel médical national en les plaçant au cœur de la réponse, aux côtés du personnel médical spécialisé que le CICR déploie.« J’ai aussi rappelé que l’action médicale d’urgence n’a été possible que grâce au soutien et à l’engagement des autorités et de toutes les parties, auprès desquelles le CICR fait preuve d’une totale transparence, grâce à des procédures de notification mises en place. » souligne François Moreillon sur son compte X
Notre source indique qu’à la suite de ces échanges, les autorités ont reçu la confirmation que le CICR n’était pas l’opérateur du vol sanitaire évoqué dans une communication récente du Vice Premier Ministre de l’Intérieur et Sécurité.
« Les vols opérés par le CICR sont comme à l’accoutumée dûment notifiés à toutes les autorités compétentes. »
Le chef de délégation du CICR en RDC François Moreillon a rencontré les membres du gouvernement congolais après un communiqué signé par le Vice Premier Ministre de l’Intérieur et Sécurité qui a circulé sur les réseaux sociaux dénonçant le renforcement des militaires de la force spéciale Rwandaise sur les axes de Walikale et Masisi au Nord Kivu et dans les Hauts plateaux de Minembwe au Sud-Kivu en date du 09 mars 2025 par un hélicoptère affrété par la CICR à l’aérodrome de Kiziba pour récupérer les militaires Rwandais blessés lors des affrontements contre les forces
Uvira: reprise des activités scolaires: un défi entre espoir et inquiétudes
Le 17 mars 2025, la province éducationelle Sud-Kivu 2 se prépare à reprendre ses activités scolaires, une annonce faite lors d’une réunion tenue à Uvira, siège provisoire du Gouvernement provincial.
Cette décision a été portée par madame Catherine Balemba, ministre provinciale de l’Éducation, qui a insisté sur la nécessité de relancer les activités scolaires afin que les enfants puissent accéder à leur droit fondamental à l’éducation.
Malgré cette initiative positive, des tensions et inquiétudes persistantes chez de nombreux parents, notamment à Uvira et dans ses environs. Les préoccupations sont liées à la situation sécuritaire volatile qui pèse sur la région.
En effet, des parents rencontrés par Kivutimes le vendredi 14 mars 2025, au quartier de Kavimvira, ont exprimé leur réticence à envoyer leurs enfants à l’école en raison de risques sécuritaires persistants.
Selon ces parents, les coups de balle sporadiques, particulièrement la nuit, sont devenus une réalité quotidienne qui alimente leurs craintes pour la sécurité de leurs enfants.
“Nous agirons des tirs chaque nuit, et cela ne nous donne aucune confiance pour envoyer nos enfants à l’école”, a déclaré l’un des parents, préférant rester anonyme.
La situation est encore plus préoccupante dans certaines localités de la plaine de la Ruzizi, une zone du territoire d’Uvira où les tensions sont exacerbées. Selon un acteur de la société civile de cette partie, certaines zones sont difficilement accessibles en raison de la présence de militaires et du Wazalendo en plaine opération contre le M23.
La présence de groupes armés dans la région rend difficile la normalisation de la vie scolaire”, explique cette source de la société civile.
L’inquiétude est d’autant plus grande en raison de la proximité des rebelles du M23, dont les positions dans les environs de la plaine de la Ruzizi ajoutent un autre niveau d’enquête pour la sécurité des habitants et des élèves.
Les parents redoutent une reprise des hostilités, ce qui pourrait nuire davantage à l’accès à l’éducation dans cette région déjà fragilisée par les conflits armés.
L’engagement à rétablir les activités scolaires dans la province reste essentiel, mais il semble que la mise en œuvre de cette décision nécessitera une coopération renforcée avec les forces de sécurité et les autorités locales pour assurer la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
En attendant, les parents d’Uvira ville et territoire espèrent que les mesures de sécurité accumulées permettront de rétablir le nécessaire pour envoyer leurs enfants à l’école.
Hauts-plateaux : afflux des déplacés au village point zéro avec une vie très précaire
La partie hauts-plateaux du territoire d’uvira Mwenga et Fizi frappée par une crise humanitaire suite aux déplacements massifs des populations , après des affrontements entre Twigwaneho et wazalendo dans le village mikenge depuis la fin du mois de mars 2025.
Suite de ces atrocités, le village point Zéro situé à la limite du territoire de Fizi et Mwenga sur la chaîne de mots de Mitumba a accueilli des milliers de personnes déplacées en provenance de Mikenge fouillant l’insécurité.
Ces déplacés traversent des moments très difficiles car ces derniers n’ont pas accès aux marchés locaux, aux produits agricoles de leurs champs, une situation qui crée l’instabilité des denrées alimentaires, pesant négativement sur la vie de population vulnérable qui vie sans aucune assistance étant donné que toutes les organisations humanitaires ont été contraintes de quitter la zone.
Pour ces centaines de familles coincées au point zéro n’ont aucun approvisionnement en denrées alimentaires car les commerçants ambulants en provenance d’uvira et Bukavu n’arrivent pas dans les hauts-plateaux après la chute de Bukavu. Cette avancée de l’AFC/M23 dans la province du sud-kivu a provoqué la reprise des mouvements dans cette zone.
Contacté par la rédaction de Kivutimes, un infirmier de l’hôpital général d’itombwe a laissé entendre que cette situation impacte l’aspect négatif l’aspect économique sur la hausse de prix sur le marché des produits de première nécessité où un tige de savons est passé de 3500fc à 30000 fracs congolais et pour faire le retrait de l’argent sur airtel money et m-pesa, les déplacés sont imposés de payer la moitié du montant à retirer.
Pour se procurer les vivres, les déplacés se dirigent vers des villages de Kanguli, Milende, Nakiele et Kilumbi où bien-que vous avez de l’argent ça devient difficile pour avoir des vivres.
Hauts-plateaux: crise humanitaire après l’attaque au camp de déplacés de Mikenge à Itombwe: l’appel urgent à l’aide
L’organisation humanitaire New Hope Réconciliation Centre appelle les organisations humanitaires à intervenir afin de venir en aide aux victimes des attaques qui ont ciblé le camp des déplacés de Mikenge, une attaque dévastatrice menée par des groupes armés Mai Mai appelés Wazalendo.
Ces derniers ont incendié ce camp de déplacés, une catastrophe qui a laissé des milliers de familles sans abri et dans une situation de vulnérabilité extrême.
Le camp de déplacés de Mikenge, qui abritait environ 310 ménages principalement composés de familles Banyamulenge, a été réduit à un tas de cendres.
Selon des sources locales, les attaques ont non seulement causé d’importantes pertes humaines, mais aussi des dégâts matériels considérables.
En plus du pillage des biens, des incendies dévastateurs ont ravagé une grande partie du camp, détruisant tout sur leur passage et aggravant la souffrance des habitants déjà fragilisés par des années de conflit.
Des milliers de personnes, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, se retrouvent désormais sans toit, dans un contexte d’insécurité et de manque de ressources essentielles. Des déplacés qui ont quitté, Mikenge se sont installés à Minembwe dans une situation humanitaire très précaire.
Face à cette situation désastreuse, l’organisation New Hope Reconciliation Center (NHRC) lance un appel d’urgence à la solidarité.
Cette ONG demande aux organisations humanitaires et caritatives de se mobiliser immédiatement pour fournir une aide essentielle aux victimes de l’attaque.
L’assistance demandée comprend des secours médicaux, alimentaires et des abris pour répondre aux besoins vitaux des communautés touchées.
La priorité est de permettre à ces populations de retrouver un semblant de sécurité et de dignité, tout en veillant à leur fournir des soins de santé de base et une nourriture adéquate.
Outre l’aide humanitaire, l’organisation NHRC insiste également sur l’importance de restaurer la paix et la cohésion sociale dans cette région dévastée.
L’ONG appelle donc à une cohabitation pacifique et à des initiatives locales pour prévenir de nouvelles attaques et favoriser un environnement de stabilité et de paix durable.
La situation à Mikenge illustre l’ampleur de la souffrance des populations déplacées et la fragilité de la paix dans certaines régions de la République Démocratique du Congo.
Alors que les besoins humanitaires se font de plus en plus urgents, l’aide internationale est essentielle pour éviter une catastrophe encore plus grave.
Corridor Central : Relance des travaux de modernisation de la route Kasindi-Beni, Butembo entre la RDC et l’Ouganda
Ces travaux vont consister à l’asphaltage de plus au moins 80 kilomètres à partir du poste de frontières de Kasindi jusqu’ à Beni-Ville et de plus de 50 kilomètres de Beni- ville à Butembo.
Selon notre source, c’est une route de frontière d’intérêts économiques qui connecte ces deux pays membres du corridor central. Elle va faciliter non seulement les échanges commerciaux mais aussi va impacter sur la durée et le coût de transit.
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-Major, Kakule Soma Evariste qui a reçu la visite du ministre Ougandais des infrastructures a fait savoir que leurs échanges ont tourné essentiellement sur la relance imminente des travaux de construction et de modernisation de ladite route.
La reprise imminente des travaux est le fruit de la coopération bilatérale entre les Présidents Félix Tshisekedi et Yoweri Kaguta Museveni, respectivement de la RDC et de l’Ouganda.
Le Ministre Ougandais des travaux publics, et des transports katumba Wamala a annoncé la modernisation des quelques infrastructures de base, notamment sur l’axe routier Hululu-Lume-Semuliki pour un bon acheminement des marchandises et faciliter les transports des populations de ces deux pays membres du corridor central.
Pour rappel, ces travaux de modernisation de la route Kasindi-Beni-Butembo ont été lancés en 2021 par le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi et son homologue ougandais, Yuweri Kaguta Museveni.
Uvira: 10. 000 litres de carburant offerts par le CICR à la Régideso et à l’Hôpital général de référence
Dans un geste de solidarité et d’aide humanitaire, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), bureau d’Uvira, a octroyé 6000 litres de carburant à la Régideso et 4000 litres à l’Hôpital Général de Référence d’Uvira. Cette aide a pour but de soutenir la population locale pour accéder facilement aux soins de santé et à l’eau potable après les violents affrontements qui ont récemment déstabilisé la ville et territoire d’Uvira, en province du Sud-Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Monsoeur Dgibril Diallo, chef de bureau du CICR à Uvira a souligné que cette donation est destinée à soulager la population, particulièrement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de choléra qui sévit dans cette partie.

Après les violents combats, de nombreuses institutions et activités à Uvira ont été paralysées, ce qui a gravement impacté les services essentiels comme l’eau potable et l’électricité.
Ces perturbations ont conduit à des difficultés majeures pour la population, notamment en matière d’accès à l’eau potable, un facteur crucial pour prévenir la propagation de maladies comme le choléra.
En plus des carburants, le CICR a également remis six tonnes de sulfate d’aluminium à la Régideso pour le traitement de l’eau.Ces produits permettront de garantir un approvisionnement en eau potable de qualité et de limiter ainsi les risques d’épidémies, notamment celles liées au manque de l’eau non traitée.
Cette action s’inscrit dans une série de mesures prises par le CICR pour apporter une aide immédiate aux habitants d’Uvira, en particulier après la déstabilisation causée par les affrontements armés.
Les cérémonies de remise de cette aide se sont déroulées dans les enceintes de la REGIDESO à Uvira, ainsi qu’au sein de la Zone de Santé d’Uvira, en présence des autorités locales.
Le maire adjoint et maire intérimaire de la ville d’Uvira a exprimé sa gratitude envers le CICR pour cette initiative, saluant l’importance de cette aide pour la protection de la santé publique à Uvira.

Cette intervention du CICR reflète l’engagement constant de l’organisation humanitaire à apporter son soutien aux populations vulnérables en période de crise, en particulier dans les zones touchées par des conflits armés.
Les ministères du commerce extérieur et des finances officialisent le Régime Commercial Simplifié « RECOS » aux frontières de la RDC et ses pays voisins
Plus question de doute, le gouvernement congolais à travers les ministères du commerce extérieur et des finances viennent de donner le feu vert aux produits du Régime Commercial Simplifié « RECOS » en sigle, aux frontières de la RDC et ses pays voisin membres du COMESA.
C’est à travers un arrêté interministériel du 10 mars 2025 modifiant et complétant l’arrêté interministériel du 29 juillet 2016 portant mise en œuvre du régime commercial simplifié du COMESA.
Ces ministres disent répondre à la nécessité et l’urgence de la facilitation du petit commerce transfrontalier étant donné que les listes communes des produits éligibles au RECOS harmonisées entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et les Gouvernements des pays limitrophes membres du COMESA sont déjà fixées.
Cet arrêté à son article 3, fixe les bénéficiaires du RECOS, qui sont les petits commerçants transfrontaliers remplissant les conditions spécifiques. C’est notamment résider dans un pays membre du COMESA dans les zones frontalières et présentant les documents suivants la prestation de service sur les marchandises et produits importés dans le cadre du RECOS.
L’Article 4 précise que le bénéficiaire doit posséder la pièce d’identité indiquant le statut de petit commerçant, conformément à la législation du pays d’origine. Également il doit posséder des marchandises produites ou fabriquées dans les pays voisins, ayant signé un accord bilatéral sur le commerce transfrontalier avec la RDC, figurant sur la liste bilatérale commune des produits éligibles au RECOS, et dont la valeur n’excède pas 500 USD (cinq cents dollars américains) par jour et par commerçant.
Le certificat d’origine simplifié des produits manufacturés doit attester que le membre appartient à une association regroupant les petits commerçants transfrontaliers, officiellement reconnue par les autorités compétentes des pays ayant signés des accords bilatéraux de commerce transfrontalier avec la RDC ,peut-on lire dans cet arrêté parvenu à Kivutimes ce 13 Mars 2025.
Une bonne nouvelle pour les membres du Corridor Central car cette facilitation s’appliquera entre la RDC, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, et la Zambie.
Les produits non répertoriés sur la liste visée à l’alinéa précédent, même si leur valeur est égale ou inférieure à 500 USD (dollars américains Cinq-Cents), sont soumis aux droits et taxes à l’importation souligne cet arrêté.
Tous les tarifs en rapport avec le RECOS seront affichés au Bureau d’Information Commerciale souligne notre source.
Pour rappel les ministres du commerce extérieur Julien Paluku et son homologue du Burundi en charge du commerce Marie Chantal avait lancé le 30 Octobre 2025 le Régime Commerciale Simplifié RECOS à la frontière entre la RDC et le Burundi au poste frontalier de Kavimvira.
Uvira/Fizi:Les journalistes, blogueurs et influenceurs s’engagent à lutter contre la diffusion des fausses informations
À l’issue d’une formation organisée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL) en collaboration avec la Synergie des Médias pour l’Union des Forces (SYMUF), les journalistes, blogueurs et influenceurs se sont engagés fermement à combattre la propagation des fausses informations. Cette initiative a été rendue possible grâce au soutien financier de la Benevolencija Grands Lacs.
La formation qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Vrai ou Faux de Benevolencija, a pour objectif de lutter contre la désinformation qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo, en particulier dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu.
Elle a permis aux participants de se familiariser avec les outils et les stratégies pour vérifier les faits, comprendre la législation sur les numériques en RDC, et prendre conscience des enjeux liés à la sécurité de journalistes en période de conflits armés.
Les fausses informations, souvent véhiculées sur les réseaux sociaux et autres plateformes numériques mais aussi dans les médias traditionnels, est un danger majeur, notamment dans des contextes de conflits armés, comme le souligne Me François Igilima, porte parole du cadre de concertation de la société civile d’Uvira.
Elles exacerbent les tensions sociales, attisent la violence et peuvent provoquer des divisions dangereuses au sein des communautés.
Conscients de ces risques, les participants ont exprimé leur volonté de mettre en place des mécanismes efficaces pour contrer ces fausses informations.
Durant la formation, les intervenants ont abordé des thèmes essentiels, tels que la vérification des faits, la responsabilité des journalistes et des influenceurs, ainsi que les défis spécifiques auxquels sont confrontés les journalistes dans des environnements de guerre ou de tensions sociales.
La loi sur les numériques en RDC a également été présentée, offrant aux participants des clés pour mieux naviguer dans le paysage complexe de la communication.
Les participants ont suggéré aux organisateurs d’intensifier ce genre de formation et d’élargir leur portée à un plus grand nombre d’acteurs des médias, y compris ceux évoluant dans des zones plus reculées de la province.
Ils ont également insisté sur la nécessité de développer des stratégies et des approches ciblées pour contrer la désinformation à la base des violences et des tensions dans la région des Grands Lacs.
Les influenceurs, journalistes et blogueurs ont également proposé de mettre en place des alliances plus solides entre les différents acteurs des médias afin de créer un front uni contre les fausses informations.
Ils ont souligné qu’une coopération renforcée entre les professionnels des médias et les organisations de la société civile était cruciale pour garantir la diffusion d’informations vérifiées et responsables.
Cette formation marque un tournant important dans la lutte contre la désinformation à l’Est de la RDC. Les participants ont exprimé leur engagement à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans leur travail quotidien, afin de contrer l’impact dévastateur des fausses informations.
Leur mobilisation représente une étape clé dans la construction d’un environnement médiatique plus sûr et plus transparent, essentiel pour la paix et la stabilité dans la région.
La lutte contre les fausses informations est un défi de taille, mais grâce à l’engagement des journalistes, blogueurs et influenceurs formés, il est possible de relever ce défi et d’œuvrer pour une information juste et fiable au service de tous à fait savoir Me Robert Shemahamba, juriste ancien journaliste l’un des facilitateurs de cette session.
Cette session tombe au point nommé dans la ville d’Uvira car cette entité fait face à la propagation des fausses informations à fait savoir madame Jeanne d’arc Chakupewa Mutambala, cheffe de bureau unique qui a représenté le maire de la ville d’Uvira dans cette activité.
Celle-ci a demandé aux journalistes d’éduquer le grand public car la majorité de la population est victime de cette pratique à la base des paniques dans la ville.
Signalons la présence du chef de bureau de communication et médias, le porte des FARDC dans le secteur l’opérationnel Sokola 2 sud de la province du Sud-Kivu.
Uvira: Les victimes des inondations d’eaux de la rivière Mulongwe et du Lac Tanganyika recevront une assistance alimentaire en Avril prochain
Les habitants d’Uvira, lourdement impactés par les récentes inondations et la montée des eaux de la rivière Mulongwe et du Lac Tanganyika, seront assistés en vies à partir du mois d’avril 2025.
Dans une interview accordée à la presse locale, le ministre provincial de la Santé et des Affaires humanitaires a confirmé que cette aide humanitaire sera fournie après plusieurs plaidoyers qu’il a mené auprès des partenaires humanitaires.
Selon le Docteur Walulika Muzaliwa Théophile, l’assistance sera distribuée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en collaboration avec l’ONG AIDES.
Selon le ministre, les bénéficiaires de cette aide seront principalement ceux ayant déjà reçu une première assistance dans le cadre de la phase initiale de distribution. Les mêmes listes de débénéficiaires seront utilisées pour cette nouvelle distribution.
Afin d’assurer une distribution et efficace, les autorités locales, notamment les chefs de quartiers et de avenues, qui connaissent bien équitablement leurs administrées, seront impliquées dans cette activité.
Le ministre a tenu à rappeler que cette assistance vise à soulager les populations les plus vulnérables, qui ont perdu leurs habitations et leurs moyens de subsistance à cause des inondations.
L’annonce a été faite ce lundi 11 mars 2025, lors d’une rencontre avec les médias dans son cabinet, situé à Kilomoni, dans la commune de Kavimvira, où les institutions provinciales se sont temporairement installées.
Ce soutien, tant attendu par les victimes des catastrophes naturelles, témoigne de l’effort concerté entre les autorités provinciales et les partenaires humanitaires pour soulager les souffrances des sinistrés d’Uvira.
Mois de la femme : Solange Kwinja sensibilise les jeunes filles à s’impliquer dans les activités champêtres
Le monde entier a célébré ce samedi 08 Mars 2025, la journée internationale du mois de la femme. A cette occasion Solange Kwinja Kahiriri directrice générale de la société coopérative Agricole Heshima Coffe appelle les jeunes filles à s’impliquer dans les activités champêtres.

Elle invite également les autorités à rétablir la paix à l’Est pour permettre à ses membres de mener leurs activités entrepreneuriales dans la quiétude.
Elle souligne qu’en ce mois de Mars, les membres de la société coopérative
agricole Heshima se sont constitués à majorité des femmes exposant leurs
productions et des produits souvent transformés au public.
« En faisant cela, nous voulons montrer que la femme n’est pas seulement la
cuisine. Mais la femme, c’est aussi l’entreprise, l’innovation et la créativité.
C’est pour cela, nous encourageons plus les femmes qui se sentent négligées ou
sous-estimées d’être courageuse, de travailler beaucoup plus. Là où l’homme a
réalisé moins, la femme fournie. J’appelle les mamans à ne pas baisser les bras,
et à être des modèles » souligne Solange Kwinja

Aux jeunes filles, Solange Kwinja leur invite à s’impliquer dans les activités
champêtres.
« J’invite les jeunes filles qui se disent que le travail de champs appartient
seulement aux vieilles femmes se trompent. J’ai commencé tout jeune et
aujourd’hui je suis devenu DG de l’entreprise. J’aie la marque Heshima, un café qui est très apprécié sur le marché congolais et international. C’est par ce que j’ai eu le courage. J’ai aimé ce que je fais. J’encourage aussi les jeunes
filles à entreprendre, à créer dans le secteur agricole l’espace est encore vide.
Venez, nous allons vous coachez » dit Solange Kiwanja

Comme vous le savez, la société coopérative Agricole Heshima Coffe œuvre
dans l’agri business spécialement dans la promotion du café congolais
notamment l’Arabica cultivé au Sud-Kivu. L’entreprise est aujourd’hui dans
les territoires de Kalehe, Walungu, Kabare et dans la plaine de la Ruzizi.
Uvira: les femmes judiciaires et magistrates confrontées à des difficultés dans l’exercice de leur métier
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes juges, le 10 mars, les femmes juges d’Uvira ont exprimé leurs préoccupations concernant les difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur métier.
Ces femmes, engagées dans un domaine traditionnellement dominé par les hommes, révèlent plusieurs obstacles qui rendent leur travail encore plus complexe.
L’une des principales difficultés mentionnées est l’inégalité dans le traitement des dossiers.
Selon Maître valence Jeanne, défenseur judiciaire près du Tribunal de Grande Instance d’Uvira, certaines femmes juges sont confrontées à un traitement inéquitable de leurs affaires, ce qui crée des désavantages dans l’accomplissement de leur fonction.
Cependant, une autre problématique grave concerne le harcèlement sexuel. Les femmes juges d’Uvira dénoncent le comportement inapproprié de certains de leurs supérieurs et collègues de service, un harcèlement qui a un impact dévastateur sur leur moral et leur détermination.
Maître Jeanne insiste sur le fait que cette pratique décourage de nombreuses femmes dans leur carrière et leur donne un sentiment d’impuissance face à un système patriarcal encore bien ancré.
Elle appelle ses collègues à avoir le courage de dénoncer ces pratiques, soulignant qu’il est essentiel de se tenir debout et de ne pas laisser les abus de pouvoir se poursuivre.
“Les femmes juges doivent travailler dur pour se tailler une place dans leur secteur”, a-t-elle déclaré.
Un appel à la solidarité et à la détermination pour faire avancer les droits des femmes dans la magistrature.
Maître valence Jeanne va même plus loin en affirmant que les hommes, en particulier ceux qui exercent des fonctions supérieures, sont souvent ceux qui découragent les femmes dans leur métier.
Elle rapporte une expérience vécue où les femmes, notamment les nouvelles arrivantes dans la profession, sont souvent confrontées à des avances sexuelles de la part de leurs collègues masculins, ce qui a un effet démoralisant.
“Si vous êtes nouvelle dans la carrière d’avocature, tous les hommes commencent à courir après vous, pour solliciter de faire des rapports sexuels avec vous, et cela décourage les femmes“, déclare-t-elle avec indignation.
La Journée internationale des femmes juges, célébrée chaque 10 mars, a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour promouvoir l’autonomisation des femmes dans la magistrature.
Cette journée a pour objectif de mettre en lumière les défis auxquels les femmes juges sont confrontées et de sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de combattre les inégalités de genre dans le secteur judiciaire.
Le témoignage des femmes juges d’Uvira est un appel à l’action pour éradiquer les discriminations et promouvoir un environnement de travail plus équitable et respectueux pour toutes.
Minembwe:Bombardements aériens ce 10 mars 2025; un choc pour les habitants
L’aérodrome de Minembwe, situé dans le territoire de Fizi, a été le théâtre de frappes aériennes qui ont secoué cette partie. Des sources locales indiquent qu’une série de bombardements ont été effectués par des avions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Les frappes ont principalement visé la localité de Kiziba, plus précisément l’entité appelée chez Mugaju.
Une bombe est tombée directement sur l’aérodrome, tandis que d’autres ont atterri à proximité immédiate de ce site stratégique, causant des destructions dans les environs.
Les témoins sur place précisent que certaines maisons voisines de l’aérodrome ont été endommagées par les explosions, mais, aucune victime n’a été déplorée, que ce soit en termes de morts ou de blessés.
Cette nouvelle escalade de violence intervient dans un contexte de tensions croissantes à Minembwe.
En effet, la localité a récemment été prise par le groupe Twirwaneho, un qui a renforcé sa présence dans cette après la mort tragique du Colonel Michel Rukunda Makinika, l’ancien chef de ce groupe.
Le Colonel Charles Sematama, successeur autoproclamé de Makinika, a pris les rênes de Twirwaneho en se proclamant « Général de Brigade ».
Ce changement de leadership et la prise de Minembwe par Twirwaneho ont exacerbé les tensions militaires et conduit à une intensification des bombardements par les FARDC.
Les habitants de Minembwe, déjà traumatisés par les combats incessants dans la région, vivent dans l’incertitude face à la violence croissante et à l’impact des affrontements.
Le contrôle de la zone par Twirwaneho représente un défi majeur pour l’armée congolaise, qui continue ses opérations dans un environnement de plus en plus volatile.
JIF:La Prunelle RDC asbl appelle à une action immédiate et concrète pour protéger les femmes et les filles du Kivu
En ce 8 mars 2025, La Prunelle RDC asbl se joint aux Nations Unies et à l’ensemble de la communauté internationale pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes.
Cette année, le thème retenu, « Pour TOUTES les femmes et les filles : Droits. Égalité. Autonomisation », résonne particulièrement face à l’aggravation du conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
« Depuis plusieurs décennies, les femmes et les filles de ces régions vivent sous la menace permanente des affrontements armés, du déplacement forcé et des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. Dans les grandes villes comme Goma et Bukavu, l’insécurité grandissante réduit l’accès des femmes à l’éducation, à la santé et aux opportunités économiques, compromettant leur autonomisation et leur avenir. Cette année, l’histoire se répète », déplore Dorcas Bolese_Boendi, Directrice Exécutive de La Prunelle RDC asbl.
Face à cette réalité, La Prunelle RDC asbl réaffirme son engagement indéfectible à défendre les droits des femmes et des filles, à les accompagner dans leur quête de justice et à plaider pour une paix durable. Nous rendons hommage à ces femmes courageuses qui, malgré les violences et les souffrances, se dressent comme des piliers de résilience et de transformation au sein de leurs communautés.
« Cette journée du 8 mars est un rappel puissant que la lutte pour l’égalité et l’autonomisation des femmes ne doit pas céder face à l’adversité. Nous appelons à une action immédiate et concrète pour protéger les femmes et les filles du Kivu et garantir leur droit à vivre en paix, en sécurité et dans la dignité », poursuit Dorcas Bolese.
À toutes les femmes et filles du Kivu : votre combat est le nôtre, votre voix est essentielle, votre résilience est une inspiration. Ensemble, nous continuerons à lutter pour un avenir juste et égalitaire.
Sud-kivu : carence des produits de première nécessité à Minembwe,après l’occupation de cette commune par le Twigwaneho
Les habitants de la commune rurale de Minembwe dans le territoire de Fizi en province du sud-kivu traversent les moments difficiles suite à la carence des produits de première nécessité à quelques jours de la prise de cette entité par le groupe armé Twigwaneho.
Également Minembwe reste enclavé et déconnecté des autres localités considérées comme sa source de ravitaillement en vivres et non-vivres.
Comme il n’y a ni entré ni sortie dans le centre de Madegu et ses environs,pour la population ça devient difficile de se procurer les différents produits importants dans la vie quotidienne de l’homme.
Des sources locales renseignent que les chemins de tous les axes qui ravitaillent cette commune rurale sont bloqués ce qui affectent négativement l’économie à Minembwe.
Toujours présent dans la commune malgré son emprise par les rebelles,le Bourgmestre Ngadi Mukiza a dans un entretien avec Kivutimes ablaissé entendre que, bien-que Minembwe soit sous contrôle de twigwaneho,les membres des différentes communautés cohabitent pacifiquement et tous participent aux travaux communautaires de chaque samedi,un système instauré par cette nouvelle administration.
“La situation est calme à Minembwe, bien qu’il y avait des affrontements dans les semaines passées.le grand problème est que nous sommes déconnectés avec d’autres entités qui nous ravitaillent. Pour trouver le savon,le sel,du sucre ça devient impossible.ce qui nous soulage est nous sommes dans la période de la moisson et les produits agricoles sont en abondance.donc la population est épargné de la faim ici” a dit Gadi Mukiza,le bourgmestre de la commune rurale de Minembwe.
Notons que selon l’autorité communale,depuis l’occupation de Minembwe dans le territoire de Fizi et de Mikenge dans le secteur d’itombwe à Mwenga, l’administration de ces deux entités reste sous contrôle de Bukavu.
Uvira: La zone de santé de Ruzizi tire la sonnette d’alarme sur l’augmentation des cas de choléra
Depuis le 28 février, la zone de santé de Ruzizi fans la province du Sud-Kivu en RDC fait face à une augmentation inquiétante des cas de choléra.
Selon les sources médicales plus de 60 cas ont été enregistrés, dont deux décès. Cette situation alarmante montre le besoin urgent d’interventions sanitaires pour éviter une propagation plus large de la maladie.
Le médecin chef de la zone de santé de Ruzizi, le Docteur Kasho, a exprimé son inquiétude face à l’évolution rapide de l’épidémie. Dans une déclaration au médias, il a appelé les organisations humanitaires et les autorités locales à intervenir rapidement pour limiter les risques de contagion et sauver des vies. Il a souligné que la situation pourrait se détériorer davantage si des mesures immédiates ne sont pas prises.
Le choléra, une maladie diarrhéique aiguë souvent causée par la consommation d’eau contaminée, est une menace constante dans les zones où les infrastructures sanitaires sont insuffisantes.
L’augmentation des cas dans la zone de santé de Ruzizi met en évidence l’importance d’une réponse rapide et coordonnée des acteurs locaux, nationaux et internationaux pour maîtriser cette épidémie.
La situation n’est pas isolée, car une tendance similaire est observée dans la zone de santé d’Uvira, voisine de Ruzizi. Le communicateur de cette zone a également alerté sur l’augmentation des cas de choléra la semaine dernière.
La proximité géographique des deux zones et la similarité des conditions sanitaires rendent la situation encore plus préoccupante, avec des risques de propagation entre les deux zones et au-delà.
Face à cette crise, il est impératif que des efforts concertés soient déployés pour renforcer la prévention et améliorer l’accès à l’eau potable et aux soins de santé. Les autorités sanitaires, les organisations humanitaires et les communautés locales doivent unir leurs forces pour empêcher une éventuelle aggravation de l’épidémie, qui pourrait toucher un plus grand nombre de personnes et entraîner des pertes humaines supplémentaires.
Dans ce contexte difficile, la solidarité et l’engagement de la communauté internationale seront cruciaux pour venir en aide aux populations vulnérables et éviter une catastrophe sanitaire.
Le comité exécutif pour la cohabitation communautaire Uvira-Fizi et Mwenga demande à la population de soutenir le nouveau commandant secteur opérationnel Sokola 2 sud, du Sud-Kivu
Le comité exécutif pour la cohabitation communautaire des territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga a exprimé sa gratitude envers le gouvernement pour la nomination du Colonel Gervais Kambale Kiko en tant que commandant ad intérim du secteur opérationnel Sokola 2 Sud du Sud-Kivu.
Cette déclaration a été faite ce vendredi par le coordonateur du comité, Monsieur Ahadi Matan, qui a souligné que cette nomination était loin d’être un choix fortuit.
Selon Monsieur Byamasu Matan, le Colonel Kambale mérite le soutien total de la population d’Uvira, un soutien qu’il considère comme essentiel dans le contexte actuel.
Il a également remercié les autorités de la haute hiérarchie militaire pour leur confiance en le nommant à ce poste crucial.
Ce jeune notable du Sud-Kivu a insisté sur le fait que le Colonel Kambale est un choix réfléchi et pertinent, soulignant ses qualités de leadership et son expérience dans des missions de sécurisation.
Dans sa déclaration, Ahadi Matan a également réagi vigoureusement contre ceux qui cherchent à ternir l’image du nouveau commandant.
Selon lui, ces attaques sont le fruit de manipulations politiciennes visant à semer la division.
Il a ajouté que de telles actions ne doivent en aucun cas détourner l’attention du soutien nécessaire à la mission sécuritaire que le Colonel Kambale est appelé à diriger.
Le Colonel Gervais Kambale Kiko prend ses fonctions dans un contexte particulièrement difficile.
La ville d’Uvira, ainsi que la province du Sud-Kivu, ont été secouées par des incidents sécuritaires récents, notamment des affrontements entre les Wazalendo et les FARDC fuyards des rebelles opérant dans le nord et le sud-kivu.
Dans ce climat, le soutien à la nouvelle nomination est également appuyé par le vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean Jacques Elakano.
Après des échanges avec des acteurs de la société civile et des notables ce vendredi 07 Mars 2025, le vice-gouverneur a insisté sur la nécessité de soutenir activement le Colonel Kambale pour garantir une stabilité et une sécurité durables dans la région.
Ainsi, cette nomination, saluée par de nombreux leaders locaux, est perçue comme une opportunité pour renforcer la paix et la cohésion sociale dans un Sud-Kivu confronté à des défis sécuritaires majeurs.
Insécurité à Bukavu : une personne tuée et 17 maisons visitées par des hommes armés
Depuis la prise de la ville de Bukavu par l’AFC/M23 ,il ne se passe pas une seule nuit sans qu’un cas d’insécurité ne soit rapporté.
La nuit de jeudi à ce vendredi 07 Mars 2025, une jeune fille de plus de 20 ans qui devrait se marier incessamment a été tuée. son frère a aussi reçu des balles et interné dans un hôpital de la place dans un état critique.
Selon le chef de quartier Ndendere Albert Migabo,qui livre cette information à Kivutimes,17 maisons ont été attaquées par ces hors la loi en emportant des biens des citoyens.
Le pasteur Albert Migabo appelle la population à la vigilance et à dénoncer les suspects bandits qui se cachent dans leurs avenues.
Ce chef de quartier Ndendere et président des chefs des quartiers de la ville de Bukavu invite en suite les autorités de l’AFC/M23 à occuper les postes de la police qui restent abandonnés jusqu’à ces jours.
Également Albert Migabo plaide pour l’organisation des patrouilles avec des jeunes pour mettre fin à ces malfrats qui endeuillent la population.
Fizi: des fonctionnaires de l’Etat qui ont fui les paniques ont jusqu’au 10 mars 2025 pour regagner leur travail (l’Administrateur)
Plusieurs fonctionnaires de l’Etat dans le territoire de Fizi au sud-kivu ont abandonné leurs bureaux suite à la psychose de l’avancée de l’AFC/M23.
Certains se sont réfugiés dans les pays étrangers et d’autres dans les différentes pronvinces de la république démocratique du Congo.
Suite aux absences plongées de ces fonctionnaires de l’Etat, l’Administrateur du territoire de Fizi,samy kalondji Badibanga vient donner un ultimatum de 4 jours afin de regagner leurs postes.
Se confiant à la rédaction de Kivutimes, l’autorité territoriale s’interroge comment ces derniers ont décidé de quitter Fizi pendant que l’ennemi était encore à Bukavu.
“Je demande à tous les fonctionnaires du territoire de Fizi de regagner leur travail.je leur donne une semaine.Donc jusqu’à 10 mars et s’ils ne rentrent pas, nous allons prendre des mesures administratives et ils seront considérés déserteurs.la fuite d’un chef de service c’est une contribution à la psychose de la population.ils doivent rentrer et s’il faut mourir nous avons mourir avec la population’a-t-il.
Notons que l’arrivée des éléments de l’AFC/M23 dans la ville de Bukavu,des menaces de reprendre la ville d’Uvira avaient provoqué des panique dans toute la partie sud sud où la majorité des fonctionnaires de L’état ont fui vers le Burundi et d’autres à Kalemie dans le Tanganyika.
Uvira:des journalistes capacités sur la couverture médiatique humanitaire
Une vingtaine de journalistes des radios, télévisions et médias en ligne d’Uvira a bénéficié d’une formation sur la couverture médiatique humanitaire le 4 mars. L’activité, organisée par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en collaboration avec l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) Sud-Kivu, sous section d’Uvira, s’est tenue dans les locaux du CICR à Uvira.
Cette journée d’échange visait à renforcer les capacités des journalistes pour qu’ils puissent mieux couvrir les questions humanitaires, notamment dans des zones de conflit. Monsieur Patient Debaba, facilitateur de l’atelier et membre du comité de l’UNPC Sud-Kivu, a insisté sur l’importance de former les journalistes pour qu’ils puissent réaliser des reportages humanitaires de qualité.
Selon lui, la spécialisation des journalistes est essentielle afin de mieux répondre aux besoins en information des communautés et des acteurs humanitaires.
Dans ses interventions, M. Debaba a souligné l’importance de vérifier les informations auprès de sources fiables avant leur diffusion. Il a encouragé les journalistes à adopter une démarche éthique et responsable dans la couverture des crises humanitaires.
De son côté, le Chef de bureau CICR Uvira Djibril Mamadou Diallo a rappelé l’engagement de l’organisation à collaborer avec les médias pour garantir que les reportages des journalistes soient alignés avec les enjeux humanitaires. “Les journalistes jouent un rôle crucial dans l’éducation de la population. Leur collaboration avec le CICR contribuera à améliorer les services en faveur des communautés”, a-t-il déclaré.
Les journalistes participants ont eu l’opportunité de recevoir des notions pratiques sur la protection des civils et sur les interventions du CICR dans les zones de conflit armé. La session a permis aux professionnels des médias de mieux comprendre le rôle du CICR dans la protection des victimes des conflits armés, un aspect crucial dans le contexte humanitaire actuel.
Cette initiative marque un pas important vers l’amélioration de la couverture médiatique humanitaire dans la région, avec l’espoir que ces formations contribueront à une meilleure diffusion des informations en temps de crise et à un renforcement des liens entre les médias et les acteurs humanitaires.
Les habitants de Bibokoboko confrontés à une grave crise humanitaire après les attaques des groupes armés Mai Mai
Les habitants de Bibokoboko, une localité située dans le territoire de Fizi, ont été frappés par une série d’attaques sanglantes menées par les groupes armés Mai Mai et leurs alliés en date du 3 Mars 2025. Selon les sources locales les attaques sont menées par les Mai Mai Toronto et Bolozebishambuke. Les mêmes sources ajoutent qu’au moins 8 personnes civiles dont une femme ont été tuées par ces assaillants.
Les affrontements entre les FARDC en coalition avec les éléments de l’armée burundaise contre ces Mai Mai, environs 10 combattants côté assaillants auraient perdu leurs vies.
Des villages de Lulimba 1 et 2, Magaja, Bivumu 2 et une partie du village Bibokoboko centre. Ces attaques ont semé la terreur dans cette partie, coûtant la vie à plusieurs civils et poussant des milliers de personnes à fuir leurs villages.
Les habitants de Bibokoboko traversent des conditions humanitaires extrêmement difficiles, se retrouvant sans abri et sans ressources essentielles.
Lors d’une interview avec le chef de la localité de Bibokoboko, Ngirumukiza David, il a décrit la situation désastreuse à laquelle la communauté Banyamulenge fait face dans cette partie.
Selon lui, les habitants des villages brûlés par les Mai Mai sont actuellement concentrés dans un seul village vivant dans des conditions de grande précarité.
Ces personnes, qui sont toutes membres de la communauté Banyamulenge, sont contraintes de passer la nuit à la belle étoile, exposées aux intempéries, sans aucune protection. Ils n’ont également plus de vivres, car leurs réserves alimentaires ont été détruites par les assaillants.
Le Chef Ngirumukiza tire la sonnette d’alarme concernant la situation. Il souligne que même les civils blessés pendant les attaques ne reçoivent aucune aide médicale répondant aux normes sanitaires.
Les structures sanitaires locales ont été pillées, laissant la population sans accès aux soins de santé. De plus, il n’existe aucune voie d’approvisionnement pour acheminer l’aide humanitaire dans ces entités.
La situation est particulièrement dramatique pour les femmes, les enfants et les personnes âgées, qui sont les plus vulnérables face à cette crise humanitaire.
Des sources locales rapportent que les assaillants proviennent des villages voisins de Lweba, Baraka, Kafulo et Akuku. Plusieurs villages ont été incendiés, ce qui a entraîné un déplacement massif des populations.
Face à cette catastrophe, le chef Ngirumukiza appelle les organisations humanitaires à intervenir de toute urgence pour sauver les vies de ces populations qui se retrouvent dans une situation de grande détresse.
Les habitants de Bibokoboko a besoin d’assistance immédiate, notamment en termes de nourriture, de soins médicaux, d’abris et de sécurité.
La crise à Bibokoboko est un exemple tragique des conséquences des conflits armés sur les populations civiles, et il est impératif que la communauté internationale réagisse rapidement pour apporter son soutien à cette population en proie à la violence et à l’insécurité.
Des sources concordantes ajoutent que les FARDC et des éléments Burundais sécurisent présentement Bibokoboko.
Sud-kivu :les militaires sont toujours à l’état-major de Baraka, contrairement aux rumeurs qui circulent “Émérite Tabisha”
Le Maire à l’intérim de la ville de Baraka,Mme Émérite Tabisha dément les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux faisant étant de la fermeture de l’état-major des FARDC dans la ville de Baraka.
Selon Madame Émérite Tabisha, l’état-major des forces armées de la république démocratique du congo de la ville de Baraka est fonctionnelle pendant 24 heures et ne s’est jamais vidé de ses militaires depuis l’avancé du M23 dans la province du sud-kivu.
L’autorité urbaine s’est prononcée à quelques heures de sa visite à l’état-major des FARDC de Baraka sis au quartier Malala où elle a affirmé la présence du colonel qui organise souvent de rencontrer avec les wazalendo pour mettre l’ordre dans la ville afin de veuillez sur la sécurité de la population.
Elle invite les habitants de Baraka à ne pas céder à la panique provoquée par les mensonges qui est devenu la première armée des ennemis pour pour déstabiliser la population.
” Ce que nous voyons sur les réseaux c’est une arme utilisée par l’ennemi.il a choisi cette arme pour dissuader la population.nous sommes tous ici à Baraka et nous avons vu sur les réseaux sociaux que tous les militaires ont quitté l’état-major.nous nous sommes demandé d’où est venue cette information car nous organisons des conseils de sécurité avec les FARDC qui n’ont jamais fui la ville de D’ailleurs ce sont eux qui ont accueilli leurs compagnons fuyards en Provence d’Uvira.nous devons pas jouer au jeux de l’ennemi en propageant des mauvaises information contre nos militaires. a-t-elle dit.
Bien-que la ville de Baraka est à 60% sécurisée par des différents groupes des wazalendo,la présence des FARDC est un grand soulagement pour la population.
Uvira: le stress, l’exode rural, le changement du régime alimentaire et la sédentarité: principales causes du diabète
Selon le Dr Bita, plusieurs facteurs, notamment le stress, l’exode rural, le changement du régime alimentaire et la sédentarité, sont à l’origine de la hausse alarmante des cas de diabète dans cette région.
Une statistique inquiétante évoquée par le Dr Dier Bita est la croissance des cas de diabète chez les enfants de moins de 5 ans. Ces derniers, selon lui, ne devraient pas consommer de lait de vache, car il représente une des causes majeures du diabète de type 1 chez les petits enfants.
Ce point met en évidence l’importance d’une alimentation saine et adaptée dès le plus jeune âge. La consommation excessive de lait de vache et d’autres aliments transformés pourrait contribuer à des troubles métaboliques chez les enfants..
Le Dr Bita souligne que la transition vers des habitudes alimentaires modernes à Uvira, souvent influencée par l’exode rural, joue un rôle significatif dans l’augmentation des cas de diabète.
De plus en plus de personnes, notamment les jeunes générations, adoptent un régime alimentaire riche en aliments transformés et en viande fumée, deux éléments cités par le médecin comme facteurs aggravants de la maladie diabétique.
Le stress, la sédentarité et le mode de vie urbain ont également été identifiés comme des facteurs contribuant au développement du diabète dans cette partie de la provinceduSud-Kivu.
Le mode de vie urbain, avec ses exigences professionnelles et sociales, encourage un manque d’activité physique et une surcharge de stress, deux éléments qui favorisent l’apparition du diabète de type 2.
Le manque d’exercice physique et l’augmentation des comportements sédentaires, notamment en raison de l’utilisation excessive des écrans et des transports motorisés, amplifient cette tendance.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de diabète continue de croître de manière exponentielle à l’échelle mondiale, avec des projections indiquant que la maladie pourrait toucher jusqu’à 650 millions de personnes d’ici 2035.
Cette situation est d’autant plus préoccupante à Uvira, où la gestion et la prévention de la maladie restent un défi majeur pour les autorités locales et les professionnels de la santé.
Face à cette montée en flèche du diabète à Uvira, le Dr Bita recommande plusieurs mesures préventives à la population. Il insiste sur la nécessité d’éviter les médicaments traditionnels, souvent utilisés sans discernement, car ces derniers peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’organisme humain.
Il met également l’accent sur l’importance du dépistage précoce et de la consultation dans des centres spécialisés en diabétologie.
Pour le Dr Bita, le suivi médical dans des établissements adaptés et le recours à des médecins spécialisés permettent de mieux gérer la maladie et d’offrir les soins appropriés.
Le diabète à Uvira est une problématique de santé publique qui mérite une attention urgente.
L’éducation de la population, la sensibilisation aux dangers d’une alimentation mal adaptée et l’incitation à un mode de vie plus actif sont des clés essentielles pour freiner l’augmentation des cas de diabète.
Comme le souligne le Dr Didier Bita Mushaniko, il est primordial que la population se fasse dépister régulièrement et qu’elle cherche des soins appropriés auprès de spécialistes afin de mieux comprendre et combattre cette maladie.
Walungu :Me Sogoti Busomero Jean Paul consterné par la situation humanitaire dans la zone depuis l’éclatement des combats entre les FARDC et l’AFC/M23.
Faisant suite à la situation humanitaire préoccupante au Sud-Kivu et plus particulièrement en territoire de Walungu depuis l’occupation des plusieurs entités par l’alliance fleuve Congo/M23 en mi-février dernier, Me Busomero Sogoti jean Paul se dit attristé par la situation humanitaire que traverse la population et adresse son message de compassion.
Pour ce défenseur judiciaire et candidat malheureux aux législatives nationales de 2023, fuyant les atrocités vers les pays voisins (Rwanda,Burundi) et d’autres réussi dans des familles d’accueil à l’intérieur du pays, ces derniers éprouvent des difficultés et la majorité exposée sous des intempéries. Une chose qui nécessiterait l’interpellation des humanitaires et des personnes de bonne volonté.
C’est maintenant deux semaines que les habitants de kamanyola,Karhongo,Walungu et partout ailleurs ont bougé vers les entités jugées plus sécurisées, celui-ci se dit partager le même sort que sa base pour laquelle il ne cesse de prier.
Jean Paul Sogoti regrette de constater que la population paie innocemment le pot cassé et appelle les acteurs de trouver au besoin un terrain d’attente pour aboutir à une paix durable et pacifique gage du développement.
Déplorant le décès de Amani Lurhampumbe David, administrateur de territoire assistant de Walungu et natif de kamanyola,survenu à Bujumbura en étant de refuge, partage ces dures épreuves avec la famille biologique et politique du disparu. Il en appelle le gouvernement congolais et la communauté congolaise présente au Burundi à la mobilisation afin de faciliter l’extradition du corps et l’enterrement digne.
Il invite cette paisible population à l’amour, et l’espoir envers le seigneur qu’un jour le calme reviendra, car rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Egalement toute la population de ne pas verser dans des accusons et calomnie gratuites entre eux, pour accéder à de postes, mais plutôt de demeurer dans l’amour tout en privilégiant l’unité et la cohésion sociale.
Sud-kivu : le député Nyamangyoku Ishibwela appelle la population de Fizi à l’unité pour faire face à l’agression
Le député national et l’élu de la circonscription électorale de Fizi,dans la province du sud-kivu,le professeur Nyamangyoku ishibwela Obedi vient de faire sa première sortie médiatique après l’occupation de la ville de Goma et Bukavu par AFC/M23,en lançant un appel vibrant à la population de Fizi-Itombwe,celui de garder leur unité pour faire face à cette agression.
C’est dans un entretien avec la rédaction de Kivutimes ce samedi 01 Mars 2025, que cet élu du peuple a condamné la soumission aux envahisseurs et appelé la population à la résistance pour faire face à la menace de l’AFC/M23.
“Nous devons rester unis pour faire face à l’agression et protéger notre terre sacrée. J’exhorte la population à la cohésion et au soutien aux forces armées de la république démocratique du Congo et aux forces de défense locales” a-t-il déclaré.
Celui-ci a dans le même message présenté ses condoléances aux familles touchées par les combats tout en dénonçant les mauvaises positions de certains notables qui veulent convaincre les combattants de faire le repli pour donner Passage à l’envahisseur.
« Notre terre ne se négocie pas.nous devons nous unir pour protéger. la défendre contre toute tentative de cession », a-t-il insisté.
Il met accent sur un soutien financier aux combattants locaux qui se battent volontairement pour de rendre la patrie.
“les wazalendo qui risquent leurs vies pour défendre la région mérite l’appui financier de chacun de nous et cette guerre, nous allons la gagner ensemble, par l’unité et la prière car la clé de la victoire réside dans la solidarité collective” a précisé l’élu de Fizi.
Rappelons que le député national nyamangyoku ishibwela obedi vient de lancer cet appel pendant que les violents affrontements opposants les mai mai au groupe armé twigwaneho se poursuivent à Mikenge,dans les hauts plateaux de Mwenga.
Fizi : une accalmie précaire observée à Milima après la terreur chaussée par les militaires fuyards au front
Les activités reprennent timidement à Milima,le village situé dans le groupement de basiloca secteur de Tanganyika en Territoire de Fizi ,dans la province du sud-kivu.C’est après une semaine des troubles qui ont été provoqués par certains militaires FARDC après avoir abandonné la cité de Minembwe et Mikenge dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga.
Lors de leur Passage dans ce village,ces militaires ont tiré en désordre et pillé les biens des paisibles citoyens poussant les habitants à vider leur village pour se réfugier en brousse.
Selon les sources locales, renseignent à la rédaction de Kivutimes que c’est depuis la soirée de ce vendredi que certains habitants ont commencé à regagner le village après que ces militaires aies vidé le village Mulima pour prendre la Fizi-centre en direction de Kalemi dans la prince du Tanganyika.
” Nous sommes déjà au village,mais les autres restent encore en brousse.les enfants ne vont pas à l’école.nous nous demandons c’est comment les militaires de la force loyalistes censés de protéger la population peuvent être à la base de pillages et des tirs en désordre pour paniquer la population” a dit un habitant.
Cependant,cette même situation a été signalée à lubuchako,un village du groupement des bashikashilu dans secteur de Ngandja après un échange des tirs entre wazalendo et ces militaires fuyards dans cette localité.
Plusieurs sources contactées sur place précisent que ces accrochages ont été provoqués par des wazalendo qui ont lancé une opération de désarmement de ces militaires fuyards vers Kalemi.
Une situation qui a provoqué la perturbation de la situation sécuritaire provoquant la paralysie des activités dans plusieurs localités du groupement des bashikashilu notamment à Misisi,lubuchako et nyange.
Les activités y reprennent timidement ce samedi 01 mais 2025 après le passage de ces militaires FARDC éparpillés dans ces localités.
Notons qu’avec l’avancé de AFC/M23 dans la province du sud-kivu,il s’observe un désordre entre les wazalendo et les FARDC où les accrochages sont signalés dans plusieurs localités de Fizi et Uvira.
Kamanyola : Situation confuse depuis l’avant midi de ce jeudi, suite au crépitement des balles
Entendus depuis 8heure locale au niveau de la colline surplombant le village de Katogota en territoire d’Uvira, les crépitements des balles ont vite paniqué les habitants de kamanyola qui se rendaient aux champs et ceux qui se trouvaient dans le village. Cette situation a perturbé les activités socio-économiques.
Quelques minutes plus tard, les crépitements ont commencé à se faire entendre sur les collines surplombant le village de kashenyi à kamanyola où des tirs à l’arme lourde et des bombes se font entendre sans préciser de quoi il s’agit.
Nos sources contactées, indiquent que ces tirs se faisaient entendre autour de la position des éléments de l’AFC/M23 sur la colline surplombant le pont à katogota sans préciser les causes et les responsables.
L’assimilant aux rumeurs faisant étant d’une éventuelle contre-attaque des jeunes Wazalendo coalisés aux fardc contre les éléments de l’AFC/M23 présents à kamanyola et katogota depuis le mardi 18 février dernier, notre source a difficile pour l’instant de donner les détails de cette situation sécuritaire préoccupante.
PPI et IRO présentent un rapport sur la coupure d’Internet en RDC, appelant les autorités à uniformiser les tarifs d’accès à l’internet
Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) et Integrated Refugee Organization (IRO) recommandent au gouvernement de réglementer les prestataires de services afin d’établir les tarifs uniformes pour les citoyens en RDC.Ces organisations recommandent aussi aux organisations non gouvernementales de collaborer avec la communauté internationale pour demander des comptes au gouvernement congolais en cas des violations de droit de citoyen de jouir de l’internet.
Ces recommandations et autres figurent dans un Rapport de recherche sur la coupure d’Internet, la censure et la surveillance en République Démocratique du Congo (RDC) avant, pendant et après les élections générales de 2023.
La présentation officielle de ce rapport s’est tenue en ligne le mercredi 26 février 2025, par PPI et IRO.
Selon Jonathan Magoma directeur a.i de Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) cette recherche visait à analyser l’impact des restrictions numériques en RDC et à formuler des recommandations pour garantir un Internet libre, sécurisé, accessible et fiable.
Il indique que ce rapport note qu’il n’y avait pas de coupure ni censure sur internet lors des élections générales de 2023. Jonathan Magoma félicite le gouvernement congolais pour ce geste, contrairement en 2018 lors des élections ou le gouvernement avait coupé l’internet. PPI et IRO indiquent dans ce rapport également que les citoyens n’avaient pas été surveillés ou contrôlés.
Toutefois ce rapport note que les citoyens ont été d’une manière ou d’une autre, victimes d’intimidations ou de harcèlement lié à la défense ou rapportage en ligne pendant cette période électorale et la liberté numérique n’a pas été très respecté. Le rapport signale que l’accès à l’internet reste un problème majeur pour la plupart des citoyens, les défenseurs de droits de l’homme et des journalistes en RDC. Il y a aussi la disparité des tarifs et des coûts élevés pour acheter des forfaits internet chez les maisons de télécommunication et la défectuosité des infrastructures n’assurant pas une meilleure qualité.
Ainsi ce rapport recommande que des défenseurs des droits humains soient formés d’avantage pour mieux surveiller et censure sur internet et autres formes d’abus par le gouvernement. Les médias sont appelés à mener les programmes de sensibilisation, d’éveil de conscience pour permettre aux citoyens de promouvoir la bonne gouvernance et de défendre le droit de l’homme.
Jonathan Magoma souligne que ce rapport sera déposé aux autorités gouvernementales de la RDC et aux organisations d’accompagnement pour un plaidoyer visant l’accès à l’internet effectif.
L’étude a été menée avec une approche méthodologique mixte combinant les données qualitatives et quantitatives, questionnaires, entretiens et analyses de cas.
La présentation de ce rapport a réuni en ligne, es experts en droits numériques, journalistes, défenseurs des droits humains, organisations de la société civile, acteurs des médias et autres parties prenantes.
Uvira: la vie reprend progressivement malgré les tensions passées
La ville d’Uvira, située dans le sud-est de la République Démocratique du Congo, commence à retrouver petit à petit son rythme de vie normal après une semaine de plus de tensions et d’insécurité.
Bien que des incidents sporadiques de coups de feu et de vols nocturnes continuent de marquer certains quartiers, les habitants semblent peu à peu se réhabituer à la vie quotidienne.
Le marché Kalimabenge, comme celui de Mulongwe ont rouvert leurs portes. Cependant, les commerçants, encore marqués par les événements récents, abordent cette reprise avec une certaine prudence. Les clients se présentent par petits groupes et la durée de leurs visites est limitée. En effet, beaucoup d’entre eux craignent encore pour leur sécurité et préfèrent éviter de traîner trop longtemps dans les espaces publics.
Madame Françoise Neema, commerçante de tomates au marché Kalimabenge, témoigne des difficultés actuelles. Elle explique que son stock de marchandises est presque épuisé et qu’elle n’a aucun espoir de recevoir de nouvelles livraisons. Selon elle, cela est dû aux restrictions imposées par le gouvernement burundais qui a limité la circulation à la frontière de Kavimvira, empêchant ainsi l’approvisionnement en légumes et autres denrées alimentaires provenant du Burundi.
Cette situation met les commerçants dans une position précaire, et beaucoup d’entre eux attendent des actions concrètes des autorités pour rétablir un commerce normal. Les appels des commerçants se multiplient, demandant au gouvernement congolais de faire tout ce qui est en son pouvoir pour restaurer la paix et la sécurité dans l’est du pays.
Cette partie du pays déjà fragilisée par les conflits récurrents, vit toujours dans l’incertitude.Les affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les groupes armés locaux, Wazalendo, ont laissé des séquelles sur les infrastructures économiques et sociales.
Le secteur du transport en commun à Uvira montre des signes d’amélioration, avec un retour progressif des motos et tricycles. Toutefois, certains chauffeurs ont commencé à augmenter les tarifs de transport, profitant de la reprise partielle de la normalité.
De plus, les chauffeurs de Bajaj, tricycles motorisés très utilisés à Uvira, se plaignent de leurs revenus bien inférieurs à ceux qu’ils avaient avant la crise. Leurs gains ont drastiquement chuté à cause des perturbations causées par les affrontements armés dans la ville.
Dans le secteur public, la situation est plus contrastée. Si certains bureaux restent fermés, des services essentiels, comme ceux de la REGIDESO (le fournisseur d’eau), fonctionnent déjà normalement. Les agents au bureau de Nyamianda sont de retour au travail, ce qui témoigne d’une reprise progressive de l’administration.
Malgré tout, la situation reste fragile et les habitants d’Uvira espèrent que la sécurité et la stabilité seront rétablies durablement, afin que la ville puisse retrouver son activité économique normale et permettre à ses habitants de vivre dans la tranquillité.
Les autorités doivent donc redoubler d’efforts pour garantir une paix durable dans cette partie de la province du Sud-Kivu à l’est de la RDC, afin de soutenir la relance des activités économiques et améliorer la vie quotidienne des citoyens.
Plaine de la ruzizi:Situation humanitaire toujours préoccupante depuis l’occupation de kamanyola par le M23
Les habitants de la plaine de la Ruzizi et plus particulièrement ceux de kamanyola en territoire de Walungu au Sud-Kivu traversent depuis le samedi 15 Février 2025 une situation humanitaire très sombre suite aux affrontements opposant les FARDC et les jeunes Wazalendo d’une part et les éléments de l’AFC/M23 d’autre part
Cette situation a provoqué le déplacement des populations vers les villages environnants kamanyola à la merci des intempéries, et vers le Burundi voisin traversant la rivière Ruzizi où une dizaine des personnes ont noyé dans cette rivière.
Aujourd’hui, on enregistre une flambée de cas d’épidémie de diarrhée et de la malaria due à la consommation d’eau souillée et des mauvaises conditions climatiques, et ce la pèse sur la prise en charge de nos structures sanitaires. ici s’ajoute, la crise alimentaire avec tout comme répercussion sur la vie de la population.
Selon les sources de la société contactées, les habitants ont commencé à retourner dans la cité de kamanyola depuis le mercredi,et les activités reprennent avec timidité.
Entre temps,rien ne rassure suite à la mobilisation des jeunes Wazalendo et militaires Burundais au niveau de Luvungi en territoire d’uvira constituant une menace pour une éventuelle contre attaque sur kamanyola.
Ceci,provoque des nouveaux déplacements de la population vers le Burundi,Bukavu et d’autres villages environnants
Bukavu : la REGIDESO demande à ses abonnés de payer leurs factures pour éviter la rupture en eau potable
Les abonnés de la Régie de Distribution d’Eau (REGIDESO) Direction du Sud-Kivu sont appelés à payer leurs factures pour permettre au bon fonctionnement de cette structure en cette période de crise humanitaire.
Dans un communiqué de presse rendu public ce 25 février 2025, la RÉGIDESO précise qu’elle a déjà fini avec la distribution des factures de consommation d’eau du mois de Janvier 2025.
La REGIDESO dans ce même communiqué, être heureuse des avancées qu’elle continue d’enregistrer dans la desserte en eau potable dans la ville de Bukavu et ses environs.
« Pour rester sur cet élan, elle vous prie de vous acquitter de vos factures de consommation d’eau non payées pour lui permettre de continuer à assurer la maintenance de ses équipements et mettre en place d’autres projets allant dans ce sens. Les agents de la REGIDESO passeront de porte à porte pour le recouvrement forcé de toutes les factures non payées. La direction de la REGIDESO promet d’améliorer ses services au profit de ses abonnés pour rendre accessible l’eau potable dans tous les coins de la ville », indique ce commentaire signé par le Chef de service commercial ai de la REGIDESO, monsieur Jean-dieu KWIBUKA CABWINE.
La direction régionale de la REGIDESO regrette également le pillage de certaines organisations qui consommaient la grande quantité d’eau dont la BRALIMA qui faisait partie de ses grands abonnés.
La fermeture des banques au Nord et Sud-Kivu, une autre guerre imposée à la population
Les conditions des vies se détériorent pour les populations du Nord et Sud-Kivu. A part la guerre des armes, il y a aussi cette fermeture des Banques. La monnaie ne circule pas.
Dans la ville de Bukavu, un habitant commerçant de son état chez Baba Cingazi souligne que tous ses projets sont par terre.
« Ce matin on m’a envoyé 100 dollars par Airtel Money. On me dit qu’ils n’ont pas des dollars mais des Francs Congolais et qu’il faut les retirer au taux de 2600 FC. Nous avions fait des commendes au taux de 2900FC.Nous sommes en train de perdre. En plus, nous ne vendons pas comme d’habitude. Que nos autorités mettent fin à cette guerre injustifiée » indique cet habitant
Un agent qui transfère des monnaies que Kivu times a rencontré dans la ville ce Mardi 25 Février 2025, indique qu’ils ont un problème d’avoir la liquidité à cause de la fermeture des banques.
« Nous ne savons pas pourquoi nous sommes en train de souffrir. Nous avons notre argent dans les banques. On se démène pour avoir l’argent pour notre survie. Que Kinshasa arrête ce jeu et qu’ils cherchent à trouver des compromis. Nous ne savons pas pourquoi ils se battent et nous faire souffrir inutilement. Nous souffrons pour avoir cet argent. Ils veulent continuer à nous tuer » souligne cet agent de transfert d’argent
A Goma selon le correspondant de Kivutimes qui a circulé la ville, c’est plus pire. Le taux d’échange en dollars américain se négocie entre 2500 fc à 2700FC au lieu de 2900FC au paravent. Si tu veux retirer de l’argent sur Airtel Money, Mpesa, Orange Money, Africell Money…, tu es obligé de céder 1 pourcent du montant retiré et cela après le retrait à la source par le réseau. Cette pratique s’effectue toujours, malgré son interdiction par les nouvelles autorités de l’AFC/M23.
« Nous avions déjà environs un mois que des banques n’ont pas ouvert. N’avons pas la monnaie. Il semble que Kinshasa a interdit aux banques d’ouvrir. Nous ne pouvons rien faire. Nous sommes obligés de faire ce que nous faisons car nous n’avons pas la liquidité » a dit un agent de transfert d’argent rencontré au rond-point BDGL Goma
Pendant ce temps, on observe sur les marchés des produits de première nécessité en provenance de l’intérieur comme à Masisi.
Et selon un constant de kivutimes à Bukavu, certaines activités ont repris timidement depuis l’occupation de la ville par l’AFC/M23. Il s’agit des petits revendeurs, des boutiques et Magasins, des maisons de transferts d’argent, des écoles et autres.
Uvira: Rapatriement des policiers congolais réfugiés au Burundi;un retour sous tension
Des centaines d’agents de la police nationale congolaise, qui avaient trouvé refuge au Burundi depuis une semaine, ont été rapatriés à Uvira, dans la province du Sud-Kivu ce lundi 24 février 20245.
Ces policiers avaient traversé la frontière de Kavimvira, fuyant l’avancée des rebelles du M23, qui avaient récemment pris la cité de Kamanyola, dans le territoire de Walungu.
À leur arrivée, ils ont été accueillis par le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Me Jean Jacques Elakano accompagné des autres cadres de la province.
Selon des sources locales, Elakano aurait traversé la frontière le même jour quittant le Burundi pour préparer le retour de ces policiers. Cependant, le retour des agents de l’ordre n’a pas été sans complications.
Les miliciens Wazalendo, présents dans la ville se sont opposés à leur réintégration et ont exigé des conditions strictes avant d’autoriser leur entrée.
Une longue négociation a été nécessaire entre les autorités provinciales, urbaines et les miliciens Wazalendo pour parvenir à un accord.
Les Wazalendo ont imposé que les policiers soient désarmés et déshabillés de leur uniforme, soulignant la méfiance qui règne dans la province.
Ces Wazalendo ont aussi exigés aux autorités d’ordonner que ces éléments de la police soient gardés dans la prison centrale d’Uvira sans munitions, sous la sécurisation de ces mêmes Wazalendo.
Le retour de ces policiers soulève des questions sur la sécurité dans la ville et la capacité des autorités locales à rétablir l’ordre face à des conditions imposées par des Wazalendo.
Alors que la situation reste volatile, ce rapatriement selon certaines sources serait sollicité afin de permettre le retour des certaines autorités en fuite jusqu’à présent.
Dans son adresse à presse, le vice Gouverneur du Sud-Kivu Jean Jacques Elakano fait savoir que le président de la République Félix Tshisekedi reste déterminé pour restaurer la sécurité sur l’étendue nationale et de libérer toutes les zones conquises par les rebelles du M23.
Me Jean Jacques Elakano a remercie toute personne qui contribue pour le retour du calme dans la ville d’Uvira et ses environs et promet que les stratégies seront utilisées pour reconquérir même la ville de Bukavu occupée par les rebelles.
Plusieurs cas de justice populaire à Uvira : la population fatiguée de l’absence de l’autorité de l’état
La ville d’Uvira, située dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, est devenue le théâtre de plusieurs cas de justice populaire. En l’espace de deux jours, trois personnes ont été tuées par des habitants, accusées d’être responsables de vols et de meurtres dans le quartier Nyamianda.
Ces événements soulignent la crise de sécurité qui frappe la ville exacerbée par la présence des militaires incontrôlés et les prisonniers qui ont récemment évadé dans la prison centrale d’Uvira ” Mulunge” et l’absence de l’autorité de l’état.
Dans le quartier Nyamianda un homme a été lynché par des habitants furieux. Selon des témoins, cet individu était au côté d’un groupe de militaires incontrôlés associés à des malfrats.
Ensemble, ils ont semé la terreur dans la ville en commettant des actes de vol, de meurtre et de viol.
Face à la violence croissante et à l’inefficacité perçue des autorités, la population a décidé de prendre les choses en main, menant à l’exécution sommaire de cet homme.
Le deuxième incident, dans la nuit du jeudi 22 février, a vu la mort de deux autres individus, également accusés de vols et de meurtres. Ces événements ont intensifié les tensions au sein de la communauté, renforçant la défiance envers les institutions chargées de maintenir l’ordre.
Cette situation s’inscrit dans un contexte général de violence à Uvira, où certains militaires et des malfrats mènent des opérations criminelles en toute impunité.
Parmi les victimes, une jeune femme de deux mois post-accouchement a été violée, et une autre personne a été gravement blessée à la machette.
Les autorités militaires et administratives tentent de restaurer l’ordre, mais leur efficacité est mise en question.
La population, fatiguée des promesses non tenues, continue de recourir à la justice populaire pour se protéger face à l’inaction perçue des forces de sécurité.
Face à cette escalade de violence, il devient impératif de renforcer l’État de droit et d’assurer la protection des citoyens. Une source de la société civile fait savoir que la justice populaire, bien qu’elle soit une réponse à l’impunité et à l’insécurité, constitue un danger pour la stabilité sociale et la paix. Pour sortir de ce cercle vicieux, il est crucial d’améliorer l’efficacité du système judiciaire et de restaurer la confiance de la population dans les institutions officielles.
Bukavu : Chrispin Kashale adhère à l’AFC/M23 pour mener la lutte du changement de système en place
Proche du Dr Denis Mukwege et directeur de communication à la fondation Panzi, Chrispin Kashale a annoncé officiellement ce Samedi 22 Février 2025 son adhésion à l’AFC/M23.Dans une conférence de presse, il dit se ranger dernière ce mouvement qui a démontré sa bravoure pour sensibiliser, conscientiser et mobiliser la population en général et la jeunesse en particulier pour combattre les antivaleurs, la corruption, le tribalisme, le clientélisme et le Népotisme.
Chrispin Kashale souligne que la RDC a été pris en otage par le système politique en place qui ne permet pas l’accès à un travail équitable pour tous.
« Tu ne peux travailler que si tu es l’enfant de tel. Tu ne peux avoir une opportunité que si tu es l’enfant de tel. Si ton père ne pas connu tu ne recoit rien. C’est pourquoi j’ai compris qu’il a fallu plutôt de changer le système. Nous avions accompagné le docteur Mukwege jusqu’au prix Nobel de la Paix 2018.Nous l’avons accompagné jusqu’à sa candidature de la magistrature suprême. C’était quelque chose de grand. Mais nous avions compris que nous avions en face de nous, ce qui nous dépasse. Il s’avéré que la lutte armée, est le principe pour franchir au pouvoir est devenu sensible, ne peut prendre que par la voie des armes, tel est le cas de Tshisekedi aujourd’hui qui a érigé le détournement et le tribalisme comme mode de gestion » a dit Chrispin Kashale
Et de poursuivre,
« C’est impossible de croire et de comprendre que quelqu’un peut s’approprier 100 000 0000 de dollars Américains à lui seul et abandonnés les enseignants, abandonnés tout une corporation des infirmiers, abandonnés les travailleurs. Nous avions dit c’est inconcevable. Nous disons merci pour le M23, pour avoir interdit ce président qui voulait s’ériger en dictature et qui valait changer notre pacte social qui est la constitution » a dit Chrispin Kashale
Il dit avoir compris le mobile de la lutte de l’AFC/M23 qui milite globalement pour la promotion des valeurs et l’égalité des chances.
« Convaincu que la lutte armée aujourd’hui, donne une bonne approche dans cette vie ou nous nous disons on en a marre pour changer tout un système. »
Notre source dit avoir démissionné de ses fonctions de directeur de communication à la fondation PANZI et a remercié vivement le temps qu’il a passé à côté du docteur Mukwage. Chrispin Kashale a par ailleurs souligné qu’il a commencé cette lutte depuis sa jeunesse et il doit poursuivre pour changement des mentalités.
Uvira sous tension : une journée de psychose, des tirs nourris et une évasion à la prison centrale
Depuis le matin de ce Mercredi 19 Février 2025, la ville d’Uvira vit sous une pression extrême, marquée par des affrontements violents entre les FARDC et les milices Wazalendo, qui ont tenté d’empêcher les soldats d’atteindre le port de Kalundu leur voie pour traverser à Kalemie.
Des tirs d’armes lourdes et légères ont résonné dans la ville dès 09h00, plongeant la population dans une peur palpable.
Au quartier Nyamianda, une attaque brutale menée par des militaires présumés FARDC a laissé madame Nabeza Jeanne grièvement blessée, tandis que son mari Serugaba Joseph a été arrêté et dépouillé de ses biens.
Après plusieurs interventions, il a été relâché, mais l’incident a exacerbé la tension générale.
Le climat d’instabilité a été renforcé par l’évasion des prisonniers de la prison de Mulunge, suite à la détérioration de la situation sécuritaire.
Des informations circulent sur la présence des rebelles du M23 à Sange, et certains responsables de la ville ont fui face à l’avancée de ce groupe armé. L’inquiétude grandit alors que les habitants se demandent si Uvira est-elle en train de sombrer dans le chaos.
Uvira:Le calme revient lentement après les troubles sécuritaire
Les activités commencent à reprendre progressivement dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, après une période de tensions alimentées par les accrochages entre les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les miliciens Wazalendo. Ces agitations ont perturbé la vie quotidienne, avec des tirs de balles entendus dans plusieurs quartiers de la ville mais aussi dans la plaine de la Ruzizi à Luvungi et Sange, où la situation est restée particulièrement tendue.
Dans une déclaration faite le matin du mardi 18 février 2025, Kifara Kapenda Kyk’y, maire adjoint faisant l’intérim du maire, a précisé que les autorités locales étaient déterminées à restaurer la sécurité dans la ville.
Selon lui, les forces de la police seront désormais chargées d’assurer la tranquillité publique pour éviter toute escalade de violence.
“La sécurité de la ville doit être assurée par nos forces de l’ordre, afin de limiter les risques de dérapages”, a-t-il affirmé, en ajoutant que des mesures concrètes ont été prises après une réunion restreinte de sécurité tenue le lundi 17 février.
Le maire adjoint a également souligné que l’arrêt des activités ne constitue pas une solution durable face à l’insécurité persistante dans cette partie.
“Nous devons continuer à vivre et à travailler malgré les défis. La sécurité doit être une priorité, mais elle ne doit pas empêcher la vie économique et sociale de reprendre son cours”, a-t-il insisté, appelant la population à rester calme et à vaquer à ses occupations quotidiennes tout en collaborant avec les autorités.
La journée de Lundi 16 février a été marquée par une intense activité militaire, avec des tirs entendus à Luvungi et Sange.
De nombreux habitants des zones touchées par ces violences ont été contraints de fuir. Certains ont pris la direction du Burundi, tandis que d’autres se sont rendus vers les hauts plateaux d’Uvira, dans l’espoir de trouver un refuge plus sûr. Des déplacements massifs de population ont également été signalés à Kamanyola, dans le territoire voisin de Walungu.
Les acteurs de la société civile appellent les autorités locales et les services de sécurité à travailler de concert pour stabiliser la situation et permettre un retour à la normalité dans ces entités du Sud-Kivu, qui reste marquées par une insécurité chronique liée aux activités des groupes armés et des actes des violences exacerbées par la propagation des messages de haine et des discours de division.
RDC: avancé de M23/AFC,10.000 réfugiés congolais accueillis au Burundi
Un afflux des réfugiés est signalé à Bujumbura la capitale économique de la République du Burundi,suite à l’avancée de M23/AFC dans la province du Nord et sud-kivu à l’est de la République démocratique du Congo.
Dans une conférence de presse organisée ce lundi 17 février 2025 à Bujumbura,les ministres Burundais des affaires étrangères, Martin Niteretse a précisé que la majorité de ces demandeurs d’asile sont arrivés en date du 14 au 16 février 2025 à travers le poste frontalier de Gatumba et dans la plaine à travers la rivière Ruzizi.
“Depuis jeudi jusqu’au dimanche nous avons accueilli 10.000 réfugiés congolais.nous avons décidé de les installer dans les centres de transit de Bubanza et cibitoke mais comme ces espaces sont devenus petits,nous mettons les autres dans des stades” a-t-il dit.
Toute en éclaircissant l’opinion nationale qu’internationale sur les rumeurs faisant étant d’un bouclage contre les congolais et Rwandais vivant au Burundi.selon le ministre Burundais des affaires étrangères,seul les étrangers vivant illégalement dans le pays sont visés par ce recouvrement qui n’a aucun rapport avec ce qui se passe à l’est de la république démocratique du Congo.
Pour conclure, Martin Niteretse a souligné que le Gouvernement Burundais travaille en collaboration avec le HCR pour surmonter les défis liés aux conditions d’accueil des ces réfugiés.
Prise de la ville de Bukavu par le M23-AFC :26 corps ont été ramassés par les volontaires de la Croix-Rouge, l’opération en cours
Entre vendredi et lundi 17 février,39 blessés par arme ont été reçus à l’hôpital général de référence de Bukavu, soutenu par le CICR.C’est un bilan provisoire donné par le CICR après la prise de la ville de Bukavu par le M23-AFC.
Notre source indique que ce nombre de 39 s’ajoute aussi à 176 aussi blessés hospitalisés.
Le lundi, la Croix-Rouge de la RDC, avec le soutien du CICR, a procédé au ramassage des corps dans différentes parties de la ville.
Selon François Moreillon, Chef de Délégation du CICR en RDC contacté par nos confrères de France 24 cité par le CICR qui livre cette information à Kivutimes ce mardi 18 février, au total 26 corps ont été ramassés par les volontaires de la Croix-Rouge ce lundi. L’opération va se poursuivre notre source.
Ils sont amenés à la morgue, pour permettre à leurs familles de les identifier, avant de procéder à leur enterrement digne et sécurisé.
Il sied de rappeler que le M23-AFC est entré dans la ville sans un combat.c’est après deux jours de pillages et de psychose orchestrés par des bandits armés et certains militaires des FARDC qui diraient des coups de balles en désordre.
Sud-Kivu:la circulation reprend timidement dans la ville de Bukavu après son occupation par le M23-AFC
Après trois jours de psychoses,la circulation reprend timidement dans la ville de Bukavu ce Lundi 17 février 2025.
C’est après l’occupation de la ville de Bukavu avec les éléments du M23-AFC appuyer par le Rwanda le dimanche 16 février 2025.
Sur les artères principales certains véhicules roulent déjà et des piétons circulent dans tous les sens.Les éléments de M23-AFC circulent dans la ville avec leurs véhicules.
Certains habitants restent encore sous le choc des bombes et balles chez eux.Presentement aucune communication sur le bilan des attaques survenus dans la ville.
Selon notre source dans certains coins de la ville on note certains dégâts matériels et humains.
Sur place les habitants déplorent les pillages des boutiques,magasins et entreprises.C’est le cas au marché de Kadutu ou après pillage ils ont incendié une partie au marché de Kadutu.Le PAM,la BRALIMA et autres ont été pillés.
Sur les rues, des cadavres ont été visibles et certains ont été récupérés par la croix rouge qui s’est déployée.
Dans des quartiers populaires,comme Irambo, Essance,Muhanzi et d’autres endroits les activités ont commencé.Même certains services de transfert d’argent ont repris.
Le député honoraire Enock Ruberangabo Sebineza appelle les communautés du Sud-Kivu à l’unité
Dans un communiqué de compassion adressé aux communautés de la province du Sud-Kivu, le député honoraire Enock Ruberangabo Sebineza a exprimé sa gratitude et son admiration envers la population de cette province tout en lançant un appel vibrant à l’unité en ces temps de crise.
“Je veux vous exprimer en toute sincérité, ma gratitude et mon admiration. Là où il y a encore des divisions dans nos territoires, nous nous adressons aux uns et aux autres pour refuser la division”, a déclaré Ruberangabo. “Privilégiez l’unité à la haine”, a-t-il ajouté, soulignant l’importance de rester unis face aux épreuves imposées par la guerre.
Il a fait référence aux tentatives de diviser les différentes communautés de cette partie du pays, telles que les Banyamulenge, les Balega, les Bafulero, les Bahavu, les Bavira, les Barundi, les Babuyu, les Banyindu, les Babawari, et les Bahutu.
Ces divisions, selon lui, ne devraient pas réussir car “la RDC est notre bien commun que nous devons tous protéger précise le communiqué.
Le député Ruberangabo a insisté sur le fait que l’unité est la seule arme puissante contre ceux qui cherchent à semer la haine et à détruire la cohésion entre les communautés. “Unis, nous sommes plus forts et personne ne pourra nous percer”, a-t-il affirmé, rendant hommage à la manière dont les communautés du Sud-Kivu sont restées solidaires malgré l’adversité.
Il a exprimé sa confiance dans le fait que la paix reviendra avec le temps. Il a salué la résilience et le courage des communautés, qui ont su garder leur calme et éviter de céder aux discours haineux qui profitent à ceux qui veulent diviser la région.
“Chères communautés du Sud-Kivu, mon admiration est encore plus grande pour votre courage et la cohésion sans égale que vous avez manifestée”, a-t-il précisé.
Il a insisté sur la nécessité de résister à la division et de privilégier la paix et l’unité pour assurer un avenir meilleur.
Uvira en ébullition : tensions, violences et psychose au cœur de la ville ce 15 février
La journée de ce samedi 15 février a été marquée par une situation de grande tension dans la ville d’Uvira, où plusieurs actes de violence ont semé la panique parmi la population.
Des coups de balles ont retenti dans différents quartiers, amplifiant la crainte d’une escalade de la violence dans cette partie déjà fragilisée par l’insécurité.
D’après des sources proches de la société civile, la journée a débuté avec une tentative d’évasion à la prison centrale de Mulunge. Des prisonniers ont essayé de s’échapper, ce qui a conduit les éléments de sécurité présents dans cette maison carcérale à ouvrir le feu en l’air pour disperser la foule et calmer les tensions.
Cette réaction a intensifié l’angoisse déjà présente dans la ville. Parallèlement, des échanges des tirs ont eu lieu entre les groupes armés locaux” Wazalendo” et les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Les coups de balles ont été rapportés de Kasenga à Kalundu, entendus tout au long de la journée dans différents coins de la ville.
Des témoignages de la population confirment la présence visible des éléments Wazalendo sur la route nationale numéro cinq et dans les avenues, ce qui renforce l’état de psychose parmi les habitants.
Le problème est tel que de nombreux habitants passent la nuit dans une peur intense, incertains quant à ce que l’avenir immédiat pourrait leur réserver.
Cette situation d’insécurité préoccupante intervient alors que des autorités politico-administratives et militaires provinciales sont arrivées à Uvira dès le vendredi 14 février, fuyant l’avancée des rebelles du M23 environ de la ville de Bukavu.
Minembwe: l’organisation New Hope Reconciliation Center alerte sur la situation humanitaire après des combats intenses
Cette organisation exprime de vives préoccupations concernant la situation humanitaire des personnes déplacées à Minembwe, une entité située dans les hauts plateaux de Fizi dans la province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo. La même organisation fait savoir que cette situation a touché Mikenge aussi en secteur d’Itombwe.
Selon un communiqué publié par New Hope Réconciliation Center le 15 février 2025, des affrontements violents ont eu lieu le 10, 13 et 14 février 2025 entre les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés Mai-Mai contre Twirwaneho.
Ces combats ont entraîné des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et des destructions matérielles importantes, exacerbant ainsi la souffrance des habitants locaux.
Les autorités locales de Minembwe estiment qu’environ 25 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs villages, abandonnant leurs maisons et leurs biens de valeur.
Parmi les villages touchés figurent Kiziba, Muzinda, Madegu, Kishigo, Kalingi, Ilundu, Mikenge et Kakenge.
Les personnes déplacées font face à un manque de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux. De plus, des femmes et des enfants sont traumatisés par cette situation.

New Hope appelle les organisations humanitaires à mobiliser des ressources pour venir en aide à ces victimes de guerre.
À ce jour, le bilan fourni par les autorités locales reste provisoire, et des enquêtes sont en cours pour déterminer l’étendue exacte des pertes.
Dans son communiqué l’organisation New Hope Réconciliation Center, souligne que des atrocités sont commises à Minembwe il y a déjà 8 ans, et la population continue de souffrir de cette situation.
Des informations non confirmées par l’armée indiquent que certains éléments des FARDC auraient commencé à quitter Minembwe en direction de Mulima.
New Hope, plaide pour une action rapide afin de soulager les souffrances de ces populations vulnérables et de répondre à leurs besoins essentiels.
La situation actuelle menace de se transformer en une crise humanitaire d’envergure, si aucune réponse d’urgence n’est mise en place rapidement.
Dans cet appel, New Hope Réconciliation Center plaide pour une action rapide afin de soulager les souffrances de ces populations vulnérables et de répondre aux besoins fondamentaux de ceux qui ont tout perdu.
La jeunesse de la mutualité Shikama/Banyamulenge d’Uvira condamne la violence des presumés wazalendo: un jeune a été grièvement blessé
Un jeune homme connu sous le nom de Nzayiramya Fidèle a reçu des balles dans son ventre la journée de ce vendredi 13 février 2025, un événement tragique a secoué la ville d’Uvira, la victime est un membre de la Mutualité Shikama/Banyamulenge.
Cet incident a eu lieu vers 15h00 au centre commercial de Mulongwe, où Fidèle a été abattu par des individus présumés appartenant aux groupes armés locaux dénommé Wazalendo.
Ces derniers l’ont accusé à tort d’être membre du M23, un mouvement rebelle actif dans l’est de la RDC. Cet acte a eu lieu dans un contexte de tensions politiques grandissantes. Fidèle, grièvement blessé, a été transporté d’urgence à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.
La Jeunesse de la Mutualité Shikama/Banyamulenge d’Uvira a vivement réagi à cette violence, exprimant son indignation et sa colère contre cet acte inacceptable. Par la voix de son president EDDY KIRUHURA, la Jeunesse a fermement condamné cet acte de barbarie et a exigé des enquêtes rigoureuses sur cet incident, ainsi que des mesures de sécurité renforcées pour protéger les citoyens. Cet incident n’est pas un cas isolé.
En effet, la veille, un autre jeune homme a été victime d’une agression violente dans la commune de Kalundu, en mairie d’Uvira. Là encore, des membres présumés du groupe armé Wazalendo ont été accusés d’avoir agressé le jeune homme, qui n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. Cette série de violences a profondément choqué la population locale, qui dénonce l’impunité dont jouissent ces groupes armés.
Les actes de violence des wazalendo s’accompagnent également d’impositions sociales strictes. Ces derniers ont récemment instauré des interdictions concernant les tenues vestimentaires des femmes et des filles à Uvira, leur interdisant le port de pantalons et de jupes courtes. Cette mesure, jugée liberticide, a provoqué l’indignation parmi la population, qui considère cette initiative comme une atteinte à la liberté individuelle et une manifestation de l’intolérance de certains groupes armés.
Les représentants de la société civile ont condamné ces violences et demandé une réaction forte des autorités administratives et militaires.
Ils appellent à une sécurité garantie pour tous, sans distinction, et à une prise en charge des victimes de manière transparente et efficace. Face à cette montée de violences, les acteurs de la société civile d’Uvira ont intensifié leurs appels à une action concrète. Ils exigent non seulement des sanctions contre les responsables de ces attaques, mais aussi un engagement renouvelé des autorités à assurer la sécurité des populations civiles.
L’inquiétude est grande, car l’extension de l’influence des wazalendo et la multiplication des violences font craindre une détérioration de la situation sécuritaire dans la région. Dans ce climat de tension, la Jeunesse de la Mutualité Shikama/Banyamulenge a affirmé sa détermination à lutter pour la cohesion et la paix, en appelant à l’unité des différentes communautés d’Uvira pour contrer la violence qui secoue la ville.
Sud-kivu :le M23-AFC/RDF prend contrôle de l’aéroport de Kavumu sans combat
Les militaires du M23-AFC/RDF contrôlent désormais l’aéroport de Kavumu et plusieurs centres stratégiques comme Kabamba,Katana,kavumu et autres.
Ils ont fait leur entrée sans combat mais avec quelques coups des balles ont été entendus .
Bien avant le matin,les militaires des FARDC ont commencé à évacuer les liens depuis le matin sans rien communiqué.
Mais selon notre source,ils auraient reçu l’ordre de la hiérarchie de vider leurs positions et de ne pas s’attaquer.
Au centre de Kavumu,les militaires du M23 ont dans une vidéo devenue virale soulignée qu’ils viennent faire respecter la loi et ont appelé la population à vaquer dans leurs activités dans le calme.
Vers 18 heures de ce vendredi les éléments du M23-AFC progressaient vers la ville de Bukavu située à au moins 35 km.
Les militaires des FARDC ont pris certains la destination de Bunyakiri et d’autres dans la plaine de Ruzizi en direction d’uvira.
Une psychose a pris la population ou certains habitants ont fui leurs maisons pour se réfugier ailleurs.
Selon notre source,certaines autorités militaires et administratives qui étaient encore dans la ville ont aussi abandonné dans l’après-midi.
Sud-kivu : Plus de 200 militaires FARDC condamnés à mort par le tribunal Militaire de Garnison de Bukavu
212 sur 282 militaires qui étaient poursuivis pour les infractions de Meurtres , viol , tentative de meurtre , dissipation des munitions, fuite devant l’ennemi viennent d’être condamnés à Mort.
L’audience qui a commencé depuis le 10 février 2025 s’est clôturée ce vendredi 14 février 2025 à 11 heures au cercle sportif de labotte.C’etait lors du jugement qui a été rendu par le président du Tribunal militaire de garnison de Bukavu par le major Magistrat Amsini Lazare.
212 parmi les prévenus ont été condamnés à mort et 70 ont été acquittés.
L’un des membres du collectif des avocats de la partie civile Maître Wilfried Habamungu Défenseur Judiciaire se dit satisfait à 80 pourcent par le verdict rendu.
il renseigne que c’était un procès à caractère pédagogique , en remerciant le TRIBUNAL militaire de Garnison de Bukavu qui s’est mobilisé pour organiser ce procès en flagrance,.
il demande au Gouvernement congolais de dedomager tous les 15 victimes de la partie civile telle que prévue par la loi.
celui-ci pense que cette condamnation servira de leçon à d’autres personnes qui continuent à commettre des actes de vandalisme dans les différents territoires de la RDC.
Maître Amani Lwamba Défenseur Judiciaire près le TGI Bukavu de la partie prévenu a pris acte de ce verdict.Il a dit cependant ne pas satisfait du verdict car Il y a eu violation des plusieurs procédures en particulier et le droit à un procès équitable.
Suite à ce qu’il a qualifié irrégularités,la partie civile compte interjeter appel.
Signalons que l’État congolais est condamné à payer un montant de 50.000 dollars américains à chaque partie civile.
Paralysie des activités à Sange : confusion autour du camion transportant des munitions
La cité de Sange a connu une paralysie totale des activités, ce jeudi 13 février 2025, suite à un incident impliquant un camion transportant des munitions et des armements en provenance de Bukavu, en direction d’Uvira. L’événement a mis en lumière des tensions entre les jeunes porteurs d’armes, connus sous le nom de Wazalendo, et les forces de sécurité locales.
Le camion, initialement arrêté à Luberizi par les Wazalendo et quelques agents de sécurité locaux, a été libéré le mercredi 12 février vers 16h00, après une intervention des autorités militaires. Cependant, la situation a pris une tournure inattendue dans la soirée, lorsque le camion a de nouveau été arrêté à Sange, où il a passé la nuit.
Les tensions ont pris de l’ampleur le matin du jeudi 13 février, lorsque les Wazalendo ont refusé de laisser partir le camion transportant des munitions. Des sources locales à Sange ont rapporté qu’il y avait des divergences entre les services de sécurité et les Wazalendo concernant cette cargaison d’armement. Certaines informations font savoir que la situation était liée à des mésententes sur la provenance et la destination des munitions. D’autres sources, cependant, ont confirmé que le camion avait été finalement autorisé à partir, en direction de Kiliba.
Pour clarifier la situation, le porte-parole des FARDC, dans le secteur l’opérationnel Sokola 2 sud du sud-kivu a confirmé, lors d’une déclaration mercredi soir, que les munitions en question appartenaient bien aux forces armées congolaises. Le lieutenant Marc Elongo a précisé que le camion transportait cette cargaison de Bukavu à Uvira.
Sud-kivu : la société civile exige des poursuites judiciaire contre certains militaires indisciplinés qui insécurisent la population à Fizi
La coordination de la société civile forces vives du territoire de Fizi,dans la Province du sud-kivu, alerte la justice militaire sur les actes inhumains commis par certaines éléments des FARDC incontrôlés dans quelques villages du territoire de Fizi et Itombwe,tout en sollicitant l’ouverture d’une enquête judiciaire contre ces militaires indisciplinés.
Dans une lettre adressée à l’auditeur militaire de l’auditorat militaire garnison d’Uvira, signée par Maître jacques Alimasi dont une copie est parvenue à la rédaction de Kivutimes, cette structure citoyenne precise que les faits se sont produits entre le 08 et 10 février 2025 lorsque des éléments FARDC unité de guépard ont tiré des balles en désordre ainsi provoquant une panique suivi par des tortures, arrestations arbitraires et extorsion dans les villages de Lusenda,Mulima et à Mikenge dans le secteur d’itombwe.
Selon l’esprit de cette correspondance, les tirs de balles ont créé un atmosphère de terreur au sein des populations ce qui constitue une infraction.
La société civile territoriale de Fizi craint que cette situation ne dégénère comme à Kavumu et Katana, où plusieurs personnes ont été tuées par les militaires de cette même unité.
« dans ces villages,des paisibles citoyens ont été arrêtés arbitrairement et soumis à des traitements inhumains, comme ce fut le cas au village de Lusenda où des jeunes ont été torturés” peut-on lire dans cette lettre.
Face à ces actes, la société civile bureau territorial de Fizi exige une action judiciaire contre ces militaires présumés auteurs.
“Nous demandons l’ouverture d’une enquête judiciaire pour identifier les responsables et les traduire devant les juridictions compétentes” indique dans leur lettre.
Pour rappel,les habitants de l’espace Fizi sont souvent victimes des actes inhumains perpétrés par certains éléments des FARDC dont l’unité Fuma déployés dans la presqu’île d’ubwari.
Les députés votent pour la suspension de l’accord UE-Rwanda sur les matières premières critiques
Le gouvernement rwandais doit retirer ses troupes du territoire de la République démocratique du Congo et cesser sa coopération avec les rebelles du M23, déclare le Parlement.
Dans une résolution adoptée le jeudi 13 février, les députés européens condamnent fermement l’occupation de Goma et d’autres territoires dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) par les rebelles du M23 et les forces de défense rwandaises, qualifiant cette situation d’inacceptable violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Les députés dénoncent les attaques aveugles impliquant des armes explosives ainsi que les meurtres, les viols et autres crimes de guerre apparents dans les zones peuplées du Nord-Kivu par toutes les parties. Ils déplorent l’utilisation du travail forcé, du recrutement forcé et d’autres pratiques abusives par le M23 avec le soutien de l’armée rwandaise, ainsi que par les Forces armées congolaises (FARDC).
Situation humanitaire critique
Appelant à une fin immédiate des violences, en particulier des massacres et de l’utilisation du viol comme arme stratégique de guerre, le Parlement exhorte la RDC et le Rwanda à enquêter et à poursuivre les responsables de crimes de guerre, y compris les violences sexuelles, en vertu du principe de responsabilité du commandement. Les députés soulignent également que toute attaque contre les forces mandatées par les Nations Unies est inexcusable et peut être considérée comme un crime de guerre.
Les députés sont extrêmement préoccupés par la situation humanitaire critique dans le pays et exigent la réouverture immédiate de l’aéroport de Goma et la création de couloirs humanitaires pour rétablir les opérations humanitaires dans l’est de la RDC.
Suspension immédiate du Mémorandum d’entente entre l’UE et le Rwanda
Le Parlement regrette que l’Union européenne n’ait pas pris de mesures appropriées pour résoudre la crise et faire pression sur le Rwanda pour qu’il cesse de soutenir le M23. Il appelle la Commission européenne et le Conseil à suspendre immédiatement le Mémorandum d’entente de l’UE sur les chaînes de valeur des matières premières durables avec le Rwanda, jusqu’à ce que ce pays cesse toute ingérence en RDC, y compris l’exportation de minéraux extraits des zones contrôlées par le M23.
Les députés demandent également à la Commission, aux États membres de l’UE et aux institutions financières internationales de geler l’aide budgétaire directe au Rwanda jusqu’à ce qu’il permette l’accès humanitaire à la zone de crise et rompe tous les liens avec le M23. La Commission et les pays de l’UE devraient également cesser leur assistance militaire et sécuritaire aux forces armées rwandaises pour éviter de contribuer directement ou indirectement à des opérations militaires abusives dans l’est de la RDC.
Les députés s’inquiètent des conséquences de l’ingérence russe dans le conflit, ainsi que de la présence croissante d’acteurs chinois dans le secteur minier de la RDC et dans la région élargie, agissant sans respect des responsabilités économiques et sociales.
Soutien aux négociations de paix
Le Parlement salue le sommet pour la paix conjoint de la SADC et de la CAE tenu à Dar es Salaam le 8 février et exprime son plein soutien aux processus de paix de Luanda et de Nairobi. Les députés appellent tous les pays de la région des Grands Lacs, en particulier la RDC et le Rwanda, à poursuivre d’urgence les négociations dans ces cadres.
La résolution a été adoptée avec 443 voix pour, 4 contre et 48 abstentions.
Guerre à l’Est de la RDC : des femmes sont victimes des violences sexuelles déplore la Composante Femme de la Société Civile du Sud-Kivu
La Composante Femme du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu dénonce les violences sexuelles dont sont victimes certaines femmes et qui sont utilisées comme arme de guerre dans les affrontements qui sont en cours dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La Composante Femme des Organisations de la Société Civile du Sud-Kivu l’a dit dans une déclaration rendue publique et lue à la presse ce jeudi 13 février 2025.
Dans cette déclaration, les femmes du Sud-Kivu dénoncent l’agression Rwandaise et indiquent que depuis l’intensification des hostilités dans plusieurs localités de la province du Sud-Kivu, 12 cas de viols fait aux jeunes filles de moins de 18 ans par des combattants belligérants.
Ces femmes exigent la cessation des hostilités et que les violences ne soient plus utilisées comme arme de guerre.
« Que ces violences sexuelles cessent illico d’être utilisées comme arme de guerre, qu’un soutien holistique médical et juridique) soient garanti aux victimes des violences sexuelles et psychologique, que les Kits PP soient placés à la disposition des Structures sanitaires du Sud Kivu afin de servir aux victimes à tout moment que le besoin s’annoncera, que le gouvernement congolais prenne en charge les enfants et les femmes violées au cours de cette période et que les belligérants arrêtent de considérer les viols et violences sexuelles comme dommages collatéraux »peut-on lire dans cette déclaration lue par madame Anne MUSHIGO FURAHA.
Plusieurs femmes des organisations membres de la société civile du sud-Kivu ont pris part à ce point de presse.
Goma :MSF appelle à un retour digne et volontaire des déplacés et à une aide urgente où qu’ils soient
Depuis trois semaines, la situation sécuritaire affecte profondément les centaines de milliers de personnes déplacées autour de Goma ainsi que la population de la ville. Alors que les départs des camps s’accélèrent depuis plusieurs jours, MSF appelle à ce que ces mouvements soient menés de façon volontaire et que l’aide humanitaire urgente soit assurée partout où elle est requise.
Depuis la baisse des affrontements et la prise de contrôle de la région par le M23/AFC, de nombreux mouvements ont été observés dans les camps de déplacés et sur les routes indique MSF dans un document parvenu à Kivutimes. Selon ce document,Certains camps se vident de façon précipitée, avec de vastes mouvements dans les territoires environnants, y compris vers les lieux d’origine. Les équipes de MSF observent que des déplacés se dirigent aussi vers la ville, tandis que de nouvelles personnes, en provenance d’autres camps détruits, arrivent dans les camps encore existants à l’ouest de Goma.
“Cette semaine, certains camps se sont largement vidés, en quelques heures à peine. Les personnes déplacées partent avec le peu qu’elles ont. Nous ignorons dans quelles conditions elles feront le trajet jusqu’à chez elles et ce qui les attend là-bas. Mais il est crucial que ces déplacements soient volontaires et que les conditions d’accueil dans leurs zones d’origine soient sécurisées”, explique Thierry Allafort-Duverger, Chef de programmes urgences MSF à Goma.

Les raisons de départs précipités sont multiples. De nombreux résidents des camps mentionnent des ordres d’évacuation qui auraient été donnés par des membres du M23, d’autres reçoivent des messages officiels contraires. D’autres expriment le désir sincère de quitter ces camps précaires après des années de survie dans des conditions atroces. D’autres, au contraire, font le choix d’attendre ou de rester, face à l’incertitude de ce qu’ils trouveront chez eux et des conditions de sécurité.
“Les messages restent confus et peu clairs, mais ce qui est certain, c’est que la population est très inquiète, oscillant entre rumeurs et réalité”, poursuit Allafort. “La vulnérabilité des familles est extrême. Pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent, l’assistance humanitaire reste plus que requise. Malheureusement, nous constatons sur le terrain que plusieurs ONG n’ont pas pu reprendre leurs activités ou ont suspendu leurs services, démantelant leurs structures dans les camps”.
Signe de cette vulnérabilité, les équipes de MSF ont assisté depuis quelques jours au démantèlement d’installations humanitaires par certains déplacés préparant leur départ, emportant tout ce qui pourra les aider lors du retour : chaises, tôles, bâches, cordes. D’autres déplacés cependant ont essayé de protéger les structures MSF des pillages.
“Cela s’est produit sur plusieurs sites où MSF intervenait, comme à Lushagala, où une clinique MSF et un centre de traitement du choléra ont littéralement disparu en quelques heures ce lundi”, explique Allafort.
Pour les personnes quittant les camps, MSF s’inquiète notamment du niveau d’accès aux services médicaux dans leurs localités d’origine. Après plusieurs années de guerre, beaucoup de structures de soins ne fonctionnent plus, ont été abandonnées ou pillées, et ne seront pas en mesure d’assurer des soins adéquats à des populations en ayant besoin maintenant et sur le plus long terme.
Depuis trois ans, la situation dans les camps était désastreuse, scandaleuse même. Mais celle dans les lieux de retour risque de l’être également si les ONG, les agences de l’ONU ou les autorités n’y assurent pas le minimum en termes de services essentiels. L’accès humanitaire doit être garanti dans tous les lieux de retour, y compris l’accès aux services médicaux essentiels et de soutien aux survivants de violences sexuelles.

Afin d’assurer un minimum d’accès aux soins dans les zones de retour, des cliniques mobiles destinées à soutenir des structures plus éloignées de Goma ont été mises sur pied sur les routes de l’est du nord de la ville, et des évaluations sont menées dans des villages d’origine. Alors que la situation évolue rapidement autour de Goma, MSF continue d’y apporter, autant que possible, une aide vitale à ceux qui résident encore dans les camps (soins médico-nutritionnels, prise en charge du choléra et des violences sexuelles, distribution d’eau et de nourriture, renforcement des mesures d’hygiène), tout en prenant en charge les blessés de guerre dans les hôpitaux de Kyeshero et de Virunga.
Une information de la communication de MSF-RDC.
A Goma la population souffre les effets de la guerre,retirer l’argent sur mobile Money vous devez payer 10 % du montant retiré
Les habitants de la ville de Goma souffrent des effets de la guerre après la prise de cette dernière par le M23-AFC/RDF.
Retirer de l’argent sur Airtel Money, Orange Money et Vodacom Money,les habitants sont obligés de payer 10 pourcent du montant retiré.Plusieurs revendeurs expliquent que c’est lié au manque de la liquidité car des banques ne fonctionnent pas.
Chaque échangeur des monnaies applique sa loi en échangeant le dollar américain selon son taux.
1 Usd se négocie à 2500fc-2600fc et 2700fc.
Aucune communication à ce sujet et pourtant les autorités de l’ AFC/M23 ont nommé des nouvelles autorités locales dont le maire de la ville sensé mettre de l’ordre dans cette situation.
Cette situation place les habitants dans la crise continue et la misère s’accentue malgré que d’autres activités commerciales ont commencé.
Un autre sujet qui fait la peur à la population, c’est l’insécurité observée dans plusieurs avenues périphériques du centre ville.C’est chaque jour qu’on se réveil,on a attend qu’il y a eu un ou 5 morts,des biens comme téléphone, télévision et autres trouvés sur le lieu emportés.De l’autre côté,des présumés voleurs et des fumeurs des chanvres sont lynchés la journée comme la nuit.Ici certains innocent en payent le prix.
Certaines sources parlent des militaires qui auraient fuit avec leurs armes et qui se cachent dans la population.
Attaque à Sange : La résidence de l’administrateur du territoire d’Uvira prise pour cible par les hommes armés inconnus
Dans la nuit du lundi au mardi 11 février 2025, la résidence de l’administrateur du territoire d’Uvira, Jean de Dieu MABISWA SELEMANI, a été attaquée par un groupe d’hommes armés non identifiés à Sange.
L’incident s’est déroulé vers 1h00 du matin, comme l’ont rapporté les sources de la Nouvelle Société Civile (NSCC), confirmées par l’administrateur assistant chargé de l’économie et des finances, dans une déclaration faite en début d’après-midi ce mardi.
D’après les informations recueillies, les assaillants ont pris d’assaut le domicile de l’administrateur, semant la panique dans la localité. Toutefois, grâce à l’intervention rapide des forces de sécurité, les assaillants ont été contraints de se retirer, disparaissant dans une direction inconnue.
À ce stade, les motivations exactes de cette attaque restent floues, et aucune revendication n’a été faite. Les autorités locales, dont Kifano Kibonge Decky, ont rassuré la population en affirmant que Jean de Dieu MABISWA SELEMANI, est sain et sauf.
Le coordinateur de la NSCC en territoire d’Uvira, Byamungu Shamamba Paul, a fermement condamné cet acte de violence, qualifié d’incivique, tout en appelant à une enquête pour identifier les responsables et leurs motivations.
Face à l’augmentation de l’insécurité dans cette partie, notamment à Sange, les autorités locales appellent la population à rester vigilante et à coopérer activement avec les forces de sécurité. Elles insistent sur la nécessité de signaler tout mouvement suspect afin de prévenir de futurs incidents et assurer la sécurité de tous.
Cet événement relance les préoccupations concernant la sécurité dans cette partie du Sud-Kivu, déjà marquée par des tensions et des violences sporadiques. La communauté locale espère à des réponses concrètes et des mesures renforcées pour mettre fin à l’insécurité grandissante.
Signalons qu’en 2024, certaines structures de la société civile avaient organisé des manifestations pour exiger le départ de MABISWA SELEMANI. En cette période l’administrateur du territoire avait confirmé aux médias qu’il combattu par certains notables du milieu qui selon lui, ne voulaient pas qu’un non originaire d’Uvira puisse diriger le territoire.
Sud-Kivu : Des jeunes et mouvements Citoyens dénoncent la campagne de dénigrement, d’insultes et de menaces montée contre Vital Kamerhe par des figures de l’UDPS
Le consortium des organisations des jeunes et des mouvements citoyens du Sud-Kivu condamne avec fermeté la campagne de destruction qui vise à éliminer le president de l’assemblée nationale Vital Kamerhe, acteur politique incontournable de la scène Politique nationale. Ces jeunes mettent en garde tous ceux qui participent à cette entreprise de déstabilisation.Ces derniers le disent dans une déclaration rendue publique à Bukavu ce Mardi 11 Février 2025.
Ces jeunes et mouvements citoyens indiquent que depuis 2020, des attaques belliqueuses et des manœuvres malveillantes sont montées contre l’Honorable Vital Kamerhe, orchestrées par des acteurs politiques véreux, au sein desquels figurent des membres bien identifiés de l’UDPS et certains autres membres de l’Union Sacrée de la Nation.
Et de poursuivre que cela se fait au grand jour, dans l’indifférence totale des institutions de la République et des partis politiques auxquels ils appartiennent, qui restent muets face à l’acharnement, les calomnies, et surtout les menaces de mort proférées contre cet homme politique de valeurs patriotiques exceptionnelles, allié de première heure du Président Félix TSHISEKEDI.
« L’Honorable Vital Kamerhe est cet homme politique qui, par son amour pour l’unité et l’intégrité de la République Démocratique du Congo, a renoncé à son poste de Président de l’Assemblée nationale ainsi qu’à tous les avantages qui en découlaient sous Joseph KABILA, lorsqu’en 2009, il s’est fermement opposé à l’entrée des militaires rwandais sur le sol congolais. Cet acte patriotique, marqué par son opposition à un agenda expansionniste et prédateur, montre un homme d’une grandeur exceptionnelle. En rejoignant l’opposition aux côtés du Patriarche Étienne Tshisekedi, l’un des plus grands résistants de notre histoire, il incarne dès lors l’espoir de tout un peuple. En retirant sa candidature à l’élection présidentielle de 2018 au profit du candidat Félix Tshisekedi à l’époque et dirigeant la campagne présidentielle de son allié, Félix TSHISEKEDI, sous la bannière “FATSHIVIT”, Vital Kamerhe a permis, par cette alliance, au Président actuel d’accéder à la magistrature suprême. Lors de la prestation de serment du Président Félix Tshisekedi, le 24 janvier 2019, l’UDPS a ovationné Vital Kamerhe, l’appelant “Coach/Mwalimu” (Le Maître), un titre qu’il porte encore aujourd’hui, malgré les nombreux hauts et bas qu’il a traversés, notamment son emprisonnement dans l’affaire cynique des “100 jours” à partir d’avril 2020. » souligne cette déclaration lit par Amos Bisimwa du Mouvement citoyen OBAPG
Ils s’indignent de constater qu’aucune des promesses contenues dans l’accord de NAIROBI n’a jamais été réalisée ; et le peuple regarde.
« En dépit de l’injustice qui l’a frappé, Vital Kamerhe n’a jamais failli à son soutien au Président Tshisekedi. Il a, contre vents et marées, défendu le Président et la République. C’est un homme de loyauté, un patriote au service exclusif de la nation, qu’on a voulu faire tomber, mais sa détermination est restée intacte. Pourquoi, après tant de sacrifices pour l’unité nationale et la stabilité du pays, l’Honorable Vital Kamerhe serait-il encore traité ainsi ? Que n’a-t-il pas encore donné à la République, pour mériter d’être traité comme un ennemi par des individus malveillants ? Le 19 mai 2023, des hommes lourdement armés ont attaqué la résidence de l’Hon Vital Kamerhe et le Palais de la Nation, un incident qui a couté la vie à deux de ses gardes et qui a été rapidement occulté par ceux qui devraient protéger la nation. Cette attaque devait être un signal d’alerte. Le 19 mai 2023 n’est pas un incident isolé. »
Notre source ajoute que Vital Kamerhe est confronté à une campagne systématique de dénigrement, d’insultes et de menaces.
« Son plan de paix pour l’Est du pays, présenté en septembre 2022 alors que les rebelles et leurs soutiens rwandais n’étaient encore qu’à Bunagana, a été rejeté et combattu par ceux qui préfèrent l’inaction et la division. Après ce rejet, Vital Kamerhe a continué de soutenir sans ambiguïté son allié, le Président Félix Tshisekedi. S’il avait été écouté à son temps, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui. C’est aussi ça la vérité. Les jeunes du Sud-Kivu, témoins de l’engagement et des sacrifices de Vital Kamerhe, sont en colère et demandent des réponses claires. Comment pouvons-nous accepter un tel traitement pour un homme qui, à chaque étape de sa carrière, a mis l’intérêt de la nation au dessus de tout ? Pourquoi cette haine, pourquoi cette rancœur démesurée contre lui.Nous rappelons qu’à chaque fois que le pays a été confronté à des crises, il a perdu des leaders comme Monseigneur Christophe Munzihirwa, qui, en défendant la vérité et la paix, a payé de sa vie. Nous ne voulons pas perdre Vital Kamerhe, un homme de conviction, un homme de courage, un homme de paix. Si un certain labo à Kinshasa et ailleurs veut faire de lui un ennemi, l’EST de la RDC lui reste fidèle. À l’Est du pays, nous reconnaissons son combat pour l’unité de la République, pour la démocratie et pour la paix. » souligne cette déclaration
Ainsi ces organisations des jeunes et mouvements citoyens demandent la Protection immédiate de l’Honorable Vital Kamerhe:
« Nous exigeons des garanties de sécurité effectives et renforcées pour lui et sa famille . Des Sanctions exemplaires contre les auteurs des menaces : Tous ceux qui ont publiquement appelé à la violence contre lui doivent être poursuivis et sanctionnés conformément aux lois en vigueur. Des excuses publiques : Nous demandons à tous ceux qui ont participé à cette campagne de diffamation de présenter des excuses officielles.Du respect de l’unité et de la cohésion nationale : Il est impératif de mettre un terme aux discours haineux et aux stratégies de division qui minent la stabilité du pays. Si Kinshasa est fatigué de voir Vital Kamerhe Vivant, Nous exigeons qu’il soit renvoyé vivant à l’EST du pays où il est un symbole d’espoir et de résistance. »
Sud-kivu:84 militaires des FARDC comparaissent devant le tribunal de garnison de Bukavu poursuivi des exactions et pillages
Début à Bukavu des audiences foraines contre 84 militaires des FARDC accusés d’avoir commis des exactions et pillages dans plusieurs coins du Sud- kivu , spécialement dans le territoire de Kabare.Le procès a débuté depuis le samedi 08 février 2025.
Selon le SLt MEYA GBE jérémie Dir SCIFA Adjt et porte-parole du secteur opérationnel SUKOLA 2 Nord sud-kivu, il s’agit des audiences contre certains militaires indisciplinés
“Le Général de Brigade EHONZA André UKETI commandant du secteur opérationnel SUKOLA 2 Nord sud-kivu par intérim, a effectué du dimanche 09 à ce mardi 11 février 25, une opération de fouille ayant conduit aux arrestations, acheminement à la prison Centrale de BUKAVU et aux audiences foraines en matière répressive des militaires indisciplinés qui ont semé la terreur auprès de la population du territoire de KALEHE et de KABARE pendant que les FARDC pourchassent l’armée Rwandaise et ses patins du M23 dans la province du Sud-kivu. “indique-t-il dans sa communication.
Il indique que cette action a permis sans délai la reprise des activités sociaux économiques à KALEHE centre, KASHEKE, KABAMBA et KATANA sous l’appui des responsables administratifs ainsi que de la société civile en vue de renforcer les liens du mariage civilo-militaire.
Le commandant secteur opérationnel SUKOLA 2 Nord sud-kivu par intérim,a à cette occasion,poursuit il invité la population concernée à garder sa confiance envers son armée régulière, à dénoncer tout mouvement suspect auprès des services habiletés, de lutter vaillamment contre la propagation des fausses informations relayées par l’ennemi et ses alliés surtout dans les réseaux sociaux.
Vous le savez, celà intervient après l’assassinat de plus de 10 personnes dans une seule nuit.s’en est suivi des scènes de pillages et des tirs en désordre de ces militaires appelés ‘GUEPARD’ causant ainsi une psychose au sein de la population de Miti, Kavumu,katana, kabamba et d’autres coins.
Une situation qui a été dénoncée par plusieurs organisations de la société civile et des populations locales.
Sud-Kivu :Le bloc de l’opposition politique et des forces sociales exige aux autorités le rétablissement de l’ordre et la sécurité à Katana, Kavumu, Miti,…
Le bloc de l’opposition politique et des forces sociales au Sud-Kivu exige des autorités politico-administratives de la province du Sud-Kivu que tout soit mis en œuvre pour rétablir l’ordre et la sécurité dans ces régions de la province, surtout en cette période où une partie de la province est menacée par la guerre.Dans une communication faite à la presse le Lundi 11 février 2024, ce bloc déplore la misère du peuple du Sud-Kivu ayant déjà atteint son paroxysme.
« il ne faudrait pas lui ajouter d’autres maux à ceux déjà causés par une gouvernance prédatrice, défaillante, appauvrissante et sans direction claire, évoluant par tâtonnements, observée chez les animateurs des institutions de l’actuel régime à tous les niveaux, faisant de la RDC la risée du monde à ce jour. »
Notre source souligne qu’il a suivi avec grande consternation les tracasseries, vols, viols et tueries perpétrés par certains éléments indisciplinés des FARDC dans les régions de Katana, Kavumu, Miti, une partie de la ville de Bukavu et dans la Plaine de la Ruzizi du mercredi 05 au samedi 08 février 2025.
Ces bavures ont causé la mort de plus d’une dizaine de personnes et de nombreuses pertes matérielles, sans compter le traumatisme élevé au sein des populations de ces contrées déjà meurtries. Aux dernières nouvelles, ces exactions continuent à ce jour.
Le bloc de l’opposition politique et des forces sociales au Sud-Kivu exprime ses vives condoléances et sa sympathie envers les familles éprouvées et/ou affectées par ces actes barbares et inciviques, qui auraient malheureusement pu être évités à un peuple déjà tristement affecté par les conséquences directes et indirectes de la guerre, si une gouvernance de qualité avait été présente.
« Ces actes barbares commis par des militaires indisciplinés ont entraîné le déplacement d’un grand nombre de personnes, ce qui a accru le nombre de déplacés internes et exacerbé davantage les conditions de vie difficiles d’un Peuple longtemps meurtri et abandonné à son triste sort par les dirigeants actuels ; »
Le bloc de l’opposition politique et des forces sociales du Sud-Kivu, tout en encourageant et soutenant les efforts fournis par notre armée pour mettre fin à cette guerre injuste malgré la misère dans laquelle elle est maintenue, condamne ces actes ignobles et indescriptibles de certains militaires indisciplinés au sein des forces de défense et de sécurité, qui ont pour mission, en raison de leur mandat constitutionnel, de défendre l’intégrité territoriale de notre pays, les Congolais ainsi que leurs biens.
Il demande à la Société Civile dans sa diversité à faire preuve de patriotisme et de vigilance, en dénonçant toutes formes d’abus et en résistant contre toute tentative d’exploitation, principalement dans les cas où les populations sont utilisées comme boucliers humains, notamment par l’installation d’armes lourdes dans des zones densément peuplées.
« La RDC fait face à plusieurs défis qui remettent en cause même les principes fondamentaux de son existence en tant que nation. Il est donc inconcevable que certains acteurs sociaux se permettent le luxe de l’insouciance silencieuse. Le temps est venu pour une dénonciation courageuse et vocale de ces dangers qui menacent la république sur tous les fronts. Le courage de l’archevêque de Bukavu, qui a interpellé les autorités dans sa lettre du 07 février 2025, est à saluer et à imiter. Il en va de même de l’initiative de la CENCO- ECC pour résoudre la crise multiforme qui sévit actuellement dans notre pays. » peut on lire dans leur déclaration
Aux institutions du pays, et plus particulièrement le gouvernement central,le bloc de l’opposition politique et des forces sociales au Sud-Kivu à jouer pleinement leur rôle tel que voulu par la constitution, notamment en sanctionnant avec la plus grande fermeté ces actes de barbarie à travers des enquêtes indépendantes visant à établir les responsabilités à tous les échelons, et surtout en indemnisant les paisibles citoyens victimes de ces actes macabres, tout en offrant des garanties fermes de non- répétition.
« Nous les invitons à ne pas distraire la population en s’embourbant dans des actions populistes de charme, telles qu’observées récemment dans le dossier dit << des Chinois »>, en rapport avec l’exploitation illégale et illicite des minerais en province du Sud-Kivu, évitant ainsi de résoudre les causes profondes des problèmes ayant conduit à ces actes macabres. Si ces autorités ne sont pas capables de protéger le peuple selon les lois du pays, elles auront failli à leur mission régalienne et devront, de ce fait, céder la place à d’autres acteurs plus compétents et soucieux du bien-être des Congolais. »
A la population de soutenir le combat du bloc de l’opposition politique et des forces Sociales au Sud-Kivu, un combat visant à promouvoir le bien-être des Congolais à travers le respect des lois et des principes fondamentaux de la République, acquis au prix du sang et de grands sacrifices.
« La population de Katana, Kavumu, Miti, Bukavu et du Sud- Kivu en général peut compter sur l’engagement inébranlable du bloc de l’opposition politique et des forces sociales du Sud-Kivu pour porter haut sa voix et militer pour l’établissement d’un véritable État de droit où chaque citoyen jouira pleinement de la protection assurée par notre constitution. »
Fizi : des centres de santé du secteur de Mutambala dotés des matelas
Dans le souci d’améliorer les conditions sanitaires dans sa juridiction,le chef de secteur de Mutambala, Monsieur Esombo Lubunga jules,vient de doter des matelas aux centres de santé situés dans le groupement de shimukuma-sud et celui de Babwari.
Au total 24 matelas ont été remis dont 10 au centre de Some.
La distribution de ce don a eu lieu ce lundi 10 février 2025 à Malinde, chef-lieu du secteur de Mutambala dans le territoire de Fizi,en province du sud-kivu.
Se confiant à la rédaction de Kivutimes, Esombo Lubunga jules, chef de secteur de Mutambala, a indiqué que Parmi le 14 matelas donnés au chef coutumier de Basimukuma Sud,pour appuyer les centres de santé locaux,une partie doit rester à Malinde, et l’autre sera envoyée aux centres de santé situés dans l’axe route Mwenga .
D’après le numéro 1 du secteur de Mutambala, cet appui matériel provient des taxes collectées auprès des citoyens.
« Nous encourageons les habitants du secteur de Mutambala à continuer de payer leurs taxes pour le bien-être de notre secteur car grâce à leurs contributions que nous arrivons à réaliser nos projets pour le développement de notre secteur” a-t-il dit.
L’autorité sectorielle a ensuite appellé à une solidarité continue pour améliorer les conditions de vie des communautés rurales.
“D’autres actions de solidarité auront lieu dans les jours à venir, afin d’aider ceux qui n’ont pas encore reçu de soutien », a-t-il conclu.
Cependant,le groupement de Babwari n’a pas été écarté par cet appui en bénéficiant 10 matelas pour le centre de santé de Some.
Sud- kivu :la NDSCI demande la sécurisation de ses animateurs après avoir ramassé des effets militaires dans la parcelle de l’un de ses membres à Kabare
La Nouvelle Dynamique de la société civile du sud-kivu dénonce la présence des effets militaires découverts à la porte de l’entrée de la clôture de son président territorial de kabare Monsieur Innocent Muhinganya.
Dans une déclaration parvenue à Kivutimes ce Lundi 10 février,la NDSCI renseigne que dans la nuit du dimanche 9 février à ce lundi ,10 cartouches et une croix ont été découverts installés à l’entrée de la porte du président territorial de la NDSCI kabare.
ces effets ont été récupérés après par les éléments de des Forces armées de la RDC accompagné par la PNC après une descente et une alerte du président territorial de la NDSCI KABARE.
La NDSCI plaide pour la sécurité du président de la NDSCI kabare et de tous les DDH basés dans le territoire de kabare en particulier et ceux de la province du sud-kivu en Général.
L’organisation remercie par ailleurs les Forces armées de la RDC et les services de sécurité qui se sont mobilisés pour effectuer une descente sur terrain afin d’enlever ces effets militaires installés à l’entrée de la porte de son animateur.
Egalement la NDSCI a travers son porte parole provincial Wilfried Habamungu dénonce les attaques et tueries dont sont victimes les habitants de Kavumu dans le territoire de KABARE en cette période.
Elle invite la population à collaborer avec les éléments de sécurité.
RDC : Les membres de la communauté Banyamulenge résidents à Kinshasa réaffirment leur engagement envers la nation et rejettent leur implication dans la guerre du M23/RDF à l’Est du pays
Dans un communiqué signé ce 09 Février 2025, les Banyamulenge vivants à Kinshasa ont réaffirmé leur attachement sans équivoque à la République Démocratique du Congo, soulignant leur loyauté envers leur pays face aux défis actuels.
Cette position se veut un appel à la solidarité nationale, dans une période marquée par la violence et l’instabilité dans l’Est du pays. Dans ce communiqué, les signataires font savoir que souvent les Banyamulenge sont injustement associés à la guerre, mais en réalité ils n’ont aucun lien avec les forces étrangères et leurs complices congolais notamment le Rwanda et supplétifs M23.
Leur déclaration a également précisé que, si un membre de la communauté venait à être impliqué, de façon isolée et manipulée, dans la guerre, cet individu agirait uniquement pour son propre compte, sans engager la communauté dans son ensemble. Les Banyamulenge appellent à la prudence et à la responsabilité pour éviter que de telles manipulations n’entraînent la communauté dans ce conflit destructeur.
La communauté a dénoncé les arrestations arbitraires qui se sont intensifiées, ainsi que les campagnes de diffamation à travers des tracts malveillants accusant des membres de leur communauté de complicité avec les groupes rebelles. Les Banyamulenge exigent que ces pratiques cessent immédiatement et que les responsables soient tenus pour responsables. Ils appellent également à la vigilance face à la propagation de fausses informations visant à diviser la population.
Il a été souligné que toute action violente prétendant être menée au nom des Banyamulenge, ou pour leur compte, est une tentative de détruire les chances de cohabitation pacifique avec les voisins. La mutualité Shikama de Kinshasa réitère son engagement à vivre en paix avec toutes les autres communautés, conformément aux valeurs de fraternité et de paix prônées par ses ancêtres.
Les membres de cette mutualité ont réaffirmé leur soutien total au gouvernement et aux forces de défense et de sécurité dans leur lutte contre l’agression étrangère. Ils ont également demandé à toutes les autorités du pays de maintenir un haut niveau de sécurité pour protéger tous les citoyens, afin d’éviter que des erreurs d’identification ne conduisent à des discriminations injustifiées à l’encontre de certains compatriotes.
Dans ce même communiqué, un remerciement est adressé à Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias pour son intervention à la RTNC visant à prévenir les discours haineux et les comportements discriminatoires, notamment lors des manifestations récentes à Kinshasa.
Ils ont exprimé le souhait que ce type de message soit davantage diffusé à tous les niveaux du pays pour éduquer la population et éviter les amalgames fondés sur le faciès ethnique. Les signataires de ce communiqué ont exprimé leur solidarité avec le Président de la République, le Chef de l’État, et ont salué ses efforts constants pour restaurer la paix dans le pays. Ils ont renouvelé leur soutien aux actions du gouvernement pour éradiquer les discours incitant à la haine ethnique et aux violences.
Fizi: les habitants de Mulima menacent de vider leur village suite à la l’insécurité causée par des FARDC qui tirent des balles en désordre
Les habitants du village Mulima situé dans les moyens-plateaux du territoire de Fizi en groupement de basiloca, secteur de Tanganyika dans la province du sud-kivu,vivent la peur suite à une insécurité grandissante leur imposé par des militaires nouvellement déployés dans cette localité.
Selon nos sources,ces militaires appelé “GUEPARD” passent toutes les nuits en tirant des balles.Cette situation provoque la panique dans le chef des villageois qui sont obligés de passer des nuits et certaines des journées enfermé dans leurs maisons.
D’après la société civile locale,des incidents sont déjà enregistrés dans ce village à la suite de ces coups de balles tirés en désordre.
Le cas le plus récent est celui du samedi 8 février 2025, où l’un des militaires a blessé par balle son compagnon d’arme à la jambe,pendant qu’ un autre incident similaire a été enregistré le dimanche 09 février dont les victimes sont toujours les militaires qui ont tous été acheminé dans une structure médicale de la place.
Face à cette situation,la population à travers la bouche du coordonnateur de la nouvelle société civile congolaise,noyau de Mulima Monsieur Innocent Luc menace de vider ce village vers des villages voisins un peu sécurisés.
“La situation est intenable, nous avons peur que l’histoire se répète comme celui de Kavumu où les militaires de cette même unité ont tué plusieurs personnes.ils tirent en désordre.nous demandons l’implication de toutes les autorités pour que ces militaires soient mutés.Si rien n’est fait,nous allons passé aux actions citoyennes où soit nous allons tous abandonner ces village”. a-t-il dit.
Rappelons que dans ce même village,un policier est aux arrêts après avoir été appréhendé ce weekend dernier avec quatre armes de guerre marque AK47 neuves.
Fizi:Accalmie à l’hôpital de Nakiele après des manifestations pour exiger la réhabilitation d’un infirmier permuté
Les activités tournent très bien ce lundi 10 février 2025 dans la localité de Nakiele située dans le groupement de Balala nord secteur de Tanganyika, dans les moyen-plateaux du Territoire de Fizi,au sud-kivu.
C’est après les manifestations qui ont été organisées par des jeunes du village pour protester contre la permutation d’un infirmier traitant du centre hospitalier de Nakiele vers le centre de santé de Kilumbi toujours dans la zone de santé de Nundu.
D’après le médecin directeur du centre hospitalier de Nakiele,le docteur Sumaili prince Enas,les manifestants étaient constitués d’un groupes des jeunes pro-l’infirmier permuté et qui seraient bien manipulés par celui-ci pour tenter de provoquer les troubles.
Au cours d’un entretien avec la rédaction de Kivutimes,le docteur Sumaili prince a souligné que la plupart des jeunes de cette localité sont animés par l’esprit de tribalisme.ces derniers contestent toujours les affections des personnes provenant d’ailleurs dans ce centre hospitalier.
“Je voulais juste donner un éclaircissement suite à cette situation.
Bien sûr il y a eu un groupe des jeunes ami de l’infirmier permuté ,soutenus par l’infirmier lui même qui ont manifesté leur mécontentement suite à la permutation de leur ami en disant que L’infirmier c’est un natif de l’aire de santé de nakiele malgré son non savoir faire.ses défauts de non respect de l’éthique et la déontologie médicale,il ne peut pas être permuté comme
Il n’aime pas les gens venus à hier pour venir travailler ici chez-eux.
Il faut que les autochtones de cette entité” a dit,le docteur Sumaili.
Plusieurs sources contactées sur place confirment que la situation est redevenue calme et toutes les activités tournent normalement ainsi que le centre hospitalier fonctionne comme d’habitude.
Il sied de signaler que l’infirmier permuté était le directeur de nursing dudit centre hospitalier,très malheureusement celui-ci aurait été déchu de cette responsabilité suite son incompétence et non respect du code du travail.
Le chef de la localité de Bibangwa, Byamungu Muhamiriza, Arrêté à Mulenge
Dans un climat de tensions croissantes à l’Est de la République Démocratique du Congo, Byamungu Muhamiriza, chef de localité de Bibangwa, dans le groupement de Kigoma, chefferie de Bafuliru, a été arrêté à Mulenge dans la même chefferie, le samedi 8 février 2025.
Selon des informations recueillies auprès de sources locales, Muhamiriza aurait été arrêté par des éléments des groupes armés local, les Wazalendo.
Après son interpellation, il aurait été remis aux services de sécurité la suite de la procédure. Ceux éléments de Wazalendo accusent à ce chef de localité Bibangwa de collaborer avec le M23, bien que ces accusations n’aient pas été vérifiées de manière officielle à ce stade.
Dans une lettre de la mutualité Shikama Banyamulenge à Uvira, son comité fait savoir que
depuis un certain temps, les membres de la communauté Banyamulenge d’Uvira, sont victimes des arrestations arbitraires et selon cette lettre aucun effort n’est fourni pour décourager cette politique discriminatoire.
Dans cette lettre adressée à l’administrateur du territoire d’Uvira, la communauté Banyamulenge précise que
le cas le plus récent est celui que, bon nombre de personnes ont vu circuler sur les réseaux sociaux l’image d’un notable monsieur Byamungu Muhamiriza, présentement déplacé interne se trouvant dans le camp de Kahololo qui est tombé dans les filets des wazalendo à Mulenge alors qu’il venait en visite familiale à Uvira comme tout citoyen congolais libre de s’émouvoir, ces derniers lui ont infligé un traitement inhumain en le ligotant les pieds et voiler la face on dirait un criminel s’indigne la mutualité Shikama.
“Ce genre d’agissessements n’est pas unique, en date du 2/02/2025, alors qu’ils revenaient du marché de Runingu, deux autres bouchers sont tombés dans les mauvaises mains de ces mêmes wazalendo à Katobo, ils se sont vus ligoté et retourné à Uvira au motif que ce sont des éléments de la rébellion du M23″
Il vous souviendra que dans cette même localité de Katobo en juillet 2024 , notre frère, Pasteur de son état, a trouvé la mort lui imposée par ces mêmes animateurs du mouvement wazalendo, ajoute la mutualité Shikama d’Uvira.
D’une manière particulière, nous interpelons le Mwami Kalingishi à s’assurer que, toutes les couches sociales de sa juridiction subissent le même traitement et que son évangile de cohabitation pacifique est suivi par tout le monde” ajoute le communiqué.
Les informations concernant l’arrestation de Byamungu Muhamiriza ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, alimentant ainsi une spéculation grandissante depuis l’après-midi du samedi 8 février.
Les internautes, souvent peu informés sur les détails réels de l’incident, ont intensifié les débats autour de l’accusation de collaboration avec le M23, en lien avec les tensions persistantes à l’est du pays.
Cette arrestation survient dans un contexte particulièrement instable, marqué par des affrontements entre les FARDC et les belles du M23 à l’est de la RDC.
À cela s’ajoutent des discours de haine qui se propagent sur les plateformes sociales et dans les communautés, exacerbant les divisions et la méfiance entre les différentes populations locales.
Après son arrestation, Muhamiriza a été transféré au services de renseignements militaires bureau 2 à Uvira.
Kavumu :une journée de psychose après la mort de 9 personnes
La population de Kavumu en territoire de Kabare a vécu une journée de psychose ce samedi 08 février 2025.Des coups de balles tirés en désordre ont été entendus toute la journée.
Celà après le meurtre la nuit de 9 personnes selon un bilan donné par les habitants du milieu .Également une autre personne a été assassiné cette semaine dans cette entité.
ces habitants de Kavumu souligne que la situation a dégénéré à partir de 10 heures lorsque le commandant région de la 33ème région a demandé aux militaires se trouvant à kavumu de prendre part à la parade organisée à Nyamunyunyi.
Au lieu d’obéir à cette invitation,les militaires ont préféré tirer des balles en désordre.
Suite à cette insécurité une délégation des ressortissants de KABARE NORD, a été reçue par le Gouverneur de Province.La délégation a demandé à l’Autorité Provinciale le remplacement des militaires concernés dans 48 heures et la prise en charge des victimes.
Et selon la cellule de communication du gouvernorat, un conseil de sécurité d’urgence a été tenu par le Gouverneur Jean-Jacques PURUSI SADIKI, à son cabinet de travail de Nyamoma, ce samedi 08 février 2025.
Au sujet de la guerre d’agression et l’entrée des troupes rwandaises sur le sol de la province du Sud-Kivu,Jean-Jacques PURUSI rassure que la situation est sous contrôle des forces armées de la République Démocratique du Congo soutenues par les jeunes patriotes Wazalendo.
Par rapport à la situation désastreuse d’insécurité créée par des inciviques dans les groupements de Bugorhe, Miti et Irhambi Katana, qui a été à la base de la mort d’hommes à Kavumu, Jean-Jacques PURUSI , tout en présentant ses sincères condoléances aux familles éprouvées et à toute la population, promet le début des enquêtes pour que les auteurs de ces tueries soient identifiés et punis.
<Aussitôt saisis, nous avons dépêché sur le lieu le commandant de la 33ème région militaire, le ministre provincial de l’intérieur et sécurité et les éléments de la police militaire. Plusieurs éléments ont déjà été arrêtés. Nous avons aussi convoqué un conseil de sécurité spécial pour être fixé et prendre des mesures fermes. Ces inciviques qui sèment terreur et désolation sur l’axe Kalehe-Miti vont être identifiés et traduits en justice. Nous allons tout faire pour qu’ils soient jugés en audiences foraines.*a-t -il dit à la cellule de communication
Jean Jacques PURUSI a par ailleurs promis aux jeunes de Kabare Nord qui sont partis dénoncer cette insécurité que des mesures ont été prises pour remettre de l’ordre dans cette entité.Il a aussi indiqué que des personnes qui ont perdu la vie seront enterrées dignement et que leurs familles seront assistées.
Le gouverneur a par ailleurs promit que des sanctions sévères contre les militaires indisciplinés qui ont semé terreur dans la partie nord du territoire de Kabare ont été prises.
Nous apprenons que les balles sont toujours entendues cette soirée et des pillages des maisons.
Fizi :manifestations à Nakiele,la population proteste contre la mutation d’un infirmier
Une vive tension est observée à Nakiele village situé dans l’air de santé portant le même nom, dans le groupement de Balala nord , secteur de Tanganyika,moyen-plateaux du Territoire en pronvince du sud-kivu.
Cette situation est due à un soulèvement populaire qui a éclaté dans le village de Nakiele, situé dans la zone de santé de Nundu.
Selon des sources contactées sur place indiquent que des jeunes en colère avec des armes blanches protestent contre la mutation d’un infirmier traitant du centre hospitalier de Nakiele vers le centre de santé Kilumbi ce samedi 8 février 2025.
Cette situation a provoqué une forte tension entre les villageois, où ces derniers se sont mobilisés pour dire non à cette décision des autorités sanitaires dans la zone de santé de Nundu.
Cette nouvelle est aussi confirmée par le vice-président du Bureau territorial de la société civile forces vives de Fizi, Monsieur Samy Amimo qui précise que les manifestants ont menacé proféré des menaces de Mort contre le médecin directeur du centre hospitalier de Nakiele, promoteur de la décision.
« Ils ont menacé de mort le médecin directeur, qu’ils accusent d’être le promoteur de cette mutation qu’ils qualifient d’injustice», a-t-il dit.
plusieurs sources parlent que malgré l’implication des autorités pour essayer de calmer la situation enfin d’éviter des violences dans la zone,la situation reste tendue.
Notons que ce soulèvement survient dans un contexte où les décisions administratives concernant le personnel médical sont souvent sources de mécontentement dans les zones rurales, où les infrastructures de santé sont déjà fragiles.
ITURI : Remise officielle des cartes aux membres de la mutuelle de santé communautaire SAMAPRI
La santé est un droit fondamental et un enjeu crucial pour le développement de toute communauté. C’est dans cette optique que la Mutuelle de Santé Communautaire “Santé Ma Priorité” (SAMAPRI) a vu le jour à Bunia, en Province de l’Ituri. Cette initiative vise à offrir des services de santé accessibles et de qualité à tous ses membres, tout en mettant l’accent sur la solidarité et l’entraide.
La mutuelle SAMAPRI a pour ambition de transformer le paysage sanitaire de la Province de l’Ituri à travers plusieurs objectifs spécifiques :
- Mise en place d’un système d’assurance maladie : SAMAPRI vise à établir un réseau d’assurance maladie couvrant l’ensemble de la province.
- Prévention des maladies : La mutuelle s’engage à promouvoir des campagnes de sensibilisation et des activités préventives pour réduire l’incidence des maladies.
- Équité dans les soins : SAMAPRI prône une approche équitable où chaque individu est traité selon ses besoins, indépendamment de ses moyens financiers.
- Réduction du chômage : En créant des activités de développement, la mutuelle cherche à diminuer le taux de chômage, qui contribue à la pauvreté.
- Plaidoyer pour les soins aux vulnérables : SAMAPRI s’active auprès des gouvernements et partenaires pour obtenir des soutiens destinés aux populations vulnérables.
- Soutien aux enfants en difficulté : La mutuelle offre une assistance particulière aux enfants déplacés par les conflits, ceux vivant dans la rue, ainsi qu’à ceux souffrant de handicaps.
- Encadrement des femmes et des filles : SAMAPRI sensibilise sur la santé reproductive et l’hygiène menstruelle afin de réduire les risques sanitaires.
- Création d’infrastructures sanitaires : À long terme, la mutuelle envisage d’ouvrir des écoles, des pharmacies et des centres de formation professionnelle.
- Assistance sanitaire aux prisonniers : SAMAPRI s’engage également à fournir des soins aux détenus.
- Soutien aux élèves vulnérables : La mutuelle met en place des programmes d’assistance pour les élèves issus de milieux défavorisés.
La vision de SAMAPRI est celle d’une communauté solidaire où chaque individu est acteur de sa santé et de son développement. Sa mission principale est de garantir un accès aux soins de qualité pour toute la population de Bunia et de la Province de l’Ituri, tout en abordant les obstacles financiers qui entravent cet accès. La mutuelle se consacre également à l’encadrement de la jeunesse par le biais d’activités génératrices de revenus.
Il convient de signaler que SAMAPRI est une organisation à but non lucratif qui offre des services de couverture sanitaire à ses membres. Elle fonctionne sur le principe de solidarité, où les cotisations des membres sont utilisées pour rembourser une partie des frais médicaux. Fondée le 5 février 2024 par un groupe de professionnels de la santé et de bénévoles, SAMAPRI opère conformément à la loi n° 004/2001 du 20 juillet 2001 relative aux associations sans but lucratif en RDC.
L’adhésion à SAMAPRI est libre et volontaire. Pour devenir membre, il faut :
* Payer les frais d’adhésion et obtenir une carte confirmant votre statut de membre.
* Soumettre une demande d’adhésion au président de la mutuelle, qui sera examinée par le Conseil d’administration et l’Assemblée générale.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le numéro suivant : ( 0813764285.)
A noter que le weekend dernier, Madame Nana Sumbuso, coordinatrice de SAMAPRI, a procédé à la remise officielle des cartes aux membres de cette mutualité. Cette remise symbolise l’engagement de SAMAPRI envers ses membres et souligne l’importance cruciale d’une couverture sanitaire accessible pour tous.
ITURI : Un nouveau lot des défenseurs de droits de l’homme lancé sur terrain
Lancement officiel le vendredi 07 février de l’année en cours à Bunia d’un nouveau groupe de défenseurs des droits de l’homme, une initiative saluée comme un pas en avant dans la lutte contre les violations des droits humains dans cette province en proie à l’insécurité.
Sous l’égide de l’inspection nationale des droits de l’homme, ce collectif est composé d’au moins 30 membres, soigneusement sélectionnés parmi 104 candidats ayant suivi une formation rigoureuse. Ceci intervient dans un contexte où les violations des droits humains sont fréquentes et préoccupantes.
Les membres de ce collectif se sont engagés à dénoncer ces abus et à sensibiliser la population sur leurs droits fondamentaux. Lors de la cérémonie de lancement, Isaac Kitwa, coordonnateur de l’inspection nationale des droits de l’homme en Ituri, a souligné l’importance de faire des droits de l’homme un “langage commun” au sein de la société.
« …Le souci est de faire des droits de l’homme un langage commun. Voilà pourquoi nous procédons à former chaque jour les inspecteurs, les activités, ainsi que les défenseurs des droits de l’homme. L’objectif est que chaque citoyen puisse reconnaître ses droits. Quand nous reconnaissons nos droits, nous sommes moins susceptibles d’accepter les violations, », a-t-il déclaré.
Les défis sont nombreux en Ituri, où les conflits armés et l’instabilité politique ont engendré des violations massives et graves des droits humains. Le coordonnateur a insisté sur le fait que pour changer cette dynamique, il est crucial que la population soit informée et impliquée dans la défense de ses droits.
« ,…Aujourd’hui, la province est en proie à des violations graves et massives. Il est donc impératif que nous travaillions ensemble pour que les choses avancent,… », a-t-il ajouté.
Notons que les 30 inspecteurs nouvellement formés ont pour mission non seulement de dénoncer les abus, mais également d’éduquer et d’informer les citoyens sur leurs droits. Kitwa a également appelé l’État à protéger ces défenseurs des droits humains, qui sont régis par une loi spécifique garantissant leur sécurité et leur intégrité.
Uvira: le comité local de sécurité instaure des mesures strictes pour renforcer la sécurité face à la crise au Sud-Kivu
Face à la situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la République Démocratique du Congo, et particulièrement au Sud-Kivu, les autorités de la ville d’Uvira ont décidé de prendre des mesures drastiques pour protéger la population et rétablir l’ordre.
Dans un communiqué officiel signé par le maire Kiza Muhato ce Vendredi 07 Février 2025, des nouvelles restrictions de sécurité ont été annoncées à compter dès ce même vendredi.
Le comité local de sécurité d’Uvira a décrété l’instauration d’un couvre-feu quotidien qui débutera chaque soir à 21h00 et prendra fin à 5h00 le matin. Cette décision intervient dans un contexte d’insécurité grandissante dans la région, exacerbée par l’activisme des groupes armés et autres menaces surtout celle de l’avancée des rebelles du M23 accusés de recevoir le soutien du Rwanda qui a toujours rejeté cette accusation.
En plus de la mesure du couvre-feu, il a été décidé que tous les véhicules, à l’exception de ceux des forces militaires, des services de sécurité et des ambulances, seront interdits d’entrer ou de sortir de la ville à partir de 18h00.
Ces restrictions sont mises en place pour limiter les risques et permettre aux autorités de mieux contrôler les flux entrants et sortants dans la ville.
Dans ce contexte tendu, la population d’Uvira est appelée à faire preuve de vigilance. Les autorités insistent sur la nécessité de signaler toute activité suspecte afin de prévenir d’éventuelles attaques ou infiltrations ennemies.
La coopération des citoyens est jugée essentielle pour traverser cette période difficile, et les autorités comptent sur l’implication de chacun pour restaurer la paix et la stabilité dans la région.
Le maire Kiza Muhato a également souligné que la vigilance collective et l’unité de la population sont des éléments clés dans la gestion de cette crise. « Nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation de notre sécurité et de notre tranquillité. Le respect de ces mesures est indispensable pour garantir la paix », a-t-il déclaré.
Cette décision de renforcer la sécurité à Uvira intervient alors que la situation sécuritaire dans la partie Nord du Sud-Kivu reste particulièrement fragile.
La région est confrontée à des tensions croissantes, notamment en raison de la présence des rebelles qui continuent de perturber la vie quotidienne des habitants.
Les autorités locales ont également souligné que ces mesures seront régulièrement réévaluées en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire, avec la possibilité de prolonger ou d’adapter les restrictions si nécessaire.
Ce message de l’archevêque François Xavier Maroy:«Il est responsable d’éviter les affrontements dans les grandes agglomérations et au milieu de la population civile»
Bukavu, Sud-Kivu : Le peuple a les yeux et les oreilles tendus vers le sommet en Tanzanie qui se tient aujourd’hui et demain. Que nos dirigeants, qui sont nos frères africains, prennent des décisions utiles pour arrêter la guerre au lieu de prolonger les discussions qui laissent le peuple meurtri dans l’agonie.
Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Il est par ailleurs responsable d’éviter les affrontements dans les grandes agglomérations et au milieu de la population civile.
C’est contenu dans un message de cris d’alarme que l’Archevêque métropolitain François Xavier MAROY RUSENGO vient d’adresser aux dirigeants spécialement au gouverneur du Sud-Kivu ce Vendredi 07 Février 2025.
Il indique que depuis le Nord-Kivu jusqu’ici (Sud-Kivu), le peuple subit une guerre aux conséquences multiples dont le motif lui reste inconnu.
« Dans tous les rangs, civils et militaires, des pertes en vie humaines, en matériels divers et en temps, sont incalculables. Excellence, ce peuple innocent vous supplie, avec toutes les autorités tant civiles que militaires au niveau provincial, national et international qui peuvent nous entendre de lui éviter un autre bain de sang qui ne profite à personne, humainement parlant. » dit François Xavier MAROY RUSENGO
Et de poursuivre qu’en date du 22 Janvier 2025, il avait adressé un message au Peuple de Dieu de l’Archidiocèse de Bukavu, en particulier, et de la Province ecclésiastique, en général, dont il a la charge pastorale par la grâce de Dieu, la miséricorde divine et la bienveillance du Siège apostolique.
Ce message avait pour titre : « Que devons-nous faire ? » (Lc 3,14). « L’unique mobile était de prévenir le pire en vue de nous éviter les expériences douloureuses du passé dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées. »
Tout en encourageant les vaillants militaires pour qui il ne Cessons de prier, François Xavier MAROY déplore cependant que certains de ses frères qui vont ou qui reviennent du front, semblent assimiler en leurs ennemis en pillant et en tuant pour rien.
« Et on entend dire que certains commencent à vouloir installer leurs armes dans les parcelles des paisibles citoyens, comme pour transformer Bukavu, cette ville martyre de plus de trois décennies, en un champ de bataille. Il faudrait y penser par deux fois, tenant compte, entre autres, du récent carnage de Goma. » souligne François Xavier MAROY RUSENGO
Sud-kivu : Lieutenant Général Masunzu Pacifique appelle la population au calme la situation est sous contrôle des FARDC
Le lieutenant Général Masunzu Pacifique commandant de trois zones de défense invite la population du Sud-kivu au calme et ne pas céder à la manipulation propagée par les ennemis car la situation est sous contrôle des FARDC.
C’est ce qu’indique ce vendredi 07 Fevrier 2025 le porte-parole de la troisième zone de défense Nestor Mavudisa dans un point de presse.
C’est pour couper court à la rumeur qui circule en province indiquant que la ville de Bukavu serait sous occupation des rebelles du M23 appuyé par le Rwanda.
Il indique que le commandant de la troisième zone de défense le lieutenant Général Masunzu Pacifique Vient d’effectuer une descente sur terrain à Kalehe-Ihusi ,kabamba,katana et la situation est sous contrôle total des FARDC.
Nestor Mavudisa rassure que les forces armées continuent à assurer la sécurité de toute la population et l’intégrité du territoire national jusqu’au point qu’aucun centimètre de la RDC ne sera laissé au profit de l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23.
Il invite la population au calme et à ne pas prêter oreille aux messages propagés par les ennemis de la paix.Il remercie toutes les personnes qui soutiennent les FARDC.
Clôture Exetat 2024 à Goma : la mesure du gouverneur militaire de déchirer les uniformes aux élèves boycottée
Alors que la veille le gouverneur militaire du Nord Kivu, le lieutenant général Peter Cirimwami a interdit aux finalistes et ceux qui se font passer comme étudiants à déchirer les uniformes des élèves finalistes pour ce dernier jour de l’examen d’État, la réalité a été tout autre.
En début d’après-midi de jeudi 27 juin 2024, les rues de la ville de Goma étaient pleines des élèves finalistes du secondaires qui revenaient de leurs différents centres de passation de l’examen d’État. A la grande surprise, leurs uniformes étaient déchirés, ont dirait de fous.
D’autres parts, sur différents centres c’est sont des jeunes se faisant passer pour des étudiants qui se sont pointés sur des portails ravissant les stylos à ces finalistes et écrivant avec des marqueurs sur leurs uniformes et d’autres se sont vu leur uniforme être déchiré sans même respecter leur dignité. Certains élèves, y compris les jeunes filles sont rentrés à moitié nue.
Toutes ces pratiques ont pourtant étaient interdites par l’autorité provinciale qui a fait savoir que les éléments de l’ordre ont été informés de cette situation pour mettre la main à tout contrevenant.
Fizi: Une femme assassinée par balle par des inconnus armés á Swima
Une femme vient d’être abbatue par des hommes armés non autrement identifiés dans la nuit de vendredi à ce samedi 04 avril 2024 au village Swima situé dans le groupement de Babùngwe-nord, secteur de tanganyika en Territoire de Fizi,dans la province du sud-kivu à l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon les sources de la société civile, contactées par kivutimes.com, la victime s’appelle madame Dorcas SHAONA. Celle-ci a été surprise par ces inciviques armés aux environs de 21 heures locales qui l’ont tiré à bout portant avant de prendre le large vers une destination inconnue.
Bunenge Léopold,président de la société civile forces vives Noyau du secteur de Tanganyika qui livre cette triste nouvelle, précise que rien n’a été emporté par les assaillants.
”Nous condamnons cet acte ignoble au nom de la société civile et appelons les forces de l’ordre à assurer pleinement leur mission celle d’assurer la sécurité des populations et leurs biens” a dit Bunemge Léolold, président de la société civile forces vives du secteur de Tanganyika.
Pour cet acteur de la société civile, le nombre très réduit des militaires dans cette localité est à la base de cette insécurité caractérisée par des assassinats ciblés qui n’ont jamais dit le dernier mot dans cette zone.
“le tronçon entre Makobola et Kabumbe compte un effectif très reduit des militaires Fardc pour assurer la protection des populations.C’est dans ce contexte que notre nous appellons le commandant du régiment Fardc basé à Mboko au chef-lieu du secteur de Tanganyika de doubler les efforts pour mettre fin à l’insécurité qui devenue récurrente dans cette partie du territoire de Fizi” a-t-il ajouté
Notons qu’en Territoire de Fizi, les cas d’assassinats ciblés dont les victimes sont en majorité les femmes âgées sont signalés du jour au jour où les conflits familiaux liés à la sorcellerie seraient à la base de ces derniers.
BARAKA: Suite à une tentative de lynchage,un présumé voleur sauvé de justesse par la Police
BARAKA, SUD-KIVU : Un présumé auteur de cas de vol dans le marché El-Shadai communément appelé Maison Escale, se trouvant dans le quartier Kalinga Sud dans la ville de Baraka, a été sauvé de justesse par la police lorsqu’il se trouvait dans les mains de la population en colère la journée de samedi 27 Août 2022.
D’après le président de ce marché, Mr. Silva Kayumba qui confirme cette information précise que l’incident a eu le matin de ce samedi 27 Août 2022 lorsqu’un jeune garçon a été attrapé avec un sac de haricot à la tête. Pendant que la population s’apprêtait à lui lyncher, la police est intervenue.
« J’ai reçu un coup d’appel à 5h où on m’a tenu informer qu’il y a un voleur attrapé au niveau du marché avec un sac de haricot, après enquête par ceux qui lui ont attrapé, ils ont reçu à récupérer certaines d’autres marchandises qu’il avait déjà déplacé entre autre les sacs de Farine semoule, farine de bleu, et le riz. Il a cassé la porte puis procéder à cette opération de vol. La population en colère lui a fortement frappé et voulait déjà lui lyncher mais la police est intervenue en tirant de balles en l’air pour disperser ces gens puis l’ont emmené à leur commissariat » a-t-il expliqué
C’est pour cela qu’il a appelle les commerçants à la vigilance et à la sécurisation individuelle de leur maisons de commerces surtout pendant la nuit car il estime que les services de sécurité ont défailli à leur mission.
« Jusqu’à présent il y a certaines marchandises qui ne sont pas encore retrouvées et de notre part nous voyons l’obscurité dans cette affaire car souvent nous sommes volés et lorsqu’on envoie les voleurs à la police, is leur libèrent et continuer à nous voler, nous condamnons avec force cette attitude et demandons aux opérateurs économiques de se prendre en charge quant à la sécurisation de leurs marchandises car nous remarquons qu’il y a une lâcheté de la part de services de sécurité qui sont censées nous protéger et nos biens »a-t-il augmenté.
Rappelons qu’au cours de ce mois d’août, c’est le 7ème cas de vol à être enregistré dans ce marché malgré la présence des éléments de la police dans ce dernier.
Uvira : Avec l’appui de la GIZ QUALIPRO, l’organisation Groupe Milima mobilise les acteurs locaux pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre les discours de haine et la désinformation.
Face à la montée préoccupante des discours de haine et de la désinformation dans la ville d’Uvira, l’organisation Groupe Milima, avec l’appui financier de la GIZ QUALIPRO, a organisé, mardi 13 janvier 2026, une journée de réflexion réunissant les acteurs des médias locaux, les autorités à la base, les organisations de la société civile ainsi que les leaders des mutualités communautaires.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Appui au renforcement de la cohésion sociale et à l’inclusion des personnes déplacées et des groupes marginalisés dans la ville d’Uvira à travers la lutte contre les discours de haine et la désinformation ».
Responsabiliser les médias pour préserver le vivre-ensemble
Placée sous le signe du dialogue constructif, cette journée de réflexion visait à responsabiliser les acteurs clés de l’opinion publique, en particulier les médias traditionnels et les plateformes numériques, dans la prévention et la lutte contre les discours de haine.
Selon le facilitateur du jour, l’objectif était d’amener les participants à prendre conscience de leur rôle stratégique dans la promotion de messages favorables à la cohésion sociale et à l’unité communautaire. Les échanges ont mis en lumière l’impact négatif des discours de haine sur le tissu social.
Les participants ont évoqué, entre autres, les traumatismes psychologiques, le stress, l’anxiété, la dépression chez les victimes, mais aussi la polarisation des opinions, l’exclusion sociale et les tensions intercommunautaires qui fragilisent le vivre-ensemble à Uvira.
Les discussions ont permis d’identifier plusieurs facteurs à l’origine des discours de haine, notamment les causes sociales, psychologiques, politiques et culturelles.
Quant aux canaux de diffusion, les participants ont relevé le rôle central des médias traditionnels, des réseaux sociaux et plateformes numériques, mais aussi des meetings politiques, des rassemblements religieux, des milieux éducatifs et familiaux, ainsi que des espaces communautaires.

Les médias comme leviers de prévention et de cohésion sociale
Pour contrer efficacement ce phénomène, plusieurs stratégies ont été proposées. Il s’agit notamment de développer l’esprit critique face aux informations diffusées ;renforcer la sensibilisation au respect des droits humains ;mettre en place un observatoire de monitoring des discours de haine et de la désinformation ;vulgariser la législation sur le numérique ;encourager la dénonciation des messages de haine et de leurs auteurs ;promouvoir le respect de l’éthique et de la déontologie journalistique.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer l’utilisation responsable des médias traditionnels et sociaux comme outils de sensibilisation, d’éducation citoyenne et de promotion du dialogue intercommunautaire.
Un engagement collectif pour une communauté plus unie.
Saluant cette initiative, les participants ont recommandé à Groupe Milima et à la GIZ QUALIPRO de multiplier les activités de renforcement des capacités et d’accompagnement des leaders communautaires dans les initiatives favorisant la cohésion sociale.
Ils ont également plaidé pour une participation inclusive des communautés, l’organisation régulière de débats publics et une implication accrue des médias dans la prévention des discours de haine.
Pour Éric Ngabo, chef de projet au sein de l’organisation Groupe Milima, cette journée de réflexion répond à une urgence sociale.
« Nous avons constaté une augmentation inquiétante de la propagation des messages de haine et de la désinformation à Uvira. C’est pourquoi, avec l’appui de la GIZ QUALIPRO, nous avons jugé nécessaire d’organiser cette rencontre afin de définir des stratégies concrètes et faire des participants de véritables acteurs de changement dans leurs communautés », a-t-il expliqué.

Vers des acteurs de paix et de dialogue
À l’issue de cette rencontre, les participants se sont engagés à jouer un rôle conciliateur, à prévenir la diffusion des messages de haine et à promouvoir, à travers les médias et les espaces communautaires, une culture de paix, de tolérance et de cohésion sociale.
Par cette initiative, Groupe Milima réaffirme sa volonté de contribuer durablement à la sensibilisation communautaire et à la diffusion d’informations utiles au changement positif et inclusif dans la ville d’Uvira.
CEDIER lance le projet “Leadership des jeunes pour la cohésion sociale et le respect de la dignité dans la ville d’Uvira”
Dans l’objectif de contribuer au renforcement de la cohésion sociale et à la réduction des risques de violences extrémistes, par l’accroissement du leadership transformateur des jeunes et des femmes dans la ville d’Uvira, l’organisation CEDIER lance officiellement son projet intitulé “Leadership des jeunes pour la cohésion sociale et le respect de la dignité dans la ville d’Uvira.”
Les activités de lancement se sont déroulées dans la salle des réunions de la Caritas Uvira, au quartier Kimanga dans la ville d’Uvira.

Selon le superviseur de ce projet, plusieurs activités sont prévues, notamment le renforcement des capacités des jeunes dans leur ensemble, mais aussi des dialogues qui seront organisés en faveur des bénéficiaires, fait savoir Monsieur Gentil Rukumbuzi.
À travers ce projet, CEDIER compte renforcer les capacités de 160 jeunes, tandis que 200 autres personnes participeront aux dialogues, afin de renforcer la cohésion dans la ville d’Uvira et de réduire les risques de violences extrémistes.
Ce projet de CEDIER, appuyé par la GIZ Qualipro, vient comme une réponse aux conflits intercommunautaires qui ont secoué la partie sud du Sud-Kivu.
À cette activité de lancement officiel de ce projet de trois mois ont pris part : les chefs de quartiers, les chefs de villages, les personnes vivant avec handicap, les déplacés venus de différents coins du territoire d’Uvira, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes.

L’objectif de cet atelier de lancement était d’expliquer aux participants les activités qui seront réalisées, afin que les parties prenantes s’approprient pleinement ce projet.
À l’issue de cette activité, les participants se sont engagés à accompagner et à s’approprier ce projet, qui selon eux, tombe à point nommé.
Sud-Kivu : pénurie de semences et accès limité aux terres, une menace pour la saison culturale B
Dans la province du Sud-Kivu, les agriculteurs font face à une crise agricole majeure marquée par le manque de semences, l’insécurité persistante et les effets de la perturbation climatique.
Cette situation affecte particulièrement les territoires de Walungu, Kabare et Kalehe, où la saison culturale B risque d’être compromise, aggravant davantage l’insécurité alimentaire.
Walungu : à Kamanyola, la sécheresse épuise les réserves agricoles
Dans la plaine de la Ruzizi, à Kamanyola, dans le territoire de Walungu, les cultivateurs peinent à relancer leurs activités agricoles après une saison culturale A marquée par de faibles rendements. Les cultures de maïs et de haricots ont été sévèrement touchées par l’absence prolongée des pluies, réduisant considérablement les récoltes et épuisant les semences habituellement conservées pour la saison suivante.
Rencontrés dans différents quartiers de la cité, plusieurs paysans expriment leurs inquiétudes : « Nous n’avons plus de semences pour préparer la saison B. Si rien n’est fait rapidement, nous risquons de ne rien récolter dans les mois à venir », confie un agriculteur local.
Face à cette situation, les producteurs appellent à un appui urgent en semences adaptées, afin de sauver la saison culturale B et prévenir une détérioration de la situation nutritionnelle dans la région.
À Kabare, les agriculteurs déplacés sont sans terres ni semences
Dans le territoire de Kabare, notamment à Miti, les agriculteurs déplacés par les conflits armés font face à un double défi : le manque de terres arables et la pénurie de semences.
Janvier Bapurusi Masirika, agriculteur et habitant de Miti, explique que de nombreux déplacés n’ont pas accès à des champs propres pour cultiver.
« La majorité des agriculteurs déplacés n’ont pas de terres. Même ceux qui parviennent à en louer se heurtent au manque de semences. C’est un véritable casse-tête », déplore-t-il.
Selon lui, le choix des semences doit impérativement tenir compte du climat, du relief, de la nature du sol et de la courte durée de la saison culturale B, excepté pour certaines cultures maraîchères dans des zones irriguées.
« Sélectionner des semences adaptées et performantes est essentiel pour améliorer les rendements, renforcer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance à l’aide humanitaire », insiste-t-il.
À Kalehe, conflits armés, maladies des plantes et vulnérabilité accrue
Dans le territoire de Kalehe, la situation est tout aussi préoccupante. Plusieurs déplacés et retournés manquent de semences et accèdent difficilement aux terres arables, notamment dans les plantations, pour préparer la saison culturale B. Beaucoup ont perdu leurs semences en fuyant les affrontements armés.
À ces difficultés s’ajoute l’apparition de maladies des plantes, telles que le flétrissement bactérien du bananier, les chenilles légionnaires du maïs et la pourriture du manioc, qui menacent gravement les moyens de subsistance des populations locales.
HABAMUNGO Muhumulira Bodson, retourné vivant dans le groupement de Mbinga Nord, à Mukwija, témoigne : « Les maladies détruisent nos cultures, alors que nous n’avons déjà presque rien. La situation socio-économique devient de plus en plus difficile pour les familles qui vivent sur le littoral de Kalehe ».
Dans les territoires de Walungu, Kabare et Kalehe, les agriculteurs partagent une même crainte, voir la saison culturale B échouer faute de semences, de terres et d’un accompagnement adéquat.
Ils appellent à une réponse humanitaire urgente, axée sur la distribution de semences adaptées, l’accès à la terre pour les déplacés et la lutte contre les maladies des cultures, afin de renforcer la résilience agricole et prévenir une crise alimentaire plus profonde au Sud-Kivu.
Cet article a été produit dans le cadre du projet Habari za Mahali, une initiative du consortium RATECO, REMEL, avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.
Uvira : les déplacés gravement touchés par les pluies diluviennes, une crise humanitaire oubliée
Les récentes pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville d’Uvira, dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont aggravé la situation déjà critique des personnes déplacées internes. Ces familles, ayant fui l’insécurité dans les localités de Kigongo, Katongo et Kabimba (groupement de Kalungwe, chefferie des Bavira), vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires.
Installées dans des abris de fortune, parfois dans des salles de classe, sans matelas ni couvertures, elles subissent de plein fouet les conséquences de la saison des pluies. « C’est pénible. Nous dormons à la belle étoile, piqués par les moustiques. Il n’y a ni nourriture, ni bois de chauffage. Les enfants n’ont pas de lieu pour dormir », témoigne une mère déplacée.
D’autres déplacés décrivent des conditions insalubres, l’absence d’eau potable, et une forte exposition aux maladies. « Quand il pleut, nous ne dormons pas. L’eau entre partout. Les enfants tombent malades et nous n’avons pas de médicaments », déplore une autre femme.
Un appel urgent à l’aide humanitaire
Ces familles appellent les autorités et les organisations humanitaires à intervenir d’urgence. Elles expriment le besoin pressant en nourriture, médicaments, moustiquaires et abris. « On ne demande pas beaucoup, juste de quoi survivre dignement », confie un père de famille.
Des dégâts matériels importants
Outre les souffrances des déplacés, les pluies ont également causé d’importants dégâts matériels dans la ville d’Uvira : inondations, routes endommagées, toitures arrachées, maisons effondrées. Selon Marie Jeanne Ntakobajira, actrice de la société civile locale, ces intempéries sont amplifiées par la déforestation des collines environnantes et l’urbanisation anarchique. « La pluie était forte, accompagnée d’une tempête qui a emporté de nombreuses toitures. Les maisons mal construites se sont écroulées », explique-t-elle.
Prévenir les risques à long terme
Pour atténuer les effets des prochaines catastrophes naturelles, Marie Jeanne Ntakobajira plaide pour des mesures structurelles : sensibilisation contre l’occupation des zones à risque, entretien des caniveaux, reboisement des collines et amélioration du système de drainage. « Les acteurs environnementaux doivent renforcer les actions de terrain pour protéger la population à long terme », affirme-t-elle.
Cet article est publié dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI, financé par La Benevolencija Grands Lacs et mis en œuvre par le Consortium des organisations des médias UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
Sud-Kivu : L’accostage des bateaux en provenance d’Uvira désormais interdit à Baraka pour des raisons sécuritaires
Dans une décision radicale visant à prévenir toute infiltration, les autorités urbaines de Baraka ont annoncé l’interdiction formelle de tout mouvement lacustre avec la ville d’Uvira. Cette mesure, entrée en vigueur le vendredi 09 janvier 2026, fait suite à une réunion de sécurité de haute importance.
La décision a été entérinée le 08 janvier 2026, lors d’une réunion du conseil de sécurité élargi aux membres des Wazalendo. Face à la dégradation du climat sécuritaire dans la région, les autorités ont jugé urgent de verrouiller les accès par le Lac Tanganyika pour protéger la ville de Baraka contre des risques potentiels d’attaques ou de déstabilisation.
Selon le communiqué officiel N° 410/BUR/M.BRK/001/2026, signé par la Maire par intérim, Madame Marie Mukandja, cette restriction est d’application immédiate depuis le vendredi.
« L’accostage des embarcations en provenance de la ville d’Uvira est formellement interdit au port de Mshimbakye ainsi que sur toutes les plages de la ville de Baraka. Il en est de même pour celles qui voudront se rendre dans la zone mentionnée », précise le document officiel.
Le contexte actuel est marqué par une volatilité inquiétante. Les autorités craignent particulièrement l’utilisation de la voie lacustre pour des mouvements suspects ou des tentatives d’infiltration. En fermant cette voie de communication avec Uvira, la mairie espère créer un cordon sanitaire autour de la ville.
Le communiqué souligne que les autorités urbaines, travaillant main dans la main avec les forces de défense et de sécurité, veilleront au respect rigoureux de cette mesure. Aucun compromis ne sera toléré pour garantir la paix sociale.
Bien que cette décision impacte les échanges habituels entre les deux villes sœurs du Sud-Kivu, le communiqué oriente les opérateurs économiques vers d’autres destinations pour maintenir les flux commerciaux. Ainsi, les échanges restent autorisés vers :la République du Burundi ;la Tanzanie et la province voisine du Tanganyika.
Enfin, la Maire Marie Mukandja appelle la population de Baraka à une collaboration étroite avec les services de sécurité. Les citoyens sont exhortés à faire preuve d’une vigilance accrue et à signaler immédiatement toute activité suspecte aux autorités compétentes.

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